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Les laques russes

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Les 4 écoles de peinture sur laque en Russie :

Fedoskino, Kholoui, Mstiora et Palekh

La laque est une technique très ancienne, dont l’usage remonte à 3000 ans avant notre ère. C’est la sève des arbres de la famille des Anarcardaciées qui produit cette résine aux remarquables propriétés : souple, adhérente, durable, résistante et imperméable. On trouve aussi aujourd’hui de nombreuses peintures dites « laquées », qui reproduisent l’aspect brillant et riche en couleurs de la laque naturelle. Les propriétés exceptionnelles de la laque ont été remarquées très tôt par les Chinois, qui ont élevé son utilisation de la laque au domaine des arts décoratifs. La technique artisanale de création de laques (nom donné aux objets faits de laque) s’est également importée en Europe à partir du 17e siècle, et a connu un nouvel engouement lors de la période Art Déco au début du 20e siècle.

La laque a également pris ses lettres de noblesse au sein de l’artisanat russe. C’est au début du 19e siècle que la tradition de peindre des boîtes en papier-mâché laquées aurait vu le jour dans le village de Fedoskino, l’un des 4 grands centres de peinture sur laque en Russie. Cette tradition s’ancre dans une autre des grandes spécialités russes, la peinture d’icônes. Alors que les icônes limitaient généralement les artistes aux représentations religieuses, les boîtes laquées ont permis le développement d’une imagerie plus variée, allant des thèmes de la vie courante aux contes de fées. Déjà bien implanté, l’artisanat de boîtes laquées prend un nouvel élan lorsque la Russie impériale s’éteint. La peinture d’icônes devient en effet sous-employée avec l’ascension du régime communiste, et de nombreux artisans créateurs se reconvertissent dans la création d’autres œuvres aux techniques similaires, et en particulier dans l’art de la laque. Comme les maîtres d’autrefois, les artistes contemporains peignent à la détrempe, confectionnent leur couleurs à base de jaune d’oeuf et dessinent avec un pinceau fait de poils d’écureuil, sur du papier maché, plusieurs couches du carton collé qui sont bouillis dans l’huile de lin, puis à plusieurs reprises séchées au four.

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La tradition russe de la laque s’incarne au travers de 4 écoles principales, qui correspondent à 4 villages : Fedoskino, Kholoui, Mstiora, et Palekh.

Fedoskino (Федо́скино)

Considéré comme le plus ancien centre de peinture sur laque ; situé à 40km au nord de Moscou, ce village se fait connaître dès le début du 18e siècle pour ses boîtes en papier-mâché laquées de grande qualité.

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L’une des principales spécificités de cette école est de choisir des sujets généralement réalistes à la fois dans leur composition et dans l’exécution des détails.

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Parmi les thèmes de prédilection de l’école Fedoskino, on retrouve toute une variété de scènes de la vie paysanne, ainsi que d’objets typiques tels que le samovar ou la troika.

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Fedoskino se distingue aussi par l’usage de la peinture à l’huile, qui est préférée à la tempera, contrairement aux autres écoles.

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Peintre du centre Fedokino décorant une boîte en papier maché.

La peinture à l’huile est appliquée en plusieurs couches, et on y ajoute des détails en nacre, en or, ou en feuille d’argent pour créer des effets brillants. Les premières marques de ces produits sont apparuent à l’usine de Petr Lukutin, qui en a hérité en 1824.

Kholoui  (Холуй)

L’école a été fondée à la fin du 19e siècle, et est très liée à la tradition de peinture d’icônes. L’atelier de production de Kholoui était en effet spécialisé dans la production d’icônes, mais avec la fermeture des églises après la révolution russe, une transition forcée s’est opérée, ce qui a finalement donné lieu au développement de très belles œuvres d’art.

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Les artistes de cette école utilisent la peinture à la tempera. Les sujets principalement dépeints sont des scènes de contes de fée et d’histoire populaires russes, ainsi que des représentations de villes.

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Le style de l’école de Kholoui est souvent jugé plus réaliste que celui de Mstiora et de Palekh, avec par ailleurs une utilisation fréquente de couleurs chaudes (jaune, bruns, rouge).

Mstiora (Мстера)

La troisième grande école de peinture sur laque est celle de Mstiora, petit village situé à proximité de Kholoui. L’école de Mstiora privilégie la peinture à la tempera, et son style se caractérise par une grande attention portée aux paysages, souvent très élaborés.

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Les couleurs pastels se retrouvent fréquemment dans la peinture sur laque de Mstiora, ainsi que les ornementations florales, souvent dorées.

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Palekh ( Палех )

Enfin, la quatrième école son histoire est similaire à Kholoui et Mstiora : village réputé pour ses icônes, Palekh s’est reconverti dans la création de boîtes en papier-mâché laqué au début du 20 siècle.

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La peinture sur laque de Palekh se distingue par un fond souvent laissé tel quel pour qu’apparaisse la laque noire (on appelle ce fond non peint le « plein air »).

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Miniature du Conte russe Sadko

Les thèmes de prédilection de l’école de Palekh sont les contes de fée : on retrouve par exemple souvent Ivan Tsarévitch dans sa quête de l’Oiseau de Feu.

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Miniature du conte russe l’Oiseau de Feu.

Parmi ses autres spécificités se trouvent l’utilisation de la tempera, et des formes gracieuses, fines et vivement colorées. (Merci à Trésors de Russie)

 

Site de Trésors de Russie (CLIQUEZ)

 

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La station « TSAR » à Tsarskoïe-Selo.

Prenez un taxi, allez à la gare de Vitebsk sur le canal Vvedensky, pénétrons dans le pavillon impérial, asseyons-nous dans l’un des cinq trains, profitons de la banlieue sud de la capitale Saint Pétersbourg, ses champs, le village de Grand Kuzmolovo, des vues sur Tsarskoïe Selo … Prochain arrêt: «Tsar ». Sur le quai, nous sommes accueillis par un homme chaleureux et accueillant avec une barbe soignée, n’est ce pas Nikolaï Alexandrovich Romanov, l’empereur de Russie, roi de Pologne et Grand-Duc de Finlande ? Nous dormons … Nous sommes bien …

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Le tsar Nicolas II passe les troupes en revue à la station “Tsar”

Nous nous réveillons devant l’ordinateur portable où l’écran montre la ligne de chemin de fer de sa Majesté, vers Tsarskoïe Selo. Un embranchement qui a été créé en 1887, en premier lieu, parce que Nicolas II de tous les autres moyens de locomotion préférait le chemin de fer. Cette ligne était confortable et avec une légère brise pour se rendre à Saint -Pétersbourg, de Gatchina (lieu de résidence favori de la mère de l’empereur, Maria Feodorovna) et vers Europe, par exemple, vers les domaines de chasse polonais. La durée du parcours de Saint – Pétersbourg à Tsarskoïe Selo, n’est pas connu, le rapport établi par la Commission impériale pour la construction d’une «troisième voie» indique que la voie susmentionnée a été créée pour accèder à des trains de plus grande importance à une vitesse de 42 verstes à l’heure, ce qui correspond à voyager 30 minutes. La voie partait de la gare de Vitebsk du pavillon impérial construite par S.A. Brzhozovsky en parallèle à celle de Moscou-Rybinsk et la route de Vindava, pour atteindre un quartier du village de Shushary traversant la route aux portes égyptiennes de Tsarskoïe Selo, à l’approche de la station. En outre, avant la «troisième voie» ont été construites, respectivement, la «première» et la «seconde», une sorte de «moustaches» pour rejoindre le chemin de fer de Varsovie, et donc à Gatchina et les destinations européennes.

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Croquis de l’embranchement impérial 1887.

Tout au long de cet embranchement de chemin de fer, il y avait onze ponts, dont deux servent toujours au public, trois ont complètement disparu, il reste encore six traces que l’on peut encore observer. Ce nombre de ponts résulte de l’existence d’un grand nombre de cours d’eau à l’est des collines Pulkovo avec la rivière Kuzminki qu’il faut traverser, pour se rendre à la station Tsar.

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Les troupes rendant les honneurs, à la station “Tsar”.

Cette voie de chemin de fer reçut son nom officiel de « l’Impériale » le 21 Décembre 1901, quand elle était prête à recevoir les trains impériaux mais, apparemment à cause de deux problèmes cette voie n’a été mise en service qu’un an plus tard, le 6 décembre 1902. Pour emprunter cette voie de chemin de fer, comme son nom l’indique, seul le train impérial avec le tsar, sa famille, sa cour, les délégués étrangers, pouvait l’emprunter. Par exemple, le 15 Mars 1914, le prince héritier Ferdinand et son épouse, la princesse Marie et son fils , le prince Carl l’empruntèrent.

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Carte des voies de cheminsde fer.

En conséquence, lorsque l’ensemble des lignes ont été achevées, le tsar avec ses invités n’étaient pas soumis à se croiser avec les voyageurs des autres lignes.

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 La station “Tsar” ou “Pavillon impérial”, gare du train royal (située de nos jours : Academic Prospect, 31), a été construite par l’architecte V.A. Pokrovskov avec la participation de l’artiste M. Kurilko en 1911.

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Entrée du salon du Pavillon de la Station “Tsar”.

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Intérieur du salon de réception de Pavillon à la station “Tsar”

Il reste encore des vestiges de la splendeur des fresques et du bâtiment , que nous pouvons observer encore aujourd’hui. Avant cette reconstruction, le tsar admira la gare en bois, mais au début de 1911 le bâtiment a brûlé, et rapidement une nouvelle gare fut reconstruite. Dieu merci, en pierre.

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Equipage Impérial allant à Pouchkine.

Avec le style néo-russe, favori de Nikolaï Alexandrovich,  toit à pignons, porche avec une tente avec de vieux motifs russes, tels que “kokoshniki” (détail architectural, conçu pour “masquer” la transition entre le volume cubique de la tour, avec son sommet en forme de cône ) et “barils” (renflement) sur les poteaux de la véranda. Cependant, le bâtiment de la gare reste encore une noble ruine en triste état . Heureusement, le fondement architectural du pavillon, les sculptures en pierre sont conservés sur la façade, et même des fresques peintes dans les arcs du porche d’entrée en façade, et quelques unes à l’intérieur.

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Porche d’entrée de la gare “Tsar” (2002)

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Vestiges des fresques intérieures (2002)

Le gare fut  démantelée après la révolution, ses éléments récupérés pour d’autres gares ou vers d’autres lignes de chemins de fer comme les quais, (plate-forme). En 1918, la station “Tsar” a été rebaptisé “Le pavillon Uritskogo” où il y avait une salle à manger, le  “Point de réparation des locomotives » puis  au milieu du XX ème siècle elle resta à l’abandon. Pendant la seconde guerre mondiale  le  bâtiment a été gravement endommagé, ainsi que par la souffrance causée par son abandon et l’indifférence de tous. En 2008-2011, une ​​partie fut utilisée pour créer le chemin de fer de la petite Oktyabrskaya, et maintenant avec les trains “Pegasus” ou “Fairytale”, vous pouvez rejoindre la station “Tsarskoïe Selo”, et passant au nord de la ville de Pouchkine.

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Ce bâtiment historique est depuis 2015 en cours de restauration.

 

Saint Andreï Roublev
Saint Iconographe
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Icône de la Trinité ou Les trois anges à Mambré (1410)
Andreï Roublev (en russe : Андрей Рублёв) ou saint André l’Iconographe, moine et peintre d’icônes russe du xve siècle. Il est né vers 1360-1370 et mort entre 1427 et 1430, probablement le 17 octobre 1428. Il a été canonisé en 1988, date du millénaire de la foi chrétienne en Russie, il est fêté le 17 juillet.
Andréï Roublev est, en Occident surtout connu pour sa célèbre icône de la Τrinité.
Presque tous les ouvrages qui traitent de l’Orthodoxie οu de la culture russe la reproduisent.
Mais  nous connaissons bien d’autres peintures d’André Roublev.
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Saint Paul ( 1410-1420)
Nous savons qu’il fut moine au monastère Saint-Andronikov à Moscou. Τoutefois le début de son activité est lié au premier essor du monastère de la Trinité fondé par St. Serge de Radonège.
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Icône de St Serge de Radonège (XV°). Auteur inconnu.
Sans doute a-t-il fait son apprentissage dans l’atelier d’icônes de ce monastère, il est nommé le saint Père André de Radonége, iconographe surnommé Roublev, qui peignit un grand nombre d’icônes, toutes miraculeuses dit-on.
André Roublev a vécu à un tournant de l’histoire de la Russie. La victoire sur les Τartares, en 1380, à Κοulikovo, l’époque des progrès décisifs de l’unité autour de Moscou, et d’un grand essor de la conscience nationale. Période de l’âge d’or de la sainteté russe, où le monachisme, sans toutes ses formes, connaît une éclatante renaissance, où la culture et l’art s’épanouissent autour des monastères.  Οn pourrait définir celle- ci comme la forme russe du grand courant mystique orthodoxe, la vie de St. Serge de Radonège fut toute entière vouée à la Sainte Τrinité. C’est Elle qui fut l’objet de sa contemplation, la source de sa vie intérieure comme de son service parmi les hommes, à sa mort en septembre 1392,  il laissait dans l’Eglise russe un grand nombre de disciples. André Roublev était son contemporain plus jeune et sans doute le connut-il personnellement. Εn tout cas il vécut constamment au contact des disciples directs du grand saint, de ceux qui continuaient son œuvre et mettaient en pratique jusqu’au bout ses enseignements: l’humilité, l’amour, le désintéressement et la solitude contemplative orientée vers la purification de l’esprit et l’union avec Dieu dans la prière perpétuelle.
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Le Christ Sauveur (Zvenigorod)
Αu centre de cette spiritualité est l’amour -inséparablement vertu de l’homme et participation à la grâce incréée , l’amour pour Dieu et pour le prochain. Dans nos sources les plus anciennes, André Roublev et son .ami plus âgé, son «compagnon de jeûne», Roublev est décrit comme très humble, «plein de joie et de clarté». Et tout son art est à l’image de cette humilité, tout son art est plein de joie et de clarté. Sa peinture est d’une extraordinaire profondeur de contenu, mais, en même temps, elle est pleine de joie, de légèreté, de paix que rien ne trouble et de ferveur.

Leonide Ouspensky: "André Roublev, son art, son époque"
Icône représentant Saint André (Roublev)

Le nom de Roublev est mentionné par les chroniques qu’à partir de 1405, quand fut décorée la cathédrale de l’Annonciation au Kremlin de Moscou. Ιl y participe au sein d’une équipe de peintres que dirige le célèbre Théophane le Grec. Cependant, malgré l’immense influence de celui-ci sur l’art russe de l’époque, malgré son autorité incontestée et méritée, Roublev suivit nοn la voie de Théophane, mais sa voie propre, inspirée par l’entourage spirituel de S. Serge. Αu contraire de Théophane, dont le coloris est comme «assourdi», les couleurs de Roublev sont lumineuses, joyeuses et claires.

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L’archange St Michel (Roublev)
Il a plus de légèreté, de souplesse, de chaleur. L’accent chez lui, ne porte pas sur le pesant labeur de la vie ascétique, mais sur la joie dont la grâce vient le couronner.
«Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Car mon joug est doux et mon fardeau léger» (Mat. 11,28-30): tel est le principe de la vie et de l’art de Roublev, dont son œuvre porte témoignage.
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La Transfiguration du Christ (Roublev)

Les jours de fête, lorsqu’ils ne peignaient pas, Roublev et son disciple Daniil Tcherny «s’asseyaient devant les vénérables et divines icônes; et regardant celles-ci sans distraction…, ils élevaient constamment leur esprit et leur pensée dans la lumière immatérielle et divine». Cette lumière, à la contemplation de laquelle il s’ouvrait, Roublev sut la manifester et la transmettre dans son art, tout particulièrement et avec une force incomparable  dans son icône de la Trinité.

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Nativité, cathédrale de l’Annonciation de Moscou

Par ailleurs, en étudiant d’anciennes icônes, il retrouva avec une grande perspicacité esthétique, à travers
l’héritage byzantin, les fondements mêmes de l’art antique. Voici ce qu’écrit à ce sujet l’historien de l’art Μ. Alpatov: “Dans aucun autre pays d’Europe à la même époque, pas même en Italie, on ne sentait les principes de la composition grecque aussi profondément que les sentit André Roublev qui les incarna dans ses œuvres. Dans l’iconographie russe, la peinture de Roublev est la manifestation la plus frappante de l’héritage de l’Antiquité, le déchiffrement et l’utilisation des principes mêmes de l’ordre et de l’harmonie classiques. Toute la beauté de l’art grec antique renaît ici, transfigurée, à la fois renouvelée et authentifiée. La peinture de Roublev se distingue par une fraîcheur juvénile, presque enfantine, par son sens de la mesure, l’accord parfait des couleurs, son rythme, ou mieux son «eurythmie», et comme la musicalité de ses lignes.

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Fresque d’Andreï Roublev du Jugement dernier, Cathédrale de la Dormition

En 1408, André Roublev décore avec Daniil les fresques et l’iconostase de la cathédrale de la Dormition à Vladimir. Parmi les fresques de la cathédrale, celles du Jugement dernier.
Peu après 1422, le disciple bien-aimé de S. Serge, l’higoumène Nikon, l’invite au monastère de la Trinité Saint Serge- pour décorer la nouvelle église de la Trinité construite pour remplacer l’église primitive brûlée par les Τartares. André passa surtout de longues années au monastère Saint-Andronikov, fondé par le métropolite de Moscou S. Alexis. Dans les années 20 du XV° siècle, il y participe à l’édification de l’église de la Τransfiguration, s’intéressant aux plans, contribuant aux frais de construction. C’est là qu’il meurt le 9 janvier 1430. Οn ne connaît plus le lieu où il fut enseveli. Sa pierre tombale existait encore au XVIII siècle, puis elle disparut.

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Dans l’art liturgique de l’Eglise orthodoxe, l’œuvre de Roublev manifeste par l’image la sainteté et l’héritage spirituel de S. Serge de Radonège, cette pacification intime qui lui était propre et s’étendait à tous ses domaines d’activité, cette unité d’amour à l’image de la Τrinité divine dont l’expression artistique suprême reste la célèbre icône de la Sainte Trinité. Roublev la peignit justement à la gloire de saint Serge et pour son église. Dans un inventaire des peintures de la Laure de la Τrinité- Saint Serge, G. Α, Olsoufiev caractérisait ainsi, en 1920, cette icône: «Οn peut la dire sans pareille pour la synthèse parfaite d’une conception théologique sublime et du symbolisme artistique qui l’exprime par la structure des rythmes et des lignes, des couleurs et d’une plastique qui se transcende. Cette icοne est par excellence ontologique, nοn seulement dans sa conception, mais aussi dans tous ses détails ».

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Gravure reprentant Andreï Roublev peignant au monastère Andronikov (1592)

La profondeur de la vision spirituelle de S. André trouva son expression par la grâce d’un don artistique exceptionnel. Et l’icône de la Τrinité, οù culmine son œuvre reste, au point de vue artistique comme au point de vue théologique, le sommet de l’art orthodoxe.

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La vie de cet iconographe a inspiré le cinéaste soviétique Andreï Tarkovski, s’est son deuxième long métrage, film historique et dramatique soviétique en noir et blanc et en couleur tourné en 1966 et sorti en 1969, sur un scénario de Tarkovski et d’Andreï Kontchalovski avec Anatoli Solonitsyne et Ivan Lapikov dans les rôles principaux:”Andreï Roublev”.

Aujourd’hui 2 mai, anniversaire de Catherine II

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Il y a 286 années, est née l’impératrice Catherine II la Grande, née Fréderick Augusta Sophia d’Anhalt-Zerbst. Elle est née le 2 mai 1729 (21 avril ancien style) dans la petite ville de Stettin en Prusse orientale dans une famille princière sans fortune. En 1744, elle arrive en Russie à l’invitation de l’impératrice Elisabeth, qui recherchait une épouse convenable pour son neveu, le futur empereur Pierre III, elle a choisi à Sophia d’Anhalt-Zerbst, baptisé Catherine Alexeievna, elle devint l’épouse du futur empereur Pierre III. S’en suivi un coup d’Etat sans effusion de sang en 1762, Catherine monte sur le trône, et la seule impératrice de Russie à avoir reçu le titre de Grande. Catherine II a entrepris une série de réformes en écrivant ses célèbres «Instructions». elle est guidée par des motivations les plus nobles, l’impératrice souhaite sincèrement faciliter la vie de son peuple par une restructuration radicale du système de tout l’état, de penser, même l’abolition du servage. Elle réorganise le Sénat, elle annonce la sécularisation des biens ecclésiastiques, elle décrète l’abolition du titre d’ataman en Ukraine, elle fait publier des chartes pour gérer les provinces, pour établir les titres de la noblesse et pour certaine villes. Catherine correspondait avec Voltaire et d’autres membres des Lumières françaises.

En raison de la politique étrangère réussie de Catherine II, la Russie est devenue un véritable superpuissance, dont le territoire a augmenté de manière significative. Dans la première guerre turque en 1774, les turcs durent quitter l’embouchure du Don, territoire stratégique, la région du Dniepr et le détroit de Kertch (Yenikale, Kinburn, Kertch, Azov). Puis, en 1783, la Russie a rejoint les États baltes, la Crimée et la région du Kouban. À la fin de la Seconde Guerre turque en 1791, la Russie prend la bande côtière entre le Bug et Dniestr. Ces acquisitions ont permis d’avoir une position forte dans la mer Noire russe.

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Dans le même temps, après les partages de la Pologne, la Russie reçoit les régions de la Pologne formant l’ouest de la Russie. Le premier partage de la Pologne en 1773 amène la partie russe de la Biélorussie (Mogilev Vitebsk et province); après la deuxième division en 1793  Minsk, Volyn et la zone Podolsk; quitte la Russie; après la troisième division en 1795-1797 ont été annexés Wilno, Kovno et la province de Grodno  et le territoire lituanien situé le long du cours supérieur de la Pripyat et la partie occidentale de Volyn. Toujours à cette époque, le Duché de Courlande a rejoint le territoire de la Russie. Le roi géorgien Irakli II a demandé l’aide russe auprès de Catherine II, pour se protéger contre la Turquie et la Perse. Et dans les années 1769-1772 le général Totleben commande les troupes  russes, pour combattre aux côtés des troupes géorgiennes contre la Turquie. Puis en 1783 entre la Russie et la Géorgie ont été signé le Traité de Georgievsk, selon lequel le royaume de Kartli-Kakheti devenait un protectorat russe. Il y avait sous Catherine II  l’éternelle rivalité entre la  Russie et la Suède, finalement a été signé  traité de paix de Verelsky (1790). Les pays ont signé une «paix perpétuelle», et les frontières définies. Sous le règne de Catherine II a commencé la colonisation russe de l’Alaska et des îles Aléoutiennes.

Elle a écrit beaucoup d’ouvrages scientifiques artistiques, journalistiques et populaires. Le règne de Catherine II, appelé le ” l’Age d’Or “de la Russie et sa politique a été appelé « l’absolutisme éclairé. ” Catherine la Grande est décédé le 17 (6 ancien style) Novembre 1796 à Saint-Pétersbourg.

Voltaire disait d’elle: «Qu’elle était la Sémiramis du Nord» en référence à la la reine légendaire de Babylone?

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Rappelons, que l’histoire de Krasnodar moderne a commencé en 1793, lorsque Catherine II a donné   la terre de la mer Noire aux Cosaques qui étaient sur les rives du Kouban.

La ROTONDE

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Situé au 57 rue Gorokhov dans un immeuble de trois étages avec des colonnes  à l’entrée de la maison c’est l’endroit le plus mystique de la ville de Saint Petersbourg.

Cet immeuble avec la rotonde a été construit fin XVIIIème – début XIXème  siècle et a survécu à plusieurs propriétaires. On pense qu’avant la révolution, la “Rotonde” a été le lieu d’une société secrète où participait semble-t-il Grigori Raspoutine. Selon une autre version, la “Rotonde” a servi de club de rencontres ou utilisé comme  une maison de tolérance.

D’aucuns pensent que dans cet ensemble il y a un passage souterrain secret qui conduit soit à la gare de Vitebsk, soit à une porte vers une autre dimension.
Mais le caractère mystique de la rotonde acquise dans les années 1980, donna à ce lieu la réunion de  la jeunesse informelle à la période du changement démocratique. L’heure du changement n’est pas encore arrivée, il y avait une chanson légendaire de Viktor Tsoï “Nous attendons pour le changement“, qui, incidemment invitait les jeunes à fréquenter  la “Rotonde”.

A la même période, la “Rotonde” a été appelée “centre de l’univers”  accompagnée de légendes et de mythes. Il était une tradition de venir à la “Rotonde” et d’écrire des souhaits sur ​​les parois intérieures.
Et à croire que l’intérieur de la “Rotonde” est l’entrée d’un espace différent, extra temporel. La légende raconte qu’il y a quelques années, un jeune homme descendit au sous-sol de la “Rotonde”, il est resté là pendant quelques minutes il est devenu fou avec les cheveux gris tel un vieillard. En général, on ne pouvait rester longtemps à l’intérieur de la “Rotonde” . On raconte que la nuit on pouvait rencontrer Satan. Il y avait une croyance que si l’on monte les escaliers de fer de la “Rotonde” avec les yeux fermés, vous ne pouvez pas arriver à la fin!

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Le canal de Dérivation.

Canal de dérivation

Le “canal de Dérivation” commence de la rivière Neva, près du monastère Alexandre Nevsky, et se termine à la rivière Ekateringofka. C’est le canal le plus grand de Saint Pétersbourg. D’une longueur de 8,08 km et d’une largeur de 21,3 mètres (dans la partie orientale – jusqu’à 42,6 m) et d’une profondeur de 2 m.

Le “Canal de Dérivation” a été creusé par des milliers de serfs de 1769 à 1780. A l’origine, c’était un objet défensif et il a été fortifié par un rempart de terre protégeant la ville. Son autre objectif a été de détourner l’eau en cas d’inondation de Saint-Pétersbourg. Le canal n’a gardé, de nos jours  que le rôle d’acheminer les eaux usées.

Les habitants de Saint-Pétersbourg n’aimaient pas le canal de dérivation, de part sa construction  architecturale, et  la mauvaise odeur qu’il dégageait surtout en été.  Raison pour laquelle il a reçu le nom populaire de “Puant” (Obvonny).

Le canal avait une mauvaise réputation pour une autre raison. A partir des années 1920, dans sa partie adjacente il y avait souvent des bagarres, des pillages, des meurtres et la violence y était permanente. Le canal est devenu un lieu «favori» pour les suicides, quelques centaines y furent dénombrés.

Il arrivait souvent que les gens qui n’avaient pas réussi à contourner les problèmes de la vie temporelle ou mystique, n’ayant pas surmonté leur dépression, cela les  menaient au suicide. Même Joseph Brodsky, qui est né sur le canal de dérivation, l’appelait «un monde industriel complet au-delà de la tombe”.

La raison de ce mysticisme est connue. On pense que les fondations furent construites  autour d’un ancien temple païen avec des traces de sacrifices humains. Ceci fut découvert en 1923 lors de la construction d’une  conduite de chauffage. Les archéologues ont essayé d’arrêter la construction, mais les autorités du parti n’ont pas écouté. Au lieu de cela, ils ont ordonné l’utilisation de pierres tombales trouvées sur les bords du canal et des ponts, ainsi que des os humains mis dans des sacs.

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La Tour du Griffon

Tour Griffon

La hauteur de cette structure est d’un peu plus de 10 m et de 2 mètres de diamètre . La tour est recouverte d’un toit de tôle, il n’y a ni fenêtres ni portes, et presque toutes les briques qui la compose sont numérotées. Malheureusement à la suite d’une rénovation les chiffres ont disparus car la tour a été repeinte.

Cette construction insolite a été érigée dans les années 1830, et des légendes sur sa finalisation sont nombreuses.

W. Poel pharmacien

On pense, que l’apothicaire Wilhelm Christoph Ehrenfried Poehl (Василий Васильевич Пель 1820 — 1903) a construit cette tour-cheminée pour cacher son laboratoire secret.  D’aucuns racontent qu’il  élevait des griffons dans la tour. Des témoins de l’époque racontaient que que la nuit le pharmacien laissait en liberté ses animaux pour une promenade et on pouvait les voir, et  que souvent on entendait le bruit de leurs ailes immenses. Une autre version, le Dr Poehl disposait d’un laboratoire alchimique dans la tour mystérieuse, il était à la recherche de la pierre philosophale et de l’élixir de souhaits. Ayant trouvé la bonne formule, il l’utilisa pour créer les griffons ailés afin de garder son secret. Cette version est plausible, Poehl recevait souvent le chimiste Dmitri Mendeleev.

L’histoire de la vie et les réalisations professionnelles du Dr Poehl nécessiteraient un livre entier. Au début du XIX e siècle sa  pharmacie est devenue un laboratoire de recherche  un : Institut organothérapeutique, un laboratoire de recherches, une usine pharmaceutique, des bibliothèques, des entrepôts et des bureaux de vente. Docteur Poehl faisait travailler près de 73 personnes. Sur la façade de l’immeuble était accroché un panneau :  “Fournisseur de la Cour de Sa Majesté Impériale
Les rumeurs les plus prosaïques que cette tour devait servir d’un abri anti-atomique, à partir duquel il y avait une sortie de secours .

Au début des années 1890,  sur toutes les briques de la tour ont été vus des personnages mystérieux qui apparaissaient et qui ensuite disparaissaient. Certains y ont vu une sorte de code crypté ouvrant les secrets de l’univers, d’autres ont fait valoir qu’une personne pouvait additionner tous les nombres, et avoir  l’accomplissement de ses  désirs ou même l’immortalité.

chiffre sur les briques

Chiffres sur les briques.

Les rumeurs naissent dans l’incertitude.
Mais bientôt tout mystère s’éclaircit, les  figures étaient peintes par le peintre Alexei Kostroma, et ses compagnons. Le fait qu’ils disparaissent et réapparaissent périodiquement était le fruit  des résidents insatisfaits des maisons voisines, qui effaçaient les dessins et l’artiste de les repeindre encore et encore. Pour quelle raison, la construction de la Tour des Griffons ?  Que signifient les chiffres sur les briques ? Le mystère demeure jusqu’à nos jours.

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Le Champ de Mars

Champ de mars

Situé au centre de Saint Petersbourg dans le Jardin d’Été, devenu de 1918 à 1933 un cimetière où furent enterrés des révolutionnaires et des personnages du régime socialiste.

Dès le début du règne de Paul Ier, le terrain est devenu un lieu de parade pour les revues militaires  et les spectacles. Prenant le  nom de Champ de Mars (Mars, le dieu romain de la guerre). Mais bientôt à cause de la poussière soulevée par des centaines de bottes des soldats, les revues militaires ont été transférés dans les jardins du palais Saint-Michel et les Jardins d’Été.
Tout a changé avec la Révolution  de 1917. Avec les combats de rue, tuant de nombreuses personnes, il a été décidé d’enterrer sur la Place du Palais de l’Ermitage. Cependant, des personnalités du monde culturel s’y sont opposé, faisant valoir que cet endroit est indirectement liée au gouvernement tsariste, et il n’est pas nécessaire d’en faire un cimetière.
Il a donc été décidé de faire un cimetière révolutionnaire sur le Champ de Mars, où sont enterrées plus de 180 victimes, avec  même une commission spéciale, qui décidait d’enterrer sur ce site tel ou tel personnage.

Parmi les morts, il y eu le tombeau d’un acteur-agitateur Kotia Mgebrova-Tchecan âgé de neuf ans, d’autres qui sont morts dans des circonstances mystérieuses. Les bolcheviks indignés: comment un garçon pouvait être enterré parmi les révolutionnaires ? La réponse du président du comité fut “Kotia n’était pas pire que certains des communards” était offensante. Le corps du garçon est resté sur le Champ de Mars.

Les anciens de Leningrad  se souviennent quand en mai 1936 sur le champ de Mars,  un employé des  services psychiatriques nommé Patroubkov se reposait sur un banc près du monument aux morts des soldats, soudainement apparut un garçon. Patrubkova a été frappé par ses yeux enfoncés sans vie,  le visage gonflé cyanosé et émanant de lui une odeur désagréable, il a essayé de repousser le garçon, et au même moment, le garçon s’est effondré sur le sol en un tas de cendres puantes.

Des personnes  entendant les cris de Patrubkov  arrivèrent et ont appelé  une ambulance. Les médecins ont vu cet homme effrayé, mais quelques jours tard il meurt d’un empoisonnement du sang …

On croit que la principale cause de cet événement est du à l’emplacement  de ce cimetière, qui a été établi en conformité avec l’enterrement sans consécration de l’Église, ce qui aurait provoqué  des esprits maléfiques.   Sont enterrés beaucoup de jeunes, prématurément tués au cours des affrontements fratricides, et que  l’âme de ces jeunes gens au moment de la mort étaient dans l’errance et le désarroi.

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SMOLNY

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Le terrain de Smolny, comprenant le complexe de bâtiments est plein de mystères et de légendes. Il est mentionné sur  une carte du  XIIème siècle,  que sur les berges de la Neva, l’endroit où se trouve le bâtiment actuel de l’Institut Smolny, est marqué par un pentagramme et le lieu porte le nom du “Diable”.  À côté de la carte a été écrit que les marchands et les marins devaient éviter ces rivages et ne pas rester près d’eux. La mention des lieux négatifs trouvés dans les runes Karels, depuis les temps anciens y sont également indiqués. Le nom de Carélie signifiant “Les Rives du Diable”, désignant le territoire sur lequel a été construit Smolny.

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Cathédrale de la Résurrection à Smolny

La cathédrale a été construite en 1748 rapidement, mais lors des dernières  50 années, au moment ou l’église devait être consacrée, les instances religieuses s’y refusèrent. Il y avait des rumeurs, que lors de la construction de l’église un des architectes s’est tué en se suicidant, souillant ainsi le lieu. Au fil du temps, il y a une autre légende, qu’il y a des religieuses emmurées dans les murs de l’église. Des pensionnaires  furent effrayées en apercevant un fantôme .

La deuxième fois, le fantôme est apparu au cours de la Révolution, quand les bolcheviks avaient avaient pris position dans le bâtiment de l’Institut Smolny. Il a été dit que, dans les couloirs de Smolny souvent était vu un fantôme.  Même Lénine qui avait installé son quartier général des bolcheviks en ces lieux  avait peur , il s’empressa alors d’installer son quartier général  à Moscou.

Le cas suivant a eu lieu après l’assassinat du chef de la Leningrad bolchevique SM Kirov. Personne ne doutait que son assassinat le 1er décembre 1934 était perpétré sur  ordre de Staline pressentant en la personne de Kirov un rival certain. Par la suite, lors de la Seconde Guerre Mondiale, la silhouette sombre et sédentaire de Kirov est apparue sur le toit de l’Institut Smolny, au moment des raids aériens de l’ennemi allemand. Dans les années d’après-guerre on a vu l’ombre de Kirov pour la dernière fois en août 1991,  après le putsch au cours duquel les  communistes ont quitté  l’Institut Smolny.
L’ironie de nos jours est cette déclaration:  “Le fantôme du communisme erre dans les couloirs de Smolny dans les bras d’un fantôme Kirov !”  Humour noir des nouveaux propriétaires de l’édifice historique.

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Le Pont LITEÏNI

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Il y avait dans les années 1900 un ferry allant de Russie vers la Suède, plus tard fut construit un pont flottant. Quand la construction du pont commença il y eut beaucoup de difficultés. L’une d’elle était la grande profondeur de la rivière Neva à cet endroit, jusqu’à 24 m avec un limon vaseux dans le fond. Lors de la construction du pont ont été tués pour des raisons diverses, environ 100 personnes, et les coûts de construction ont dépassé les estimations de moitié, pour atteindre une somme énorme pour l’époque : 5 000 000 roubles.

En ce qui concerne les légendes, on disait que le fond de la rivière, où l’un des piliers est érigé, se trouvait le rocher “sanglant” surnommé Atakanov. Selon la légende, cette pierre depuis l’Antiquité était vénérée et on y offrait des sacrifices humains, par conséquent, il n’était pas facile de faire tomber les préjugés et les vieilles superstitions.
Initialement le rocher avait des ondes négatives et une énergie mortelle ne concernant que les pêcheurs et ceux qui essayaient de traverser la Neva à cet endroit. Mais quand les travaux de construction des fondations du futur pont ont commencé, il y eut toute une série de décès inexpliqués. On croit que la boue faisait trébucher les travailleurs : il y eut près de 27 morts engloutis dans la vase. Exactement un an plus tard au même endroit il y eut une forte explosion pour une raison inconnue, qui a tué 9 autres ouvriers.
Puis il y a eu une rumeur selon laquelle le pont est construit sur le lieu où dans les temps anciens il y avait un pont avec un loup-garou et la nuit il y avait un mystérieux brouillard .  Faisant tomber et se noyer les passants hasardeux, provocant une nouvelle superstition.

De nos jours on trouve des personnes sur le Pont  Liteïni jetant des pièces de monnaie dans l’eau ou qui font  couler du vin rouge. Peu de gens savent qu’il faut invoquer  le rocher “sanglant” nommée Atakanov pour que personne ne se noie.
Les habitants disent qu’il est souvent observé sur le pont,  différents fantômes du passé de l’époque révolutionnaire.

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Assassinat de Nicolas II, de sa famille et de quelques serviteurs !

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Nicolas II, son épouse, ses 5 enfants (les 4 grandes-duchesses Maria, Olga, Tatania, Anastasia et le prince héritier Alexis), le docteur Ievgueni Botkine et trois domestiques (la femme de chambre Anna Demidova, le valet de chambre Alexeï Trupp et le cuisinier Ivan Kharitonov ), ont été déportés, fin mai 1918, à Ekaterinbourg, une ville au-delà de l’Oural.

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Maison du commerçant Ipatiev située au centre d'Eketerinbourg

Sous le contrôle de la Tchéka, dans la villa Ipatiev réquisitionnée, ils survivent dans des conditions misérables, au contraire des chefs bolchéviks.

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Photo de la collection de Pierre Gilliard, précepteur des enfants du tsar.

Au total 53 membres de la famille Romanov résidait en Russie impériale, mais le 26 janvier 1918 le grand-duc Nikolaï Konstantinovitch de Russie décéda de mort naturelle dans la ville de Tachkent, (il fut le dernier grand-duc inhumé sous la Russie impériale en la cathédrale de Saint-Georges à Tachkent), 4  sur les 52 membres composant la famille Romanov, dix-sept furent assassinés par les Bolcheviks, certains dans d’atroces conditions. Les trente-cinq hommes et femmes descendants des tsars Nicolas Ier de Russie, d’Alexandre II de Russie ou d’Alexandre III de Russie purent, grâce à différentes circonstances échapper à une mort certaine.

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Une des dernières photos de la famille impériale à Tobolsk( Collection Pïerre Gillard)

Au début juillet, Iakov Mikhaïlovitch Iourovski (de son vrai nom Yankel Chaimovitch) reçoit l’ordre de Iakov Solomon dit Sverdlov, de les abattre et de faire disparaître les cadavres. Cet ordre est exécuté à l’aube du 17 juillet 1918, dans le plus grand secret,ne cherchez pas dans le journal du parti “Pravda”, un compte-rendu.  Abattus par surprise à coup de pistolets, ils furent assassinés plutôt qu’exécutés, sans compter le caractère particulièrement atroce de l’exécution des enfants du Tsar. Les jeunes filles qui avaient des pierreries cousues dans leurs vêtements reçoivent des dizaines de balles qui ricochent et rendent la scène effrayante. Ayant vidés leurs chargeurs, et plusieurs des jeunes filles et des victimes étant encore en vie, c’est à coup de couteau et de baïonnette que les bourreaux s’acharnèrent sur les malheureux. Dans la nuit, les corps furent emportés jusqu’à un puits de mine et précipités dedans, mais Iourovski revînt dès le lendemain sur les lieux, enterre les corps un peu plus loin après avoir vainement tenté de les brûler. Ils sont finalement aspergés d’acide sulfurique pour empêcher toute reconnaissance des corps. L’affaire plonge dans la pénombre soviétique jusqu’en 1990.

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Cave de la maison Ipatiev où eu lieu le massacre de la famille Romanov.

A la chute de l’URSS, Boris Eltsine, qui avait fait pourtant détruire la maison Ipatiev sur ordre d’Andropov, a constitué une commission pour faire toute la vérité sur cet horrible crime, rechercher les cadavres pour qu’ils reposent en la cathédrale  Pierre et Paul  à St-Petersbourg.

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Boris Eltsine et son épouse s'inclinant devant le tombeau de Nicolas II .

Les restes des corps découverts les 11, 12 et 13 juillet 1991 ont été soumis à des expertises génétiques effectuées en 1993 en Grande-Bretagne, en 1995 aux Etats-Unis et en 1997 en Russie. Leurs résultats ont été présentés à une commission gouvernementale qui a conclu en janvier 1998: “Les dépouilles découvertes à Ekaterinbourg sont celles de Nicolas II, de membres de sa famille et de personnes de leur entourage“. Ce n’est qu’en 1997 que la Commission nationale a reconnu l’authenticité des restes de la famille impériale découverts dans une forêt et des quatre personnes qui se trouvaient avec les Romanov: leur médecin, Evgueni Botkine, le cuisinier Ivan Kharitonov, un valet de chambre, Alois Trupp, et la camériste de la tsarine, Anna Demidova.

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Mais il manquait deux cadavres ceux de la princesse Maria et le tsarévitch Alexis Nicolaïevitch . Retrouvés et authentifiés quelques années après,  le 17 août2007.  Quarante quatre fragments d’os ont été retrouvés près de l’ancienne route de Koptiakov et transférés à l’institut médico-légal de Sverdlovsk. M. Nevoline a précisé que les médecins légistes avaient également reçu sept fragments de dents, trois balles d’une arme à canon court et un fragment de tissu de vêtement. Authentifiée comme étant les restes de la princesse Maria et du tsarévitch Alexis, ils furent inhumés à l’été 2008 près dés leurs dans la nécropole des tsars en la cathédrale Pierre et Paul sur l’île aux lièvres à Staint Pétersbourg.

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La Princesse Maria Nicolaïevna Romanov.

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Le tsarévitch Alexix son chat et son chien Joy seul survivant du massacre.

Le Vaudois Pierre Gilliard était le précepteur des enfants du tsar Nicolas II: les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et le tsarévitch Alexis. Il suivit la famille impériale durant leur captivité jusqu’à Ekaterinbourg, où il se fit séparer d’eux le 23 mai 1918. C’est d’ailleurs cela qui lui sauva la vie, car Nicolas II et sa famille se firent exécuter peu de temps après. De retour en Suisse, il publia en 1922 un ouvrage sur “Le tragique destin du Tsar Nicolas II”. Outre les dernières photographies de la famille impériale de Russie prises dans leur vie quotidienne en captivité, le fonds Pierre Gilliard contient également de la correspondance et différentes notes prises au cours sa vie. Une grande partie de sa collection de photos furent vendues lors du vente publique à Genève .

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En Août de l’an 2000, après de nombreux débats, la famille impériale fut canonisée comme mort-martyr par le Patriarcat Alexis II de Moscou. À noter que deux des servants n’ont pas été canonisés à cette occasion : Alexei Trupp car il était catholique, et Adolphovna Schneider, qui faisait partie de l’Église luthérienne.

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Une des représentations iconographique de la Saint Famille Romanov . 

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Nikolaï Romanov jetant symboliquement   
un peu de terre sur les restes du dernier tsar russe.  
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 Chapelle votive comportant les cercueils de le Famille impériale dans 
la cathédrale Pierre et Paul.

Vont se dérouler les 16 et 17 juillet 2014, comme chaque année depuis 1997 à Ekatérinburg, sur les lieux des meurtres et les endroits où l’on a retrouvé les restes de Nicolas II et de sa famille,  une procession et un chemin de croix. 

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Ces cérémonies réunissent près de 50 000 à 70 000 orthodoxes de Russie et du monde entier pour se souvenir de la famille impériale lâchement assassinée  le 17 juillet 1918 ( suivant le nouveau style).

Le rôle pivot de la Russie

Souvent minimisé en Occident, le rôle de l’armée impériale russe dans l’issue de la Première Guerre mondiale fut pourtant déterminant, affirme Serge Andolenko, général historien français d’origine russe.

Drapeau du 2e régiment de la 1ere brigad russe col A. Korliakov

La part décisive prise par les troupes de l’armée impériale russe dans l’issue du conflit n’a pas été reconnue à sa juste valeur en Occident. C’est en tout cas le point de vue de Serge Andolenko, général français issu de Saint-Cyr et historien d’origine russe émigré en France après la Révolution d’octobre. Dans un entretien accordé à RBTH, son fils Pavel Andolenko, lui-même ancien officier de « la Royale », divulgue les principales thèses de son père allant à l’encontre de l’opinion dominante. Celle-ci se limite au souvenir de Brest-Litovsk (la paix séparée signée par les bolcheviks) et à la piteuse performance de l’armée russe. Pour Andolenko, ce n’était pas du tout le cas jusqu’à l’abdication du tsar Nicolas II.

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Le tsar Nicolas II .

Le rôle de l’armée impériale russe fut au contraire déterminant sur le cours de la Première Guerre mondiale de 1914-1918 et pour la victoire finale. Le centenaire du déclenchement de la « Grande Guerre » est une occasion unique de le rappeler, car une idée très répandue dans la conscience historique occidentale veut que la Révolution d’octobre 1917 soit le résultat d’une défaite militaire de l’armée russe. Le même stéréotype réduit à néant le rôle des troupes russes dans la victoire de novembre 1918.

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Soldats ruses sur le front russe.

Les recherches de Serge Andolenko retrouvent aujourd’hui toute leur actualité. Pour lui, la « désinformation » dont sont victimes nos contemporains à tous les niveaux « conduit, inconsciemment ou non, tous les États complices de cette supercherie à conserver des données fausses dans leurs mémoires respectives ».

En 1914, l’offensive contre la Prusse sauve l’armée française sur la Marne.

Pour le général Andolenko, l’armée russe qui s’engage dans la guerre en 1914 est une des meilleures de son temps. Mais elle est « fortement handicapée par deux points faibles inhérents au pays » : la taille géographique de celui-ci (40 fois la France, deux fois et demie les États-Unis) qui aggrave les difficultés logistiques, et une économie en forte expansion au début du conflit mais pas suffisamment consolidée pour s’adapter à une conflagration mondiale de longue durée.

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Cosaques sur le front prussien © Col. P. Lamy

Ces deux handicaps vont forcer l’armée russe à « remplir sa mission dans des conditions inhumaines » au cours des deux premières années du conflit. Le 17 août 1914, la Russie lance une offensive contre la Prusse orientale, pour laquelle son armée n’est pas prête. L’Empire russe s’y engage à la demande de la France pour permettre à cette dernière de résister à l’offensive allemande sur la Marne.

Russe en france en 1916

Régiment russe en France.

Ce combat « pour les alliés », comme le qualifie aujourd’hui le réalisateur historien de Saint-Pétersbourg Viktor Pravdiouk, coûtera à la Russie plus de 100 000 morts et une défaite à Tannenberg. Mais tout commence bien. Les premières victoires affolent l’état-major allemand qui dégarnit le front Ouest de deux corps d’armée et d’une division de cavalerie, ce qui donnera plus tard lieu au « miracle » de la Marne. Ce dernier est loin d’être dû aux seuls taxis célébrés dans nos écoles.

1915 : Verdun avant Verdun sur le front de l’est

citadelle de Verdun

Citadelle de Verdun .

M. Andolenko qualifie l’année 1915 de « Verdun avant Verdun » : l’armée russe va subir tout ce que l’industrie allemande est capable de produire. Aux hécatombes de 1914 vont s’ajouter celles encore plus terribles de 1915. L’industrie russe ne suit pas et sur les champs de bataille les soldats russes doivent ramasser les armes de leurs camarades tués. Toutefois, rien ne les arrête : les combats se poursuivent à la baïonnette, au couteau et même à mains nues… La Russie perd près de 2 500 000 tués ou blessés (au total, la Première Guerre lui coûtera deux millions de morts, plus que la France saignée à un million et demi). Les Allemands, conscients qu’ils ne peuvent gagner sur les deux fronts, proposent aux Russes une paix séparée en offrant un cadeau de choix : Constantinople et les détroits !

Capture d’écran 2014-07-05 à 19.53.19 Infographie Natalia Mikhaylenko.

Les Russes eux-mêmes auraient dû demander l’armistice en toute logique militaire, puisqu’ils compensaient par des pertes humaines leur infériorité en équipements et en armes. Ils ne le font pas et Nicolas II rejette l’offre allemande pour ne pas lâcher ses alliés. Et la boucherie se poursuit.

L’année charnière : 1916
En 1916, l’Allemagne réactive ses troupes sur le front Ouest. C’est Verdun puis l’offensive de la Somme. Pour les Russes, c’est un répit relatif qu’ils mettent à profit pour approvisionner et équiper les troupes grâce aux progrès fulgurants de l’industrie. Ils lancent au moins deux offensives décisives pour le sort de la guerre : celle du général Broussilov en juin vers la Bessarabie, qui met deux millions de combattants adverses hors de combat, et celle du général Youdénitch qui défait les Turcs sur le front du Caucase et arrive jusqu’à l’Euphrate.

prise d'armes col P. Lamy

Grâce à ce redressement de l’armée russe, les alliés envisagent la suite du conflit avec plus d’optimisme. Winston Churchill, ministre des Munitions à l’époque, relève que « peu d’épisodes de la Grande Guerre sont plus surprenants que la restauration, le ravitaillement et l’effort gigantesque de la Russie en 1916 ».

Au début de l’année 1917, tous les observateurs et acteurs du conflit (Allemands et alliés) sont d’accord : « la Russie impériale a déjà gagné la guerre ! », estime le général Andolenko aujourd’hui cité par son fils Pavel. « L’armée russe n’était pas défaite, au contraire », dit M. Pavel Andolenko à RBTH.
« Il arrive qu’on qualifie les pertes humaines subies par la Russie en 1915 d’inutiles. C’est pourtant grâce à cette multitude de sacrifices que la Russie n’a pas capitulé ou signé une paix séparée. Que se serait-il passé si la Russie avait été acculée, les alliés occidentaux auraient-ils pu reconstituer leurs forces et développer leur production d’armements pour aborder 1916 ? », s’interroge à son tour M. Pavel Andolenko.

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(Infographie par Natalia Mikhaylenko)

Depuis janvier 1917, les Autrichiens négocient avec les Français, les Anglais et les Italiens. Mais le Tsar n’est pas au courant. S’il l’avait été, il n’aurait probablement pas abdiqué en mars. Cette abdication aux raisons encore mal élucidées, selon Andolenko, a marqué le début de la fin : les soldats qui avaient combattu pour la Patrie, Dieu et le Tsar « ne savaient plus où se tourner ». Le Gouvernement provisoire, tout en proclamant sa volonté de poursuivre la guerre, donne des ordres incohérents qui disloquent l’armée de l’intérieur. Pour Andolenko, « la révolution n’est pas une conséquence fortuite du marasme existant, ni d’une prétendue défaite militaire ; la révolution serait plutôt la cause première de la destruction de l’armée ».
Français et Russes ont supporté les deux tiers de l’ensemble des pertes en vies humaines. « Les armées française et russe ont payé le plus lourd tribut à la victoire et il faut garder en mémoire que ces deux armées ont lutté en étroite collaboration tout au long de la guerre, chacune s’efforçant toujours de soulager l’autre quand celle-ci supportait l’effort principal de l’ennemi », conclut après son père Pavel Andolenko. À la fin de la guerre, malgré la paix de Brest-Litovsk et les « emprunts russes », le maréchal Foch déclarait : « Si la France n’a pas été effacée de la carte de l’Europe, c’est avant tout à la Russie que nous le devons ». L’histoire se rééditera 27 ans plus tard : les États-Unis n’interviendront dans le conflit que six mois après la reddition de Von Paulus aux Russes à Stalingrad.

 Dimitri de Kochko,

Russia Beyond The Headlines     fr.rbth.com.

17 juin 2014

Institut Smolny à Saint Petersbourg.

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L'institut Smolny en 1912.

Cet institut a été fondé par décret signé de Catherine II le 5 mai (24 avril) 1764. Le but était de donner une éducation pour que des filles “bien nées“,  de la noblesse  deviennent des femmes instruites, de bonnes mères, des membres utiles à la famille et à la société.  A l’initiative d’Ivan Betski en 1764, l’une des figures de proue du règne de Catherine. Il est  amoureux de la pédagogie, il a étudié les œuvres de grands penseurs de son temps (dont beaucoup ont été de ses connaissances ), il a maîtrisé le système pédagogique de Locke, Rousseau, Helvétius. Le but de la création de cette institut était de donner une bonne éducation aux filles de la noblesse, ce qui  a radicalement changé la nature de la société de l’éducation, face à  la situation sociale de l’époque.

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Ivan Betski.

L’Institut Smolny initialement dans les locaux qui ont été construits sous Elizabeth se situait à la Résurrection (Smolny) monastère édifié par l’architecte Rastrelli, toutefois, les établissements d’enseignement sont peu adaptés.

Au début du XIX siècle, il a été décidé de construire un nouveau bâtiment spécial l’Institut Smolny. Son projet a été développé par l’architecte Quarenghi, maître de l’architecture classique, Quarengi admirait la magnifique création de Rastrelli le Monastère Smolny: ” J’ai donc décidé de construire un nouveau bâtiment légèrement sur le côté, au sud du complexe de monastère.

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L’Institut Smolny avait un aménagement confortable: au rez de chaussée sur les côtés du couloir abrité des salles de classe, et au deuxième étage -des salles de séjour et au dessus le dortoirs avec ls sanitaires.

Initialement pour l’admission à l’université il était nécessaire de passer des examens ( un peu de français, encore moins de russe et un peu sur l’éducation religieuse ), les élèves etaient qualifier en fonction du degré de  noblesse, dont la naissance a été enregistrée en III, V et VI du livre de familles nobles, ou celles dont le père etait capitaine dans  l’armée. Cependant, quelques-uns des nobles étaient prêts à condamner leurs filles à étudier en continu pendant 12 ans, après quoi une question difficile se posait sur le futur mariage des filles trop instruites . C’est pourquoi la majeure partie des étudiantes  après 1825, étaient dans les institutions décembristes: deux filles Kahovskogo, par exemple, ont  terminé leurs études avec une médaille d’argent.

Liste des directrices :

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Présentation des nouvelles élève à la directrice de l'Institut dans son bureau.

Des bourses étaient attribuées et pour celles qui n’en avait pas les parents devaient alors payer 400 roubles par an. Les places étaient limitées et les règles très strictes:  levée 6 heures du matin, puis  6 ou 8 cours obligatoire durant la journée. Le temps pour les jeux était très limité. Les filles vivaient dans des dortoirs  sous la coupe d’une surveillante.

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Dortoir.

En outre, il y avait des femme “classe” ou de “bonnes manières” qui étudiait le comportement de chaque élève  durant les  cours. Poser des questions sur le sujet étudié était de mauvais ton.

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Une salle de classe avec à gauche les femmes "classe" ou de "bonnes manières".

Il est indiqué dans le livre des sorties de 1889, qu’il était attribué des décorations en fonction des résultats : insignes, cocardes de divers couleurs en fonction des résultats. Les cours obligatoires sont la gymnastique et la danse. Il y a interdiction dans l’institut de courir ou de jouer à des jeux de plein air.

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Terrain devant l'Institut.

Les cours les plus importants étaient les cours de bonnes manière et le cours de français. Les visites des parents étaient limités à 4 heures par semaine durant les deux jours des visites. Le courrier était surveillé par les femmes de “bonnes manières”.

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Examen de maintien.

Les châtiments corporels n’étaient pas en vigueur à l’Institut Smolny, mais il y avait des sanctions, comme l’humiliation devant les autres jeunes filles, rester debout au milieu du réfectoire pendant des repas… L’aspect des jeunes filles était identique, même coiffure avec des cheveux  plaqués avec une natte, robes à manches courtes, tablier, cape et tour de cou en ruban.

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Sous Catherine II les jeunes filles portaient une robe marron pour les plus jeunes puis bleu, grises et blanches pour les plus agées.

Les cours comprenaient de maintien, de la langue du français, de la littérature russe, de musique, le danse, de dessin et de peinture, de couture, de gymnastique  mais également des cours de mathématiques et de  physique.

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Cours de harpe.

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Cours d'artisanat.

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Cours de chant.

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Cours de géographie.

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Cours de danse des premières années.

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Cours de danse des dernières années.

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Cours de musique (solfège).

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Cours de dessin.

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Cours de couture.

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Cours de maintien à l'heure du thé.

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Cours de gymnastique.

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Salle de cours de physique.

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Salle de réfectoire.

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Visite de contrôle médical.
2188011_originalDernière promotion de l'Institut Smolny 1917.

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Chorale de fin d'année d'études.

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Spectacle de fin d'année.

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Spectacle de fin d'année en costumes folkloriques.

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Promenade en hiver, montagnes russes.

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Patinoire de l'institut.

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Ensemble des professeurs de l'Institut entourant la directrice.

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Salle de réunion des professeurs.

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Jury de fin d'année composé de personnalités religieuses, militaires et civiles.

Environ 200 jeunes filles de la noblesse et pupilles de 6 à 18 ans ont reçu une éducation stricte à l’Institut Smolny par promotion. Les cours duraient 12 ans, divisaient en quatre cycles de 3 ans chacun.

Quelques élèves de la promotion de 1912.

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(?), Vera Issakova et (?).

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Leilia (?), E. Dobrocerdskaia et Lisa Narichkine.

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Piotr Arcadievitch Stolypine et sa fille ainée Marie Petrovna  éleve de l’Institut Smolny

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Les 6 meilleures diplômées par promotion recevaient le  «chiffre» – un monogramme d’or initiales de l’ impératrice et elles étaient élévées au rang de “Dame d’honneur” à la cour impériale.Été 1917, l’Institut Smolnyz est fermée, les élèves de l’Institut ont été transférées dans d’autres écoles.

 Le bâtiment de l’Institut Smolny en 1917 devient le siège  des autorités révolutionnaires.

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Paul Carlovitch Buhre (1810-1882).

Entreprise horlogère Paul Buhre a été fondée en 1875 à Saint-Pétersbourg par Carl Bure, dont le fils Paul est devenu son digne successeur.

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Paul Pavlovitch Buhre (1842-1892)

En 1874, dans la ville du Locle (Suisse), Paul a acheté une grande fabrique de montres. En 1899, après la mort de Bure, entreprise horlogère Paul Buhre a reçu le titre de “Fournisseur officiel de la Cour Impériale.”

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Paul Buhre fournisseur de la Cour impériale, (gravure dans les boîtiers).

Et, comme Buhre n’avait pas d’héritier, après sa mort, la société a été vendue à un homme de nationalité suisse, Jean-Georges Pfund et un Français Paul Girard.

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Magasin à Moscou.

Paul Buhre fabrique des montres qui étonnent et impressionnent les clients par leur design original et de qualité. Cependant, même les experts de montres anciennes trouvent qu’il est difficile d’expliquer pourquoi les montres Bure sont si populaires. Beaucoup de sociétés horlogères, comme  Oméga, ne pouvaient rivaliser avec la marque Paul Buhre.

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Montre en acier à cadran blanc, grand public.

Paul Buhre fabriquait les montres pour le grand public, avec un prix des plus bas qui était seulement de deux roubles. La marque a également produit les montres chères, en argent ou en or.

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Montre en or massif aux armoiries impériales.

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Montre en or massif avec sa chaîne et les armoiries impériales.

Il vaut la peine de mentionner que Paul Buhre acheté les mouvements compliqués, comme chronographes et des répétitions, à plus célèbres entreprises horlogères suisses.

mouvement interne

Mouvement .

En 1876 , Paul Karlovitch reçu le titre de citoyen d’honneur héréditaire pour une réalisation honnête, diligente et consciencieuse pour les commandes avec la Cour en1839. En 1892 il  ouvre son premier magasin  à Moscou, et plus tard  une succursale à Kiev.

Montre Paul Buhre

Montre Paul Buhre à cadran noir (très recherchée) 1912.

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Extrait du catalogue de vente (1912)

En 1916, la société Paul Buhre reçu le brevet suisse ¹ 74 144 pour le chronographe en interne.
À de nombreuses expositions internationales de la société a reçu les plus hautes récompenses.
En 1917, la Révolution a mis fin à l’entreprise horlogère en Russie. Il faut dire qu’il y avait une horloge murale par Paul Buhre au Kremlin, dans le bureau de Lénine.

Le siège a été transféré de Pétrograd en Suisse à Le Locle et le travail “Pavel Buhre” reprend.
Ce n’est qu’en 2004, que Pavel Buhre ( un descendant) entreprit de faire renaître la société avec la création de la société  “Maison de commerce de Pavel Buhre Karlovich” . Et en 2005, les nouvelles collections de montres produites suivant la tradition ancienne, ont été mises en vente.
Il convient de mentionner, que Pavel Buhre, le célèbre joueur de hockey russe, est un descendant de la famille Buhre horloger. Il a décidé de faire revivre l’entreprise horlogère de son grand prédécesseur.
Les montres Paul Buhre sont faites dans le style classique. Chaque modèle est original: «M01010», «M0051», «M01015», «M0064», «M0066», «M00640», etc. Presque chaque montre est équipée d’un mouvement suisse ETA, les modèles sont ronds, en inox acier, les lunettes sont des cristaux de saphir, les bracelets sont fabriqués à partir de cuir de crocodile.

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Il y a quelques modèles avec une autonomie de 46 heures. Les montres en or sont faits de 18K or rose ou blanc.
M0063 montre-bracelet est un modèle d’un grand intérêt. Le cadran est tourné de telle façon, que c’est plutôt pratique pour lire l’heure dans n’importe quelle situation, même en conduisant une voiture. Aussi la couronne a changé son emplacement – il est placé à “12:00”.
La société a publié une collection appelée “Chasovnik”. Sur le cadran de la montre, il y a les symboles du zodiaque.
Les admirateurs de montres peuvent profiter collections Paul Buhre dans les musées de la Russie et d’autres pays.

Sergeï Mikhailovich Prokudin-Gorskii (1863-1944)

Précurseur de la photo couleur.

Sergeï Mikhailovich Prokudin-Gorskii
pose près d'un ruisseau de montagne, considéré comme
le fleuve Karolitskhali dans les montagnes du Caucase près du
port de Batoumi, sur la côte orientale de la mer Noire.

La Russie en couleur, il ya un siècle

Sergueï Mikhaïlovitch Prokoudine-Gorski (en russe: Сергей Михайлович Прокудин-Горский), né le  30 août 1863 à Founikova Gora (province de Vladimir, Russie)  et mort le  27 septembre 1944 à Paris.
Sergei Mikhailovich Prokudin-Gorsky appartenait à une des plus anciennes familles nobles russes, dont les membres ont fidèlement servi son pays pendant plus de cinq siècles.

Armoiries de la famille Sergei Mikhailovich Prokudin-Gorsky 

Il appartenait à une des plus anciennes familles nobles russes, dont les membres ont fidèlement servi son pays pendant plus de cinq siècles.

On ne sait rien à propos de l’éducation de Sergei enfant, il est possible qu’il ait été scolarisés à domicile, il aurait étudié au Lycée impérial Alexandrovsky, à Saint-Petersbourg. Il termine l’Institut technologique de Saint-Pétersbourg, où il suit les cours de Dmtri Mendeleïev, poursuivant ensuite ses études de chimie à   Berlin puis à Paris. Il collabore avec de célèbres chimistes et inventeurs dont l’Allemand Adolf Miethe (de).. Ensemble, ils travaillent à l’élaboration de méthodes de photographies en couleur.

Bureau de Dmtri Mendeleïev photo de Prokoudine-Gorski.

De retour en Russie dans les années 1890,  il se marie vers 1895 avec Anna Alexandrovna Lavrova (1870—1937), fille du célèbre industriel russe A. S. Lavrov, savant, un des fondateurs de la production nationale de l’acier, et un membre actif de la Société impériale russe technique, il était ainsi directeur de la Société de Bell, de la fusion du cuivre et de Steel Works dans la ville de Gatchina, près de Saint-Pétersbourg.

Le jeune Prokoudine-Gorski avec la famille Lavrov.

Prokoudine-Gorski devient directeur de l’entreprise métallurgique de son beau-père. Bien que son emploi principal (Demidov House) était situé à Saint-Pétersbourg, Prokudin-Gorsky vivait à Gatchina, où ses trois enfants sont nés: Dmitry (1892), Catherine (1893) et Michael (1895).

Prokudin-Gorsky avec ses trois enfants .

En  1898, il est nommé membre de l’Institut technique impérial russe (ITRS) en reconnaissance de ses travaux sur la photographie.

Le 2 Août 1901, le “Studio Photozinkographic et phototechnique” de SM Prokudin-Gorsky a ouvert à Saint-Pétersbourg, 22 rue Bolshaya Pod’yacheskay . En 1902 Prokudin-Gorsky travaillé sur technique  appelée Color Separation (ou trois photographies couleur) au laboratoire de l’École Technique Supérieure à Charlottenburg, près de Berlin, sous la direction du professeur Adolf Miethe, un autre savant éminent et le principal spécialiste de la méthode de séparation des couleurs.

Cependant, comme la presse russe a écrit alors, «l’élève a dépassé le maître“. Grâce à son excellente connaissance de la chimie, de Prokudin-Gorsky a créé sa propre recette pour sensibiliser l’émulsion, ce qui a conduit à la plus évoluée, la vie-comme la transmission des couleurs naturelles à ce moment-là.

Ses propres recherches ont donné lieu à des brevets pour la production de  films couleur et pour des “diapositives”. En 1903, les meilleures entreprises allemandes Görtz et Bermpohl selon les dessins de A. Miethe réalisent des équipements spéciaux pour Prokudin-Gorsky afin de prendre des photos en trois couleurs et projetant des diapositives couleur. Prokudin-Gorsky  imprimait leurs photographies en couleur de qualité très correcte, sous la forme de cartes postales et des illustrations de livres, mais leur vraie beauté et la qualité ne peuvent être obtenue que par la projection d’images directement à partir de plaques de verre sur un grand écran.

Au cours de la première démonstration de ces lames (en termes modernes) à Saint-Pétersbourg et à Moscou en hiver de 1905, les spectateurs ne pouvaient  cacher leur étonnement et leur plaisir, en saluant l’auteur avec un tonnerre d’applaudissements. L’ère de la photographie couleur en Russie a commencé! Vers 1907 Prokudin-Gorskii  a imaginé et élaboré un plan visant à utiliser les avancées technologiques en émergence qui avaient été faites dans la photographie couleur.

Il mit au point un appareil permettant d’impressionner successivement 3 plaques monochromes à travers trois filtres. En projetant simultanément ces trois images rouge, verte et bleue avec des sources de lumière judicieusement filtrées on reconstituait les couleurs originales par synthèse additive.

Filtres et le resultat .

En 1905, il obtient des récompenses aussi bien de l’Exposition Universelle de Liège que du club de photographie de Nice. Il devient éditeur de Fotograf-lioubitel (Фотограф-любитель, « Le Photographe amateur »), la plus importante revue de photographie russe, fondée en 1890, à laquelle il donne une orientation plus scientifique en publiant une série d’articles sur la photographie couleur.

Il ne savait toutefois pas en faire des tirages sur papier, seulement des reproductions par un procédé d’imprimerie (llitographie) de faible qualité quant au rendu des couleurs du fait de la transformation nécessaire de l’image additive en soustractive. Malgré l’intervalle de temps réduit entre les 3 photos (une seconde semble-t-il), les sujets en mouvement donnaient des images floues.

Au début des années 1900 Prokudin-Gorskii a formulé un plan ambitieux: effectuer un relevé photographique de l’Empire russe et ceci avec  l’appui du tsar Nicolas II. Entre 1909-1912 et de nouveau en 1915, il a mené des enquêtes dans onze régions, voyageant dans une voiture de chemin de fer spécialement équipé fourni par le ministère des Transports.

Carte de l'empire russe en 1900.


Train spécialement aménagé avec la chambre noire.

Grâce à ce projet aussi ambitieux, son but ultime était d’éduquer les écoliers de la Russie avec ses “projections de couleurs optiques» de l’histoire vaste et diversifié, de la culture et la modernisation de l’empire.


Sergei Mikhailovich Prokudin-Gorskii et les membres de son équipe
photographiques sont présentés ici dans leur
campement poour la nuit  à proximité de
la rivière Chusovaia, sur la côte ouest
de l'Oural qui divisent l'Europe de l'Asie.

Équipé d’une chambre noire dans le wagon spécialement équipé, fourni par le tsar Nicolas II, en possession de deux permis qui lui  accordait l’accès aux zones réglementées et de la coopération de la bureaucratie de l’empire, Prokudin-Gorskii faisait le relevé photographique de l’Empire russe.

Au retour de ses expéditions il faisait de nombreuses conférences illustrées de son travail.Prokudin-Gorskii a quitté la Russie en 1918, après la révolution russe, et f s’installa à Paris, où il mourut en 1944.

Sergei Mikhaïlovitch Prokudin-Gorskiia avec un procédé très particulier a réalisé un  incroyable travail photographique.  Chaque photographie est en fait le résultat de trois clichés pris très rapidement.

Appareil utilisé par Sergueï Mikhaïlovitch Prokudin-Gorskiia

Chacun était en noir et blanc mais prises avec des filtres rouge, vert et bleu. Les trois prises de vues pouvaient alors être recombinées et les couleurs étaient très proches de la réalité.

Vue de la plate forme arrière du train sur la sation Simsk Samara-Zlatooust.

La vraie force de ces photographies,
est l’exeptionnelle, voire extaordinaire qualité visuelle.

Photo 1905-1907

L’impact tient à la conjonction d’une grande précision et de couleurs
vives et singulières, assez loin de celles, délavées, qu’on retrouve
trop souvent dans les appareils numériques du grand public.

Toutes ses photos offrent un portrait vivant d’un monde perdu – l’Empire russe à la veille de la Première Guerre mondiale et la révolution à venir. Ses sujets variait entre les églises médiévales et monastères de l’ancienne Russie, aux chemins de fer et les usines d’une puissance industrielle émergente, à la vie quotidienne et le travail de la population diversifiée de la Russie.


Page de l'album créé en 1915 lors de son dernier voyage documentaire connue.

On voit ici l’un des milliers de négatifs sur plaque de verre faites par Prokudin-Gorskii. Les négatifs ont été utilisés pour produire des lames de verre positifs pour ses conférences illustrées sur l’Empire russe. Prokudin-Gorskii l projetait  les diapositives à travers des filtres rouge, vert et bleu avec un dispositif connu sous le nom de «lanterne magique», qui superpose les images sur un écran et réalise  une image en couleur. Deuxièmement, Prokudin-Gorskii utilisé les négatifs pour  dévelloper  des photos de référence de ses voyages qui étaient classées et anotées dans des albums..

On retrouve en outre un aspect parfois jauni propre aux vieilles photos argentiques.

  Prisonniers de guerre autrichiens 1915.(quelque part près de la mer blanche)

La comparaison avec aujourd’hui est d’autant plus étonnante que de
nombreuses images plus récentes existent mais sont toujours en noir et blanc. On pense
notamment aux images d’archive de la seconde guerre mondiale. La qualité
des photos est en fait d’une telle qualité, qu’il est difficile d’imaginer que l’on
contemple des images d’une Russie vieille de plus d’un siècle.

Il a utilisé une caméra spécialisée pour capturer trois images en noir et blanc dans la succession assez rapide, en utilisant des filtres rouge, vert et bleu, ce qui leur permet ensuite être recombinés et projeté avec des lanternes filtrée pour afficher les images en couleurs vraies près.

La haute qualité des images, combinées avec les couleurs vives, font qu’il est difficile pour les spectateurs de croire qu’ils sont à la recherche d’une époque faisant une bond 100 ans en arrière dans le temps. Lorsque ces photos ont été prises, ni la Révolution russe, ni la Première Guerre mondiale n’avait encore commencé.

Samarkand

Prokudin-Gorskii a quitté la Russie en 1918, tout d’abord pour la Norvège puis l’Angleterre avant de s’installer en France à Paris. Entre temps le tsar et sa famille avaient été assassinés et les  clichés de l’empire  russe si soigneusement documenté  par Prokudin-Gorski avaient été en partie détruits.

Ses images uniques de la Russie à la veille de la révolution – enregistrés sur des plaques de verre – ont été achetés par la Bibliothèque du Congrès en 1948 auprès de ses héritiers. Certaines plaques de verre ont été numérisées et, grâce à un procédé innovant appelé digichromatographie, des images aux couleurs éclatantes ont été produites.

Marchands à Samarkand

Groupe d'ingénieurs pour la construction du chemin de fer.


Astronomes en Sibérie (1905)

Sousdal


Vue sur Zlatooust.


Végétaux pour la fabrication de paniers .


Village de Terzoutskoe sur la rivière Izet (Province de Tobolsk)


Naufrage d'un bateau chargé d'acier

Cigogne dans son nid (Daguestan)


Andreï Petrov Kalganov, ancien directeur de l'usine de Zlatooust.

Epoque de l’impératrice Elisabeth, région Tcherdin.

Gué Aleksenskii où les français ont construits trois ponts, région de Moscou.


Entrée de la mosquée Samarkand et minaret.


Pont ferroviaire region d'Archangelsk.


Fossé Asie centrale


Le village de Nijni Gounib, Gunibsky District, Daghestan


Montagnes environ Nijni Gounib, Gunibsky District, Daghestan



Montagnes environ Nijni Gounib, Gunibsky District, Daghestan



Eglise de Nijni Gounib, Gunibsky District, Daghestan


Bakou province, Dzhevatsky comté, Steppe Mugan. Cuisinière four dans la cour.

Grenadier, province de Bakou, comté de Dzhevatsky, Steppe Mugan.


Tour et une maison d'hiver ordinaire à Nikolaïevka.
 Province de Bakou, comté de Dzhevatsky.

. Bakou province, Dzhevatsky comté, Steppe Mugan. Maison de colons.

Famille de colons russes

Bakou province, Dzhevatsky comté, Steppe Mugan.

Hôtel Petropavlovsk. Région de Bakou.

Du 17 au 27 septembre 2012 ma cousine Nanou Kourgansky et moi-même, Nadine Dorokine, avons participé à un séjour organisé par l’association Art et Vie, sur le thème « en pays cosaque ».

Nous avons visité des lieux bien étonnants et émouvants, mais c’est des Karaïtes, et de leur vallée sacrée, que j’aimerai vous parler.

Karaïtes, Caraïtes ou Qaraïtes, ainsi se nomment les membres d’une communauté qui se considère comme juive, mais que les Juifs ne reconnaissent pas comme telle. Le terme, apparu au neuvième siècle, signifie en hébreu « fils des Ecritures ».Les Karaïtes ne reconnaissent que l’autorité de l’Ecriture, n’acceptent ni la tradition talmudique, ni la Michnah, ni la Kabbale, autrement dit la transmission et l’interprétation orale de l’Ancien Testament. Ils refusent également la circoncision.

Le karaïsme, deuxième religion des Turcs de Crimée, se caractérise également par des éléments du paganisme turc. Ils adorent le dieu Tengri, dieu du ciel, comme leurs ancêtres pré-judaïques, et vouent un culte au chêne, leur arbre sacré.

Ils ne sont aujourd’hui que 2000 environ, dispersés en Pologne, en Turquie, en Egypte et en Palestine, 650 en Crimée.

Le lundi 24 septembre nous quittons Bachtchisaraï, l’ancienne capitale des Tatars de Crimée, pour la citadelle de Tchoufout-Kalé, spectaculaire plateau rocheux qui surplombe de deux cents mètres la vallée. Les descendants chrétiens des Sarmates, le premier khanat de Crimée au quinzième siècle, et les Karaïtes jusqu’en 1850 s’y succédèrent. (1)

(1) Les cités taillées dans le roc de Çufut Qale (« forteresse juive »), Tepe Kermen, Mangup Qale, Eski Kermen et la forteresse de Surenski, qui se cachent dans les montagnes de Crimée, inhabitées depuis des siècles.
En plus des tombes païennes, ces cités abritent de nombreux monastères et de nombreuses églises, ainsi que des monuments architecturaux
juifs, qui témoigne d’un passé à la richesse culturelle exceptionnelle. Protégées par des fortifications, ces villes connurent leur apogée au Moyen Âge, et furent tour à tour le centre culturel de Goths et d’Alains, de juifs karaïques, de Chasares convertis eux aussi dès le 9e siècle au judaïsme, de moines byzantins, des Petchéguènes et de la principauté de Théodoro.

Vue sur la vallée de Bachtchisaraï

C’est en 4+4 –ou plutôt jeeps de l’armée que nous quittons Bachtchisaraï pour gagner le plateau.

Matveï Ivanovitch Platov (1753 – 1818) – comte, homme d’Etat russe, général de cavalerie.
Compagnon d’armes d’Alexandre Souvorov, à partir de 1801 – Ataman des troupes des cosaques du Don.

Matveï Platov est né à Cherkassk (actuellement – Starocherkassk de la province de Rostow). Il était originaire des « enfants des adjudants de l’Armée du Don ». En 1766, il a été inscrit au service de la chancellerie de l’armée comme scribe et en 1769 il a obtenu le grade du capitaine des cosaques. Il a participé aux deux guerres russo-turques de la deuxième moitié du XVIII ème s. Il s’est fait particulièrement remarquer lors de la prise d’ Otchakiv (1788) et de l’assaut d’Izmail (1790), et en 1793 devenu l’ataman des cosaques de Iekaterinoslav et de Chouguev.

Ataman Platov (gravure Salomon Kardelli)

Il est fait chevalier de l’Ordre de Saint-Vladimir de 3e classe pour sa participation à l’Expédition russe en Perse de 1796.

Ordre de Saint Vladimir (3e classe)

En 1801, promu au grade de lieutenant général, Matveï Platov est devenu l’ataman de l’Armée du Don. Pendant la campagne de 1807 contre les Français il commandait tous les régiments cosaques. Pour ses mérites dans les combats contre les Turcs il fut promu général de cavalerie.

Disgracié et emprisonné par Paul Ier qui le réhabilitera en lui décernant le titre de Commandeur de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1805.

Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Dans le combat près du village de Semlevo, l’armée de Platov a remporté la victoire sur les Français et a capturé un colonel de l’armée de Murat. Pendant la retraite de l’armée française, Platov remporta des victoires près de Gorodnya, le monastère de Kolotsk, Gjatsk, près de Doukhovschina et lors du passage de la rivière Vop. En novembre, Platov  prit Smoensk et a vainquu le maréchal Ney sous Doubrovna.

Vitoire du Général Platov à Mourom le 9 juilet 1882, (huile  de Victor Mazourkov)

Sur décret d’Alexandre en 1812, il a reçu le titre du comte. En participant aux campagnes
étrangères, Platov a pris la ville de Malbork à la veille du Jour de l’an 1813, ensuite il s’est emparé de la localité  de Dirsch et a pris la forteresse  de Danzig. Le 13 avril 1813, à Dresde, l’Empereur Alexandre I a reconnu les mérites de «l’Armée du Don» en soulignant sa contribution  à la libération de la Russie.

Alexandre Ier (1777 - 1825)

Le 13 septembre M. I. Platov  remporta une brillante victoire près d’Altenbourg.Les Coalisés ont un plan : foncer sur Leipzig afin de prendre l’armée française dans un étau. Napoléon, lui, veut concentrer ses forces afin de battre les deux armées coalisées l’une après l’autre, comme à Castiglione et le 4 octobre le Général Platov a participé à la fameuse «Bataille des Nations» sous Leipzig.

Bataille dit de Leipzig

Ici-même le 6 octobre il a capturé toute une brigade de cavalerie, 6 bataillons d’infanterie et 28 canons, ce qui a été récompensé par l’ordre de Saint-André Apôtre le premier nommé remis directement sur le champ de bataille.

Ordre de Saint-André Apôtre.

Le 20 octobre, Platov a pris Francfort-sur-le-Main, en y déployant son principal état-major où sont venus s’installer les dirigeants des Ettats alliés.

Retraite de Napoléon, gravure de Couché fils.

M. I. Platov y reçut la plume en diamants avec monogramme et aux lauriers pour la porter au shako (couvre-chef). En 1814, pendant les combats sur le territoire de la France, M. I. Platov combattit  près de Laon, Epinal, et Charmes et a pris Fontainebleau. Plus tard, Platov a pris la ville fortifiée de Namur. Le 19 mars 1814 les alliés sont entrés à Paris. Les cosaques se sont installés sur les Champs Elysées.


Cosaques installés sur ls Champs Elysées.

Après la signature du Traité de Paris, Platov accompagne Alexandre I à Londres. En Angleterre, l’ataman des cosaques bénéfi ciait d’une extrême popularité. L’université d’Oxford lui a remit un diplôme du docteur honoris causa en droit, son portait fut installé dans l’une des salles d’apparat du Palais royal, un navire anglais de 80 canons fut  baptisé en son honneur. Matveï Ivanovitch a profondément impressionné Walter Scott pendant leur brève rencontre.
De retour sur le Don, Platov s’est entièrement consacré aux affaires de la province du Don. Il vouait l’amour et le soin particulier à l’élevage des chevaux..

Elevage de chevaux du don.

Dans les années 70 du XVIII siècle, Platov a fondé le premier haras en Russie. En suivant Platov, les cosaques de vielle souche et les nobles ont conduits leurs troupeaux dans les steppes d’outre Don: Ilovaïskyï, Kouznetsov, Kalachnikov et beaucoup d’autres.


Matveï Platov est mort le 3 janvier (le 15 janvier) 1818.
Il est inhumé à Novotcherkassk dans le caveau familial près de la Cathédrale de l’Ascension.

Buste du Général Ataman M. Pltonov

En 1911, ses restes ont été transférés dans la sépulture de la cathédrale militaire à Novotcherkassk.

Distinctions et décorations:

– L’ordre impérial de Saint-André
– L’ordre de Vladimir de première classe
– L’ordre impérial de Saint Alexandre Nevski aux diamants
– L’ordre de Sainte-Anne
– L’ordre de Saint-Jean de Jérusalem
– L’ordre impérial et militaire de Saint-Georges de 2ème classe
– L’ordre prussien de l’Aigle Noir
– L’ordre prussien de l’Aigle Rouge
– L’ordre militaire autrichien de Marie-Thérèse,
– L’ordre de Léopold du 2 degré

Arc de triomphe élevé à Novotcherkassk pour commémorer la victoire
des Cosaques sur Napoléon.

La Grande bataille de Borodino ou de la Moskova.

7 septembre 1812

Va se derouler la plus grande reconstitution sur le champ de Borodino nommer également Moskowa, théâtre de la fameuse bataille franco-russe de 1812 que les Français appellent la bataille de la Moskova, avec la participation de clubs de l’histoire militaire de France, de Pologne, de Belgique et d’Ecosse. Fêtes lancées en juin, qui se prolongeront jusqu’à la fin de l’année, soit une durée équivalente à celle des combats qui ont fait rage en Russie en 1812.

Le 26 août 1812, les deux armées immenses – russe, dirigée par Koutouzov et la Grande Armée de l’Empereur français Napoléon se sont rencontrées face à face. Les français fonçaient vers Moscou, l’ancienne capitale russe pour frapper la Russie eau cœur. Koutouzov a décidé de donner la bataille générale dans le champ de Borodino, ayant  appliqué avant la politique de la terre brûlée sur près de 2 000 km entre la frontière russe et Moscou.

La bataille prit fin avec la retraite de l’armée russe, qui se retira en bon ordre. La bataille de la Moskova marque la dernière action offensive française sur le sol russe. En se retirant, les Russes sont encore en état de combattre, ce qui leur permettra de bouter les troupes françaises hors de la Russie. Ils ouvrent aussi la route de Moscou que la Grande Armée atteindra une semaine plus tard, le 14 septembre. Elle y restera jusqu’au 19 octobre, jour où commence le retour, bientôt désastreux, de la Grande Armée.

Des cosaques russes viendront de Moscou à Fontainebleau  dans le cadre des festivités
Nous partirons de la place Rouge le 8 septembre,  juste après un spectacle grandiose. Nous traverserons la Biélorussie, la Lituanie, la Pologne et l’Allemagne pour arriver dans la ville française de Fontainebleau   fin d’octobre“, a déclaré aux journalistes Igor Morozov, directeur adjoint de Rossotroudnitchestvo (Agence fédérale russe chargée des affaires de la Communauté des Etats indépendants, des Russes à l’étranger et de la coopération humanitaire internationale).

voir article “Cosaques de Moscou à Paris ” (CLIQUEZ)

Les préparatifs de cet événement sont en cours depuis dix-huit mois. Les organisateurs envisagent de reconstituer la traversée effectuée par le corps cosaque de l’ataman Matveï Platov en 1812-1814, attirant ainsi l’attention sur l’histoire de la Russie et encourageant l’union des peuples européens.

Le chemin sera long de 2.500 km et comprendra des tronçons où les chevaux devront être transportés. 22 chevaux capables d’effectuer plus de 300 km par jour ont été sélectionnés pour participer à l’événement. Il s’agit des chevaux du Don, monture des cosaques ayant pris part à la poursuite des troupes de Napoléon. Il ne reste que 243 spécimens de cette race en Russie et les organisateurs ont l’intention de favoriser son rétablissement.

Anna Pavlova, Анна Матвеевна (Павловна) Павлова.

Anna Pavlova (Saint Petersbourg 1905) 

Anna Matveïevna (Pavlovna) Pavlova (en russe : Анна Матвеевна (Павловна) Павлова)  ballerine russe, elle est née à Saint-Pétersbourg le 12 février 1881 et elle est décédée à La Haye le 23 janvier 1931.

Née d’une  famille modeste, Anna Pavlova après avoir vu une représentation de La Belle au bois dormant en 1890, décida de se consacrer à la danse. Formée à l’École impériale de danse de Saint-Pétersbourg, elle eu comme professeurs: Pavel Gerdt, Marius Petipa et Enrico Cecchetti, dont elle sera par l’unique élève, de 1906 à 1908, qui lui permettra d’entrer en 1899 au sein du ballet du Théâtre Mariinsky.

Anna Pavlova (Saint Petersbourg 1905)

Lorsqu’en 1906 elle devient danseuse étoile, elle a déjà dansé les plus grands rôles du répertoire classique. Elle reste attachée au Mariinski jusqu’en 1913, bien qu’en 1911 elle se disputa avec Mordkin. Elle a gardé le secret de son mariage avec son manager, Victor Dandré.
Anna a été connu pour avoir eu les pieds très cambrés, ce qui fait qu’il est difficile de danser sur la pointe des orteils. Elle avait découvert qu’en ajoutant un morceau de cuir dur pour les semelles, les chaussures avaient une meilleure prise en charge, son idée a été le précurseur de la chaussure moderne de pointe.

Theâtre Marie (Mariinski) 

Anna Pavlova, cette grande danseuse est passée dans la légende de son vivant, se considérait elle-même comme une « moniale de l’art ». Pendant la guerre, elle parcourt les deux Amériques et tient même
la vedette dans le film “la Muette de  Portici”. Ses admirateurs étaient fous d’elle, les statuettes de la danseuse se vendaient partout et pendant sa tournée aux États-Unis ses portraits ornaient les transports municipaux, fait qui a failli provoquer un procès.

Anna Pavlova 1912.

La paix revenue, Pavlova revient à Londres où elle avait acheté une maison quelques années auparavant ( Ivy House, dans
Hampstead ). Ce devait être son point d’attache toute sa vie durant. C’est là désormais qu’elle ira se reposer entre deux
tournées, en compagnie de son mari Victor Dandré, entourée de ses animaux favoris et de ses chers cygnes, si souvent
photographiés. C’est là sans répit qu’elle conçoit ses projets, répète, donne des leçons.

Anna Pavlova en compagnie de Jack, l'un de ses cygnes apprivoisé.

Pavlova ne manquait pas de se lamenter :  “Pourquoi toujours ces lèvres serrées, ces visages sans expression? Pleurez quand vous avez envie de pleurer et riez quand vous avez envie de rire“. En dépit de ses mouvements d’humeur elle restait trés maternelle avec ses danseuses, à qui elle donna une formation admirable que certaines continueront  de transmettre à leurs propres élèves. N’ayant pas d’enfants, ses instincts maternels se consacraient à sa compagnie et à une maison pour les orphelins réfugiés russes, qu’elle avait fondé à Paris en 1920.

Pourtant, Pavlova préférait vivre en retrait du monde et pouvait passer des heures en observant les cygnes qui nageaient dans l’étang au milieu d’un énorme parc à l’anglaise qui entourait sa propriété d’Ivy House.

Anna pavlova dans sa maison .

Ivy House maison  de la danseuse dans les environs de Londres ou elle a vécu  20 ans après son départ de la Russie, de 1912  à 1931. La maison  célèbre en 2012 son centenaire.

Ivy House 94 à 96 North End Road London

Lorsqu’elle montait sur la scène, elle ressemblait à cet oiseau énigmatique, fier et ardent, – raconte la soliste du Bolchoï Evguenia Obraztsova qui avait pris part au concert de gala:

« Quand on regarde son fameux enregistrement du « Cygne mourant », on voit, certes, que les danseuses d’aujourd’hui affichent une meilleure technique, ont un autre look et sont même plus belles…Pourtant, il leur manque le frémissement qui distinguait Anna Pavlova. Elle a sur traduite dans sa danse l’esprit de l’époque et un état intérieur plein d’exaltation. Je suis certaine que toute danseuse contemporaine qui se compare à elle doit honnêtement avouer qu’il lui manque quelque chose. Ce « quelque chose » est l’élément insaisissable de sa personnalité qui fait sa force, tant et si bien que le ballet du passé possède un charme que, malheureusement, nous ne pouvons plus recouvrer… »