” Pour mourir, il n’y a pas de bel âge!
Ces mots furent prononcés par  le premier adjoint au Maire de Nice Benoît Kandel,en présence de Son Eminence Pavel, Métropolite de Ryazan et de Mickaelovfk, Monseigneur Michel de Génève et Messieurs les hauts représentants ecclésiastiques de l’église orthodoxe du patriarcat de Moscou Monseigneur Nestor en tête. Monsieur Vladimir Igorevitch KOJIN, Directeur Général des Affaires de la Présidence Russe, son Excellence Alexandre ORLOV, Ambassadeur de Russie en France, monsieur Vladimir IAKOUNINE, Président des Chemins de fer de Russie, Monsieur Alexandre BOURGANOV, Sculpteur de l’œuvre… le 19 décembre, à l’occasion du centenaire de la cathédrale Saint Nicolas à Nice.

Buste du Tsarévitch (du sculpteur Alexandre Bourganov)

Nicolaï Alexandrovitch Romanov, grand duc héritier ou tsésarévitch, avait 21 ans quand il mourut ici, le 24 avril 1865, dans les bras de sa mère, l’impératrice Marie Alexandrovna. On le savait malade, et c’est parce qu’on le savait malade que ses médecins lui avaient recommandé de se reposer au soleil.
Mais à cette époque, quand on disait soleil, à Saint-Petersbourg, on pensait Nice. Surtout depuis que la tante du tsarévitch, veuve de Nicolas Ier, y avait séjourné en 1856, et qu’elle y était revenue.
On pensait Nice depuis que l’empereur Alexandre II, père du tsarévitch, y était venu durant l’hiver 1864, pour se reposer mais aussi pour y rencontrer Napoléon III.

On pensait Nice, depuis qu’à compter des années 1820, des dizaines de membres de la cour de Russie et de l’élite russe séjournaient, tous les hivers, dans notre ville.

Villa Bermond, où résidaient l’impératrice et le grand Duc héritier.