Pélérinage à Saint Hilaire le Grand à Mourmelon

Chapelle russe dessinée par Alexandre Benoit à St Hilaire le Grand.

Soldats portant les uniformes d'époque © DdK 

Un pélerinage  pour commémorer les quelque 5.000 Russes morts au combat en terre française lors de la Première guerre mondiale s’est déroulé comme chaque année, le dimanche de la Pentecôte au cimetière militaire russe de saint-Hilaire le Grand, près du camp militaire de Mourmelon, dans l’est de la France (département de la Marne).

Soldats russes chantant la liturgie en 1914.

Un peu moins d’un millier de soldats russes du corps expéditionnaire de quelque 50.000 hommes qui fut envoyé en France et dans les Balkans de 1916 à 1918, y sont enterrés autour d’une chapelle orthodoxe et d’un monument aux morts, qui existe depuis 1916 et est entretenu depuis 1925 par les autorités françaises. Une association des officiers, anciens combattants du corps expéditionnaire, remplacée depuis la disparition du dernier survivant, dans les années 90, par l’association pour le souvenir, organise chaque année un pélerinage et veille à la mémoire du rôle du Corps expéditionnaire en France et pour les relations franco-russes. La Russie a délaissé durant toute la période soviétique la mémoire de ses quelque trois millions de morts dans l’effroyable guerre de 14-18.

Soldats russes lors d'une prise d'armes en France vers 1914.

Oubli qui a commencé à être réparé avec la participation d’ambassadeurs de la Russie, après la Perestroïka, aux cérémonies annuelles à Mourmelon.

Cette année, l’ambassadeur de Russie en France, Alexandre Orlov, a rappelé que dorénavant le 1er août serait en Russie jour de mémoire des victimes de la Ière guerre mondiale et qu’une collecte auprès des Russes du monde est lancée pour édifier un monument aux morts à Moscou.

(Au premier plan) Georges de Brevern Pdt de l'association. © DdK

La journée de commémoration a vu deux cérémonies : une première « russe » le matin au cimetière à forte participation religieuse autour de l’association pour le souvenir du Corps expéditionnaire, présidée par M. Georges de Brevern (ITW)  et avec la participation de nombreux jeunes Vitiaz, une organisation de jeunesse russe créée dans l’émigration.

Jeunes Vitiaz. © DdK


Défilé devant la chapelle russe dessinée par Alexandre Benoit

La seconde, en présence du sous-préfet de Reims, M. Michel Bernard, de la maire de saint-Hilaire, Mme Agnés Person, de l’ambassadeur de Russie et de nombreux officiers supérieurs français. Le sous-préfet a rappelé le rôle détérminant de la Russie pour la victoire de la Marne au début de la guerre.

Taxis de la Marne, Le dernier survivant de ces chauffeurs 
de la Marne fut Kléber Berrier.

Si les légendaires taxis ont joué un rôle, ce dernier est plus symbolique que le retrait de plusieurs divisions allemandes contraintes d’aller faire face à l’offensive que la Russie a lancé à la demande de la France contre la Prusse orientale, alors que son armée n’était pas prête ce qui lui a valu des pertes considérables. C’est pourquoi, la Russie sera associée l’an prochain  aux commémoration du centenaire de l’infernale guerre civile européenne du début du siècle dernier. Près de 500 personnes ont bravé la pluie pour participer à la commémoration qui perpétue la mémoire des morts russes pour la France et la Russie.

Dimitri de Kochko.(Russie d'Aujourd'hui)

Il a été rappelé dans le discours du président Georges de Brevern le récent décès du Prince Obolensky (http://artcorusse.org/?p=4402) qui fut le président de l’ACERF et ensuite son président d’honneur .