Boris Léonidovitch Pasternak (1890-1990).
Fils du peintre Léonide Pasternak et d’une pianiste, il passe sa jeunesse dans une atmosphère cosmopolite. Il tisse des liens avec un groupe futuriste de Moscou en 1914. Il publie un recueil de poème “Un jumeau dans les nuages“, sans grand succés, puis en 1917 “Par dessus les bannières”, également sans grand succés, “Ma sœur la vie”, en 1927 ” L’an 1905” et “Le lieutenant Schmidt“, en 1931 “Sauf-conduit” un an plus tard “Seconde naissance“. Grâce à la poétesse uruguyenne Suzana Soca, qui récupère ses manuscrits il est édité à l’étranger, elle meurt dans un accident d’avion avec des manuscrits de Boris Pasternak.
Il enseigne et travaille dans une usine chimique en Oural à Perm en 1916, pendant la Première Guerre mondiale, ce qui lui donne matière pour sa célèbre sage “Docteur Jivago“.
Il tombe en disgrâce auprés des autorités soviétiques, accusé de subjectivisme, ses ouvrages parlent du passé et non présent, son style et poétique en non socialiste . En 1947 il a une passion amoureuse avec Olga Ivinskaïa, qui lui inspire le personnage de Lara dans le docteur Jivago. La publication à l’étranger en 1957 de cette saga, motive l’Académie suédoise qui lui accorde le Prix Nobel le 23 octobre 1958. Il est considéré par le régime comme un agent de l’Occident capitaliste, anti-communiste et anti-patroite. Boris Pasternak est obligé de refuser la récompense, évitant ainsi la prison ou le goulag. Il décède deux ans plus tard d’un cancer.
Ce n’est qu’en 1988 à la faveur de la pérestroïka que le “Docteur Jivago” est édité en URSS.
Le 12 juin 2009, vient d’être érigé un buste de Boris Pasternak à Perm, exécuté par un sculpteur moscovite Hélène Muntz lors de la Fête Nationale du “Jour de la Russie“. Pasternak demeure sans doute le poète le plus connu du XXe siècle, la musicalité et les images pittoresques de ses vers ayant marqué l’inconscient populaire.


