19
Oct

Exposition Paul (Pavel) Chmaroff

   Publié par: artcorusse   dans Evenements

L’Assoiciation Dialogue Franco-Russe

et Joël Garcia Organisation

présentent

 Paul Chmaroff (1874-1950)

100 œuvres dont la plupart n’ont jamais été exposées

Exposition du jeudi 20 au lundi 24 octobre 2016 à

Art Elysées

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Exposition sous le haut patronage de SE l’Ambassadeur de la Fédération de Russie , Monsieur Alexandre Orlov et de Hugues Galls, Membre de l’Institut, directeur de la Fondation Claude Monet.

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Paul Chmaroff : Extrait de la biographie détaillée,  réalisée par Catherine Boncenne, historienne d’art.

Paul Chmaroff nait à Voronej le 22 septembre 1874, de son véritable nom, Pavel Dmitrievitch Chmyrov. On sait peu de chose de son enfance….   A 11 ans, Paul rentre à l’école du district au numéro 17  de l’actuelle rue Sacco et Vanzetti.  Paul montre déjà des dispositions pour le dessin. Il complète son éducation artistique dans l’atelier de Lev Soloviev (1837 ?-1919),  qui insiste pour que ses étudiants travaillent le dessin, et peignent d’après nature. Lors d’une de ces leçons,vers 1890, Soloviev fait un portrait au pastel de  Chmaroff.

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Une des salles d’exposition à Art Elysées 2016

 Les meilleurs éléments de l’école de dessin suivront  les cours de l’Académie impériale des Beaux-Arts à Saint-Pétersbourg, Paul Chmaroff en fait partie.  A l’automne 1894, Chmaroff entre comme auditeur libre, à l’Académie. Il y étudie en compagnie de Anna Ostroumova-Lebedeva, qui note dans ses mémoires : « De mes camarades, je me souviens de Somov, Fedorov, Maliavine, Chtcherbinovsky, Rozanov, Bobrovsky, Bogatyrev, Chmaroff, Schreter, Landezen. Grabar et Kardovski tout juste arrivés de leur séjour à Munich où ils étudiaient chez Ažbe ». Elle le décrit plus loin : « …Chmaroff. Entre amis, nous l’appelions Mitritch, pour plaisanter sur son enfance provinciale. Il promettait beaucoup. Il faisait de difficiles et monumentales compositions à l’huile. » Fedorov, Maliavine, Chmaroff et elle sont inséparables. Ils ont ensemble des discussions enflammées, en particulier sur la religion. Soloviev, le premier maître de Chmaroff, est un ami de Nikolaï Fiodorov, le fondateur du cosmisme russe, dont les idées sont très prisées de l’intelligentsia de cette époque. Paul, comme ses amis, ne peut qu’avoir été influencé par cette idée d’un prolongement de la vie et de résurrection des morts par des méthodes scientifiques et psychiques. En 1897, Repine écrit à Marianna von Verefkin : « Mon atelier est maintenant terriblement bondé, Chmaroff va de l’avant ; dans ce garçon, désespérément inculte, il y a un grand peintre. Prions Dieu pour qu’il ne perde pas la raison d’une façon ou d’une autre et qu’il ne s’arrête pas en chemin dans le développement comme il arrive souvent aux natures incultes. Mais quelle chaleur, quelle intégrité, quelle souplesse, et plasticité dans ses études ! Combien il y a d’impression et de grandiose dans ses esquisses ! Et dans tout cela, des tableaux presque aboutis ». Fin décembre 1897, Chmaroff part à Munich.

 En 1899, il obtient le titre de « Peintre », la médaille d’or et une bourse d’étude à l’étranger, lors d’un de ses séjours à Paris entre 1900 et 1904, il fréquente l’atelier de Jean- Paul Laurens, à l’Académie Julian, il part deux semaines en Espagne : A Madrid où il découvre le Prado et Cordoue. Il participe régulièrement aux salons de Printemps ainsi qu’aux expositions de l’Académie, de la société des Artistes Ambulants et il expose également à l’étranger. Sa peinture monumentale « La Bataille de Borodino », pour laquelle l’Académie des Beaux-Arts a aménagé un local spécial, obtient un vif succès. Vetchernee Vremia écrit : « …les peintres de batailles talentueux sont rares à présent, chez nous, comme à l’étranger. Une agréable exception est faite par les travaux de Chmaroff réussissant à joindre une large et savoureuse écriture, la fidélité du dessin, à une mise en scène conforme à l’histoire ».

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Une des salles d’exposition, Art Elysées 2016

A 42 ans, Paul Chmaroff est élu académicien. Début 1923, Chmaroff part à l’étranger, d’abord à Rome pendant presque deux ans puis s’installe, fin 1924, à Paris dans le XIVe arrondissement. La vie en émigration s’organise. Paul a comme beaucoup d’émigrés adopté l’usage français du « ff ». La colonie russe poursuit ses activités et fonde diverses associations comme l’Union des Artistes russes, dont fait partie notre peintre. L’obsession de tous ces réfugiés est de gagner sa vie. La diaspora édite livres, journaux et magazines qui seront illustrés par les artistes émigrés. Beaucoup d’entre eux réalisent décors et costumes pour le théâtre et le cinéma. Evreïnoff, Chaliapine, la troupe des Ballets Russes produisent de nouveaux spectacles. Paul, qui travaille essentiellement sur commande comme portraitiste, exécute, en particulier, ceux de Chaliapine et de Lifar tout en continuant à peindre des paysages. Chmaroff s’est marié avec Olga Vinogradova, une ancienne costumière du Théâtre du Bolchoï. Son chef d’œuvre est sans aucun doute le costume brodé de Boris Godounov pour Chaliapine, et c’est dans ce costume que Paul fait le portrait du chanteur. Il dessine des cartons pour ses tapisseries et ses broderies.

La première exposition personnelle de Chmaroff a lieu à la galerie Charpentier, en 1928, où le musée du Luxembourg acquiert une Baignade. Il participe aux expositions d’Art Russe en Europe (Bruxelles, Belgrade, Berlin) et Paris à des expositions collectives ainsi qu’en Angleterre, Belgique, Hollande et Argentine.  L’atelier de Lifar est aussi décoré par lui, de jeunes paysannes et de baigneuses. Chmaroff gagne difficilement sa vie et paye souvent ses loyers en tableaux.  En 1939, il expose au Salon des Artistes Français. Paul Chmarov et son épouse Olga s’installent à Boulogne Billancourt en 1942 au 4e étage d’une rue tranquille, dans un immeuble appartenant à l’entrepreneur en bâtiment pour qui il avait travaillé. En 1946, l’Union des patriotes soviétiques organise, rue Galliera à Paris, l’exposition « Hommage à la Victoire » avec le concours des tous les artistes russes qui ont bien voulu participer à cette manifestation dont Chmaroff qui présente un portrait de Staline en généralissime.

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Autoportrait de Pavel Chmaroff

C’est sans revoir sa terre natale et sa famille, qu’il meurt le 2 juillet 1950. Il est enterré dans le cimetière Pierre Grenier de Boulogne-Billancourt. Sa tombe n’existe plus, sa dépouille a rejoint les anonymes dans la fosse commune. Chmaroff laisse en France une œuvre abondante, mariant tradition russe et style Art Déco. En 1955, sa femme et ses amis organisent une exposition rétrospective à la Galerie Charpentier. Olga meurt un an plus tard.

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Dernières expositions:

2009 : Exposition « Paul Chmaroff » à Art Elysées, Paris (22-26 octobre).
2010 : Rétrospective à la Halle Freyssinet, Paris (28 janvier-14 février). Exposition à la Galerie Tseretelli, Moscou
(21 juillet-22 août). Exposition au Musée régional des beaux-arts de Voronej, Russie (16 septembre-31 octobre).
Exposition au Musée de L’Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg(16 décembre-23 janvier 2011).
2011 : Exposition à la Douma d’Etat de la Fédération de Russie, Moscou (25 au 28 février).
2012 : Exposition à l’Espace Pierre Cardin, Paris (11 au 20 mai).
2013 : Exposition au Musée Sellier, Cogolin (Var, 3 juillet-28 septembre)).
2015 : Exposition « Les élèves de Répine » au musée « les Pénates », Repino, Russie (5 juin- 2 août).

Voir film Pavel Chmaroff réalisé par N. Tikhobrazoff : ICI

Exposition au sein d’Art Elysées, Av. des Champs Elysées

Côté pair, entrée côté Place de la Concorde, (sous tente)

Ouvert tous les jours de 11h à 20h sauf lundi de 11h à 18h

Tarifs : 15€

8
Mai

Paul Chmaroff à l’Espace Cardin

   Publié par: artcorusse   dans Evenements

Exposition de Pavel Chmaroff du 11 au 20 mai

Découvrir l’artiste: (Cliquez)

Espace Pierre Cardin

Plus de 150 œuvres présentées au public parisien, dans le cadre somptueux qu’est l’Espace Cardin.

Paul Chmaroff né 1874 à Voronej, au cœur de la Russie. Brillant élève à Vorinej, il obtient une bourse pour se rendre à Saint Petersbourg

pour y suivre des cours à L’Académie des Beaux Arts.

Salle des dessins à l'Espace Cardin.© Artcorusse

Il reçoit les cours d’Ilya Répine, rentre dans le groupe des Ambulants, voyage en Europe puis en 1923 il décide de s’installer à Paris.

Il laisse une œuvre importante: natures mortes, portraits, paysages, paysages avec des naïades…..

Une des salles de l'exposition à l'Espace Cardin.© Artcorusse

C’est en 1971 que Joël Garcia a fait l’acquisition d’une toile de Pavel Chmaroff et depuis il s’est constitué une collection impressionnante. Collectionneur infatigable il cherche à travers le monde les œuvres de ce peintre.

Catherine Boncenne (Commissaire de l'exposition)
Joël Garcian (collectionneur des Chmaroff)
Décorés du Grande Ordre de l'Académie Internationale de la Culture
et des Arts de Russie.© Artcorusse

Il présenta au public pour la première fois sa collection à Paris à la Halle Freyssinet puis en Russie à Moscou, à Saint Petersbourg et dans la ville natale de Pavel Cmaroff  à Voronej. Les expositions sont organisées par Catherine Boncenne, commissaire des expositions.

(De gauche à droite) I.Soloviev conseiller culturel de l'Ambassade de Russie,
Catherine Boncenne, Anastasia (attachée culturelle auprès de l'Ambassade Russie) 
et Joël Garcia le collectionneur, le jour du vernissage.© Artcorusse

ESPACE CARDIN

1 – 3 Av Gabriel, 75008 Paris.

Horaires : 11h à 13h et de 14h à 19h – Entrée : 10 € (demi tarif pour les membres d’Artcorusse)

Film: “Pavel Chmaroff” du réalisateur N. Tikhobrazoff sera disponible sur place.

Colloque lundi 14 et mardi 15 mai de 10h30 à 13h et de 14h10 à 18h30


« Les artistes de l’émigration russe en France, de la Révolution d’octobre aux années 1950 »

Colloque consacré aux artistes de l’émigration russe en France de la Révolution d’octobre aux années 1950, qui se déroulera sous le haut patronage des ministères de la culture russe et français, de l’ambassade de la Fédération de Russie,et de l’association Dialogue franco-russe.

THEME

La problématique de l’art et des artistes au sein de l’émigration reste en marge de l’intérêt des chercheurs. Parmi les milliers de Russes arrivés en France après  les  événements d’Octobre (la Révolution), on note un grand nombre de peintres, sculpteurs, graveurs. Parmi les plus connus on peut citer : Chagall, Larionov, Gontcharova, Kandinsky mais aussi Benois, Bakst, Sérébriakova, Annenkov, Iakovleff, ou encore Chmaroff… De nombreux Russes furent élèves d’artistes français (tels que Laurens, Bouguereau)… Ils trouvèrent dans leur pays d’adoption, la France pour certains, une liberté de création. Certains restèrent fidèles à leur style, d’autres s’adaptèrent au nouvel environnement artistique. Quelques-uns commencèrent parallèlement une réflexion sur leur identité et leur appartenance nationale, comme en témoigne l’ « Union des Artistes russes » en France. L’apport de la création artistique russe n’est d’ailleurs pas toujours apprécié à sa juste valeur en France et beaucoup d’artistes finiront leur vie dans la misère.

C’est dans ce contexte que participeront les chercheurs russes et français à une réflexion sur ces artistes en partie oubliés par les historiens d’art et créer ainsi des échanges pour promouvoir les travaux scientifiques sur l’histoire culturelle de l’émigration russe en France.

Programme et horaires du Colloque

22
Fév

Pavel (Paul) Chmaroff

   Publié par: artcorusse   dans Articles de fond

Paul Chmaroff naît le 22 septembre 1874 à Voronej, grande ville située près du Don, à quelque 500 kilomètres au sud-ouest de Moscou.

Voronej.

On sait peu de choses sur son enfance et sa famille, les archives familiales et les ressources documentaires sur son œuvre ayant été dispersées entre Moscou, Saint-Pétersbourg et Paris.

Rue Molo Smolenskaya à Voronej où est né Paval Chmaroff.

On ne trouve guère d’éléments d’information à Voronej qui fut détruite à 95% pendant la Seconde Guerre Mondiale. Seuls subsistent quelques témoignages d’amis ou de personnalités qui l’ont croisé au cours de son existence.

Paul Chmaroff  ( Павел Дмитриевич Шмаров )Autoportrait.

D’origine paysanne, son père, Dmitri Shmyrov (ou Shmyrev), est un artisan respecté et aisé ; il possède un atelier de charronnerie employant de nombreux apprentis. On lui connaît trois enfants Vassili, Paul (Pavel) et Lioubov. Quand le 16 août 1885, Paul entre à l’école du district, la famille demeure au 5, rue Malaja Smolenskaya. Malheureusement en juin 1890, il est obligé de quitter l’école, probablement à cause de la mort de son père, cet événement booulverse la situation familiale. 

Paysannes (Paul Chmaroff) Mus. I. Brodski, Berdiansk.

Chmaroff le résume dans son journal en 1907 : « La première perte, celle de mon père, m’a peu touché, je ne l’aimais pas. La seconde, notre situation, a affecté durement mon amour propre. Tout a disparu à jamais, tout a été emporté. L’écrire me serre encore la gorge. Quelle humiliation, me sembla-t-il, quand un ami m’a offert un costume. J’ai refusé et je l’ai détesté. Il n’y avait pas d’argent, et j’ai dû abandonner mes études. Une vie insupportable, pleine de désolation a commencé, le froid dans la maison, les repas dont je n’ai pas souvenir. Ma sœur Liouba n’en comprenait pas alors la raison ».

Il est heureux d’obtenir un travail au Consistoire pour un misérable salaire de 4 roubles par mois puis enchaîne des petits boulots pour finir chez un photographe. Un travail de mieux en mieux payé, même s’il en a honte. Son frère, à la fin de ses études techniques, part pour Novorossisk (port sur la mer Noire) où il touche un salaire de 40 roubles, dont il envoie la moitié à leur mère.

Novorossisk.

C’est pendant cette période difficile que Paul rencontre Lev G. Soloviev (c.1837-1919), dessinateur et peintre d’icônes. Ami du philosophe Nikolaï Fedorev (1829-1903) et de Léon Tolstoï, Soloviev joua un rôle important dans le développement artistique de Voronej.

Nikolaï Fedorev  (Федоров, Николай Федорович) (1829-1903)

Paul Chmaroff entre en 1893 à l’école gratuite de dessin de la ville. Il y apprend la rigueur du dessin et l’étude d’après nature. Sous l’influence de son maître, il devient végétarien et adepte des idées de Tolstoï.

Leon Tolstoï ( Лев Толстой 1828-1910)

« L’art seul était jouissance » écrit Chmaroff dans son journal. Ses condisciples sont Mitrofan Fedorov(1870-1942), Aleksandr Boutchkouri (1870-1942), Vassa Epifanova (1875-1942), Elena Kiseleva(1878-1974), Konstantin Rausch-von-Traubenberg (1871-1935), ainsi que d’autres habitants de Voronej avec lesquels il continuera à avoir des relations suivies à différentes périodes de sa vie.

"Fête au village" (Paul Chmaroff).

Le jeune Paul découvre lors d’une exposition pendant cette période d’apprentissage, l’art des Peintres Ambulants. Apparu en Russie en 1863, ce mouvement pictural réaliste s’élève contre l’art académique en vigueur. Les œuvres qui illustrent ce mouvement sont essentiellement des peintures de genre, à caractère social et historique, traitant de la condition du peuple russe. Ces artistes ambulants organisaient des expositions itinérantes dans le but pédagogique de démocratisation de la culture.

"L'inconnue" I. Kramskoï (1883), un des créateurs des Ambulants.

Le futur maître de Chmaroff, Ilya Repine (1878-1955), Vassili Polenov (1844-1927) et Arkhip Kouindji (1842-1910) sont les chefs de file de ce mouvement des artistes ambulants. Il s’inscrira plus tard dans cette mouvance et participera aux expositions de leur Société.

Ilya Répine (autoportrait 1878).

La première exposition de l’Ecole de Dessin de Voronej, se tient du 25 décembre 1893 au 4 janvier 1894 et présente plus de 400 œuvres. Celles de Chmaroff sont remarquées par le Télégraphe de Voronej, notamment un portrait de jeune fille au minois vivant et sage. C’est également la première fois que l’artiste est appelé « Chmaroff » au lieu de Chmyrov.

"Portrait d'une jeune fille" (Paul Chmaroff).

Dès septembre 1894, ils sont 11 artistes à exposer parmi lesquels Chmaroff présente 70 œuvres. Elève brillant, Paul reçoit en 1894 le soutien du comité des mécènes de la ville de Voronej et part étudier comme auditeur libre, à l’Académie des Beaux-arts de Saint-Pétersbourg.

 Académie des Beaux Arts de Saint Petersbourg.

Accompagné par Mitrofan Fedorov, il intègre l’atelier dirigé par Repine, et rencontre les futures grandes figures de l’art russe tels Filipp Maliavine (1869-1939), Boris Koustodiev (1878-1927) ou Anna Ostroumova-Lebedeva (1871-1955).

A l’exposition des travaux d’élèves de 1895, ce jeune étudiant très doué verra son tableau « Le train de bois », réalisé pendant ses vacances à Voronej, récompensé par la somme de 75 roubles. Cependant malgré son talent, il souffre de ses origines modestes. Ses camarades le surnomment « Mitritch », « fils de Dmitri », une façon familière d’appeler les jeunes paysans, soulignant ainsi son côté provincial et bourru.

En 1897, il est officiellement admis comme élève de l’Académie. Remarqué par Kouindji et Répine, ce dernier écrit de lui : « Chmaroff va de l’avant; dans ce garçon, désespérément inculte, il y a un grand peintre… Quelle chaleur, quelle intégrité, quelle souplesse et plasticité dans ses études ! Combien il y a d’impression et de grandiose dans ses esquisses ! Et dans tout cela, des tableaux presque aboutis ».

Arkhipa Ivanovitch Kouindji  (Куинджи Архипа Ивановича, 1869).

En mai 1898, Igor Grabar et Dmitri Kardovski reviennent de Munich, enthousiasmés par l’école fondée par le peintre réaliste slovène, Anton Ažbe (1862-1905). Sans doute influencé par eux, Paul Chmaroff s’y inscrit à son tour en décembre. Il y côtoie le petit cercle russe de Marianne von Werefkin : Alexi von Jawlensky, Vassili Kandisky, ainsi que Igor Grabar et Dmitri Kardovsky. Il  rentre en avril à Saint-Pétersbourg.

Anton Ažbe (1862-1905) Антона Ашбе.

En 1899, il reçoit, pour sa fresque historique « Malheur aux vaincus ! », commande de l’Académie des Beaux-arts de Saint-Pétersbourg, le titre officiel de peintre, la médaille d’or et une bourse d’étude à l’étranger. L’un de ses camarades d’atelier se souvient : «Il peignait à larges touches, comme avec une brosse… Son dessin était par contre tout à fait à l’opposé. Ayant taillé vivement sa mine de plomb, il dessinait très finement et en détail sur le papier lisse presque sans ombres. Son idéal était Ingres. »

Malheur aux vaincus ! Горе побежденным!

Entre 1900 et 1902, grâce à sa bourse, il parcourt l’Europe de Vienne, à Rome, Florence et Venise. A Paris, Chmaroff étudie dans l’atelier du peintre académique Jean-Paul Laurens (1838-1921).

Jean-Paul Laurens (1838-1921)

Il réside dans le quartier du Parc-de-Montsouris, rue de la Tombe-Issoire, quartier à la fois haussmannien et campagnard où beaucoup d’artistes et d’exilés ont trouvé refuge.

Femme au bouquet de violettes (Paul Chmaroff)

En 1904, il découvre l’Espagne en compagnie de Boris Koustodiev. Ces pérégrinations n’empêchent pas Chmaroff de présenter régulièrement ses œuvres aux Salons de Printemps de l’Académie.

Le village en hiver (Paul Chmaroff).

De 1900 à 1910, il exécutera des portraits de la noblesse et de la bourgeoisie intellectuelle, mais aussi du tsar Nicolas II et de la famille impériale, ce qui lui vaut le titre de « peintre du tsar ».

Inna Alexandrovna Domogarova  (Musée des Beaux arts Voronej).

Le caractère de Chmaroff, d’après ce qu’il ressort de son journal, est celui d’un coureur de jupons. Il compte ses aventures comme Don Giovanni : il aura plus de 99 conquêtes avant son départ de Voronej.

Femme en robe du soir (Paul Chmaroff)

En 1906, il a une liaison avec une femme mariée, dont il aurait eu un enfant. Elle porte le nom de sa sœur adorée Liouba, décédée, il lui écrit d’interminables lettres sans pouvoir ni les lui envoyer ni la rencontrer. En 1909, il est à Paris avec une jeune ballerine des Ballets russes, Lidya Mouromskaya.

Lidya Mouromskaya, (Musée du Theâtre de Saint Petersbourg).

Chmaroff peint alors de grands tableaux de genre ou de bataille ainsi que des panneaux décoratifs. Il dessine aussi bien pour des journaux (Vetchernee Vremia, Novoie Vremia et la Revue du Théâtre littéraire et artistique) que pour le théâtre. Il réalise également des illustrations pour les œuvres des poètes et écrivains Nikolaï A. Nekrassov (1821- 1878), Alexandre S. Pouchkine (1799-1837), Mikhaïl Y. Lermontov (1814-1841), comme pour l’historien et archéologue Ivan J. Zabelin (1820-1908).

Sa peinture monumentale « La Bataille de Borodino » (1912)  (dont le lieu de conservation reste inconnu) obtient un vif succès, relaté ainsi par le journal local, Vetchernee Vremia : « Les peintres de batailles talentueux sont rares à présent, chez nous, comme à l’étranger. Une agréable exception est faite par les travaux de Chmaroff réussissant à joindre une large palette savoureuse à la fidélité du dessin, la composition et l’exactitude historique ».

Dessin de Moscou (Paul Chmaroff).

En 1912, à l’instigation des peintres Ilya E. Repine et Vladimir E. Makovsky (1846- 1920), et du sculpteur Vladimir A. Beklemishev, il est proposé comme académicien, mais n’obtient pas la majorité des suffrages.

Pavel Chmarov au cours de Répine à l'Académie 
 des Beaux Arts de Saint Petersbourg.

Il sera élu en 1916 à la seconde présentation de sa candidature. Il préside alors le comité de l’Exposition de Printemps dans les salles de l’Académie de peinture, qui présente l’exposition annuelle des travaux d’élèves.

Réunion de professeurs à l'Académie des Beaux Arts de Saint Petersbourg.

Cette même année 1916, il reçoit commande du plus grand quotidien russe de l’époque Novoïe Vremia (Temps nouveau), par l’intermédiaire de Boris A. Souvorine, fils du célèbre éditeur Alexeï S. Souvorine (1834-1912) et de l’écrivain Anton Tchekhov. Il part alors pour le front oriental (Pologne) et exécute une série de 30 dessins sur le thème de la guerre. Ses travaux sont publiés dans diverses revues.

Novoïe Vremia (Temps nouveau)

En 1917, au tout début de l’ère soviétique, il participe à la première exposition de tableaux, études et esquisses de la Fondation A. I. Kouindji, puis, en 1919, à la première exposition nationale libre d’œuvres d’art.

Début 1923, il part à l’étranger, d’abord à Rome pendant presque deux ans, puis s’installe à Paris en décembre 1924 dans le 14ème arrondissement. Il continue à peindre ses paysages peuplés de roussalki, ces ondines slaves, ou de jeunes paysannes en costumes russes, et de nombreuses natures mortes.

Jeunes paysannes (Paul Chmaroff).

Troïka (Paul Chmaroff- Musée des Beaux Arts Voronej).

"Quatre paysannes russes" (Paul Chmaroff).

Il travaille essentiellement sur commande comme portraitiste et exécute, entre autres, les portraits du chanteur d’opéra et acteur russe, Fédor Chaliapine (1873-1938) et celui du danseur et chorégraphe d’origine ukrainienne, Serge Lifar (1905-1986). Il ne cessera jamais de peindre en parallèle, des paysages peuplés de baigneuses, empreints de la nostalgie de sa terre natale.

Chaliapine dans Boris Godounoff (Paul Chmaroff).

Lors de sa première grande exposition à Paris en 1928, à la Galerie Charpentier, (76, rue du Faubourg Saint-Honoré), il présente des portraits, des natures mortes et des paysages habités.

La femme en bleu (Paul Chmaroff).

Bouquet de lilas (Paul Chmaroff).

Le musée du Luxembourg y acquiert une « Baignade ». Il participe aux expositions d’Art russe à Paris (Galeries d’Alignan en 1931 et La Renaissance en 1932), ainsi qu’en Allemagne, Angleterre, Belgique, Hollande, puis en Argentine et en Yougoslavie.

"Les naïades" (Paul Chmaroff).

Sa femme, Olga Vinogradova est une ancienne costumière du Bolchoï qui a réalisé notamment le costume de Chaliapine pour Boris Godounov. A Paris, ses broderies lui permettent de gagner sa vie. Jusqu’en 1939, il expose au Salon des Artistes français et travaille pour le théâtre, et très probablement pour les Ballets russes. A Paris, il décore l’atelier de danse de Serge Lifar.

Olga Vinogradova, Madame Chmaroff (Paul Chmaroff).

Pourtant, il arrive difficilement à vivre confortablement de son art et, souvent, paie ses loyers en tableaux.

Chmaroff crée parfois des cartons pour ses tapisseries.

Olga peint également à l’aiguille des icônes.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, ils déménagent à Boulogne-Billancourt,

juste après le bombardement des usines Renault

Bâtiment de Renault après le bombardement du 4 avril 1943

Chmaroff parlant à peine le français, ils côtoient essentiellement d’autres émigrés russes mais il travaille surtout pour un riche entrepreneur en bâtiment pour lequel il compose des fresques décoratives, exécute des portraits, des nature mortes ou et des baigneuses.

Trois baigneuses se déshabillant (Paul Chmaroff).

Pendant cette période, il est un intime de l’artiste peintre la plus emblématique des années Art déco, Tamara de Lempika (1898-1980), mais surtout de sa sœur, décoratrice et architecte, Adrienne Gurwick-Gorska (1899- 1969), dite Tamara de Lempicka.

Adrienne Gurwick-Gorska (1899- 1969), dite Tamara de Lempicka.

En 1946, l’Union des patriotes soviétiques organise rue Galliéra, à Paris, l’exposition « Hommage à la Victoire » à laquelle participe Chmaroff avec un portrait de Staline en généralissime. Certes sa mère-patrie lui manque cruellement, mais c’est sans la revoir qu’il meurt le 2 juillet 1950.

Il est enterré dans le cimetière Pierre Grenier de Boulogne-Billancourt. Mais sa tombe a disparu, sa dépouille ayant rejoint les anonymes dans la fosse commune. Chmaroff laisse en France une œuvre abondante liant la tradition russe au style Art Déco.

En 1955, sa femme et ses amis organiseront une exposition rétrospective à la Galerie Charpentier.

Olga meurt un an plus tard ; son fonds d’atelier sera alors dispersé.

Catherine Boncenne, historienne d’art.


Repères biographiques :

1874 : Naissance de Pavel Dmitrievitch Chmaroff à Voronej.

1893-1894 : Etudes à l’école gratuite de dessin de Voronej sous la férule de Lev G. Soloviev.

1894 : Auditeur libre à l’Académie des Beaux-arts de Saint-Pétersbourg dans l’atelier d’Ilya Repine.

1899 : Reçoit le titre de peintre, la médaille d’or et une bourse d’étude à l’étranger, avec « Malheur aux vaincus ».

1900-1902 : Voyages à Vienne, Rome, Florence, Venise, Munich et Paris.

1904 : Découverte de l’Espagne avec Koustodiev.

Reçoit la médaille d’or à l’Exposition Universelle de St Louis, Etats-Unis pour « La Parisienne »

1905 : Récompensé par le Ier prix Alexandre III de la Fondation A.  Kouindji pour « En attendant le train », et le 2ème prix à l’Exposition Universelle de Liège avec « L’Année 1812 »

1900-1910 : Exécute les portraits de la Grande Duchesse Maria Pavlovna, du comte Moussine Pouchkine, du prince Youssoupov-Soumarokoff-Elston, du ministre de la guerre Kouropatkine, de l’éditeur Souvorine, du tsar Nicolas II…

1914 : Travaille à la Commission d’acquisition des tableaux pour les musées de province de la fondation A. I.  Kouindji, fondée en 1909.

1916 : Elu académicien, il préside le comité de l’Exposition de Printemps dans les salles de l’Académie de Peinture. Il part pour le front et exécute 30 dessins sur le thème de la guerre.

1917 : 1ère exposition de tableaux, études et esquisses de la Fondation. A. I. Kouindji.

1919 : 1ère exposition nationale libre d’oeuvres d’art.

1922 : 16ème exposition de l’Union des artistes russes.

1923 : Emigre en Italie, à Rome.

1924 : S’installe à Paris dans le 14ème arrondissement.

1928 : 1ère exposition personnelle à la galerie Charpentier, Paris. Participe à l’Exposition d’Art Russe, à Bruxelles.

1930 : Expositions d’Art Russe à Belgrade et Berlin.

1931 : Expose à la Galerie d’Alignan, Paris.

1932 : à la Galerie de la Renaissance, Paris.

1946 : Exposition « Hommage à la Victoire », Union des patriotes soviétiques, Paris.

1950 : Décède à Boulogne-Billancourt.

1955 : Exposition rétrospective à la Galerie Charpentier, Paris.

2000 : Exposition « Le symbolisme russe », musée des Beaux-arts de Bordeaux

2010 : – Rétrospective Galerie Zurab Tseretelli de Moscou, (Fédération de Russie)

–  Expotion au Musée des Beaux-arts de Voronej, (Fédération de Russie)

– Expostion à l’Académie des Beaux-arts de Russie de Saint-Pétersbourg. Saint Petersbourg,  (Fédération de Russie)

–  Exposition « Les artistes russes hors frontières », Musée du Montparnasse, Paris.

2012: Exposition à l’Espace Cardin, Paris

18
Déc

Pavel Chmaroff à St Petersbourg

   Publié par: artcorusse   dans Expositions, Informations

Exposition du 16 décembre 2010 au 27 janvier 2011

Salle Titien

Académie des Beaux-Arts de Russie

Saint Pétersbourg


Dans les salles où Pavel Dimitrievitch Chmaroff (1874-1950) a lui-même accroché ses oeuvres lors des Salons de Printemps de l’Académie Impériale des Beaux Arts de Russie.

L’inauguration s’est déroulée en présence des plus hautes personnalités du monde artistiques de St Petersbourg.

Aprés le succés de cette magnifique exposition cet été à Moscou, puis à Voronej en présence du ministre de la Culture A. Avdeev,

90 œuvres de cet artiste méconnu en Russie, puisqu’il a vécu et France en raison de la Révolution, sont présentées au public russe.

Elève d’Ilya Répine à l’Académie des Beaux Arts de St Petersbourg, nommé académicien en 1916, il parcouru l’Europe pour s’installer à Paris en 1924. Portraitiste,  dessinateur, aquarelliste, il avait une prédilection pour les baigneuses.

Grâce au collectionneur français, Joel Garcia qui est tombé amoureux des œuvres de ce peintre, une grande partie de ces œuvres

reviennent sur sa terre natale, et à l’Académie des Beaux Arts de Saint Petersbourg où il a fait ses armes

et obtenu ses dîplomes et son titre d’académicien.

Conférence de Presse.

Joel Garcia ( à gauche) et Catherine Boncenne (à droite) commissaire de l’exposition.

Ouverture officielle de l’exposition

Durant l’exposition le film ” Pavel Chmaroff” du réalisateur français Nicolas Tikhobrazoff, film selectionné

au festival Zerkolo 2010 (Ivanovo) est présenté. Voir des extraits ( Cliquez)

Académie des Beaux-Arts de Saint Petersbourg

Universitetskaya nab., 17

199034, Saint-Pétersbourg

Ouverture et horaire:
Mercredi –Dimanche – 11.00-18.00

Accés:

Métro Vasileostrovskaya ,

Trolleybus 1 et 10 ,

Bus: 7, К-147 et К-187tel: (812) 3236496, (812) 3233578

Renseignements: ( Cliquez ) site en russe.

9
Sep

“Pavel Chmaroff”, Moscou et Voronej

   Publié par: artcorusse   dans Expositions, Informations

Pavel Chmaroff ( 1874 – 1950 )
Galerie Zourab Tsereteli
20 juillet – 22 août 2010 et en Septembre à VORONEJ

L’Académie des Beaux Arts de Moscou, Joel Garcia et l’Association “Dialogue franco-russe”, présentent dans les salles de la galerie du sculpteur Zourab Tsereteli,dans le cadre de l’Année croisée France Russie:

Galerie Z. Tsereteli, filiale de l’Académie des Beaux Arts de Moscou

90 œuvres de Pavel Chmaroff, cet artiste né en Russie à Voronej. Elève d’Ilya Répine à l’Académie des Beaux Arts de St Petersbourg, nommé académicien en 1916, il parcouru l’Europe pour s’installer à Paris en 1924. Portraitiste,  dessinateur, aquarelliste, il avait une prédilection pour les baigneuses.

Durant cette exposition un film documentaire  “Pavel Chmaroff ” du réalisateur Nicolas Tikhobrazoff est présenté.

Extraits du film sur Daylimotion ( Cliquez ), version en français.

Extraits du film sur You tube ( Cliquez ).

En septembre l’exposition sera présentée à Voronej, ville natale de ce grand peintre, au musée I.H. Kramskoï.

Vernissage le 20 juillet en présence de Joël Garcia (le collectionneur), Catherine Boncenne commissaire de l’exposition et les personnalités de l’Académie des Beaux Arts de Moscou.


Ouverture le 9 septembre au Musée I. Kramskoï à VORONEJ.

Aprés le succés à Moscou, les œuvres de Pavel Chmarov sont exposées dans sa ville natale, au musée Ivan Kramskoï, l’inauguration s’est déroulée en présence de Vladimir Dobromirov directeur du musée.

Le vernissage officiel s’est déroule  le 16 septembre,  en présence du ministre de la culture de la Fédération de Russie Monsieur Alexandre Avdeev et, venu spécialement de Paris  Monsieur Joel Garcia, le collectionneur entouré des personnalités locales .

(de gauche à droite),m. Joel Garcia, m. Alexandre Avdeev ministre de la culture,
M. Vladimir Dobomirov directeur du musée Kramskoï et
M. Alexeï Gordeev gouverneur de la région de Voronej.

Vladimir Dobomirov, directeur du musée Kramskoï.

Facade du musée I. Kramskoï à Voronej.
29
Août

Exposition Paul Chmaroff

   Publié par: artcorusse   dans archives

Paul Chmaroff ( (1874-1950)

Hall Freyssinet, Paris 

Irène (1930)

Né à Voronej en 1874, de son véritable nom Pavel Dmitrievitch Chmyrov. D’abord élève de l’Académie des Beaux Arts de Saint-Pétersbourg en 1894. Médaillé en 1898, il voyage a travers l’ Europe (Vienne, Florence Rome, Paris …)  devient académicien sur proposition de son professeur Ilya Répine en 1916, dont il devient le principal collaborateur. Paul Chmaroff a effectué quelques séjours à Paris, où il reçoit encore les leçons du peintre d’histoire, Jean-Paul Laurens.

Auto portrait (vers 1940)

À son retour en Russie, il est nommé peintre de la cour du tsar Nicolas II. Après la Première Guerre mondiale, Chmaroff émigre tout d’abord en 1923 à Rome puis en 1924 il s’installe définitivement à Paris et peint, aussi bien des paysages, des animaux que des portraits ( Chaliapine, S. Lifar ) ou des nus. Il meurt en 1950 dans la banlieue parisienne, à Boulogne Billancourt.

Bouquet de roses


Les Baigneuses.

Pour la 1ère fois en France, la Halle Freyssinet,  prête son cadre historique et atypique tout de béton et de lumière à la 1ère grande rétrospective de ce talentueux peintre académicien, principal collaborateur de Répine, qui officia a la cour du tsar Nicolas II et que l’on surnomma le ‘Renoir’ russe.
Cette exposition se tiendra également courant été 2010 dans les galeries de l’Académie des Beaux Arts de Russie à Moscou puis au Musée Régional de Voronej, ville natale de Paul CHMAROFF, dans le cadre des Années Croisées France Russie.

28 janvier au 14 février 2010

Tous les jours de 11h à 19h

Halle FREYSSINET – 55 Bd Vincent Auriol – Paris 13e

(M° Chevaleret)



						
					
25
Juil

Pavel Chmaroff à Moscou

   Publié par: artcorusse   dans archives, Expositions, Peinture

Pavel Chmaroff ( 1874 – 1950 )

Galerie Zourab Tsereteli

20 juillet – 22 août 2010

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L’Académie des Beaux Arts de Moscou, Joel Garcia et l’Association “Dialogue franco-russe”, présentent dans les salles de la galerie du sculpteur Zourab Tsereteli,dans le cadre de l’Année croisée France Russie:

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Galerie Z. Tsereteli, filiale de l’Académie des Beaux Arts de Moscou

90 oeuvres de Pavel Chmaroff, cet artiste né en Russie à Voronej. Elève d’Ilya Répine à l’Académie des Beaux Arts de Saint Pétersbourg, nommé académicien en 1916, il parcouru l’Europe pour s’installer à Paris en 1924. Portraitiste, dessinateur, aquarelliste, il avait une prédilection pour les baigneuses.

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Durant cette exposition un film documentaire “Pavel Chmaroff ” du réalisateur Nicolas Tikhobrazoff est présenté.

Extraits du film sur Daylimotion ( Cliquez ), version en français.

Extraits du film sur Youtube ( ÔªøCliquez ).

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En septembre l’exposition sera présentée à Voronej, ville natale de ce grand peintre, au musée I.H. Kramskovo.

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Vernissage le 20 juillet en présence de Jo√´l Garcia (le collectionneur), Catherine Boncenne commissaire de l’exposition et les personnalités de l’Académie des Beaux Arts de Moscou.

Galerie Zourab Tsereteli

19 rue Pretchitenka

Moscou.

Ouvert tous les jours sauf le lundi de 12h à 20h, dimanche de 12 à 19 h.

23
Juil

Pavel Chmaroff peintre russe (1874-1950)

   Publié par: artcorusse   dans Peinture, Reportages filmés

Extrait du film documentaire “Pavel Chmaroff”, sélectionné au IV° Festival du film “Zerkolo” à Ivanovo. P. Chmaroff peintre russe né à Voronej en Russie, a vécu, travaillé à Paris, décédé en 1950 pres de Paris.


Pavel Chmaroff peintre russe (1874-1950)
envoyé par artcorusse. – Regardez plus de courts métrages.

logo_ccrVendredi 25 et samedi 26 novembre 2016

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Le sixième “Conseil de coordination du Forum des Russes de France” s’est déroulé encore cette année dans les locaux de l’ambassade de Russie, réunissant  330 associations, soit plus de 400 participants, tous d’origine russe vivant en France venus des quatre coins de l’hexagone. Parmi ceux-ci, une trentaine d’ associations ont été représentées pour la première fois. Certains participants au forum sont des jeunes associations, des entrepreneurs et des représentants des structures d’entreprises privées, jouant un rôle actif dans la vie de la communauté russe en France. La majorité des associations, soucieuses de ne pas perdre leurs racines, ont pour but  la connaissance de la culture russe et la préservation de la langue russe.

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Artcorusse en la personne de Larissa Noury, artiste plasticienne membre du bureau et de son président ont participé à ce VIème Forum.

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La grande salle de spectacle de l’ambassade accueillit toutes les délégations , Michel Grabar président en titre du Conseil de coordination du Forum, à ouvert officiellement ce forum par les discours,  demandant à Monsieur Orlov ambassadeur en France de la Fédération de Russie de prononcer le discours inaugural d’ouverture, suivi de celui du nouvel attaché culturel M. Andréanov ,de M. Igor Schpynov directeur du CCRS de Paris et d’un representant venu de Russie.

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Suivi d’une communication officielle du bureau du Conseil de coordination du Forum des Russes en France lu par M. Dimitri de Kochko, faisant suite à une résolution, considérée comme inadmissible prise  la veille au parlement européen:

COMMUNIQUE

Parlement européen : l’odieux et la bêtise contre les médias russes

La russophobie médiatique et politique que nous subissons à haute dose dans les pays occidentaux depuis deux ans, a atteint un sommet dans l’odieux et la bêtise le 23 novembre dernier, au parlement européen avec un vote recommandant de «lutter» contre les médias et les institutions culturelles russes en les assimilant, pour faire bon poids, à la «propagande de Daesh».

Ce vote prend prétexte d’une pseudo «propagande russe», c’est à dire de l’existence de médias alternatifs au mainstream otanien, pour «demander à la Commission de présenter certaines initiatives législatives afin de contrer de manière plus efficace et plus responsable la désinformation et la propagande», selon la terminologie technocrato-hypocrite pratiquée souvent à Bruxelles, qui sous-tend bien évidemment sans le dire, la possibilité d’interdire les médias en désaccord avec la ligne générale…

Sont visés explicitement la chaîne de télévision multilingue R.T, l’agence de presse Sputnik (qualifiée de soit-disant agence??), et aussi de la fondation «Monde Russe» (Русский Мир) et de Rossotroudnichestvo, l’agence qui gère les centres culturels à l’étranger.

C’est un vote stupéfiant ! Stupéfiant et inadmissible. Les valeurs de liberté d’information et de liberté d’opinion, affirmées comme fondamentales dans l’Union européenne sont ainsi niées et jetées aux orties.

Par ce vote, le parlement de la petite Europe essaie de renverser les rôles, en accusant les médias russes de la pratique médiatique chez nous. Ce que du reste les quelque 170 députés qui ont voté contre, n’ont pas manqué de relever.

Le texte emberlificoté justifie au passage la création d’une officine de propagande anti-russe à nos frais et des financements «souples» et «directs» avec nos impôts, de toutes sortes d’organisations «aux médias, groupes de réflexion et ONG indépendants, en particulier dans la langue du groupe cible».

C’est bien la preuve que la russophobie déchaînée, ici sans doute alimentée par certains pays est-européens soucieux de s’attribuer des financements de la part des pays contributeurs, est d’abord un problème pour nous, dans les pays de l’Europe occidentale. Plus encore que pour la Russie.

Bien sûr, on ne mésestime pas les conséquences sur les relations franco-russes, auxquelles nous tenons pour notre avenir, et sur les sentiments de haine permanents véhiculés par ces messages qui heureusement ne rencontrent pas d’échos chez une majorité d’Européens. Quelquefois même ils ont l’effet contraire, ce que reconnaît à contrario le vote d’un tel texte.

Le texte est malhonnête et idiot. Les relations internationales impliquent la réciprocité. Cela pourrait signifier que si la recommandation du Parlement de l’UE était suivie, nous pourrions assister à la fermeture en Russie des centres culturels de l’Institut français, de l’institut Goethe ou Cervantes, voire de dizaines d’Alliances françaises… Que la diffusion de France24, de TV5, de la DeutscheWelle et de tous les médias de l’UE pourraient être suspendus…

Est-ce vraiment le but recherché ?

Le Conseil de Coordination du Forum des Russes de France appelle à tout faire pour empêcher l’application d’une telle dérive d’un autre âge.

Forum des Russes de France du 24 novembre 2016

Dimitri de Kochko annonce la crétion d’un site “Stop Russophobie”(CLIQUEZ)

Des prix furent remis à certaines personnalités présentes ainsi que des diplômes à plusieurs récipendiaires ayant œuvrés dans leurs associations, citons Monsieur Henri Paul Falavigna et Victoria Faddeeff pour l’action de l’association « Solidarité enfants de Beslan »respectivement président co-fondateur de l’Association et vice présidente de l’association.

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Victoria Faddeeff et Henri Paul Falavigna recevant le diplôme des mains de Michel Grabar, Président du Conseil de coordination du Forum des Russes de France. © Artcorusse

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Victoria Faddeeff et Henri Paul Falavigna

S’en est suivi l’énumération par  les responsables des commissions de travail des activités de leurs associations après les résolutions prises lors du Vème Forum. Section de la préservation culturel du patrimoine russe en France, section de l’enseignement du russe en France, section pour les relations économiques avec la Russie, section de coordination des festivals et des projets culturels, section humanitaire, section de la jeunesse et section juridiques des femmes et enfants ruses et de la famille en France….

Le Forum ayant commencé à 10h 30 les participants firent une pose pour déjeuner à 14h dans la salle dite des mariages.

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Reprise des travaux du Forum par les commissions regroupant les membres des divers sections pour établir les projets pour cette année. De nombreuses propositions et discussions ont eu lieu lors de ces commissions de travail.

La journée ce termina par un cocktail dinatiore dans la grande salle de gala de l’ambassade ou les différents participants purent se retrouver afin d’échanger et débattre encore des futurs projets.

Le lendemain samedi 28 novembre arrivée à 9h30 des participants pour signer la feuille de présence et vers 10h30 commencèrent les réunions des différentes commissions de travail, sous la direction des responsables de sections, M. Grabar ( économie), N. Kazoutchine-Bontchy (droits des femmes, des enfants et de la famille), S. Sevil (relation de l’enseignement avec la Russie), D. de Kochko ( SMI), G. Druon (Festivals et projets culturels), G. Chepelev (humanitaire et social). Après une interruption bien méritée à 14h15 fut proposé de choisir un des 14 projets de mémorial présenté dans les couloirs.

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L’on procéda au vote du nouveau bureau, (liste des prétendants et leur présentation (CLIQUEZ) dont les résultats ne furent connus qu’en fin de journée, à la fin des travaux des commissions et de leurs comptes- rendus par les présidents de sections. Principaux souhaits, une meilleure coordination entres les asssociations à travers la France.

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Bureau de vote pour projet de mémorial et du nouveau bureau.

Artcoruse participa à la section festivals et projets culturels, en proposant d’annoncer sur notre site les événements organisés  par les associations présentes, ainsi que nos actions ciné-conférences. Etant donné que nous sommes dans l’année du Cinéma: le film sur la vie de Drankov pionnier russe du cinéma  qui réalisa “Stenko Razine”et les reportages sur la vie de Tolstoï ( Film réalisé par Nicolaï Sologoubovsky), le film sur le peintre Chmaroff (de N. Tikhobrazoff primé au festival Tarkovski en 2010)…..

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Participants à la commission Culture.

Pendant le dépouillement des votes s’est tenu une réunion permettant aux membres russes du Forum de poser des questions adminitratives au consul général Dmitri Maratobutch et à ses collaborateurs.

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A 2oh ont été annoncés les résultats de l’élection du nouveau Conseil, sur les 215 votants représentants d’associations et d’autres structures.

Résultats des votes

Kazoutchini (Казучини Бончи Алексеева Наталья, Шаг за шагом, Vanves) : 142 voix
Chepelev (Шепелев Георгий, INALCO (Национальный институт восточных языков), Paris) : 121 voix
Dobrodon (Добродон Жанна, Русское Наследие, Ассоциация , Champagne sur Seine) : 116 voix
Aguichina (Агишина Гузель, Журнал “Перспектива”Marseille) :111 voix
Gadal (Гадаль Екатерина, Славянские женщины и дети, Paris) : 103 voix
Sizova (Сизова Алла, Русский дом в Страсбурге, Strasbourg) : 100 voix
de Kochko(Де Кошко Дмитрий Борисович , Франция Урал , Paris) : 98 voix
Grabar (Грабар Михаил, MG Conseil, Paris) :96 voix
Sidenko (Сиденко Антон, Херсонес, Ассоциация, Paris) : 88 voix
Stroutz (Струц Виталий, Гуманитарная миссия Надежда и жизнь, Loriol sur Drome) : 87 voix
Iakounina(Якунина Василиса, Молодежная Секция Российских Соотечественников Франции, Ассоциация Молодежи за Большую Европу, Париж) : 86 voix
Druon (Дрюон Галина, GRALTAN, Европейская ассоциация бурятской культуры , Fontenay-sous-Bois) : 80 voix
Joukowsky (Жуковский Игорь, Россия-Аквитания, Ассоциация, Bordeaux) : 77
Sivil (Сивиль) : 75
Berg (Берг Евгений, Союз русофонов Франции, Paris) : 64 voix
Velitchkina (Величкина Ольга, ЛАДО-Полифония, Saint-Denis) : 64 voix
Novikov (Новиков Эдуард, Радио Двух Столиц) : 61 voix
Aïzatova (Айзатова Альфия, Дом Франция-Татарстан, Paris) : 53 voix
Sidorenko (Сидоренко Юрий Федорович, ИРИК-Франс, Paris) : 53 voix
Les 15 autres candidats n’ont pas obtenus les voix necessaires
 ≈
Le Conseil du forum russe de Coordination est élu pour un mandat d’un an. Les réunions du Conseil de coordination se réunit au moins une fois par mois.
Le nouveau  bureau du Conseil se compose de 19 membres comprenant: N. Kazuchini-Bonci, G. Chepelev a été nommé responsable du bureau, Zh. Dobrodon, G. Agishina, E. Gadal, A. Sizova, D. Koshko, M. Grabar, A. Sidenko, V. Struts , Yakounine, G. Dryuon, I. Zhukovsky, S. Sevil, E. Berg, O. Velichkina, E.Novikov, A. Alfiya,et Yu. Sidorenko.

Tous les participants se séparèrent, en espèrant se revoir lors du prochain Forum en 2017.

 

Sigle année russ Monaco

Exposition de

300 toiles de la collection

Tatiana et Georges Khatsenkov

25 juin 2015 au 27 août 2015

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Tatiana et Georges Khatsenkov

Pour Tatiana et Georges Khatsenkov, “la peinture russe et l’art moderne ont entretenu des rapports aussi fructueux que méconnus”. C’est l’une des raisons qui a poussé Georgy Khatsenkov à créer une collection unique qui fait revivre ces peintres expatriés au moment de la Révolution russe. Ils sont collectionneurs et propriétaires de la Galerie Monaco-Fine-Art. Plus de trente ans est le temps qu’il aura fallu à Tatiana et Georgy Khatsenkov pour rassembler près de 5 000 pièces, retraçant la grande et la petite histoire des peintres russes en exil. Une diaspora qui, en se mêlant à Paris aux artistes français, participa à l’éclosion des avant-gardes de 1900 à 1970. Georgy est originaire de Moscou où il fut journaliste. Lorsqu’il arrive en France il est surpris d’y découvrir autant d’artistes russes méconnus dans son pays alors que la plupart participèrent à l’émancipation de l’art moderne en Europe.

Exposition consacrée essentiellement à l’œuvre des artistes russes qui ont quitté leur pays, la Russie au début du XXième siècle ou ont été obligés d’émigrer après la révolution de 1917. La plupart de ces artistes sont passés par Paris et ont séjourné à Monaco et sur la Côte d’Azur.

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Youri (Georges)ANNENKOFF(1889-1974)Poissons rouges,

1928 Huile sur toile 74×60

Certains d’entre eux, comme Vassili Kandinsky, Alexeï Iavlensky, Marc Chagall et Chaïm Soutine, ou encore Léon Bakst, le célèbre décorateur des Ballets russes, ont acquis une gloire universelle, certains autres, non moins doués, sont restés jusqu’à nos jours dans l’ombre et même dans l’oubli.

3-69

Boris CHALIAPIN (1904-1979) Nudebout,

I929 Huile sur toile marouflée sur panneau 116×81 cm

Ces artistes russes en exil ont apporté une contribution considérable soit dans le parcours des avant-gardes et de l’art abstrait soit dans celui de l’art figuratif, y compris le réalisme poétique et l’art néo-classique des années de l’entre deux-guerres et dans la période qui suivit la Seconde Guerre mondiale ce que l’on a nommé “l’École de Paris”. Leur contribution fut décisive non seulement dans le développement de l’Art Déco mais aussi dans la formation du design moderne en général. Mais qui, en dehors de certains spécialistes, de quelques marchands et de rares collectionneurs, se souvient maintenant de Georges Annenkov, de Pavel Chmaroff, de Léopold Survage, de Serge Férat, de Serge Ivanoff, de Pavel Tchélitcheff, de Marie Vassilieff, de Léonide Freschkopf et de Pavel Tchelitchew, Tchistovsky, Constantin Terechkovitch, Marie Vassilieff, Ossip Zadkine et de bien d’autres  ?

Voir sur Artcorusse l’exposition au Musée de Montpartnasse

” Artistes hors Frontière” (CLIQUEZ)

 

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Léopold SURVAGE (1879-1968)Quatre Grâces,

1924 Huile sur toile 146×114 cm

Renseignements sur la galerie Fine Art, organisatrice de l’exposition: (CLIQUEZ)

ENTRÉE GRATUITE

Salle du Quai Antoine Ier
4, quai Antoine Ier
98000 Monaco
Contact
Tél. : +377 98 98 83 03

Horaires :  Ouvert du mardi au dimanche : de 13h à 19h

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L’expression générique « École de Paris » pose un problème lorsqu’on l’utilise pour désigner un groupe d’artistes en particulier. En réalité, elle ne fait référence à aucune école ayant véritablement existé ; l’expression, qui a fait l’objet d’emplois impropres, reste donc ambiguë et mérite d’être explicitée.

Dans son Dictionnaire des peintres de l’École de Paris (1993), Lydia Harambourg justifie l’emploi de l’expression par la continuité qu’elle permet d’établir entre les différentes phases de développement de l’art moderne de la part d’artistes ayant eu Paris pour résidence. Son livre ne présente pas une école ou un courant particulier, mais vingt années de peinture à Paris
« Le terme École de Paris sera gardé, parce qu’aucun autre ne peut mieux désigner, en ces années d’après-guerre, la suprématie de la capitale en matière d’art. »
Dans cette acception, l’École de Paris rassemble les artistes ayant contribué à faire de Paris le foyer de la création artistique jusque dans les années 1960. Citons quelques artistes russes : Natalia Sergeevna GONCHAROVA (1881-1962), Zinada SEREBRIAKOVA (1884-1967), Georges A. de POGEDAIEFF (1897-1971), Pavel CHMAROFF (1874-1950) ………

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Jean POUGNY “Coin d’atelier”
1945-46 / Huile sur carton / 50 x 18 cm

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André LANSKOY – Sans titre
1956 / Collage sur papier / 74 x 51 cm

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Sonia DELAUNAY “Ronds rouge noir sur fond bleu”
C.1945 / Gouache sur papier / 24 x 29,5 cm
Dédicacé en 1945 à Albert Gleizes

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Vladimir BARANOFF-ROSSINE
“Autoportrait”
C. 1910 / Huile sur toile / 72 x 48 cm

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Marc CHAGALL ” Le Pot de terre et le Pot de fer”
1927 /Gouache sur papier /51 x 40,5 cm

Survage

Survage, Léopold
Nature morte à la poire
C.1918 / Huile sur toile / 65 x 50 cm

Galerie Le Minotaure                                              Galerie Alain le Gaillard
2 Rue des Beaux Arts                                                     19 rue Mazarine
75006 Paris                                                                      75006 Paris – France

Ouvert du mardi au samedi                                          Tél. :    +33 (0)1 43 26 25 35
de 11h à 13h et de 14h à 19h
téléphone : 01 43 54 62 93

23
Jan

2° édition RUSSENKO au Kremlin Bicêtre

   Publié par: artcorusse   dans Evenements

Le Kremlin Bicêtre

à l’heure de la Russie

Vendredi 28, samedi 29 et dimanche30 janvier 2010

C’est à une véritable fête cocasse et merveilleuse que la conjugaison des savoir-faire russe et français convie petits et grands autour de ce texte oublié de George Sand.
Entre fable satirique et conte onirique, avec des personnages tantôt humains tantôt insectes, l’histoire de Gribouille dresse le portrait sans concession de la famille et d’une société ou le partage des richesses est constamment questionné.

Anna Abalikhina et le groupe de performeurs Asymmetrique Answer poursuivent leur recherche sur l’interaction entre la vidéo et la danse. Ils travaillent à la fois avec l’espace, le corps, le gra- phisme, la lumière, le son et les couleurs.
En captant les mouvements des performeurs, le vidéaste récolte des informations et transforme la danse en images graphiques aux- quelles s’ajoute un travail en direct sur le son.

Un hommage à la poésie où se déploie une langue riche, lyrique, pleine d’humour et de grandeur d’âme.
Marina Tsvetaïeva y évoque les souvenirs de la Russie de son enfance. Elle témoigne dans ce texte de l’ambition de la poésie d’habiter véritablement le monde.

Ecam – 2, place Victor Hugo ( Plan 1)

Renseignements : 01 45 15 55 46
Plein tarif : 20€ – Tarif réduit : 14€ – Tarif jeune : 9€

***************************************************

Artcorusse

vous attend sur son  stand devant le magasin Auchan, Place Jean-Baptiste Clément.

Nicolas Tikhobrazoff  donnera deux conférences.

Samedi 29 janvier, la première à 11h

à l‘Ecole Epita, 24 rue Pasteur

Stenka Razine, film muet de 1908, et l’évocation du premier pionner du cinéma russe

Alexandre Drankov.

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L a seconde à 14H

Espace André Maigné, 18 bis, rue de 14-Juillet.

“Le peintre Pavel Chmarov”

et “Les peintres hors frontière à Montparnasse”

Concert des lauréat du 3° concours international de piano

26 janvier à 20h30:  Salle Cortot, 78, rue Cardinet 75017 Paris

27 janvier à 20h: Auditorium Noureev, 3 rue Romain Rolland 91700 Sainte Geneviève des Bois

29 janvier à 17h, Eglise Notre Dame 91450 Soisy sur Marne

30 janvier à 14h: Mairie du Kremlin Bicêtre, Place Jean-Jaurés 94270 Kremlin Bicêtre

31 janvier à 19h: Mairie d’Avallon, 37 Grande rue 89200 Avallon

Programme complet: ( CLIQUEZ )

20
Oct

Artistes russes hors frontière, Musée du Montparnasse

   Publié par: artcorusse   dans archives, Expositions

Du 21 juillet au 31 octobre 2010

Une partie du patrimoine culturel russe s’est construite en exil, souvent à Paris et surtout à Montparnasse. Ces artistes ont contribué à créer l’Ecole de Paris.

« Les Russes nous font remonter le temps du Montparnasse, ils ont marqué les heures chaudes de Vavin et de Port-Royal pendant l’époque d’or de l’entre-deux-guerres. » Pierre Restany

Cette exposition présente les “artistes hors frontière”, qui ont à Paris, et plus spécialement dans le quartier de Montparnasse,  fait partie du mouvement dit: de l’Ecole de Paris.

Natalia Gontcharova (1881-1962) - Troïka

Dans les anciens ateliers de Marie Vassilieff et sa célèbre cantine qui a reçu tant d’artistes, aujourd’hui devenu musée du Montparnasse, le visiteur pourra découvrir des œuvres parfois inédites.

Les artistes exposés:
Boris Anisfeld, Georges Annenkov, Alexeï Arapoff, Ivan Babiï, Léon Bakst, Boris Chaliapine, Pavel Chmaroff, Sonia Delaunay, Lydia Dmitrievsky, Robert Falk, Grigory Gluckmann, Pierre Grimm, Constantin Gorbatov, Alexandre Iacovleff, Serge Ivanoff, Nicolaï Kalmakoff, Moïse Kisling, Piotr Kontchalovsky, Pinkus Krémègne, André Lanskoy, Nadia Léger, Tamara de Lempicka, Aristakh Lentoulov, Sonia Lewitska, Mane-Katz, Mania Mavro, Vladimir Naïditch, Boris Pastoukhoff, Elie Anatole Pavil, Jean Peské, Georges Pogedaieff, Liuobov Popova, Ivan Pougny, Véra Rockline, Alexandre Roubtzoff, Olga Sacharoff, Zinaïda Serebriakova, Nicolaï Sinezouboff, Daniel Stepanov, Marc Sterling, Féodor Stravinsky, Léopold Survage, Pavel Tchelitchew, Tchistovsky, Constantin Terechkovitch, Marie Vassilieff, Ossip Zadkine…

Voir des extrait du reportage de l’exposition sur  YOUTUBE

Voir des extraits du reportage de l’exposition sur Dailymotion  ( CLIQUEZ )

“Les artistes russes hors frontière“, textes d’André et de Vladimir Hofmann, 224 pages couleur. Prix public : 35 €.   DVD de l’exposition 20 €.

Tarifs de l’exposition :

Plein tarif : 6 euros

Tarif réduit : 5 euros
(étudiants, enseignants, seniors, – 18 ans, carte chômage, Amis du Louvre, Maison  des artistes.

Musée de Montparnasse
21, Av. du Maine
75015 Paris
Tél: 01 42 22 91 96
Métro: Montparnasse-Bienvenue (sortie n°2)
Ouvert tous les jours sauf lundi de 12h30 à 19h.

Renseignements: ( CLIQUEZ )

Exposition jusqu’au 31 octobre

29
Août

“Zerkalo” IV° Festival Tarkovski à Ivanovo

   Publié par: artcorusse   dans archives

IV° Festival International A. Tarkovski

“Zerkalo”

du 24 au 30 mai 2010 à Ivanovo (Russie)

Le programme du festival comprend:
Concours international : de films de fiction. Panorama du cinéma russe “Nouveau cinéma russe”. Panorama des films non-fiction, documentaires. Animation panoramique. Programme des films, consacrée au 65e anniversaire de la Grande Victoire.Débats professionnels. Master-classes.
Rétrospectives  des films de André Tarkovski (né en 1932 à Zavrajye Russie , décédé en France à Neuilly en 1986) et  d’Alexandre Gordon (né en 1912 dans le Kansas (USA) décédé en 2006) .
Le cru 2010 offrira aux spectateurs de plus en plus nombreux, près de 120 films à découvrir. Cette année le Président de ce grand festival international est Pavel Loungine .

Jury 2010

Kim Dong-HO, Président du Jury
Directeur du Festival International du Film de Pusan. Corée du Sud
ALEXANDER Yanakiev
historien du cinéma, conférencier, critique, éditeur. Bulgarie
ALEXEI MIZGIRYOV
Réalisateur, scénariste. Russie
Tom Stern
Directeur de la photographie. USA

Gala d’ouverture de “Zerkalo”  IV° Festival A. Tarkovski
La France est présente à  ce festival avec  quatre films: “L’OURAGAN KALATOZO” et “SERGUEÏ PARADJANOV, LE REBELLE” tous deux de Patrick Cazals, ” Alexandre Sokourov, Question sur le cinéma” du régisseur Anne Imbert et  “Pavel Chmaroff (1874 – 1950)” peintre russe, du réalisateur français Nicolas Tikhobrazoff (Président-fondateur d’Artcorusse). Films sélectionnés dans la catégorie film non-fiction.

Artcorusse avait annoncé l’exposition rétrospective de ce peintre en janvier dernier, ( Cliquez ).

l’occasion de cette exposition Nicolas Tikhobrazoff a réalisé un film sur les toiles de cet artiste. Cette collection unique, qui appartient à Joel Garcia, collectionneur d’œuvres d’art français, va être exposée à la Galerie Tseretelli à Moscou avant d’être présentée à Voronej, ville russe où est né cet artiste quasiment inconnu des Russes, puisqu’il est arrivé en France et a vécu à Paris dès 1924. Il est décédé en 1950 à Boulogne Billancourt.

30
Mai

Zerkalo” IV° Festival Tarkovski à Ivanovo

   Publié par: artcorusse   dans Cinéma, Evenements

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IV° Festival International A. Tarkovski

“Zerkalo”

du 24 au 30 mai 2010 à Ivanovo (Russie)

Le programme du festival comprend: Concours international : de films de fiction. Panorama du cinéma russe “Nouveau cinéma russe”. Panorama des films non-fiction, documentaires. Animation panoramique. Programme des films, consacrée au 65e anniversaire de la Grande Victoire.Débats professionnels. Master-classes. Rétrospectives des films de André Tarkovski (né en 1932 à Zavrajye Russie , décédé en France à Neuilly en 1986) et d’Alexandre Gordon (né en 1912 dans le Kansas (USA) décédé en 2006) . Le cru 2010 offrira aux spectateurs de plus en plus nombreux, près de 120 films à découvrir. Cette année le Président de ce grand festival international est Pavel Loungine .

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Jury 2010

Kim Dong-HO, Président du Jury Directeur du Festival International du Film de Pusan. Corée du Sud ALEXANDER Yanakiev historien du cinéma, conférencier, critique, éditeur. Bulgarie ALEXEI MIZGIRYOV Réalisateur, scénariste. Russie Tom Stern Directeur de la photographie. USA

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Gala d’ouverture de “Zerkalo” IV° Festival A. Tarkovski

La France est présente à ce festival avec quatre films: “L’OURAGAN KALATOZO” et “SERGUE√è PARADJANOV, LE REBELLE” tous deux de Patrick Cazals, ” Alexandre Sokourov, Question sur le cinéma” du régisseur Anne Imbert et “Pavel Chmaroff (1874 – 1950)” peintre russe, du réalisateur français Nicolas Tikhobrazoff (Président-fondateur d’Artcorusse). Films sélectionnés dans la catégorie film non-fiction. Artcorusse avait annoncé l’exposition rétrospective de ce peintre en janvier dernier, ( Cliquez ). A l’occasion de cette exposition Nicolas Tikhobrazoff a réalisé un film sur les toiles de cet artiste. Cette collection unique, qui appartient à Joel Garcia, collectionneur d’oeuvres d’art français, va être exposée à la Galerie Tseretelli à Moscou avant d’être présentée à Voronej, ville russe où est né cet artiste quasiment inconnu des Russes, puisqu’il est arrivé en France et a vécu à Paris dès 1924. Il est décédé en 1950 à Boulogne Billancourt.

Renseignements en français sur le Festival ( Cliquez ), en russe ( Cliquez )

Renseignements en russe sur le programme du Festival ( Cliquez )

30
Mai

Zerkalo” IV° Festival Tarkovski à Ivanovo

   Publié par: artcorusse   dans Peinture

3tarkovskiy

IV° Festival International A. Tarkovski

“Zerkalo”

du 24 au 30 mai 2010 à Ivanovo (Russie)

Le programme du festival comprend: Concours international : de films de fiction. Panorama du cinéma russe “Nouveau cinéma russe”. Panorama des films non-fiction, documentaires. Animation panoramique. Programme des films, consacrée au 65e anniversaire de la Grande Victoire.Débats professionnels. Master-classes. Rétrospectives des films de André Tarkovski (né en 1932 à Zavrajye Russie , décédé en France à Neuilly en 1986) et d’Alexandre Gordon (né en 1912 dans le Kansas (USA) décédé en 2006) . Le cru 2010 offrira aux spectateurs de plus en plus nombreux, près de 120 films à découvrir. Cette année le Président de ce grand festival international est Pavel Loungine .

p-lounguine

Jury 2010

Kim Dong-HO, Président du Jury Directeur du Festival International du Film de Pusan. Corée du Sud ALEXANDER Yanakiev historien du cinéma, conférencier, critique, éditeur. Bulgarie ALEXEI MIZGIRYOV Réalisateur, scénariste. Russie Tom Stern Directeur de la photographie. USA La France est présente à ce festival avec quatre films: “L’OURAGAN KALATOZO” et “SERGUE√è PARADJANOV, LE REBELLE” tous deux de Patrick Cazals, ” Alexandre Sokourov, Question sur le cinéma” du régisseur Anne Imbert et “Pavel Chmaroff (1874 – 1950)” peintre russe, du réalisateur français Nicolas Tikhobrazoff (Président-fondateur d’Artcorusse). Films sélectionnés dans la catégorie film non-fiction. Artcorusse avait annoncé l’exposition rétrospective de ce peintre en janvier dernier, ( Cliquez ). A l’occasion de cette exposition Nicolas Tikhobrazoff a réalisé un film sur les toiles de cet artiste. Cette collection unique, qui appartient à Joel Garcia, collectionneur d’oeuvres d’art français, va être exposée à la Galerie Tseretelli à Moscou avant d’être présentée à Voronej, ville russe où est né cet artiste quasiment inconnu des Russes, puisqu’il est arrivé en France et a vécu à Paris dès 1924. Il est décédé en 1950 à Boulogne Billancourt.

Renseignements en français sur le Festival ( Cliquez ), en russe ( Cliquez )

Renseignements en russe sur le programme du Festival ( Cliquez )