Au Centre National de la Danse à Pantin
Exposition du 6 janvier au 10 avril 2010.
L’aventure des Ballets russes s’est achevée avec la disparition de Diaghilev en 1929. Les Ballets russes constituent déjà un modèle qui ne cessera d’inspirer l’univers de la danse. La forte présence russe dans le monde artistique est alors à l’origine d’une floraison de compagnies «russes», sans oublier l’héritier direct de la troupe : les Ballets de Monte-Carlo. Le label russe est si prisé que les danseurs se dotent de pseudonymes slaves, pratique chère à Diaghilev. Le spectacle dansé est profondément modifié par la circulation des oeuvres, par l’enseignement des danseurs des Théâtres impériaux et par l’intense activité des collaborateurs de Diaghilev – chorégraphes, danseurs, peintres, musiciens, librettistes. Parmi les personnalités emblématiques du souvenir et de la création figurent Boris Kochno, Serge Grigoriev, Serge Lifar et Nicolas Zverev. Au-delà de l’engouement russe, le désir d’éviter l’implacable dispersion de talents d’artistes exilés et la nécessité d’aider des compatriotes sont l’occasion de galas caritatifs. Effleuré par la troupe, le circuit des casinos devient un réseau de diffusion majeur dans les années 1950, notamment pour le Grand Ballet du marquis de Cuevas. Cette exposition mettra en lumière l’héritage des Ballets russes de 1929 à 1959, leur influence sur l’esthétique et les modes de production des spectacles. Le mythe des Ballets russes à travers la personnalité de Nijinski, les diverses formes de commémorations, jusqu’aux nouvelles versions chorégraphiques des oeuvres de la troupe, témoigneront de l’exceptionnel impact des Russes en France.
Commissariat général : Claire Rousier, Commissariat scientifique : Florence Poudru
Conception graphique : Agnès Dahan
Centre national de la danse
1, rue Victor-Hugo
93507
Pantin
RER E Pantin
Métro Hoche (ligne 5)
Entrée libre.
