Art-chéologie

 

Un casque corinthien découvert en Russie

Les archéologues ont trouvé sur la péninsule de Taman, dans le territoire de Krasnodar, un casque grec en bronze. Comme indiqué dans le communiqué de presse de l’Institut d’Archéologie de l’Académie des Sciences de Russie, l’artefact a été trouvé dans une tombe du 5ème siècle avant JC.

Au VIème siècle avant notre ère, sur le territoire de la péninsule de Taman, les Grecs, venus d’Asie Mineure, fondèrent plusieurs politiques. Vers 480 avant JC, la fusion des cités grecques, est sur la rive du Bosphore Cimmérien (détroit de Kertch) en Crimée et sur la péninsule de Taman, formant le Royaume de Bosphore.

L’une des colonies grecques se trouvait dans le sud-ouest de la péninsule, à côté du village moderne de Volna. A quatre kilomètres du village, il y avait une nécropole sous le nom de “Vague-1”, explorée pour la troisième année consécutive par l’expédition de Sochi de l’Institut d’Archéologie sous la direction de Roman Mimohod. Au cours de leur travail, les archéologues ont enquêté sur plus de 600 tombes.

Les chercheurs ont découvert des sépultures de guerriers équestres, enterrés avec les chevaux et les brides. Avec les soldats enterrés les archéologues ont découverts des armes, des armures et des amphores en céramique, sur certains desquels il y a des graffitis avec des noms grecs. Les sépultures datent de la seconde moitié du 5ème siècle avant JC.

Dans l’une des tombes a été trouvé un casque en bronze de type corinthien. Les casques corinthiens fermés sont apparus en Grèce au 7ème siècle avant JC, période où les Grecs participaient aux guerres gréco-perses du 5ème siècle avant JC. Un tel casque protégeait complètement la tête,fabriqué à partir d’une tôle de bronze, la calotte des casques corinthiens se prolongeait d’une seule pièce par un nasal, des couvre-joues (paragnathides) très saillants et un couvre-nuque. A l’intérieur, un rembourrage en tissu ou en cuir protégeait le crâne du guerrier. Souvent leur sommet était surmonté d’un cimier (lophos) à panache de crin. Hautement protecteurs car totalement enveloppant, ces casques représentaient une pièce essentielle de l’équipement des hoplites grecs, les célèbres fantassins des phalanges.  À la fin du 5ème siècle BC, les casques de type corinthien ont été remplacés par des casques de Chalkid, dans lesquels le nasal était moins ou inexistant.

 

Le casque se réfère au type corinthien, le groupe” Hermione “et date du premier quart du 5ème siècle avant JC. Le seul casque de ce genre sur le territoire de l’ancien Empire russe a été trouvé au milieu du XIXe siècle dans la province de Kiev, dans le tumulus près du village de Romeykovka. Dans les villes grecques de la région du nord de la mer Noire, de tels casques n’ont jamais été rencontrés », explique Roman Mimohod. Selon le scientifique, le casque appartenait au guerrier qui est mort au combat. Peut-être a-t-il participé à la guerre du royaume du Bosphore contre Syndica, l’état de la tribu Sindi locale qui était au sud de la péninsule de Taman.

 

Apparemment, c’est un guerrier qui est mort dans la bataille et a été enterré non pas dans sa ville natale, mais près de l’endroit de sa mort. C’est pourquoi la tombe n’est pas une crypte, mais une simple sépulture. preuve casque de son statut de citoyen à part entière d’une cité, très probablement l’une des villes Bosporus, ainsi qu’un certain niveau de bien-être », – ajoute le chef du Département de l’archéologie classique IA RAS Vladimir Kuznetsov.

 

Un sceau en plomb du 13ème siècle en Russie

Des fouilles archéologiques menées en été 2017, dans le centre de la ville russe de Yaroslavl avant l’installation d’un nouveau système d’égouts ont mis au jour un ancien sceau en plomb du début du 13ème siècle au Mitropolichy Palat (Chambre Métropolitaine des Évêques), la plus ancienne structure de la ville. Il avait appartenu à l’épouse de Vladimir Sviatoslavitch (ou Vladimir Le Grand) et mère de Iaroslav le Sage.

Yaroslav Vladimirovitch, le Sage, ou le Boîteux, est né très certainement en 979, à Vychhorod (région de Kiev). Il est décédé le 19 ou 20 février 1054

Grâce à cette découverte, on connait maintenant le nom de la Grande Duchesse qui était Maria.

« Dans la Russie médiévale, tous ceux qui avaient une position d’autorité (grands princes et princesses, et les hauts rangs du clergé) avaient leur propre sceau, qui était apposé sur tous les documents officiels et décrets. Nous avons plusieurs milliers de tels sceaux datant de l’ère pré-mongole, mais en trouver un ayant appartenu à une femme est cependant très remarquable » précise le Dr Pyotr Gaidukov, directeur adjoint de l’Institut d’Archéologie.Le Dr Gaidukov fait autorité sur les timbres et les sceaux de la Rus’ de Kiev, et est responsable de cette récente découverte.

Cette découverte donne aux archéologues des raisons de croire que près de la Chambre Métropolitaine, qui date du 17ème siècle, devait se tenir la célèbre cour du Prince Vsevolod. Il avait été tué en 1238 au cours de la légendaire bataille contre le chef de guerre mongol Batu-Khan sur les rives de la rivière Sit.

Chef mongol Batu-Khan (1205, mort en 1255 à Saraï, dans l’actuelle Russie), petit-fils de Gengis Khan, est le premier khan de la Horde d’or 

Le sceau en plomb a été trouvé en bon état, près des fondations de la structure en bois; il porte les images de Saint Constantin et Marie. Il a été mise au jour dans une couche culturelle datant du tournant du XIIIe siècle.

Le Dr Gaidukov a expliqué que les sceaux royaux au 12ème et 13ème siècles en Russie portaient généralement les images des saints patrons du propriétaire, d’après lesquels les dirigeants tiraient leur prénom.

Le fait que ce sceau montre à la fois un saint homme et femme signifie qu’il a appartenu à une princesse royale, puisque l’image de l’autre saint se référait à son mari. « La datation exacte de ce sceau, ainsi que de son lieu de découverte, nous donne des raisons de croire qu’il appartenait à la femme de Vladimir Le Grand (1186-1218) » rapporte le chercheur. Le nom de sa femme était inconnu jusqu’à présent. Tout ce que l’on savait sur elle était que, après la mort de son mari, elle avait pris le voile sous le nouveau nom d’Agafya (Agatha).

« Cependant, l’image de Sainte Marie sur le sceau prouve que son nom de baptême était Marie. Enfin, la princesse mystérieuse a repris son nom. » ajoute le Dr Gaidukov, « ce type de sceau en plomb était essentiel pour un dirigeant, il donnait autorité à tous les documents légaux, comme ceux qui confirmaient la propriété des terres. Une duchesse qui avait son propre sceau avait automatiquement le droit d’accorder des droits de propriété en son nom propre ».

Des archéologues ont trouvé une «Vénus paléolithique» datant de la période de glaciation dans la région de Briansk (l’ouest de la Russie). Le site est situé près du canal moderne de Desna, à 25 kilomètres de Bryansk.

Cette statuette est sculptée dans une défense de mammouth date de l’ère de glaciation a été trouvée par des scientifiques de l’Institut d’archéologie de l’Académie des sciences de Russie lors de fouilles dans la région de Briansk, dans l’ouest de la Russie. D’après le service de presse de l’Institut d’archéologie, cette découverte est très importante, car il n’y aurait que quelques dizaines de figurines semblables dans le monde entier.

La « Vénus » en question n’est pas très grande — un peu plus de 5 cm. Sculptée dans une défense de mammouth, elle représente une femme corpulente, a le ventre plutôt gros — peut-être est-elle enceinte — et une bonne poitrine. Une partie de son ventre et de sa poitrine s’est effritée le long d’une lézarde naturelle dans la défense. La figurine a été découverte à côté d’un entassement de grandes plaques de silex et des fragments d’ossements de mammouths colorés avec de l’ocre. Apparemment, elle a été placée à côté des os d’un mammouth, sur le sol, et non pas « enterrée » comme les autres « Vénus ». 

D’après le chef de l’expédition, Constantin Gavrilov, cette statuette remontrait au milieu du Paléolithique supérieur, et la couche d’occupation où elle a été trouvée serait vieille de 23 000 ans.

À l’époque, le glacier en Europe avait déjà reculé au nord et couvrait seulement le territoire de la péninsule Scandinave et de la région Baltique.

Les statuettes des « Vénus paléolithiques » sont typiques de la phase du Gravettien du Paléolithique supérieur. Après cette époque, qui a pris fin il y a environ 19 à 20 000 ans, ce type de figurine est rarissime. La première découverte d’une statuette semblable a été faite en 1864, lors de fouilles à Laugerie-Basse, dans le sud-ouest de la France. Depuis, on en a souvent trouvées en Europe, en Russie centrale et en Sibérie. Leur taille varie de 5 à 15 cm. Certaines sont en argile cuite et en calcaire, mais le plus souvent elles étaient sculptées dans des défenses de mammouth.

 

Tumulus de Tunnug 1 (Arzan 0), république de Touva.

Un archéologue de l’Université de Berne a découvert un tumulus scythe intégralement préservé au coeur d’un marais de la république russe de Touva (Респу́блика Тыва́). Tout indique qu’il s’agit du plus grand tombeau princier scythe du sud de la Sibérie et aussi du plus ancien.

Ce n’est pas à l’aide d’une pelle que Gino Caspari a fait la plus importante découverte de sa carrière, mais sur son ordinateur. Cet archéologue soutenu par le Fonds national suisse (FNS) a repéré une structure en forme de cercle sur des images satellite de la vallée de l’Ujuk, en Sibérie.

Une première fouille effectuée cet été par le scientifique en collaboration avec l’Académie des sciences de Russie et le musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg a confirmé sa supposition: il s’agit bien d’un kourgane, une tombe princière scythe.

L’archéologue et son équipe ont pu démontrer que ce kourgane, nommé Tunnug 1 (ainsi que Aržan 0), ressemble de par sa structure à Aržan 1, un autre kourgane situé à dix kilomètres au nord-est et découvert dans les années 1970.

Aržan 1 était jusqu’à présent considéré comme la plus ancienne tombe princière scythe de la région, surnommée la ‘Vallée des rois sibérienne’ en raison du grand nombre de kourganes qui s’y trouvent.

En cercle

Les plus anciennes tombes princières se composent d’une couche de pierres sous laquelle des chambres sont disposées en cercle. Les parois des chambres sont faites en bois de mélèze. Les offrandes funéraires scythes comprennent des armes, des harnais de chevaux et des bijoux qui s’inscrivent dans l’art animalier.

Les poutres de bois trouvées par Gino Caspari lors des fouilles d’essai datent du IXe siècle avant Jésus-Christ. Elles sont plus anciennes qu’Aržan 1, qui remonte environ au passage du IXe au VIIIe siècle. ‘Nous avons là une chance énorme’, se réjouit Gino Caspari, cité jeudi dans un communiqué du FNS.

‘Depuis les années 1970, les méthodes archéologiques se sont considérablement affinées’, poursuit le chercheur: ‘Nous avons aujourd’hui de bien meilleures possibilités d’examiner le matériel et d’en apprendre davantage sur le passage de l’Âge du bronze tardif à l’Âge du fer’.

La génétique, l’analyse des isotopes et les méthodes géophysiques, ainsi que les nouveaux systèmes d’information géographique et la télédétection apportent un regard neuf sur l’ère préhistorique.

Couche de protection en glace

Situé dans les marais, le tumulus d’Aržan 0 est difficilement accessible, ce qui le protège des pillards. ‘Ce kourgane est situé à cinq heures de trajet en véhicule tout terrain de la localité la plus proche’, explique Gino Caspari. Il est probablement intact et pourrait receler des trésors semblables à ceux d’Aržan 2.

Entre 2001 et 2004, une équipe d’archéologues allemands y avait découvert une chambre funéraire intégralement préservée contenant les plus riches ornements jamais trouvés dans la steppe eurasienne. Les deux défunts de la chambre principale étaient entourés de plus de mille objets en or ainsi que d’armes somptueusement décorées, de vaisselle et de chevaux parés de harnais précieux.

En or massif, le collier du prince scythe d’Aržan 2 pèse deux kilos. Ce tombeau date toutefois du VIIe siècle avant Jésus-Christ, ce qui le place déjà loin dans l’Âge du fer.

Permafrost protecteur

Les particularités du sol sibérien nourrissent les espoirs de Gino Caspari. Dans la vallée de l’Ujuk, le permafrost commence généralement à quelques mètres seulement sous la surface du sol. Ce qui est situé au-dessus dégèle en été et les matières organiques pourrissent, mais l’épaisse couche de pierres qui protège les kourganes empêche les rayons du soleil de dégeler le sol.

‘Il arrive qu’une lentille de glace se forme même juste sous les kourganes’, explique Gino Caspari. La glace empêche la décomposition des matières organiques et conserve les matériaux délicats. ‘Si nous avons de la chance, nous trouverons peut-être même des sculptures sur bois bien conservées, des tapis ou une momie de glace’.

Les résultats de la fouille préliminaire ont été publiés dans la revue Archaeological Research in Asia.

Lors de fouilles sous-marines pendant la construction du pont de Kertch, en Crimée, des archéologues ont découvert un grand fragment d’une sculpture en terre-cuite en forme de tête d’homme.

L’artefact, trouvé dans la baie près du cap Aq-Burun, pourrait être la représentation d’un dieu grec réalisé sous la forme d’un buste ou d’une statue.

C’est une découverte unique pour la côte nord de la mer Noire car les archéologues n’ont jamais trouvé de sculptures similaires. Afin de déterminer son but, son origine et sa date, les meilleurs experts de l’art grec antique ont été sollicités. Les archéologues comptent aussi étudier la composition de l’argile en laboratoire.

« Pour le moment, nous supposons que la tête en terre cuite a été fabriquée en Asie mineure au Ve siècle avant J.-C. », a déclaré le chef de l’unité d’archéologie sous-marine Sergueï Olkhovskiï. Mais d’autres savants mettent en doute l’authenticité de cet artéfact déclarant que c’est un faux. Affaire à suivre !

D’anciens monuments en pierre découverts près de la Mer Caspienne

 Structure en pierre massive, remontant à 1500 ans, découverte le long de la Mer Caspienne.  ©Evgeniï Bogdanov
Un complexe massif en pierre vieux de 1500 ans, probablement construit par des tribus nomades, a été découvert près de la côte est de la Mer Caspienne au Kazakhstan.L’époque et la région désignent les Huns, mais pas le style de ces artéfacts. Un nouveau mystère !

Le complexe comprend de nombreuses structures en pierre éparpillées sur 120 hectares.Les plus petites structures en pierre ne font que 4x4m et les plus grandes 34x24m. Elles sont “faites de dalles de pierre insérées verticalement dans le sol“, ajoutent les archéologues. Certaines des pierres, qui ressemblent un peu à celles de Stonehenge, ont des gravures représentant des armes et des créatures, site plus ancien que le célèbre site britannique érigé en plusieurs époques à partir, au moins, de 2.800 avant J.C. et est aussi nettement plus petit.

L’une des plus spectaculaires découvertes sont les restes d’une selle faite en partie avec de l’argent et recouverte d’images de verrats, de cerfs et de “bêtes de proies” qui pourraient être des lions. Les images ont été gravées en relief, ressortant sur le fond en argent. “Les décorations en relief ont été imprimées sur la face avant” écrivent Astafiev et Bogdanov.

Les deux chercheurs pensent que d’anciens artisans ont conçu les images en cuir avant de les coller sur des planches de bois. “Au final, des plaques d’argent auraient été posées sur les formes avant d’être fixées” disent-ils.

Les recherches sont toujours en cours et l’équipe prévoit de publier un autre article sur les recherches concernant la selle en argent en 2017. Elle espère informer le public du site récemment trouvé.

Incroyable découverte d’un pont datant de la fin du XVIIIème à l’époque de Catherine II.

Un pont de pierre de l’époque de l’impératrice Catherine II a été découvert dans la zone de construction de l’autoroute  “Tauride” dans le district de Belogorsky, le 19 octobre 2017. Selon l’estimation des experts, la structure pourrait être construite à la fin du XVIIIème siècle à l’occasion d’une visite de la péninsule de Catherine II.


Les archéologues l’ont trouvé lors de fouilles près du village de Nekrasovo, dans le district de Belogorsky.”Le pont a été reconstruit plusieurs fois et réparé. Dans quelles conditions , nous ne l’avons pas encore compris. Ces travaux furent effectués dans la première moitié du XIXe siècle, le pont  existait déjà et a été construit très probablement à la fin du XVIIIe siècle », a déclaré le chef de l’expédition archéologique du ministère de l’équipement de Crimée et de l’Institut d’archéologie  Sergey Vnukov.

Sur le pont il y avait des inscriptions trouvées, vraisemblablement gravés avec un objet pointu: “1861” et des initiales en cyrillique.

En outre, lors de l’excavation du pont, plusieurs pièces de cuivre de l’époque de Nicolas Ier, des fers à cheval et des céramiques ont été trouvés.

« En Crimée, il y a peu d’objets liés à la phase initiale de la Russie en Crimée après son adhésion à la Russie en 1783. Trouvé ce pont montre l’activité des autorités russes pour le développement de la Crimée. Nous considérons que cet structure est très intéressante pour témoigner de la période des débuts de l’histoire de la Crimée russe “, a déclaré M. Zarubin, chef du Comité d’État qui a noté que ce pont de pierre est une structure d’ingénierie unique, et qu’il sera placé sous protection, en l’ inscrivant au régistre du  “patrimoine culturel historique”.

Tablier en pierre du pont, lors des travaux d’autoroute Tauride.

À ce jour, plus de 80 000 artefacts ont été trouvés sur le chantier de la future autoroute Tauride et plus de 90 sites archéologiques. En particulier, une fortification de l’âge du bronze et les vestiges d’un cimetière de guerriers nomades médiévaux.

Idole de Shigir

 

L’idole de Shigir (Шигирский идол) est une énigme pour les scientifiques depuis sa découverte en 1890 dans une tourbière à proximité du lac Shigir (Sibérie). Aujourd’hui gardée au musée d’histoire et d’archéologie d’Ekaterinbourg, la statue mesure 2,30 mètres de hauteur. Âgée de plus de 11 000 ans, l’idole trouve comme seul équivalent le site archéologique de Gobekli Tepe  (Turquie) datant de plus de 10 000 ans.

« C’est une sculpture unique, il n’y a rien d’équivalent au monde… », déclarait Mikhaïl Zhilin de l’Institut d’archéologie de l’Académie des sciences de Russie pour un article du Siberian Times  publié le 15 juin 2017.

Dessin de Vladimir Tolmachev, 1916

Des archéologues russes ont analysé les outils ayant servi à sculpter l’idole de Shigir, retrouvée il y a environ 130 ans en Sibérie. Datant de plus de 11 000 ans, il s’agit de la plus vieille au monde.

La sculpture en bois de mélèze comporte une multitude de symboles géométriques ainsi que huit visages placés sur tout son long. Posée sur un socle de pierre durant les cinquante années suivant sa création, l’idole est ensuite tombée pour se retrouver prisonnière dans la tourbière où celle-ci a été découverte.

Crédit photo © Xekaterina Osinetseva

« La surface de la statue a été polie à l’aide d’un abrasif au grain fin, après quoi ses décors ont été gravés au ciseau — au moins trois ont été utilisés . Ils ont été sculptés en dernier, avec des outils très intéressants : les moitiés inférieures de mâchoires de castors ! », déclarait Mikhaïl Zhilin.

Musée d’histoire et d’archéologie de l’Oural
Av Lenina 69/10, Ekaterinburg
Stop: Hôtel « Iset
Bus 27, 28, 31, 50
Tramways: 2, 6, 13,15, 18, 20, 26
Tél.: +7 (343) 350-67-75

Des mégalithes de 3000 tonnes découverts en Sibérie.shoria18

Les chercheurs s’interrogent sur l’origine de ces énormes blocs. Certaines des pierres travaillées sont deux fois plus lourdes que le précédent détenteur du « record de poids », le mégalithe de Baalbek.

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Un mégalithe (grec megas (μέγας), « grand », et lithos (λίθος), « pierre ») est un monument lié au mégalithisme et constitué d’une ou plusieurs pierres de grandes dimensions, érigées (ou levées) par les hommes, sans l’aide demortier ou de ciment pour fixer la structure.

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Ces grands mégalithes ont été découverts dans l’oblast de Kemerovo, dans le sud de la Sibérie à  l’est des montagnes de l’Altaï . Les chercheurs estiment que certaines des pierres découvertes pèsent 3000 tonnes et le site date de 100 000 ans. Les blocs ont des côtés rectangulaires et sont délimités par des surfaces plates. Ils ont été empilés l’un sur l’autre jusqu’à 40 m de hauteur, avec une grande précision sur 200 mètres. La longueur des pierres qui composent la construction est d’environ 20 mètres de longueur et la hauteur est de 5-7 mètres. Les mégalithes considérés auparavant comme les plus grands sur Terre sont situés à Baalbek, au Liban.

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Mégalithe de Baalbek.(20mX4m)

Les larges pierres trouvées à Baalbek ne pèsent « que » 1500 tonnes. Les mégalithes découverts dans le Kemerovo en 2014 pèsent jusqu’au double.

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Ces blocs taillés sont faits de granite, un matériau particulièrement dur et difficile à travailler. Les mégalithes sont de plus sur le sommet d’une montagne et ont dû être transportés jusque là.

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Comment des pierres de 3000 tonnes ont-elles pu être découpées, transportées sur une montagne et empilées à 40 m de hauteur avec une exactitude extrême, sans avoir la technologie moderne ?

Les archéologues ont découvert dans le centre de Moscou objets des périodes mésolithiques et néolithiques, sur Sretenke des ouvriers ont trouvé un couteau en silicium de l’époque néolithique (millénaire V-III avt J.C.), « Le couteau est l’un des instruments universels du travail de l’homme ancien.

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 Il est dans son intégralité, y compris le pétiole avec des rainures symétriques latéraux pour la fixation d’une poignée en os, en corne ou en bois. Ce tranchant est l’une des découvertes plus anciennes découvertes sur l’amélioration du programme « My Street ». Il complète la période de l’âge de pierre, quand les habitants utilisaient la pierre, des os et des outils en bois.

Pokrovsky Boulevard découverte d’un grattoir Mésolithique (VII millénaire avant notre ère), outils  utilisé pour le traitement de l’os, les peaux, les cornes et certains types de pierre. Sa largeur est de 2,5 cm, longueur – près de 4 cm.

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Le grattoir découvert a été fait dans une pierre de forme allongée avec une lame tranchante à l’extrémité. Le grattoir et la coupe ont une similitude avec les artéfacts découverts par les archéologues se rapportant  aux siècles XVI-XVII  en Colombie – Britannique. Très probablement, ils étaient sur la surface des couches culturelles profondes et anciennes accidentellement lors de travaux d’excavation, qui ont été effectués il y a dans 400-500 ans.

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Mur de Kitaï-Gorod (1926)

Les archéologues ont trouvé dans le centre de Moscou une “Chambre dite secrète” dans le mur de Kitaï-Gorod, qui a apparemment aidé les défenseurs de la ville au XVIème siècle à écouter l’ennemi de l’autre côté des fortifications. Les archéologues l’ont découvertes dans l’une des tranchées devant l’église de Ioanna Bogoslova, une petite pièce avec des murs voûtés.  Elle est intégrée dans le mur Kitaï-Gorod, c‘est une découverte archéologique majeure: des spécialistes ont déterré plus de 150 artéfacts allant du XVIème au XIX ème siècle.

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La plupart des objets déterrés sont des céramiques, y compris des pièces du XVIème siècle,  cinq balles de plomb, deux boutons de métal, une flèche de fer et un boulet de canon du XVIIe siècle.

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En temps de paix, la «chambre» a été utilisée pour stocker des munitions. Et pendant la guerre, d’espionner l’ennemi de l’autre côté du mur, en creusant un tunnel. Les murs voûtés de la pièce créant un effet acoustique spécial, permettant de la salle d’entendre tout ce qui se passait dans la rue.

Konstantin Mikhaïlov déclare:« Je pense que l’on peut considérer la possibilité d’exposer ces vestiges, tout comme au Kremlin de Moscou, où les fondations excavées des monastères sur la place Ivanovskaïa sont couvertes de panneaux de verre transparents ».

 

Por-Bajin forteresse (?) au milieu d’un lac.

Por-Bajin

En République de Touva située près de la frontière de la Russie et de la Mongolie, à une altitude de 1300 mètres se cache dans les montagnes, le lac Tere-Khol, entre les monts Sayan et Altaï, à environ 8km à l’ouest du village de Kungurtuk.

Por-Bajin est considéré comme l’un des monuments archéologiques les plus mystérieux de Russie” situé à 3800km de Moscou. Apparemment il a été construit au cours de la période de l’empire nomade Khaganat ouïghour (744-840 après JC), mais l’on ne sait pas pourquoi ils auraient bâti une forteresse sur un lieu aussi isolé, loin des grandes cités et des routes commerciales”.

carte Por bajin

 Les ruines de Port-Bajin sont connues des géographes russes depuis la fin du XVIIe siècle. La première mention de ces ruines se trouve dans le “Carnet à dessin sur la Sibérie” réalisé par le fils seigneuriale Simeon Remezov en 1701″ (publié à Saint – Pétersbourg en 1882). Se référant aux restes de cette colonie sur l’île située sur le lac Tere-Khol, S.Remezov n’a pas pu déterminer quand et par qui le site a été construit.

Les habitants de l’ île appelait cet endroit le “Por-Bajin”, en langue de Touva, cela signifie «maison de boue”.

Por-Bajin Qui l'a construit et pourquoi

Plus tard, en 1891, l’ethnologue et archéologue Clemenza, qui en a refait son plan et le premier à attirer l’ attention sur sa ressemblance avec les ruines de la ville Karabalgasun Orkhon en Mongolie. Il a écrit que les bâtisseurs de Port-Bajin n’étaient pas  des Mongols ni des Chinois, mais un civilisation s’en rapprochant. Très probablement les mêmes bâtisseurs de l’ancienne Karakorum “.

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Pendant longtemps, Por-Bajin n’a pas attiré l’attention des chercheurs en raison de son inaccessibilité. Pourtant, les archéologues et même, D. Clemenza, ont suggéré que l’endroit appartenait à la période de Khaganat ouïghour (744-840), en raison des matériaux des forteresses ouïgours utilisés sur la base de la topographie des ruines de Port-Bazhina la forteresse Ordu-Baliq (Karabalgasun) sur la rivière Orkhon avec la capitale de l’Orkhon Ouïghour .

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En 1964, une étude plus détaillée de  ce site a été menée par l’archéologue soviétique S.I. Weinstein, qui a publié un article “Ancient Por-Bajin”. Ceci est une étude archéologique poussée, qui n’a pas été reprise dans aucun des livres du célèbre archéologue L.R. Kyzlasov, auteur de “Histoire de Tuva au Moyen Age” (1969) et “Ancienne Tuva” (1979). Seulement dans un de ses premiers articles, «La cité médiévale de Tuva,” il mentionne Por-Bajin comme «un endroit, clos de murs de boue quadrangulaire, apparemment, un monastère, situé à la périphérie sud-est de Tuva, sur l’île du lacrTee-Khol “.

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Comme cela est décrit par S.I. Weinstein, les restes de la forteresse de Por-Bajin: les  murs, sont disposées dans un rectangle, ayant une orientation précise. La hauteur des murs à certains endroits atteint jusqu’à 10 m et d’une épaisseur de 12m. Au milieu du mur oriental l’on trouve les restes de la porte d’entrée avec des tours fortifiées bien conservées. A l’ intérieur de la forteresse, les archéologues ont découvert des traces d’habitations et des dépendances lors de fouilles  en 1957 et 1963.

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Tuile vernissée.

Des fragments de céramique,de la vaiselle , des clous de fer et d’autres artéfacts. Dans la partie centrale de la forteresse ont trouve deux collines de terre de 2m de hauteur étant les fondations des deux bâtiments.

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Les raisons de la construction de la forteresse Por-Bajin reste encore inconnues. Plusieurs scientifiques ont proposé que cette vieille structure ait été un palais d’été, un monastère, un mémorial, un centre rituel ou même un observatoire astronomique.
Mais très vite , les scientifiques ont opté pour un palais forteresse. On peut imaginer que la forteresse a été construite comme résidence d’été du Khan d’Ouïghour, comme le mentionne sa compagne Bayan-Chor: l’année du Tigre (750): ” Je suis allée sur une île entourée d’eau…..”

S. Klyashtorny, traducteur de ces lignes, pensait qu’était désigné ici Casar Kordan, le camp occidental. Il a identifié que Casar Kordan où Casar Korug était la forteresse Por-Bajin. S. Klyashtorny a noté que «Kordan, est le nom turc de Khotan, que l’on trouve dans  les livres anciens avec les ouïghours du Turkestan oriental.” Toutefois, il convient de noter que l’identification de Kordan avec Khotan proposée par Sir John. Clawson et Sir H. Bailey, n’est pas universellement acceptée par les scientifiques.

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Actuellement, les chercheurs proposent que le Por-Bajin a été un palais construit par le Kagan ouïghour pour une princesse chinoise.  Le Kagan ouïghour  se maria avec  la princesse chinoise Ningo en remerciemen pour l’aide militaire fournie par la dynastie des Tang dans la répression de la rébellion d’An Lushan (755-762). D’après les sources , on sait que Princesse Ningo est arrivée en septembre en 758, un an plus tard en  759, meurt le Kagan ouïghour. Le scribe Tang raconte  comment les ouïghours enterraient leurs morts, avec le défunt mari l’on enterrait son épouse, encore vivante. Mais ils ont rencontré une forte opposition de la part d’une partie de population et de la princesse. En  août ou septembre 759, la princesse est retournée en Chine .

Les seules fouilles approfondies de 2007-2008., menées sous les auspices du ministère russe des situations d’ urgence, commence à révéler les secrets de cet endroit. À la suite de ces fouilles  l’ image de la forteresse ancienne est restaurée, beaucoup d’objets sont trouvés, ce qui confirme l ‘ «empreinte ouïghour». Pourquoi le Por-Bajin a été abandonné au 9ème siècle puis détruit, reste encore un mystère, peut être à la suite  de tremblements de terre.

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Les ruines de la forteresse occupent presque toute la surface de l’île c’est un rectangle régulier, orienté vers les points cardinaux, avec les dimensions de 211 mètres par 158 mètres. La hauteur des murs de la ville, même sous une forme délabrée, sont de 8 à 10 mètres. Sur la côte orientale de la porte d’entrée a survécu aux vicissitudes du temps les vestiges de tours.

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A l’ intérieur des murs du château il y a  un labyrinthe de bâtiments et de structures. Le long des mur ouest, sud et nord il y a  26 compartiments, séparés par une hauteur de mur de boue jusqu’à un mètre et demi. Chacun est construit de la taille d’une pièce en briques crues de 7 à 8 mètres carrés, ou vivaient apparemment les serviteurs du palais, les artisans et les gardiens de la forteresse. Au milieu ont voit encore deux bâtiments  l’un d’entre eux pourrait avoir été un temple.

Sibérie qui a construit Por-Bajin et pourquoi-1

La cartographie laser du site avant la première grande fouille de 2007 a aidé les experts à construire un modèle 3D de ce à quoi devait ressembler l’ensemble.

Cité mystérieuse d’Arkaïm

Prés de l’Oural, fut découverte en 1987, un curieux ensemble situé dans le sud de la région de Tcheliabinsk. Cette cité a une structure originale, se composant de cercles concentriques, coordonnée avec le mouvement des étoiles. Les archéologues russes ont découvert de très nombreux vestiges d’une civilisation qui vivait ici il y a 4 000 ans.
Parfois nommée “Villa du Mandala” où “Capitale de la civilisation aryenne” (celle décrite dans l’Avesta et les Védas) reliant avec les légendes de la Sibérie antique et des Monts Oural. Cette zone devait en 1990 être inondée et abriter un immense réservoir d’eau afin de faciliter l’irrigation de la région. Mais, devant cette découverte extraordinaire, les travaux furent, non seulement arrétés mais supprimés. Les archéologues eux-mêmes n’en reviennent pas d’une telle décision, cela prouve sans conteste l’importance scientifique de ce site.
Le président Poutine s’est déplacé pour visiter les ruines de l’ancienne ville estimée être contemporaine de Babylone et des premières cités égyptiennes. Une question est encore sans réponse, quelle est la civilisation qui construisit Arkaïm? L’architecture est trés moderne, les archéologues ont découvert que toutes les maisons possédaient les “structures modernes”: stockage de nourriture reliée à un système d’aération, eau potable avec un puits souterrain dans chaque maison, fours et ustensiles de cuisine évolués, réseau d’égouts efficace…. Une liste qui prouve le savoir-faire de cette ancienne civilisation. Il semblerait que ce lieu fut construit pour servir à la fois de temple et de cité. Vadim Chernobrovy, scientifique, déclare: “La ville et ses alentours sont uniformément englobés dans des cercles. Nous ne savons pas encore pour quelles raisons et qu’elles en étaient les fonctions. Etait-ce dans un but défensif, scientifique, éducatif ou rituel?” Les théories les plus extravagantes sont émises, par exemple que cette cité servit de plateforme d’un ancien aéroport spatial. Il est vrai que la zone présente de curieux phénomènes géophysiques: fluctuation de température et d’électricité, variation du champ magnétique à l’intérieur des cercles, conductivité du sol…, certains habitants de la région auraient même vu des phénomènes curieux dans le ciel.

La goélette FRAU MARIA qui en 1771 avait fait naufrage non loin des côtes finlandaise, va être remontée

Cette goélette doit contenir dans ses cales, des objets de valeurs qui étaient destinés à l’Ermitage sur commande de Catherine. Les spécialistes pensent découvrir des bijoux et de la vaisselle en porcelaine
Attendons cet été pour cela! (en espérant avoir de plus amples renseignements).

DERNIERES NOUVELLES

Cette Goélette, découverte à 11km des côtes de Finlande par 41m de fond, se trouve en excellente conservation . Les archéologues pensent, grâce aux documents de l’époque y trouver une centaine de toiles des plus grands peintres hollandais, élèves de Rembrandt, près de 1500 objets en porcelaine, des vases et statues et peut-être des bijoux? L’ensemble de la cargaison est estimée pour un total de 50 milliards de roubles. Il semblerai qu’il y a prés de 27 tableaux estimés à 100 millions d’euros, mais dans quel état sont-ils?
Les spécialistes vont remonter l’épave dans les prochains jours d’août, au moyen de deux gros flotteurs sur lesquels seront fixées des sangles qui seront passées sous la coque du bateau. Les flotteurs seront remplis d’air et remonteront l’ensemble à la surface, soit un poids de 150 tonnes. L’on ne peut effectuer ce travail qu’en cette période estivale. Le directeur de l’Ermitage a déclaré qu’il y aura certainement des revendications de propriété de la part de la Finlande et de  la Suède.  Le coût va s’élever à près d’ un milliard et demi d’euros, mais sachant le trésor que contient la Frau Maria, l’enjeu vaut très largement la chandelle. (31 juillet 08).
Il est prévue le renflouement de la goélette en 2010 a annoncé mardi  18 novembre Artem Tarassov. La Russie, héritiére du patrimoine de la famille du tsar aprés 1917, pourrait faire valoir ses droits sur le trésor.

Septembre 2010.

Le coût des travaux s’élève à 80 millions d’euros, selon la partie finlandaise. La moitié de cette enveloppe sera versée pour la conservation du navire et la création d’un musée de la Frau Maria“, a indiqué M.Tarassov, qui représente la Russie dans le projet de renflouement de la goélette avec des tableaux de peintres hollandais, des porcelaines et des objets en bronze et en métaux précieux achetés à Amsterdam par l’impératrice Catherine II.

La partie finlandaise a élaboré un plan de renflouement progressif du navire, qui gît par 41 m de profondeur, qui sera réalisé vers 2017, a précisé M.Tarassov. Il était initialement prévu que la Frau Maria serait récupérée en 2010.

Les spécialistes estiment que les toiles d’illustres peintres hollandais tels que Gerard ter Borch, Hendrick van Balen, Jan van Goyen, Gabriel Metsu et Gerard Dou, l’un des plus célèbres élèves de Rembrandt, ont été placés dans des récipients de plomb scellés avec la cire. On a donc toutes les chances de les retrouver dans un bon état de conservation, selon eux.

 

Étonnante découverte,toile recto verso.

Portrait de Lénine peint sur celui de Nicolas II

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Un portrait du dernier tsar de Russie, Nicolas II, resté caché pendant près d’un siècle sous celui du père de la Révolution, Lénine, et découvert par hasard sera bientôt exposé à Saint-Pétersbourg, ont annoncé vendredi les restaurateurs.

Le portrait d’apparat de l’empereur peint par Ilya Galkine en 1896 est resté caché pendant près de 90 ans sur l’envers d’un autre portrait: celui de Lénine, réalisé en 1924 par un autre peintre, Vladislav Izmaïlovitch“, a expliqué à l’AFP Tatiana Potselouïeva, responsable du groupe de restaurateurs chargé depuis trois ans de reconstituer la toile.

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Ilya Galkine – peintre russe, qui a vécu 1860-1915, avait le titre d’artiste classe second degré ce qui lui donner le droit de peintres  les monarques.

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Photo effectuée avt la Révolution du portrait de l’empereur debout dans la salle Petrovsky Commercial College. Photo: Service de presse de l’Académie Stieglitz.

 

Le grand portrait de 4 mètres sur 3 de Lénine, debout devant l’Amirauté de Saint-Pétersbourg, reposait toutes ces années dans la salle d’apparat de l’école 206 de l’ancienne capitale impériale, qui abritait à l’époque tsariste un institut de commerce avant de devenir une simple école.

Vladislav Izmailovich – peintre soviétique, aquarelliste et dessinateur. Ses œuvres ls plus connues sont le plafond de la grande salle de la maison Eliseev et le puit de lumière du Musée russe de Saint – Pétersbourg. Il a enseigné dans les établissements de peinture de Leningrad

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Portrait de Lénine peint par Vladisslav Izmaïlovitch.

Restée sur place durant près d’un siècle, la toile a été endommagée dans les années 1970.  Déchiré dans le coin inférieur droit, les spécialistes du musée russe on vu en seconde couche un petit fragment de botte peint, il s’est avéré que s’était celle de l’empereur, mais sa restauration n’a commencé qu’en 2013 par les experts de l’Académie nationale d’art et d’industrie Stiglietz de Saint-Pétersbourg, qui n’ont pas tardé à découvrir la double identité du tableau.

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Restauration de cette toile exceptionnelle.

L’image du dernier tsar de Russie, assassiné avec sa famille par les bolchéviques en 1918, est apparue sous une couche de peinture soluble à l’eau. “Nous étions vraiment surpris!“, se souvient,Tatiana Potselueva , restaurateur, professeur du Département peinture et restauration de l’Académie Stieglitz: «Le plus grand défi sera de préparer le sous-cadre bilatéral, afin d’exposer sur les deux faces, le portrait de Lénine, et cerlui de Nicolas II.

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Le peintre soviétique Vladislav Izmaïlovitch (1872-1959), auteur du portrait de Lénine, l’a visiblement peint comme s’il n’avait pas voulu détruire l’oeuvre de son prédécesseur et a camouflé à dessein le visage de l’ancien régime derrière celui du dirigeant bolchévique et jusqu’à sa mort il n’a jamais devoilé où mentionné son secret.

En temps normal, on peint par dessus l’ancienne toile, détruisant ainsi l’image précédente. Ici, le peintre l’a gardé en la faisant disparaître sous une couche de peinture soluble à l’eau avant de peindre sur l’envers du tableau“, explique la restauratrice. “Il semble qu’il espérait qu’un jour, le portrait de Nicolas II soit découvert“, s’enthousiasme-t-elle.

En camouflant ainsi pour conserver le portrait du tsar, Vladisslav Izmaïlovitch prenait de gros risques à cette époque“, rappelle pour sa part le recteur par intérim de l’Académie, Vassili Kitchedji.

Fin novembre au sein des murs de l’Académie Stiglietz seront exposées les deux portraits,

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Exposition du(des) tableau(x) après restauration.

Nouveaux lieux de visites au Kremlin de Moscou en 2017

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Huit ordonnances devraient conduire à une large ouverture au public dès 2017 – soit 100 ans après la révolution bolchévique. Ce sont ces dernier qui, en 1917, ont fermé un Kremlin jusque-là d’accès libre. Les sous-sols, qui étaient jusqu’ici inaccessibles aux archéologues et historiens, seront ouverts aux visiteurs.

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Fouilles actuelles. ©TASS/Sergei Savostyanov

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Coin ouest de l’église de l’Annonciation

Un nouveau musée archéologique sera fondé donnant à voir, entre autres, les vestiges du monastère Tchoudov (où Napoléon établit son QG en 1812) et du couvent de l’Ascension, tous deux détruits par le pouvoir soviétique en 1929 pour construire à cet endroit le Corpus 14 (qui abritait le Soviet suprême). Ce dernier a été rasé en début d’année.

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Monastère Tchoudov ( couvent du Miracle).

Selon une légende, le monastère a été créé en 1365 en mémoire de la guérison miraculeuse de la mère de Djanibek, Khan de la Horde d’or, atteinte de cécité.

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Découverte d’une pierre tombale. ©TASS/Anton Novoderezhkin

Seule la pointe nord du Kremlin restera inaccessible au public. Elle comprend le palais du Sénat, le lieu de travail officiel du président russe, et l’Arsenal « dont l’intérieur ne présente aucun intérêt pour les visiteurs »

Un trésor a été découvert lors des travaux de restauration d’un l’hôtel particulier du 18 siècle, rue Tchaïkovski, à Saint-Pétersbourg. La famille aristocratique Narychkine-Troubetskoï, propriétaire de l’hôtel, a quitté la Russie après la révolution Bolchevik, en novembre 1917.

Le porte  parole de la société Intarsi chargée de la restauration de ce manoir a annoncé la découverte du trésor  le 19 mars.

Ces objets étaient dissimulés dans une petite pièce secrète située sous  un plancher  entre le deuxième et le troisième étages du bâtiment. Les objets avaient  été enveloppés dans du papier et des journaux datant de mars, juin, août et septembre 1917.

Ce trésors se compose de services de table d’apparat , en argent massif, vermeil provenant des plus grands orfèvres de la moitié  du XIX° et du début  du XX°, comme  Sassikov, Ovchenikov, Khlebnikov, les Frères Grachev et Fabergé (Сазиков, Овчинников, Хлебников, братья Грачевы, Фаберже).

Soit près de 2 168 objets  comprenant 4 services complets pour divers occasions ( service de table, à café, à déssert) fin XIX° et début XX°.  Le tout se trouvait dans des sacs en tissu, emballé dans du papier et des journaux datés de mars juin aout et septembre 1917, imbibé de vinaigre permettant un état de conservation  parfait , prêt à être dressé sur une table.

Soupière aux armoiries de la famille Narichkine

Une autre partie de ce trésor se trouvait dans des  écrins en bois à tiroirs pour les couverts, l’ensemble également imbibé de vinaigre. Sur beaucoup d’objets se trouvent les armes de la famille Narichkine,objets fabriqués par les meilleurs ateliers d’orfévreries et de bijoutiers russes du milieu du XIX.

L’on a trouvé des plats caractéristiques de Fabergé, salières, quelques bijoux pascals sur une chaine en sautoir et une montre.

Le vaisselle de table est en argent et en vermeil, les couteaux sont français à manche de perles et porcelaine peinte dans  les écrins à tiroirs. Se trouvent également des objets aux armes impériales, des décorations : St Vladimir avec épées, des médailles en souvenir du 300° anniversaire de la Maison des Romanov et une médaille du 100° anniversaire de la guerre de 1812 ainsi qu’une décoration de l’ordre de la Serbie et du Monténegro.

Il n’est pas rare de découvrir à l’occasion de restauration ou de transformation des objets qui furent cachés dans les murs d’appartements au moment de la Révolution de 1917.

Il y a une dizaines d’années, l’on a découvert une pièce murée dans laquelle le propriétaires avait installé, dans l’espoir de revenir: de la nourriture, du tabac, des allumettes des bougies des livres et un modeste mobilier. A la suite de cette découverte beaucoup de propriétaires de logement se sont mis  à fouiller: les murs, les plafond et les planchers à la recherche de trésors.

La cache du fabuleux trésor Narichkine.

Pour Intarsi ce n’est pas la première fois que l’on fait des découvertes lors de restauration  à Saint Petersbourg durant ces 20 dernieres années, souvent lors de restaurations l’on découvre des choses étonnantes. Quelques œuvres artistiques  ont une certaine valeurs d’autres seulement culturelle. Le trésor Narichkine est une découverte comme jamais nous n’en avons eue, déclare M. Novikov porte parole de la société. L’on a découvert lors de la restauration de l’Arc de Triomphe une étonnante collection de 5000 fume cigarettes représentant une valeur culturelle. Lors de travaux aux Griffons au Pont de la Banque l’on a découvert 1860  pièces de monnaies anciennes, dans un hôtel particulier sur la Moïka 122 pièces de monnaies sous le plancher, et sous un couche de plâtre des fresques et des panneaux décoratifs de sgraffites( techniques de finitions décoratives).

Certains particuliers inventeurs de trésor ne dirent mot !

Toutes les hypothèses sont envisagées pour le placement de ce trésor , soit au Palais Constantin ou directement au manoir Narichkine  ou  dans un musée comme l’Ermitage ou le musée de Pavlosk ou ailleurs, en attendant la fin des investigations du gouvernement, des experts, des fonctionnaires et bien sûr des propriétaires, s’il y en a ?

Un des représentants de la famille Narichkine, Piotr Narichkine, âgé de 65 ans, vit en Afrique du Sud. Il n’exclut pas être un prétendant pour hériter du trésor familial à Saint Petersbourg. Mais il n’est pas le seul descendant de la famille Narichkine !

Le musée de l’Ermitage souhaite obtenir ce trésor ainsi que le musée de Pavlosk.

© Photo L’Institut d’archéologie de l’Académie des sciences de Russie
 

Un sceau appartenant au premier prince apanagé de Iaroslavl, Vsevolod Konstantinovitch (1210-1238), a été découvert à Iaroslavl, à 282 km au nord-est de Moscou, Nikolaï Makarov, directeur de l’Institut d’archéologie et d’ethnographie de l’Académie des sciences de Russie a annoncé en septembre 2010 cette trouvaille.

Il s’agit d’un “sceau pendant. L’avers de ce rond de plomb représente saint Constantin, patron du père de Vsevolod (Grand Prince Konstantin de Vladimir-ndlr.). Au revers figure saint Jean, patron du prince lui-même”, a indiqué M.Makarov.

Des fouilles précédentes ont permis de découvrir sur ce même chantier des sépultures collectives, preuve de la cruauté des conquérants mongols ayant démoli la ville à la fin des années 1230, a conclu Nikolaï Makarov.

La ville de Tanaïs sur le Don, va être inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, a déclaré l’Ambassadeur de la Fédération de Russie au près de l’UNESCO Monsieur Grégori Ordjonikidze.

Fondée au IIIe siècle av. J.-C. sur la rive droite du delta, à une dizaine de kilomètres en amont de l’embouchure du fleuve, par les Grecs venus du Bosphore Cimmèrien tout proche, la ville de Tanaïs, qui succède à l’établissement d’Elizavetovskoïe, est le plus tardif de tous les comptoirs grecs. Sur son territoire cohabitaient Grecs et Tanïtes, des autochtones d’origine méotes ousarmates.
Tanaïs a été durant sept siècles un lieu de transit majeur, maritime et cavalier entre la Méditerranée ( les ports grecques, romains, égyptienns et puniques) et avec le monde des steppes (Oural,Bactriane, Sodiane et les confins de la Chine).

Voici une parure découverte dans les ruines de Tanaïs,dit “trésor des amazones”.
Tanaïs disparue dans les flammes au IIIe siécle de notre ère envahie par les Goths .
(09 avril 2009)