Archive pour mars 2012

présente les œuvres de MAXIM KANTOR

“VULCANUS”

du 6 avril au 6 mai 2012

Maxim Kantor.

Maxime Karlovitch Kantor (en russe : Максим Карлович Кантор) peintre russe né en 1957 à Moscou, célèbre pour avoir écrit Outchebnik rissovania (Manuel de dessin), un livre controversé sur la Russie post-soviétique.
Il est le fondateur en 1983 du groupe de peintres Krasny Dom (Maison rouge).
Il publie un recueil d’essais, Medliennyé tcheliousty demokratii (Les mâchoires lentes de la démocratie) comparant la démocratie au totalitarisme1. Il écrit en 2009 le roman V tou storonou, qui compare la crise financière à un cancer.

“Le peintre”

Il fut « découvert » par l’Occident au début des années 1990 comme un peintre dissident.

“Le transporteur”.

Il n’a pas cessé de jeter sur la société russe post-soviétique le même regard sans complaisance. Entre 1999 et 2001, il crée une série de 71 eaux-fortes exposées  publiées sous la forme d’un immense livre, accompagné de textes et intitulé Terrain Vague. Atlas (Wasteland. The Atlas).

“Le satire dans tous les sens”.

Maxim Kantor  fait partie du milieu « underground » de Moscou.

Sa peinture traduit son expérience, du totalitarisme à la démocratie actuelle. Il dénonce le système mais il veut y apporter du changement. L’exposition se compose également d’une dizaine de peintures , toutes sur le thème d’une Europe en plein effondrement.

Maxim Kantor fait partie du projet « Satires dans tous les sens ».

Le Musée du Montparnasse part du principe qu’un artiste ne doit pas être brimé et surtout pas par la politique. Il se targue donc d’accueillir des artistes de toutes origines, avec ou sans visa, pour leur permettre de s’exprimer.

Soirées « 5 à 7 » « satires dans tous les sens » :

jeudi 19 avril : Soirée sur le refus des visas aux artistes étrangers.
jeudi 26 avril : Film débat : Femme en révolution avec l’intervention de Camille Arno
jeudi 3 mai : Jean Bothorel présentera son livre « Requiem pour les français ».

Musée du Montparnassse :

21, avenue du Maine

75015 Paris

Tél.:01 42 22 91 96
Horaires d’ouverture : Tous les jours, sauf lundi, de 12h30 à 19h

Sortie le 3 avril 2012

aux Editions de Fallois

Traduit du russe et précédé d’une préface par Mahaut de Cordon-Prache

“Natacha” est un mannequin dans une célèbre maison de couture. Le héros, un danseur mondain, dont la personnalité demeure mystérieuse.

Cette ouvragea été salué par la critique lors de sa publication en 1931 comme une œuvre originale et déroutante, ce roman a pour cadre le Paris de l’émigration  russe.

S’agit-il d’un roman policier ou d’un roman d’amour, comme le suggèrent les premières pages du livre, qui nous plongent dans l’atmosphère trouble d’un cabaret de Montmartre ?

Dans cette histoire, qui n’est pas sans nous rappeler “Le Rêve“, un des récits les plus énigmatiques de Tourgueniev, se mêlent l’amour, la solitude, l’exil, le sentiment de l’irréalité de l’existence.

Rapellons que Nadejda Alexandrovna Lokhvitskaïa ( Née en 1872 à Saint Petersbourg décédée à Paris en 1952), plus connue sous le pseudonyme de Teffi, elle fut incontestablement l’auteur le plus lu dans la diaspora russe entre 1920 et 1940, aussi bien à Berlin, Varsovie, Shanguaï qu’à Paris, où elle sera l’une des figures centrale de la colonie russe.

Editions de Fallois

22 rue de la Boétie

75008 Paris


Vendredi 30 mars à 20h

1812 – 2012

“Bicentenaire de la Campagne de Russie”

à

Ancienne Mairie de Sceaux

Pavel Vassilievitch Tchitchagov (en russe : Павел Васильевич Чичагов), 
né le 27 juin 1767 à Saint-Pétersbourg, décédé le 20 août 1849 à Paris.

Conférence de Gérard Pierson (Président des “Amis de Paris- Saint Petersbourg).

Evocation de cette campagne  “Effroyable tragédie“, qui se terminera par la dramatique retraite de la Bérézina.

L’amiral russe Pavel Vassilievitch Tchitchagov n’ayant pas réussie à faire prisonnier Napoléon, lors de cette capagne, s’exila et s’installa à Sceaux où il vécu pendant 20 ans de 1822 à 1842.

Sa maison existe encore. Il fut enterré au cimetière de Sceaux avec so frère et sa fille.

Livre évoqué, “l’effroyable tragédie” de Marie Pierre Rey Editions Flammarion

Organisée par l’Association “Aimer Sceaux Ensemble”

Ancienne Mairie de sceaux

68 rue Houdan.

92071  Sceaux.

Participation: 5€, gratuit pour les scolaires.

Accés RER B:  station Sceaux

Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 mars, pensez à avancer votre montre, votre réveil ou votre pendule d’une heure.

À 2h, il sera en fait 3h.
Le passage à l’heure d’été aura lieu dimanche 25 mars 2012 à 2 heures du matin.
Vous devrez rajouter 60 minutes à l’heure légale. Il sera alors 3 heures.
C’est donc une heure de sommeil de perdue.

Le changement d’heure a été instauré en France à la suite du choc pétrolier de 1973-1974, dans le but de réaliser des économies d’énergie en réduisant les besoins en éclairage en fin de journée. Depuis 1998, les dates de changement d’heure ont été harmonisées au sein de l’Union européenne. Dans tous les pays membres, le passage à l’heure d’été s’effectue le dernier dimanche de mars et le passage à l’heure d’hiver, le dernier dimanche d’octobre.

Le passage à l’heure d’hiver aura lieu dimanche 28 octobre 2012, (- 1h)

La Russie a arrété de changer les horaires d’été et d’hiver en 2011. Lire l’article ( CLIQUEZ )

Larissa Noury expose ses œuvres

à

L’Espace Faubourg

du 3 au 14 avril  2012

Site Larissa Noury; ( CLIQUEZ )

Fêter ensemble la “Pâque orthodoxe” le dimanche 8 janvier 2012 à 19h.

Il est de tradition, chez les russes, de dire des poèmes, de chanter et de danser,

toutes les occasions sont bonnes,

Venez partager ces instants de rêveries, de joie et de nostalgie.


Avec le groupe de musique tzigane russe Tchaïka-Dromença :

Pétia Jacquet-Pritkoff (Balalaïka), Matriona Iankovskaîa (chant, danse, tambourin)

et Andreï Chestopaloff” (guitare & chant).


Sur la péniche Daphné, ambiance russe et tzigane assurée.

Bateau Daphné.

Bateau Daphné est amarré

Face N° 11 quai Montebello.

Escalier “Batobus Notre-Dame”

Métro : St Michel ou Maubert Mutualité.

Parking Lagrange

Réservations : 01 30 36 18  88 ou info@bateaudaphne.com
participation Concert-Cocktail : 20 € par personne


ART COULEUR NATURE

Exposition jusqu’au 17 avril 2012

Compiègne

Samedi 17 et dimanche 18 mars

Margny lès Compiègne Salle Marcel Guérin

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“Coquilles d’Art” à Colmar

du 5 au 9 avril

Koifhus, 29 Grand’rue, Colmar

Prix du Lions Club 11 mars 2012, Salon à Tours.

LA SUCCESSION DE LA COMTESSE AHLEFELDT (1905-1986), LEGATAIRE UNIVERSELLE
DE SERGE LIFAR,  soit vingt-six ans après sa mort à Lausanne, vente que nous avons annoncées il y a quelques semaines sur notre site (CLIQUEZ )

. Vente non seulement mémorable, mais également historique hier soir Mercredi 15 mars 2012 pour l’Hôtel des Ventes de Genève, puisque cette vente s’est envolée pour CHF 7’250’000, soit 7 fois son estimation, constituant un record pour la maison de vente genevoise. Les œuvres des plus grandes artistes du XXe siècle se côtoyaient dans ce remarquable ensemble. Elles bénéficiaient d’une provenance exemplaire de première main, la plupart portées portaient le tampon de Serge Lifar ou encore la dédicace d’ artistes.

Les 46 lots de Jean Cocteau ont créé l’événement en totalisant CHF 2’716’000 alors que l’authentification de ces œuvres avait été confirmée peu avant la vente par le Comité Cocteau. L’exceptionnel ensemble de 48 dessins d’Opium rejoint la collection de Jean- Claude Vrain, libraire à Paris pour plus d’un million de francs suisses (lot 489 à 492A).

Véritable frénésie hier soir à l’Hôtel des Ventes de Genève pour tous les lots liés à la célèbre « Mademoiselle    Chanel »!    Un    lot    d’une    lettre autographe de Coco à Serge Lifar, témoignant de leur longue amitié, accompagnée par deux photographies de Chanel dédicacées « à son frère Serge », a vu son estimation basse multipliée par 1’400 pour atteindre près de CHF 430’000 (lot 435, est. CHF 300-500).

Les lots 468 et 469 composées de deux lettres manuscrites autographes de Cocteau à Coco s’envolent pour CHF 48’600 et CHF 67’000 alors que son petit cendrier en laiton atteint la somme de CHF 8’500 (lot 414) et un lot de 18 photographies de Serge Lifar en compagnie de Coco Chanel change de main pour CHF 34’000.

Fort engouement du côté des enchérisseurs russes pour Pouchkine avec le lot 401 de livres, affiches, programmes et médailles vendu CHF 158’000.

Un enchérisseur présent dans
la salle emporte à lui seul les 7 lots d’Aleksei Mikhailovich Remizov (1877-1957) pour CHF 815’000, établissant que des records mondiaux toutes catégories pour cet artiste.

Les 75 lots de photographies retraçant le parcours, les amitiés et les rencontres du danseur étoile, toutes conservées par Lifar jusqu’à la fin de sa vie tel un précieux trésor, se sont vendus pour une montant total de CHF 380’000.

Les 6 photographies de Man Ray ont suscité l’intérêt des connaisseurs et les enchères sont montées jusqu’à CHF 39’000 alors que les lots 302 et 303 regroupant des photographies de Diaghilev et des Ballets Russes ont atteint la somme de CHF 42’000 et CHF 51’000. Une photographie de Pablo Picasso prise vers 1910, signée de la main du maître au crayon bleu et dédicacée à Serge Lifar a été adjugée CHF 12’000.

La petite composition cubiste par Picasso intitulée Homme à la guitare (14×11,5 cm) s’est vendue hier soir à un enchérisseur au téléphone pour la somme de CHF 206’000 (lot 613, est. CHF 70’000-90’000).

Autre Picasso, une étude de décor au pastel intitulée « Prélude à l’après-midi d’un faune » a atteint CHF 158’000 (618, est. CHF 80’000-120’000).

D’autres décors de ballets complètent la collection Serge Lifar. Le projet de décor du Ballet de Diaghilev « Roméo et Juliette » de 1926 par Max Ernst, intitulé « Soleil » a été adjugé pour CHF 231’000 (lot 561, est. 100’000-150’000) tandis que les 6 décors de Gontcharova ont totalisé CHF 162’000 (lots 568 à 572).

Parité du Franc suisse par rapport à l’Euro: 1 Franc suisse (CHF)= 0,82847 Euro (EUR)

Pâques en Russie

Dimanche 8 avril 2012 à 16h
et Lundi 9 avril à 16h


Liturgie et chœurs orthodoxes de Carême et de Pâques.

Chants populaires russes.

Eglise Saint Louis en l’Île 75004 Paris.

et Jeudi 5 avril 2012 à 20h30

en l’Eglise Réformée des Batignolles 75017 Paris


Organisation La Toison d’Art:

Réservation : 01 44 62 00 55


Concerts en banlieue:

EVRY (91) Jeudi 24 mai à 20h30 Cathédrale d’Evry
Cours Monseigneur Roméro 91000 Evry
Le CHŒUR du MONASTERE SAINT-ALEXANDRE NEVSKY de SAINT-PETERSBOURG
12 voix d’hommes Direction : Boris SATSENKO
Chants des Monastères de Russie
Liturgie, chœurs orthodoxes, chants traditionnels russes.
Tarif : 12 €-9 €

Paris (75) Vendredi 25 mai 2012 à 20h45 Eglise Saint-Germain des Prés
Eglise Saint-Germain-des-Prés 75006 Paris Place et Métro St-Germain-des-Prés
Le CHŒUR du MONASTERE SAINT-ALEXANDRE NEVSKY de SAINT-PETERSBOURG
12 voix d’hommes Direction : Boris SATSENKO
Avec la participation exceptionnelle le 25/05 de :
Maria SENCHUROVA, soprano
Maria KONDRASHKOVA, mezzo-soprano
Chants des Monastères de Russie
Liturgie, chœurs orthodoxes, chants traditionnels russes.
Tarif : 23€-19€-14€

Dimanche 27 mai 2012 à 16h
Eglise Saint-Louis-en-l’Ile 19 bis rue St-Louis-en-l’Ile 75004 Paris Métro : Pont-Marie ou St-Paul
Le CHŒUR du MONASTERE SAINT-ALEXANDRE NEVSKY de SAINT-PETERSBOURG
12 voix d’hommes Direction : Boris SATSENKO
Chants des Monastères de Russie
Liturgie, chœurs orthodoxes, chants traditionnels russes.
Tarif : 23€-19€-14€

Dimanche 3 juin 2012 à 17h
Eglise Notre-Dame des Blancs Manteaux 12 rue des Blancs Manteaux 75004 Paris
ENSEMBLE VOCAL DU MONASTERE KONEVETS
Quatuor de Voix d’Hommes du Monastère Konevets
avec Yulia KHOTAY, soprano solo des Voix de la Néva
et Oleg KOVALEV, basse solo du Chœur du Patriarcat Russe
Chants des grands Monastères de Russie et chants populaires russes.
Tarif : 23€-19€-14€

PROVINCE Mars/Avril 2012

LE CHŒUR DU MONASTERE VYSSOKO-PETROVSKY de MOSCOU
Voix d’hommes. Direction : Pavel SOUTCHKOV
Programme : PAQUES EN RUSSIE
Liturgie et chœurs orthodoxes de Carême et de Pâques. Chants populaires de Russie.

MOLSHEIM (67) Samedi 31/03 20h30 Eglise des Jésuites Rue Notre Dame 67120
Tarif : 19/16/12 € Office du Tourisme Tél. : 03 88 38 11 61

ANNECY (74) Lundi 2/04 20h30 Cathédrale St-Pierre Rue Jean-Jacques Rousseau 74000
Tarif : 19 € / 14 € réduit
Office de Tourisme Tél. : 04 50 45 00 33
Fnac-Carrefour-Géant Tél. : 0892 683 622 (0,34 € T.T.C./mn) et www.fnac.com

TOURNUS (71) Mardi 3/04 20h45 Abbaye St Philibert
Tarif : 19/16/12 € réduit
Office de Tourisme Tél. : 03 85 27 00 20

NANCY (54) Samedi 7/04 20h30 Temple Protestant Place Maginot 54000
Tarif : 16 € / 9 € Réduit
Office de Tourisme Tél. : 03 83 35 22 41
et Fnac-Carrefour-Géant Tél. : 0892 683 622 (0,34 € T.T.C./mn) et www.fnac.com

AUXERRE (89) Mardi 10/04 20h30 Eglise St-Eusèbe Place St-Eusèbe 89000
Avec la participation du CHŒUR D’HOMMES DE L’AUXERROIS Direction : Nicolas MICHEL
Tarif : 16/12/9 €
Office du Tourisme Tél. : 03 86 52 06 19

BELFORT (90) Mercredi 11/04 20h30 Cathédrale Saint-Christophe Place d’Armes 90000
Tarif : 16 € / 12 € réduit
Maison du Tourisme Tél. : 03 84 55 90 90
Fnac – Carrefour – Géant et 08 92 68 36 22 (0,34 € / min.) et www.fnac.com


Ce recueil réunit trente nouvelles dont la première, “Heureuse”, raconte l’expérience d’une fillette de six ans et la dernière, “Et le temps s’arrêta”, celle d’une femme âgée et malade. Long périple à l’intérieur de la mémoire. On y trouve une kyrielle de génies, bons ou mauvais, on y croise ces éternels vagabonds, ces répétiteurs d’autrefois, ou encore ceux qui cherchent une contrée au nom étrange qui n’existe pas sur terre: Le Pays de Nulle part.

Nadejda Alexandrovna Lokhvitskaä dite TEFFI.

Nadejda Alexandrovna Lokhvitskaä (née en 1872 à Saint Pétersbourg, décédée à Paris en 1952) plus connue sous le pseudonyme de Teffy, fut incontestablement l’auteur le plus lu dans la diaspora russe entre 1920 et 1940, aussi bien à Berlin, Varsovie et Shangaï qu’à Paris où elle fut une des figures centrales de la colonie russe. A cause de la barrière de la langue, cette célébrité ne franchira pas les frontières de l’émigration et il faudra attendre les années 90 pour qu’elle soit de nouveau publiée en Russie.

De cette génération seule Nabokov et Nina Berberova ont joui d’une audience considérable.

L’âme russe aime le merveilleux et tout ce qui s’y rapporte: les pressentiments, les signes, les songes “,affirme nadejda Teffi.

Bon nombre de récits se situent à mi-chemin entre le rêve et la réalité. Elle sait aussi comme personne recréer ce monde l’enfance, continent lointain, jailli du plus profond de ses souvenirs et qui prend forme à travers le prisme d’un regard limpide.

C’est cette facette de son art que ce livre a choisi d’illustrer.

Dédicace de Nadejda Teffi à Alexandre Nicolaevitch Benois.

Traduit du russe et suivi d’une postface et des notes  par Mahaut de Cordon-Prache.

Couverture "La fillette aux pêches" 1887 de Valentin Serov (Galerie Trétiakov, Moscou)

Editions de Fallois

22 rue de la Boétie 75008 Paris

Courriel: fallois@wanadoo.fr

335 pages Prix 18€

Pavel Lounguine promu officier de la Légion d’honneur, l’ambassadeur de France en Russie, Jean de Gliniasty, remettra le 12 mars dans sa résidence à Moscou les insignes d’officier de l’Ordre national de la Légion d’honneur au réalisateur et scénariste de cinéma russe Pavel Lounguine. Il reçu en fevrier dernier la Légion d’honneur .

Il avait était nommé président de l’Académie franco-russe du cinéma créée à la faveur de l’Année croisée France-Russie avec le concours du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand.

Pavel Lounguine est né le 12 juillet 1949 à Moscou, d’un père scénariste et d’une mère traductrice.
De nationalités russe et française.
Il s’établit en France en 1990 et tourne, avec des producteurs français, des films sur la Russie.

32ème Salon du livre de Paris

MOSCOU ville invitée

STAND « Russophonie » E 80

(Centre de Russie pour la Science et la Culture à Paris, Editions des Syrtes, Librairie du Globe)

PROGRAMME

Jeudi 15 mars

17h00 – 21h00 – Inauguration du Salon du livre

Vendredi 16 mars

11h00 – 12h00 – Présentation du livre “Les cosaques russes à Paris en 1814”. Maison d’édition Gueorgy Kutchkov.

13h30 – 14h00 – Présentation du livre “Pourquoi apprendre le russe?” par Inna Merkoulova et Olga Sekletova

14h00 – 15h00 – Tests de langue russe. Par Olga Sekletova et les professeurs des Cours de russe du CRSC

15h00 – 15h30 – Présentation des projets éditoriaux de la région d’Astrakhan

15h30 – 16h00 – dédicaces de Zakhar Prilepine.

16h00 – 17h00 – Présentation du Prix littéraire “Russophonie” par Christine Mestre.

17h00 – 18h00 – Présentation du livre “Nanotechnologies” par Jores Alferov, Prix Nobel de physique.

18h00  – 19h00 – conférence sur Léon et Sofia Tolstoï par Luba Jurgenson.

Samedi 17 mars

11h00 – 12h00 – Présentation des livres et des programmes littéraires à Mikhailovskoye dédiés à Alexandre Pouchkine. Par Alexandre Voliaev.

13h30 – 14h00 – Présentation du livre “Pourquoi apprendre le russe?” par Inna Merkoulova et Olga Sekletova

14h00 – 15h00 – Tests de langue russe. Par Olga Sekletova et les professeurs des Cours de russe du CRSC

15h00 – 16h00 – Présentation du livre “Quand retrouverons-nous la Russie…” par René Guerra.

16h30 – 17h30 – conférence sur Marina Tsvetaeva par Véronique Lossky et Caroline Berenger.

17h00 – 17h30 – dédicaces de Zakhar Prilepine.

18h00 – 18h30 – Nouvelles publication de la Maison d’édition “Littérature artistique”, Moscou. Par Gueorgy Priakhine.

18h30 – 19h00 – Présentation du livre de poèmes “Guitare de Galitch et le Belomor” par Igor Shpynov.

Dimanche 18 mars

15h00 – 16h00 – Présentation des projets éditoriaux de la région d’Astrakhan

17h00 – 18h00 – Projet “Les grands classiques de littérature des pays de la CEI” de la Maison d’édition “Littérature artistique”, Moscou.

Lundi 19 mars

15h00 – 16h00 – 95e anniversaire de la naissance d’A.J.Greimas. Présentation des ouvrages scientifiques par Inna Merkoulova.

Pour plus d’information, visitez le site du CRSC:

www.russiefrance.org

Centre de Russie pour la Science et la Culture, 61, rue Boissière 75116 Paris. Tél.: 01 44 34 79 79

Programme et invitations au Salon: www.salondulivreparis.com

Salon du livre:

Porte de Versailles

Métro Porte de Versailles (ligne 12)

Horaires d’ouverture:

Jeudi 15 mars: 17h-21h

Vendredi 16 mars: 10h-21h

Samedi 17 mars: 10h-21h

Dimanche 18 mars: 10h – 20h

Lundi 19 mars: 9h – 19h (professionnels: 9h – 13h)

Salle Peyel


lundi 26 mars à 20h

Salle Playel 252 rue du Fbg St Honoré 75008 Paris

L’ Orchestre National de Russie  poursuit son projet de faire découvrir toute la richesse du répertoire symphonique russe. Loin de se cantonner aux œuvres les plus rebattues, Mikhail Pletnev redonnera vie à des pages beaucoup moins connues du répertoire, telles que ces deux œuvres d’Alexandre Glazounov.

Mikhaïl Pletnev chef d’orchestre.

L’Orchestre National de Russie est fondé en 1990 par le pianiste et chef d’orchestre Mikhaïl Pletnev.
Né dans la période qui voit s’effondrer l’Union soviétique, c’est le premier orchestre du pays à être complètement indépendant du pouvoir politique. Son concert inaugural a lieu en novembre 1990 à Moscou.

Accompagné du violoncelliste Gautier Capuçon, l’orchestre célèbrera également un autre grand mélodiste russe avec l’étonnante et enivrante Symphonie concertante que Prokofiev dédia en son temps à Mstislav Rostropovitch.

Gautier Capuçon.

Au programme:

Alexandre Glazounov

Prélude de la Suite du Moyen Âge

Sergueï Prokofiev

Symphonie concertante, pour violoncelle et orchestre

Alexandre Glazounov

Symphonie n° 6

Renseignements et réservations :

Sur le site internet Salle Playel: ( CLIQUEZ )

ou (CLIQUEZ)

Par téléphone: 01 42 56 13 13, du lundi au samedi, de 11h à 19h.( Les frais de réservation par téléphone sont de 2€ par place)

Aux guichets: 252 rue du Fg St Honoré 75008 Paris

ouverts du lundi au samedi, de 12h à 19h

Accés: Métro Place des Ternes (ligne 2)

Restaurant russe

La rencontre de la gastronomie et de l’art

Avec la participation exceptionnelle des poètes russes venus  à Paris:

Vitaly Pukhanov (Prix Mandelstam), secrétaire général du Prix Début.

Olga Slavnikova, Romancière a contribuée à la création du Prix Début.

Ekaterina Sokolova (Lauréate Prix Début).

Alexeï Kachtchev (Lauréat du Prix Pokoliénié).

Igor Savelev (Finaliste Prix Début).

Anna Orlitskaïa (Nominé Prix Début).

Christine Zeytounian-Beloüs (Prix Russophonie 2010), leur traductrice, lira la version française.

Le Prix Début a été créé en 2000 en Russie, par le Fond humanitaire Pokoliénié, récompensant des auteurs de moins de 25ans.

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Programme des autres soirées

LE PRINTEMPS RUSSE

une nouvelle génération de poètes …

Lectures et rencontres avec les poètes .

16 mars 13h30 : Salon du livre Paris, Porte de Versailles

20h    Restaurant bistrot russe DA-NIET 5 rue de Lancry, Paris

17 mars 22h     : Club des Poète 30 Rue du Bourgogne, Paris

20-21 mars       : Faculté des Lettres, Université de Lausanne (Suisse)

22 mars 20h     : Maison de la Russie 3 av. Cyrille Besset, Nice

23 mars 19h30 : Librairie du Globe 67 Bd Beaumarchais, Paris

Informations et réservations:

Association France-Oural

140 rue de Saussure 75017 Paris

Tél: (33) 1 46 22 55 18

www.france-oural.org

prix.russophonie@gmail.com



Anna Pavlova, Анна Матвеевна (Павловна) Павлова.

Anna Pavlova (Saint Petersbourg 1905) 

Anna Matveïevna (Pavlovna) Pavlova (en russe : Анна Матвеевна (Павловна) Павлова)  ballerine russe, elle est née à Saint-Pétersbourg le 12 février 1881 et elle est décédée à La Haye le 23 janvier 1931.

Née d’une  famille modeste, Anna Pavlova après avoir vu une représentation de La Belle au bois dormant en 1890, décida de se consacrer à la danse. Formée à l’École impériale de danse de Saint-Pétersbourg, elle eu comme professeurs: Pavel Gerdt, Marius Petipa et Enrico Cecchetti, dont elle sera par l’unique élève, de 1906 à 1908, qui lui permettra d’entrer en 1899 au sein du ballet du Théâtre Mariinsky.

Anna Pavlova (Saint Petersbourg 1905)

Lorsqu’en 1906 elle devient danseuse étoile, elle a déjà dansé les plus grands rôles du répertoire classique. Elle reste attachée au Mariinski jusqu’en 1913, bien qu’en 1911 elle se disputa avec Mordkin. Elle a gardé le secret de son mariage avec son manager, Victor Dandré.
Anna a été connu pour avoir eu les pieds très cambrés, ce qui fait qu’il est difficile de danser sur la pointe des orteils. Elle avait découvert qu’en ajoutant un morceau de cuir dur pour les semelles, les chaussures avaient une meilleure prise en charge, son idée a été le précurseur de la chaussure moderne de pointe.

Theâtre Marie (Mariinski) 

Anna Pavlova, cette grande danseuse est passée dans la légende de son vivant, se considérait elle-même comme une « moniale de l’art ». Pendant la guerre, elle parcourt les deux Amériques et tient même
la vedette dans le film “la Muette de  Portici”. Ses admirateurs étaient fous d’elle, les statuettes de la danseuse se vendaient partout et pendant sa tournée aux États-Unis ses portraits ornaient les transports municipaux, fait qui a failli provoquer un procès.

Anna Pavlova 1912.

La paix revenue, Pavlova revient à Londres où elle avait acheté une maison quelques années auparavant ( Ivy House, dans
Hampstead ). Ce devait être son point d’attache toute sa vie durant. C’est là désormais qu’elle ira se reposer entre deux
tournées, en compagnie de son mari Victor Dandré, entourée de ses animaux favoris et de ses chers cygnes, si souvent
photographiés. C’est là sans répit qu’elle conçoit ses projets, répète, donne des leçons.

Anna Pavlova en compagnie de Jack, l'un de ses cygnes apprivoisé.

Pavlova ne manquait pas de se lamenter :  “Pourquoi toujours ces lèvres serrées, ces visages sans expression? Pleurez quand vous avez envie de pleurer et riez quand vous avez envie de rire“. En dépit de ses mouvements d’humeur elle restait trés maternelle avec ses danseuses, à qui elle donna une formation admirable que certaines continueront  de transmettre à leurs propres élèves. N’ayant pas d’enfants, ses instincts maternels se consacraient à sa compagnie et à une maison pour les orphelins réfugiés russes, qu’elle avait fondé à Paris en 1920.

Pourtant, Pavlova préférait vivre en retrait du monde et pouvait passer des heures en observant les cygnes qui nageaient dans l’étang au milieu d’un énorme parc à l’anglaise qui entourait sa propriété d’Ivy House.

Anna pavlova dans sa maison .

Ivy House maison  de la danseuse dans les environs de Londres ou elle a vécu  20 ans après son départ de la Russie, de 1912  à 1931. La maison  célèbre en 2012 son centenaire.

Ivy House 94 à 96 North End Road London

Lorsqu’elle montait sur la scène, elle ressemblait à cet oiseau énigmatique, fier et ardent, – raconte la soliste du Bolchoï Evguenia Obraztsova qui avait pris part au concert de gala:

« Quand on regarde son fameux enregistrement du « Cygne mourant », on voit, certes, que les danseuses d’aujourd’hui affichent une meilleure technique, ont un autre look et sont même plus belles…Pourtant, il leur manque le frémissement qui distinguait Anna Pavlova. Elle a sur traduite dans sa danse l’esprit de l’époque et un état intérieur plein d’exaltation. Je suis certaine que toute danseuse contemporaine qui se compare à elle doit honnêtement avouer qu’il lui manque quelque chose. Ce « quelque chose » est l’élément insaisissable de sa personnalité qui fait sa force, tant et si bien que le ballet du passé possède un charme que, malheureusement, nous ne pouvons plus recouvrer… »

Ana Pavlova dans le Lac des Cygnes 

Elle crée sa propre compagnie, afin de partager sa passion de la danse sur le plan international. Ses duos avec Vaslav Nijinski dans Les Sylphides et Giselle sont restés dans les mémoires.

Anna Pavlova et Nijinski dans le Pavillon d'Armide.

Toutefois, Anna Pavlova est réellement entrée dans la légende grâce à son interprétation de La Mort du cygne, sur un extrait du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns. Michel Fokine créa ce solo à sa demande, lors d’une répétition en 1905, et avouera plus tard avoir été inspiré par la visite que lui avait rendue Isadora Duncan quelques mois auparavant.

Anna Pavlova

Tragédienne expressive aux dons de transformation inégalables, elle fuit la virtuosité. Malgré son manque de sens musical, elle acquiert la célébrité par sa présence éthérée, immatérielle, dans le plus pur des styles classiques.

Anna Pavlova dans sa maison d'Ivy House de Londres.

Elle inspira lors de ces tournées en Nouvelle Zelande et en Australie, un dessert. Les deux pays revendiquent l’invention de la pavlova, ce qui est source de conflit. Le chef-d’œuvre de confiserie qui porte le nom de Pavlova, ne cesse de se perfectionner et est aussi populaire qu’en 1926, quand il venait d’être mis sur le marché. Il s’agit  d’une tarte à la meringue, à la crème battue et décorée de fruits frais. Les confiseurs de la Nouvelle Zélande se sont inspirés du chausson de danse  de Pavlova avec des roses de soie verte.

Gâteau Pavlova.

La compagnie parcourt sans relâche le monde et notamment le continent américain jusqu’en 1925.

Programme du 18 octobre  1923 de l’Opéra de Mahattan.

Elle inspira également différents artistes lors de ses tournées aux Etats Unis.

Caricature d'Anna Pavlova en 1920

La guerre et la révolution russe de 1917  la jeteront d’une certaine manière sur les routes, et il lui sera difficile, voir impossible de retourner en Russie. Elle se mettra alors à sillonner le monde.

Anna Pavlova posant devant sa malle aux costumes.

Les Etats Unis, mais aussi l’Asie du sud est l’Inde, elle est pour beaucoup dans la renaissance de la danse indienne au début du siècle. C’est elle qui encouragera les premiers et courageux danseurs indiens, qui, contre vents et marées, braveront leurs familles et leurs castes, et surtout le gouvernement anglais,  pour monter sur scène et faire renaitre la danse que les anglais avaient interdites : Pavlova encourage trois danseurs et dansera même avec l’un d’eux : Uday Shankar
Mais elle sera aussi l’alliée de Menaka, qui va rescussiter le Kathak et de Rukmini Devi, elle fera beaucoup pour le Baratha natyam.

Uday Shankar avec Anna pavlova et une autre danseuse (?)

Exclusivement tournée vers son art, parfaitement consciente de sa superiorité, elle a toujours été pour elle-même le plus
sévère des critiques. Rien par exemple ne la contrariait plus qu’une ovation qu’elle jugeait n’avoir pas méritée.

Anna Pavlova, par Pavel Chmarov (Huile sur toile 200X128, Musée Berdiansk, Ukraine )

Les voyages
incessants l’épuisaient, et pourtant , de toute sa troupe, c’était elle qui travaillait avec le plus d’acharnement, répétant souvent
seule dans le théâtre, une fois les lumières éteintes, après le départ de ses camarades.

Costume  d'Anna Pavlova dans Le Lac des Cygnes (Musée Nationale du Costume, Moulins)

Anna Pavlova, en 1931, tomba malade pendant les répétitions pour un spectacle en Europe, mais elle a refusé de se reposer. Quelques jours plus tard, elle s’est effondrée avec une pneumonie. Elle s’éteindra dans un hôtel de la Haye, à l’âge de cinquante ans, le 23 janvier 1931 après des années et des années de représentations, de spectacles, parfois dans des conditions parfois  précaires.

Dédicace d'Anna Pavlova.

Et le soir de sa disparition, la musique de La Mort Du Cygne fut jouée alors qu’un projecteur seul fixait son souvenir sur la scène vide…
Ce jour là, l’un de ses cygnes mourut lui aussi, alors que son compagnon s’envola du parc de sa chère maison pour ne plus jamais y revenir…
La dépouille de la danseuse fut ramenée à Londres… Une fois terminées les liturgies de l’Eglise Orthodoxe, Alexander Volinine demanda à son fidèle ami, Piotr Vladimiroff de porter avec lui le cercueil : “Nous allons danser un dernier pas de trois avec notre pauvre chère Anna Pavlovna”… “Et c’est moi qui vous dirigerai“, enchaîna le maître Ivan Clustine. Les trois grands artistes prirent le chemin du columbarium, où la Prima Ballerina fut incinérée.

Urne contenant les cendres d'Anna Pavlova.


Anna Pavlova sur le dôme du Victoria Palace Theatre de Londres


Médaille commémorative russe.

Concerts exceptionnels

“Stravinsky”

mercredi 7 et 8 mars

Valery Gergiev.

L’homme-orchestre est de retour à Paris pour deux soirées consacrées à Stravinsky

Valery Gergiev est depuis 23 ans à la tête du Mariinski de Saint-Pétersbourg.
Dépositaire d’une tradition musicale extraordinaire, l‘Orchestre du Mariinski se situe au niveau technique et artistique des plus grandes phalanges internationales.
La presse loue ses “cordes charnues, puissantes, ses bois suaves et fruités, ses
timbres d’une grande beauté
“.

Orchestre du Mariinski de Saint Petersbourg.

À bientôt 59 ans, cet ossète à l’énergie flamboyante cumule la direction artistique
et administrative de cet ensemble. Chef invité de Londres à New York, en passant
par Vienne ou Paris, il vit quatre mois à Saint-Pétersbourg, huit mois à l’étranger
et dirige plus de deux cents concerts par an.
Nommé à l’âge de 35 ans seulement à la tête du Mariinski, son projet artistique a
permis à l’orchestre de rebâtir d’abord l’ensemble du répertoire russe et d’aller le
présenter lors de tournées à l’étranger. Il a également programmé les chefs- d’œuvre
de l’opéra allemand ou français, commandé des pièces à des compositeurs contemporains ou créé un nouveau label discographique. Il a aussi contribué à faire connaître des artistes comme Anna Netrebko ou Olga Borodina.

Igor Stravinsky.

Caractérisé par le compositeur comme une “suite d’épisodes nuptiaux typiques“,
Les Noces représentent sans doute le point culminant du nationalisme musical de
Stravinsky, et l’œuvre peut-être la plus parfaite et la plus émouvante de toute sa
production. Comme Renard, dont la composition est contemporaine, Les Noces se
situent, par leur esthétique et leur langage, dans le prolongement direct du
Sacre du Printemps, bien que les trois œuvres aient une physionomie différente,
notamment sous l’angle de l’orchestration.

Œdipus Rex, opéra-oratorio en deux actes, est basé sur un livret de Jean Cocteau
(d’après Sophocle et traduit en latin). L’œuvre dont l’initiative fut prise par les deux
auteurs en vue de célébrer le 20ème anniversaire de l’activité théâtrale de Serge de
Diaghilev, a été composée à Nice en 1926-1927. Elle a été donnée en concert à
Paris en 1927 et la création scénique a eu lieu à Vienne en 1928. L’idée de créer une
grande œuvre sur un mythe antique et un texte latin émane de Stravinsky. C’était
une nouvelle étape dans son évolution vers un classicisme musical affranchi de toute
intrusion d”éléments anecdotiques ou sentimentaux.
Gérard Depardieu sera le récitant dans Œdipus Rex le 7 mars, et Boris Berezovsky
le soliste du concert du 8 mars.

Boris Berezovsky

MERCREDI 7 MARS  20 HEURES

Igor Stravinsky

Les Noces (Scènes chorégraphiques 1923)

Mlada Khudolei soprano / Olga Savova Mezzo soprano
Alexander Timchenko ténor / Andréi Serov basse
Sergei Babayan, Stanislav Kristenko, Dimitri Levkepvitch, Marina, surtitré en français

Concert en russe, surtitré en français

Œdipus Rex
Opéra-Oratorio 1928
Ekaterina Semenchuk  Jocaste   Sergei Semishkur Œdipe
Alexei Markov  Créon, un mesager  Mikhaïl Petrenko  Tiressi
Alexander Timchenko Un berger
Gérard Depardieu  récitant

Concert en français

Valery Gergiev  direction
Orchestre du Théâtre Mariinski
Chœur du Théâtre Mariinski  direction Andrei Petrenko

TARIFS :95€, 74€,  55€,  30€, 10€, 5€

JEUDI 8 MARS 2012 20 HEURES

Igor Stravinsky

Orchestre et Chœur du Théâtre Mariinski
Valery Gergiev   direction
Boris Berezovsky  piano

Petrouchka / Capriccio pour piano et orchestre / Symphonie de psaumes

TARIFS: 85€, 65€, 45€, 30€, 10€, 5€

Concert du Dimanche matin 11 mars à 11h.

Alexander Melnikov  piano

Schubert  Trois pièces pour piano D. 946
Chostakovitch  Sonate pour piano n° 2 op. 61
Liszt  Réminiscences de Don Giovanni d’après Mozart

Tarif: 25€   tarifs réduit: 12€   Gratuité pouir les moins de 9 ans

THEATRE DES CHAMPS-ELYSEES
15 AVENUE MONTAIGNE 75008 PARIS
T. +33 (0)1 49 52 50 62

Rernseignements: Téâtre des Champs Elysées

LA SUCCESSION DE LA COMTESSE AHLEFELDT,

LEGATAIRE UNIVERSELLE

DE
SERGE LIFAR

FIGURE ILLUSTRE DE LA DANSE AU XXE SIECLE

sous le marteau en Suisse.

Mise à l’encan : les 12, 13, 14 et 15 mars 2012

Hôtel des Ventes de Genève

PLUS DE 300 DESSINS, GRAVURES ET HUILES DES PLUS GRANDS ARTISTES DU XXE SIECLE: CHAGALL, MAX ERNST, JUAN GRIS, PICABIA, PICASSO…

3000 PHOTOGRAPHIES PAR LES PLUS GRANDS STUDIOS DES BALLETS RUSSES ET DES PERSONNALITES DE L’EPOQUE
DECOUVERTE EXCEPTIONNELLE DE DESSINS ET MANUSCRITS ORIGINAUX DE PLUSIEURS OEUVRES MAJEURES DE JEAN COCTEAU

Exposition publique: du 9 au 11 mars 2012

La collection Serge Lifar: la collection d’une vie et d’une histoire
La vie de Serge Lifar est intimement liée à l’histoire de la danse et à l’histoire du XXe siècle. Grand collectionneur, Lifar conserva des témoignages de son parcours et de ses rencontres: photographies, dessins et documents inédits proposés à l’Hôtel des Ventes de Genève en attestent

Lot 416 incluant l'emblématique ours en peluche, «confident» de Serge Lifar
 ainsi que ses chaussons de danse dédicacés. © Hôtel des Ventes Genève.

Serge Lifar est né à Kiev le 2 avril 1904 (date réelle 1905) et il est mort à Lausanne le 15 décembre 1986. Il consacra sa vie à la danse, il défendit cet art avec ardeur, il est à l’origine de son rayonnement dans le monde. En sa qualité de chorégraphe, de directeur et maître de ballets à l’Opéra de Paris, il sut collaborer avec les meilleurs artistes de son siècle, décorateurs, écrivains ou compositeurs. Grâce à son génie et à son enthousiasme, il parvint à élever la danse au rang des arts les plus nobles de son temps.

Déja en 2002 certainement la dernière compagne de Serge lifar,  se présentant sous le nom de comtesse d’Ahlefeldt-Laurvig, suite à un mariage de courte durée avec un comte danois Christian Carl Ahlefeldt-Laurvig, trois coffres (“lot 92”) contenant des milliers de documents concernant Diaghilev, les Ballets Russes et Lifar furent vendus en un seul lot par  Sotheby’s à Londres, pour 140 000 livres sterling.

La Comtesse Ahlefeldt-Laurvig est décédée à Lausanne le 27 août 2008.  Elle est enterrée au cimetière orthodoxe de Sainte Geneviève des Bois auprès de Serge Lifar.

Tombe de Serge Lifar, cimetière russe de Sainte Geneviève des Bois (Essonne).

Lifar avait dédie son dernier livre, Les Mémoires d’Icare, « à la comtesse Lillan Ahlefeldt-Laurvig, au cœur d’or et à l’âme pure, ma musespirituelle et amie fidèle dans toutes les circonstances ». Après presque 30 ans de vie commune, Lifar meurt en 1986 à Lausanne. La comtesse hérite de ses collections et lui écrit une dernière lettre d’adieu en concluant sur ces mots :

« Trés cher Serge, dans l’ombre et la lumière, tu fus toujours un grand seigneur, Lillan ».

Bernard Piguet, directeur et commissaire priseur de l’Hôtel des Ventes souligne: « Cette collection estimée à  plus d’un million de  francs comprend des oeuvres majeures de la vie artistique du XXème siècle, mais aussi des objets personnels que le danseur a conservés près de lui toute sa vie ». En effet, les collectionneurs et amateurs pourront ainsi miser tant sur des dessins de Picasso à plus de CHF 100’000, que sur un lot de programmes dédicacés (CHF 200.-), sur sa malle de voyage (CHF 300.-) ou sur son petit ours en peluche fétiche (CHF 200.-).

Les œuvres provenant de sa collection et proposées à l’Hôtel des Ventes sont essentiellement liées à ses ballets: décors de scénes, costumes, partitions de musique… Signés: Bakst, Alexandre Benois, Bérard, Boucène, Brayer, Buffet, Chagall, Cocteau, Ernst, Gontcharova, Juan Gris, Léger, Maillol, Picabia, Picasso, Stravinsky, pour ne citer que les plus importants d’entre eux.

Serge Lifar par Boris Dmitrieevitch Grigoriev;

Les œuvres de son ami et grand admirateur Jean Cocteau méritent une attention particulière. Lifar les a reçues directement de Cocteau ou de Coco Chanel avec laquelle il est lié par une forte complicité jusqu’à la fin de sa vie. Parmi ces œuvres figurent des dessins originaux illustrant son livre Opium (CHF 40’000-60’000), des manuscrits autographes d’œuvres majeures telles que Orphée (CHF 10’000-15’000), La Machine Infernale (CHF 10’000-15’000), L’Ange Heurtebise (CHF 6’000-9’000) et un carnet de plus de 40 croquis de son voyage autour du monde avec Marcel Khill (CHF 20’000-30’000). Cocteau lui a aussi confié plusieurs poèmes manuscrits de Raymond Radiguet (CHF 8’000-12’000), jeune prodige de la littérature française, mort à 20 ans de la fièvre typhoïde après un voyage avec Cocteau.

Raymond Radiguet

De nombreux lots de sa collection sont en rapport avec la Russie qu’il affectionnait en raison de ses origines. On y retrouve ainsi des oeuvres de Bakst, Larionov et Gontcharova, Prokofiev, Remizov, Schervachidze, Stravinsky, Tchelitchew. La vente comprend également de l’argenterie, des icônes, des miniatures, des livres et des objets d’art russe.

Un exceptionnel ensemble de 3000 photos de ce danseur et chorégraphe hors du commun sont signées par les plus grands noms, comme Anthony, Doisneau, Man Ray, Anna Maria Heinrich, Serge Lido, les studios Harcourt, Lipnitzki, Piaz, Sasha, Vogue. On y découvre Serge Lifar immortalisé dans son art ou aux côtés des personnalités incontournables de son temps: Ingrid Bergmann, Marc Chagall, Coco Chanel, Charlie Chaplin, Jean Cocteau, Giorgio de Chirico, Aristide Maillol, Francis Poulenc, Jacques Prévert, Picasso, Paul Valéry, le comte de Beaumont, le marquis de Cuevas, Marie-Laure de Noailles… Plusieurs partitions originales manuscrites composées par Georges Auric, Arthur Honegger, Francis Poulenc ou encore Igor Stravinsky seront également mises en vente.

Parmi les objets ayant appartenu à la Comtesse Ahlefedt figure un trés bel ensemble d’argenterie américaine et autrichienne  “Sécession Viennoise” , un service de toilette en or ainsi que des vases Art Nouveau signés Tiffany. Citons par exemple une grande ménagère Gorham à motif de rinceaux et fleurs estimée CHF 7’000-9’000. Egalement en vente, un précieux Katana (sabre japonais) du XIXe siècle, des netsuke, Inro, laques et paravents japonais, une collection de superbes miniatures indiennes provenant de la collection du Marajah de Bikaner ainsi qu’un ensemble de jades chinois.


Hôtel des Ventes, 51 rue Prévost-Martin, 1205 Genève

Présentation de presse : Mercredi 7 mars 2012, de 11h00 à 12h00.
Pour toute information supplèmentaire: +41 22 320 11 77

Bernard Piguet, directeur et commissaire-priseur: bpiguet@hoteldesventes.ch

Fanny Moncorgé;   fmoncorge@hoteldesventes.ch

Exposition publique : Vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 mars de 12h à 19h non-stop.
Calendrier des ventes: Lundi 12 mars au jeudi 15 mars 2012.

Décés à Montreux du fils de Vladimir Nabokov

Dimitri Nabokov chez lui à Montreux (devant le protrait de son père),

passionné d’alpinisme, de sports automobiles,

Il a édité des œuvres inédites de son père Vladimir Nabokov, “C’est comme si mon père apparaissait et me disait ‘Publie-le !‘”

Il lutta dès la fin des années 70 pour  faire publier le dernier manuscrit sur lequel son père, Vladimir Nabokov travaillait durant les deux dernières de sa vie, de 1975 à  1977.“The Original of Laura”, se composant de 138 fiches écrites au crayon, i l imaginait le lire à haute voix à un petit auditoire, dans un jardin clos.

Fiches de bristol de “The Original of Laura.

Mais, dans ses carnets, écrit à l’hopital, il ajoutait  une note curieuse à la postérité : “Peut-être en raison de mes quintes de toux, l’histoire de ma pauvre Laura eut moins de succès avec mon auditoire qu’elle en aura, je l’espère, avec des critiques intelligents lorsqu’elle sera convenablement publiée“. Il avait souhaité qu’on les brûle à sa mort s’il n’avait pas achevé son manuscrit. “Fallait-il le brûler, comme l’avait demandé Vladimir Nabokov avant sa mort ?”

Ouvrage que Dimitri, son fils, peut resumer d’une phrase : “Dying can be fun (Mourir peut être amusant)“.

Dimitri Nabokov est né en 1934 de l’union de son père à Berlin avec Véra Slonim  (née àSaint Petersbourg décédée le 5 janvier, 1902 –montreux  7 avril, 1991) , Ils ont quitté l’Allemagne en 1936 pour s’installer à Paris.

Dimitri Nabokov et ses parents à Paris.

Son père Vladimir Nabokov est né à Saint-Pétersbourg le 10 avril du calendrier julien/22 avril 1899, et il est mort à Montreux (Suisse) le 2 juillet 1977 d’un oedème du poumon.

Célèbre ecrivain qui disat: “Je suis un écrivain américain, né en Russie et formé en Angleterre où j’ai étudié la littérature française avant de passer quinze années en Allemagne“.

Maison natale à Saint Petersbourg, rue bolchaia Morckaia N°47

Issu d’une famille aristocratique russe, le jeune Nabokov reçoit une solide éducation. Dès sept ans, il parle l’anglais et le français, aidé par ses gouvernantes étrangères et « le voisinage d’une bibliothèque de dix mille ouvrages ».
Nabokov vit une enfance heureuse. Son père, Vladimir Dmitrievitch Nabokov (1869-1922), est un homme politique libéral, élu à la première Douma russe, puis ministre du gouvernement Kerensky après la chute du tsar en 1917.

La famille Nabokov s’exila à Berlin à la Révolution , rejoignant une  importante communauté de Russes exilés. il est envoyé en Angleterre, de 1919 à 1923, ou il  étudie les lettres françaises et russes à Trinity College, Cambridge. En 1923, diplômé de Cambridge, il s’installe à Berlin.

Il y publie quelques nouvelles et poèmes dans le journal Roul, il effectue divers petits boulots,  donnant des cours d’anglais, de tennis, fait de la traduction, de la figuration, un peu de théâtre, des échecs, compose des mots croisés (en russe). L’assassinat de son père par des monarchistes russes, puis la montée du nazisme, poussent Nabokov (avec son épouse et don fils),  à quitter l’Allemagne en 1936 pour s’installer à Paris, ou il écrit une nouvelle en français : Mademoiselle O. Puis il se rend en Angleterre ou, Nabokov écrit pour la première fois un roman en anglais – un tournant majeur de sa carrière d’écrivain : La Vraie Vie de Sebastian Knight (1941).
Son  roman, Machenka, lui vaut un début de célébrité parmi les émigrés russes d’Angleterre. Les premières œuvres de Nabokov sont toutes écrites en russe, Nabokov n’ayant jamais appris l’allemand. Devenant un écrivain russe reconnu, certains de ses textes sont déjà traduits :Chambre obscure quiparaît en français en 1934.
Son œuvre russe s’achève sur Le Don, c’est certainement un roman majeur sur la création littéraire.

Nabokov part ensuite vivre aux États-Unis, où il enseigne à l’université Cornell. Naturalisé américain en 1945. La publication de Autres Rivages, un récit de ses souvenirs d’enfance, lui vaut une première reconnaissance littéraire.
La consécration vient ensuite avec le succès de Lolita en 1955, description passionnée des États-Unis et un chef-d’œuvre de poésie en prose. Nabokov publie ensuite Feu pâle (1961), autre texte majeur.

Lolita publié pour la première fois à Paris en 1955
dans sa version originale, et en 1959 en français.

En 1959, il s’installe en Suisse, dans un hôtel de Montreux, où il demeure jusqu’à sa mort. Il adapte alors ses premiers romans en russe dans des versions anglaises, souvent avec le soutien de son fils Dimitri.

Le premier amour de Vladimir Nabokov s’appelait Tamara.
La femme avec qui il vécut cinquante-deux ans, qui fut également sa muse,
sa traductrice, sa première lectrice, s’appelait Vera.
Ses filles de papier eurent pour nom Lolita, Ada, Machenka…
et la toute dernière, Laura ….

Vladimir Nobokov et Véra en 1966 à Montreux.

Après trente ans d’hésitation et contre la volonté de son père, qui souhaitait que s’il n’avait pas achevé d’écrire cet ouvrage, on devait le bruler. Dmitri Nabokov, a décidé d’éditer le roman The Original of Laura,. Sorti en novembre 2009 aux États-Unis et au Royaume-Uni, il a été traduit et publié en France chez Gallimard en avril 2010, dans la collection « Du monde entier », sous le titre L’Original de Laura (C’est plutôt drôle de mourir).


Le texte français de Maurice Couturier est surmonté, sur chaque page, de la reproduction en fac-similé de chacune des fiches où apparaît le manuscrit original en anglais, avec une introduction de Dmitri Nabokov.

Tombe des Nabokov à Montreux (Suisse).