Livres

Parution du livre « Mont Athos et Valaam, Pèlerinages d’un écrivain russe » par Boris Zaïtsev.

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Boris Konstantinovich Zaytsev , Борис Константинович Зайцев 29 Janvier [ 10 février ] 1881 à Orel, mort à Paris le 28 janvier 1972, écrivain, romancier, nouvelliste, dramaturge, traducteur russe. Il commence à écrire à 17 ans. Â l’automne 1900, il fait la connaissance d’Anton Tchékov, à Yalta, et rencontre Léonid Andreïv  qui l’aide à entrée dans le monde littéraire en l’introduisant au cercle littéraire « Mercredi » (Sreda), dirigé par Nikolaï Telechov. Il débute avec le récit « En chemin », paru dans le « Courrier ». En 1903 il rencontre Ivan Bounine, avec lequel il conserve des relations d’amitié. En 1922, il est élu président de la section moscovite de l’Union russe des écrivains.

Après avoir compris la tragédie qui résulte de la révolution et de la guerre civile qui s’en suit, avec la mort de son neveu et de son beau-fils, arrêtés pour participation active au « Pomgol » (organisation d’aide aux affamés), après avoir failli mourir du typhus, Zaitsev et son épouse décident de quitter à jamais la Russie.

Il quitte définitivement la Russie en 1922 pour venir en France. en décembre 1924. L’œuvre de Zaïtsev continue la tradition d’Ivan Tourgueniev et Anton Tchekhov par sa perception religieuse du monde, par son désintérêt pour la course à la prospérité matérielle et à la vie bien rangée. Il est aussi souvent comparé à un autre auteur russe exilé en France, Ivan Bounine, pour son sens aigu de la beauté. Mais sa mélancolie et sa tendresse délicate l’éloignent du pessimisme de Bounine

Zaïtsev

Boris Zaïtsev est une figure emblématique de l’émigration russe, il publie pendant les cinquante années de sa vie en France plus de 30 livres et 800 articles. Il travaille pour le journal « La Pensée russe » en 1947.  La même année, il devient président de l’Union des écrivains russes en France, jusqu’aux derniers jours de sa vie. En 1959, elle commence une correspondance avec Boris Pasternak, tout en travaillant avec les almanach de Munich « Ponts ».En 1957, sa femme est victime d’un accident vasculaire cérébral qui l’affecta énormément.

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Il a été enterré dans le cimetière de Saint-Geneviève-des-Bois, où se trouvent de nombreux immigrants russes qui se sont installés en France.

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Thème de l’ouvrage

Les Zaïtsev et leur fille quittent la Russie en 1922, espérant y revenir bien vite. Mais après un arrêt à Berlin, puis en Italie, ils s’installent définitivement à Paris en janvier 1924. Zaïtsev s’efforcera de transcender ce déracinement comme en témoignent ses souvenirs de Russie, ses romans sur la vie des émigrés russes en France mais également grâce au pèlerinage dans des hauts lieux de la tradition monastique russo-byzantine. Les deux récits présentés ici, le Mont Athos (1927) et Valaam (1936), sont une projection de cette quête de l’auteur exilé, qui s’exprime de manière symbolique à travers l’errance de nombreux moines itinérants, ermites et ascètes, croisés en chemin sur la « Sainte Montagne » et dans l’archipel de Valaam, sur le lac de Ladoga. Deux joyaux littéraires d’une rare richesse poétique écrits à la suite d’un voyage en Grèce et en Finlande. Ces petites paraboles, finement rédigées et sans prétention théologique, restent accessibles à tout lecteur : Zaïtsev met à notre portée l’histoire de la spiritualité fondée sur le silence qui conduit à la paix du cœur (l’hésychasme). Plus qu’un livre de souvenirs sur des lieux visités, ses récits du Mont Athos et de Valaam sont des récits d’états d’âmes emprunts de spiritualité. « Dans mon récit il n’y a rien de savant, de philosophique ou théologique. C’est comme simple pèlerin orthodoxe et écrivain russe que j’ai vécu ces quelques journées au Mont Athos. Et seulement à ce titre ! »

Editions des Syrtes

236 pages – 15 €

code EAN: 978-2-940523-55-

En librairie le 04 mai 2017

“UNE ENFANCE A SAINT PETERSBOURG”
«Детство в Санкт-Петербурге»
Anastasia Zoubov
Ouvrage illustré en couleurs par Tania Becker
Le texte est en versions
française et russe

livre enfance à St Pet

Une enfance à Saint-Pétersbourg est une partie de l’histoire des Zoubov, noblesse russe, qui s’étire du règne de Catherine II à la Révolution de 1917. Ce récit est le témoignage autobiographique de la vie de cette famille du point de vue de l’enfant qu’était Anastasia dans les années 1908-1917, jusqu’au moment où, comme d’autres aristocrates, ils durent quitter la Russie.
Passant par la Finlande, la Suède, la Suisse, la famille s’installe à Baden-Baden en Allemagne. Ces pages sont une plongée dans cette ambiance particulière de fin de siècle. Valentin P. Zoubov, était historien d’Art et penseur libre, il était le grand-père de Tania Becker, qui illustre ici le récit de sa mère. Il a fondé en 1912 l’Institut de l’Histoire de l’Art, rattaché à l’Université de Saint-Pétersbourg. Cette fondation qui occupe alors une grande partie de la maison familiale, existe toujours à Saint-Pétersbourg.
Ce récit richement illustré par Tania Becker est un témoignage sur ces années d’avant et pendant la révolution russe.

L’auteur
Anastasia Zoubov (Anastasia Becker) est née à Saint-Pétersbourg. Elle exerça la médecine en Allemagne, en Iran, en Suisse. Sur l’injonction du généalogiste, A. von Platen, elle témoigne de son enfance et du destin d’une famille d’aristocrates que la Révolution de 1917 a contraint à quitter la Russie.

Traductrice et illustratrice
Tania Becker a consacré sa vie au spectacle (mime, marionnettes, écriture). Depuis une dizaine d’années, elle dessine, écrit, et crée des mobiles. Elle est co-auteur avec Catherine Decroux de Maximilien Decroux, au-delà du Mime (éd. Riveneuve 2015).

Lire la préface: (CLIQUEZ)

logo Digobar ÉditionsDigobar Editions

28 rue des bas longchamps

Bagneux 92220

ISBN : 979-10-96139-05-7 –
50 pages
Prix: 18 €

Sortie la 12 avril chez vos libraires

l'opera

Pour beaucoup d’amateurs français, les superbes arbres que sont Boris Godounov ou La Dame de pique cachent la forêt foisonnante de l’opéra russe. Ils la découvriront ici dans toute sa variété. Depuis les premiers vaudevilles des années 1770, ceux de Sokolovski, Fomine, Pachkévitch, nés de l’esprit des Lumières,  et jusqu’aux dernières œuvres du début du XXIe siècle affrontant les bilans douloureux, ce Guide offre un panorama complet  de l’opéra en Russie et en URSS, montrant les liens qu’il a toujours entretenus avec l’évolution historique du pays et avec les lignes de force de son identité. L’histoire, l’épopée, l’imaginaire populaire nourrissent un genre qui s’inspire autant d’événements décisifs du devenir national que des traditions du récit féerique, et se développe aussi en interaction avec la littérature : les noms de Pouchkine, Lermontov, Gogol, Ostrovski sont associés à ceux de Glinka, Dargomyjski, Rubinstein, Moussorgski, Tchaïkovski, Rimski-Korsakov et d’autres.  Au cours du XIXe siècle, l’opéra suit l’évolution de l’attitude envers l’ordre monarchique, à travers son exaltation (La Vie pour le tsar), sa remise en question (Boris Godounov), et le pressentiment de la Révolution (Le Coq d’or). À l’époque soviétique il devient un des supports privilégiés de la propagande idéologique, reflétant aussi la mise au pas de l’esthétique officielle (Lady Macbeth de Chostakovitch). Avec la disparition de l’URSS, les thèmes se diversifient, tout en laissant prédominer un constat d’une lucidité sans appel, aboutissant au Cœur de chien de Raskatov.
Outre des informations reliant chaque œuvre à l’histoire de la musique russe, les notices, classées en ordre chronologique de compositeur, comportent un synopsis et un commentaire d’écoute développés en fonction de leur importance ainsi qu’un choix discographique et vidéographique.

 L’auteur

andre Lischke
André Lischkené est né à Paris en 1952, dans une famille de musiciens russes émigrés. Après des études de piano et d’écriture musicale il s’oriente vers la musicologie; ses professeurs sont Michel Guiomar à la Schola Cantorum, puis Norbert Dufourcq et Yves Gérard au Conservatoire de Paris, où il obtient un 1er prix. Journaliste et critique musical, conférencier, auteur d’émissions radiophoniques, il se spécialise dans la musique russe. Il collabore aux revues Lyrica, Diapason, L’Avant-Scène Opéra. En 1989-1997 il est directeur artistique de la firme de disques Le Chant du Monde. Docteur en musicologie de l’Université de Paris IV – Sorbonne avec ses travaux sur Tchaïkovski. Depuis 2001 il est maître de conférences en Arts-Musique à l’Université d’Evry.est maître de conférences à l’Université d’Évry. Il collabore régulièrement à l’Avant-Scène Opéra et est l’auteur d’ouvrages sur Tchaïkovski, Borodine et Rimski-Korsakov, ainsi que de l’Histoire de la musique russe des origines à la Révolution (Fayard).

Éditeur Fayard

EAN139782213704524

ISBN978-2-213-70452-4

Date de publication: 12/04/2017

Collection Musique

Nombre de pages 778

Dimensions 23 x 16 x 3 cm   Languefrançais

Prix: 38€

Sortie en librairies  le 27 avril 2017

gen S. Odolenko

Cet ouvrage aborde le rôle de la Russie impériale durant la Première Guerre mondiale ainsi que les répercussions sur le pays notamment l’engagement de sept millions d’hommes aux côtés de la France et sur les différents fronts, le soutien de l’industrie, les lourdes pertes humaines et les conséquences de l’abdication de Nicolas II en 1917.

« Si la France n’a pas été effacée de la carte de l’Europe, c’est avant tout à la Russie que nous le devons, » déclare le Maréchal Foch à la fin de la Première Guerre mondiale. En juillet 1914, Nicolas II décrète la mobilisation générale et engage sept millions d’hommes aux côtés de la France, son armée est une des meilleures et attaque le front est, affolant l’état major allemand qui déplace des troupes du front ouest en renfort (voici une des explications du miracle de la Marne et de ses taxis).

En 1915, l’industrie russe, à la traîne derrière l’industrie allemande, compense par de très lourdes pertes humaines on infériorité en équipements: les soldats récupèrent les armes de leurscmarades morts, les combats ser poursuivent à la baïonnette, au couteau et même à mains nues.Cete hécatombe permet malgré toout d’affaiblir les Allemands qui proposent une paix séparée à Nicolas II: elle est rejetée et la bouocherie se poursuit.

En 1916, c’est Verdun et l’offensive de la somme, le front oriental et relativemet épargné, les Russes en profitent pour s’approvisionner et s’équiper puis lancent deux offencives décisives en Bessarabie et dans le Caucase. L’espooir revient pour les alliés.

Mais arrive 1917 et l’abdication de Nicolas II. Les soldats qui avaient combattu pour la Patrie, Dieu et le Tsar sont perdus, le gouvernement provisoire proclame sa volonté de poursuivre la guerre, tout en donnant des ordre incohérents: l’armée est détruite de l’intérieur. Pour l’auteur “la révolution n’est pas une conséquence d’une prétendue défaite militaire; la revolution serait plutôt la cause première de la destruction de l’armée“.

Alors que les commémorations du 11 novembre 2016 ont rendu un hommage historique aux soldats russes, morts aux côtés des soldats français, l’ouvrage de Serge Andelonko tente de soigner une amnésie générale en démontrant le rôle oublié de la Russie impériale pendant la Première Guerre mondiale

L’auteur

Serge Odolenko

Serge Andolenko (26 juin 1907-27 août1973) militaire français d’origine russe général de brigade de l’Armée de Terre française.  Il est né à Volotchysk (Empire russe) en Ukraine. Il est issu d’une famille aristocratique de vieille tradition militaire (noblesse cosaque par son père et lignée de la famille Chéïne par sa mère Marie). Son père, Paul, magistrat et capitaine de dragons dans l’armée impériale, après avoir combattu l’armée allemande de 1914 à 1917 est resté en Russie après la Révolution. Il est enrolé de force comme de nombreux anciens officiers tsaristes, dans la nouvelle Armée Rouge lors de la guerre russo-polonaise de 1920-1922 . Il décèdera en 1931 lors des premières purges de Staline – contre les officiers – déporté pour “origines nobles”. Son fils ne connaîtra son destin que 35 ans plus tard . À la Révoluion, le jeune Serge (il a 12 ans) et sa mère sont contraints de s’exiler en France, après être passés par Istanbul et Mayence où il aura fait ses études secondaires (Robert – Collège d’Istanbul, Lycée Français de Mayence avant le Lycée Condorcet à Paris).  Admis à l’SÉcole spéciale militaire de Saint Cyr en 1924 (“promotion du Rif”). Il est affecté à la Légion étrangère à la fin de sa scolarité. En 1926, à 19 ans, il est nommé sous-lieutenant à titre étranger au 1er Régiment Étranger en Algérie à Sidi Bel AbbèsMaroc et du Levant. Il est naturalisé français en mai 1928. Il a servi durant la Seconde guerre mondiale, tour à tour aux  1er, 3ème 4ème 5ème et 6ème Régiment étranger, et de 1950 à 1960 il est l’inspection de la Légion étrangère. Il est nommé Attaché Militaire à Vienne (1961-1963) et promu Général de Brigade. Historien passionné on lui doit de nombreux ouvrages sur l’armée française et sur l’armée impériale de Russie.

Editions des Syrtes

(CLIQUEZ)

280 pages , 21 €

  • Date de parution 27/04/2017
  • EAN 978-2940523542
  • ISBN 2940523541

 

Tchoukina les gens

Être un noble en Russie après la Révolution de 1917

Que sont devenus les nobles russes après la révolution d’Octobre 1917 ? Une fois leurs privilèges abolis, leurs biens mobiliers et immobiliers confisqués, une vague de violence contre « les classes exploiteuses d’autrefois » poussa une partie de la noblesse à l’exil. Ceux qui restèrent durent s’adapter, se cacher, se reconstruire au sein de la société soviétique…
Si l’Etat n’a pas réussi à écarter complètement les anciennes élites des postes à responsabilité, de nombreuses mesures vexatoires et répressives rendirent leurs vies compliquées. Elles durent dissimuler leurs titres et se doter progressivement d’une « biographie soviétique ». Malgré un voisinage hostile dans les appartements communautaires, les familles nobles mirent en place des stratégies éducatives qui assurèrent la transmission d’un héritage culturel et d’un sentiment d’appartenance à l’élite.
Ce livre retrace les parcours poignants de personnes dont les vies ont été bouleversées par l’une des plus grandes ruptures de l’histoire du XXe siècle.

Traduit du russe par Karine Guerre et Katia Pichugina. Préface de Nicolas Werth.

L’auteur

Sophia Tchoukina

Sofia Tchouikina, ancienne élève de l’Université européenne de Saint-Pétersbourg, est maître de conférences en civilisation russe à l’Université Paris VIII Vincennes Saint-Denis et chercheuse à l’Institut des sciences sociales du politique (ISP).

Stand ed Belin

Sofia Tchouikina viendra à votre rencontre lors du Salon du Livre Paris pour une séance de dédicace au stand Belin H44, le Lundi 27 mars de 15h à 16h.

Éditions Belin

8, rue Férou 75278 Paris Cedex 06 –

Tél : +33 (0)1 55 42 84 00

  • 352 Pages
  • 23,50 €
  • ISBN : 978-2-4100-0552-3

Ressusciter Maïakovski

Vladimir Maïakovski : poète russe (1893-1930) du mouvement futuriste ayant célébré la révolution bolchevique d’Octobre 1917. Après son suicide, le régime stalinien en fit son héraut, aux dimensions déformées par la censure. Omniprésent jusqu’à l’overdose pendant des décennies, il est devenu malgré lui et à son grand détriment un « classique » de la littérature soviétique.
Une interprétation globale de l’ensemble de son œuvre (poésie et théâtre), partiellement retraduite pour les besoins de l’étude critique (citations bilingues), fait apparaître un tout autre Maïakovski, dont la poétique philosophique rigoureuse est étrangère aux clivages idéologiques dans lesquels il a été enfermé et statufié.
Se référant avec insistance au Christ, il a demandé à être ressuscité dans le futur. C’est aujourd’hui chose faite, de la plus étonnante façon, par une lecture symbolique. La résurrection est sans aucun doute le véritable sens de sa démarche révolutionnaire, qui vise la révolution de la pensée et l’éveil de la conscience individuelle.

Sommaire

La révolution de la pensée. La révolution par les objets. La poésie comme programme révolutionnaire. La propagande contre l’idéologie. La joie et la résurrection.

L’auteur

caroline Regnaut

  • Caroline Regnaut est artiste textile écrivain. Coudre et écrire sont toujours allés de pair depuis son enfance. Auteur d’une œuvre d’enfant écrite de 11 à 27 ans, elle est éditrice par vocation. Après vingt ans consacrés au chant lyrique, elle a relancé son écriture avec des essais de littérature et de philologie, puis des tableaux en assemblage de cravates associés à ses poèmes d’autrefois.

    Site internet de Caroline Regnaut : http://www.toiles-et-poemes.com

18 x 26 cm, 192 pages, 16 euros 

15 contes russes, réunis par Gérard Letailleur

“Pâques de la Sainte Russie”

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  Les contes russes constituent un vaste univers dont les racines remontent aux temps les plus reculés. Ils ont conservé leur symbolique dans la mémoire populaire grâce à la riche palette de leurs couleurs, leur sens du mouvement, leurs nobles sentiments, et parfois leur charmante naïveté.
Dans cet ouvrage, ceux que nous avons choisis ont un point commun : la fête de Pâques. Venue de Byzance au Xe siècle, à l’époque où les premiers slaves posèrent le pied sur le territoire russe entre la Haute Volga et le Dniepr, cette célébration revêt dans la liturgie orthodoxe une dimension fastueuse.
Les plus beaux contes de Pâques portent la signature d’écrivains exceptionnels,  à l’instar d’Alexandre Pouchkine (conte du pêcheur et du petit poisson, conte du pope et de son serviteur Balda), Léon Tolstoï (Le petit cierge, Malacha et Akoulina, le filleul, Le grain de blé), Anton Tchékhov (La nuit de Pâques), Alexandre Kouprine (Le poisson de Notre-Seigneur), Fédor Dostoïevski (Le moujik Marey) et des contes populaires (La Princesse-grenouille, le diable et les œufs de Pâques, la poule chamarée, les deux marchands, Kobolok le petit pain rond, l’oiseau de feu et le loup gris).

Gageons que la redécouverte de ces petits joyaux tisse de nouveaux liens d’amitié entre nos deux peuples et contribue au renouveau spirituel de l’Occident chrétien.

Gérard Letailleur, éditeur d’ouvrages de bibliophilie, est l’auteur de nombreux livres consacrés à l’histoire, dont le dernier, L’histoire insolite des cafés parisiens, préfacé par Jean Piat, paru aux éditions Perrin, a rencontré un vif succès couronné par le prix de l’Académie Rabelais 2013.
Illustrations de Françoise Pichard.

Françoise Pichard, née le 2 novembre 1941 à Lion-en-Sullias, également connue sous les pseudonymes de Chard et Pscharr, est une dessinatrice française, connue à la fois comme caricaturiste de presse et illustratrice de livres pour la jeunesse

Editions Via Romana

http://www.via-romana.fr

138 pages

Prix: 19€

ISBN: 978-2-37271-033-6

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Paru en 1870, le roman de Nikolaï Leskov (1831-1895), est un écrivain et journaliste russe.  À couteaux tirés décrit, sur fond de trame policière, la décomposition d’une société au bord de ce que Leskov a appelé « un cataclysme inéluctable ». Déjà Léon Bakst, lors de la révolution de 1905, illustrait dans son tableau Terror Antiquus la chute imminente de l’Empire. Mais le cataclysme inéluctable prédit par Leskov sera la révolution de 1917 que Dostoïevski annoncera également dans son roman Les Démons.

Par l’acuité de son observation, Leskov apporte un éclairage singulier sur le nihilisme d’une époque qui, sous sa plume, rappelle étrangement la nôtre.

La traduction de ce roman méconnu, maudit dès sa parution, longtemps interdit par la censure soviétique et découvert depuis peu dans l’édition russe, comble assurément une lacune dans notre connaissance à la fois de l’histoire et de la littérature russes.

C’est une œuvre à plusieurs strates et dont la clef est une vision du monde qui décèle, dans les convulsions du présent, les prémisses de l’avenir. Cet avenir est celui de notre monde, dont la faillite trouve sa source dans une transmutation des valeurs analogue à celle que Leskov a décryptée dans son roman.

Gérard Conio traducteur et préfacier de l’ouvrage.

Il est professeur émérite de l’Université de Nancy, agrégé de lettres modernes, auteur d’un doctorat de 3e cycle Sources françaises et références occidentales dans la poésie russe de 1892 à 1930 et d’un doctorat d’Etat Crise des valeurs et renouvellement des modes d’expression dans la vie culturelle russe de 1892 à 1930.

Après plusieurs années de lectorat dans les universités de Lodz, Alma-Ata, Odessa, Bratislava, il enseigne à l’université de Besançon puis de Nancy II où il est responsable de la section de russe et de serbo-croate.

En librairie à partir du 16 février.

Éditions des Syrtes

980 pages, 28€

 

Zinaïda

(Zinaïda Hippius, 20 novembre 1869, Bielov-9 septembre 1945, Paris)

Une vie au début du XXe siècle entre Saint-Pétersbourg et Paris, dédiée à la culture et à liberté.La vie d’une femme qui pourrait être de notre temps. Zinaïda Hippius,poète, écrivain et critique littéraire, est une star de l’intelligentsiarusse. Admirée et contestée, elleassume la liberté d’être ce qu’elle veut et d’organiser le monde selon ses idées. La liberté dans sa vie s’exprime par un ménage à trois et un genre indéterminé. La liberté pour tous mène à des projets révolutionnaires. Aux côtés de son mari, l’écrivain Dmitri Merejkovski et de leur ami, Dima Filosofov, cousin de Diaghilev, elle entend rénover les structures de l’Eglise et de l’Etat, par une révolution sous le signe de l’Esprit qui apportera Liberté et Justice. Elle en discute avec Berdiaev, elle tente de convertir Savinkov, leterroriste socialiste-révolutionnaire, à une révolution qui soit chrétienne.

La guerre en 1914 ranime l’espoir d’une révolution qui mènera vers un monde idéal, un instant entrevu avec la chute de l’empire russe, mais la prise du pouvoirpar Lénine tue le mirage millénariste et prive les intellectuels de toute liberté. Dans ses carnets, Zinaïda note leur naufrage sous laférule des Gardes rouges. Abandonnant archives et manuscrits, le trio émigre vers Varsovie à travers des régions où se poursuit la guerre civile. Le désastre s’avère total. L’ami de cœur refuse de la suivre vers Paris et à la douleur de l’exil s’ajoute une souffrance inextinguible.

Une nouvelle vie recommence alors à Passy, dédiée à la sauvegarde du patrimoine culturel russe que le gouvernement soviétique menace d’extinction. Les intellectuelsfrançais se montrent peu réceptifsau message. Zinaïda se consacre alors àtransmettre l’héritage de l’Age d’argent aux jeunes émigrés, chez elle, puis, avec les gloiresd’antan,dans les grandes soirées de la Lampe verte dédiées à la littérature et à la philosophie. Une culture qui devrait être restituée à une Russie future redevenue libre.

Dans le climat tendu de la fin des années 1930, comme Merejkovski manifeste sa sympathie pour les régimes autoritaires, Zinaïda est ostracisée par ses anciens compagnonsSR engagés contre le fascisme, dont plusieurs périront en martyrs dans des camps nazis, (Ilia Fondaminsky, Mère Marie Skobtsev). Elle ne partage pas toutes les opinions de son mari, mais en reste solidaire : de leur vie commune, ils ne se sont jamais séparés plus d’un jour… La guerre et l’exode accentuent leur isolement.

Après la mort de son mari, s’installe une existence solitaire que Zinaïda consacre jour et nuit à l’écriture, jusqu’au soir d’août 1945 où elle se rend au Champ de Mars, une ultime sortie, pour fêter Paris et sa liberté retrouvée. La liberté tant chérie.

Éditions Rod, 2016, 363 pages Prix 20€

ISBN: 979-10-93467-66-5

 

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Et si Mère-Nature était une femme ?
Pénétrez dans son monde merveilleux.
Et laissez les histoires de Mama Chamana faire résonance dans votre âme.
Héroïne universelle, elle dompte le temps et les éléments,
façonne le monde comme elle pétrit une pâte à gâteau.

Les histoires de Yana Mori ont conquis les lecteurs du monde entier. « Le Chant de Mama Chamana » est un message de mots et d’images destiné à tous les rêveurs, parents et enfants ! Chaque jour, ces visions métaphoriques nous chantent la simplicité et la beauté de la vie et nous rappellent que force et équilibre résident en chacun de nous.

« Ce que j’ai le plus apprécié dans ce livre, ce sont les illustrations. Elles sont vraiment magnifiques. Elles donnent une certaines forces aux textes. Je crois que j’ai un coup de cœur pour l’illustratrice. De plus avec ses coins arrondis, les Editions Borealia nous proposent un très bel objet. En lisant ce livre, je me suis dit que c’est typiquement le genre de livre qu’un parent lit à son enfant le soir avant de ce coucher. Une ou deux petits récits très courts, où il est possible d’échanger et de poser des questions, le tout superbement illustré. » (Xian Moriarty, Ekablog, 02/02/2016)

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Catalogue raisonné de la bibliothèque de Pierre le Grand : 287 volumes. Notices traduites en français accompa­gnées d’un index des noms propres, gravures, reliures, annotations marginales. Textes de : Irina Beliaeva (BAN), Wladimir Berelowitch (EHESS), Pascal Dubourg Glatigny (CNRS), Irina Khmelevskikh (BAN), Irina Lebedeva (BAN), Valeri Leonov (BAN), Philippe Malgouyres (musée du Louvre), Olga Medvedkova (CNRS), Emilie d’Orgeix (université de Bordeaux III), Ernest A. Zitser (Duke University).

Plus de renseignements voir sur ARTCORUSSE (CLIQUEZ)

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Editeur : Alain Baudry & Cie

Ouvrage disponible auprès d’ARCADIA :

9, Rue du Champ de l’Alouette  75013 Paris – 01 40 09 79 79

Illustrations couleurs, index, relié, dos cousu, 850 pages
Taille : 240 x 320 mm  Prix: 280 €

 

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Ravissant petit livre de la talentueuse artiste orthodoxe Xénia Krivochéine sur la célébration de Noël en Russie, à travers les souvenirs personnels d’enfance.
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Les élégantes illustrations vous plongent dans l’atmosphère des contes populaires russes.
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L’auteur

Xénia Krivochéine est parisienne depuis 1980, elle est née à Saint-Pétersbourg, diplômée de l’Institut du Théâtre, de la Musique et du Cinéma. Elle a illustré de nombreux livres pour enfants et écrit des études historiques. Son dernier livre (en russe) : “Mère Marie (Skobtsov) Une sainte qui appartient à notre temps” .

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Langue: français
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 Piqûre métallique : 24 pages
 ISBN : 979-10-94948-05-7
Prix : 10€
Dimensions : 16×12 cm

Alain Baudry éditeur
Le 8 décembre prochain présentera chez Arcadia

à partir de 18h

Pierre Le Grand Bibliothèque

Textes de : Irina Beliaeva (BAN), Wladimir Berelowitch (EHESS), Pascal Dubourg Glatigny (CNRS),
Irina Khmelevskikh (BAN), Philippe Malgouyres (musée du Louvre), Olga Medvedkova (CNRS),
Emilie d’Orgeix (université de Bordeaux III), Ernest A. Zitser (Duke University).

Cet ouvrage est le fruit d’un projet collectif réellement européen débutant autour de 2005, avec un groupe d’historiens de l’art et de l’architecture français, italiens, hollandais, flamands, allemands, dirigé par Olga Medvedkova, est venu consulter la bibliothèque de l’Académie des sciences à Saint-Pétersbourg, une source étonnante, pour ne pas dire unique: de la bibliothèque privée du tsar Pierre le Grand. Prince réformateur, personnage qui brisait toutes les normes, responsable de la première occidentalisation de la Russie, créateur de l’une des plus spectaculaires utopies européennes, la ville nouvelle de Saint-Pétersbourg, n’a, en effet, jamais cessé de collecter les livres.

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Il s’est très tôt passionné pour les livres occidentaux illustrés, ceux qui – tels des manuels luxueusement gravés – offraient des modes d’emploi pour les arts et les sciences jusqu’alors inconnus en Russie. En tout premier lieu, il s’agissait des trois architectures – militaire, navale et civile –, dont le tsar recherchait les recettes fondées sur la science moderne. Il en avait besoin pour construire une Russie Nouvelle dont il rêvait passionnément et dont son « paradis », sa ville de saint Pierre ou sa sainte ville de Pierre, n’était qu’un échantillon. Mais il s’agissait aussi de tout un ensemble traitant des arts libéraux et des savoir-faire mécaniques, issus de la révolution humaniste : l’anatomie et la médecine, la botanique et la et la zoologie, la géographie, les mathématiques, la perspective, la physique, la musique…

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Achetant souvent en Europe des collections entières, il acquérait, échangeait, retenait certains ouvrages dans son intimité : dans les chambres et les bureaux de ses palais pétersbourgeois, qu’il voulait petits, comme des maisons bourgeoises. Il y en avait partout : près de son lit, dans les pièces où travaillaient ses dessinateurs. Il en emportait en quantité lors de ses déplacements. À sa mort, sa veuve Catherine les a réunis pour les déposer, avec d’autres objets personnels du tsar, ses instruments, ses habits, à l’Académie.

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Aujourd’hui, les livres du tsar sont conservés au sein du Département des manuscrits de la Bibliothèque de l’Académie des sciences de la Russie à Saint-Pétersbourg. Étrangement, en Russie ils ont fait l’objet de peu de publications ; en Europe cette source a été révélée seulement dans le sillage de ce projet.

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Alain Baudry et Cie éditeur sont heureux de pouvoir enfin publier ce catalogue raisonné des livres personnels de Pierre le Grand, accompagné de plusieurs études inédites : l’ouvrage offre en effet la possibilité de renouveler notre regard non seulement sur la Russie qui, depuis plus de trois siècles, interroge douloureusement son européanité, mais aussi sur l’Europe, telle qu’elle se reflète dans le projet pétrovien.

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9-11, rue du Champ de l’Alouette, 75013 Paris

Tél: 01 40 09 79 79

  • RER : Port Royal (993 m)
  • métro : Glaciere (195 m)
  • Transilien : Paris Gare de Lyon Banlieue (2.5 km)
  • Tramway : POTERNE DES PEUPLIERS (1.3 km)T3A
  • Bus : GLACIERE NORDMANN (141 m)21

 

 

icône comme communion

Georges Kordis est depuis plusieurs décennies l’un des meilleurs iconographes du monde orthodoxe. Son style, reconnaissable entre tous jusque dans chaque détail (ce qui est la marque du génie), témoigne d’une originalité et d’une créativité remarquables, tout en s’insérant parfaitement dans la tradition iconographique orthodoxe dont il respecte le critères fondamentaux. Il est pour notre époque ce que fut en son temps un Théophane le Grec en Russie, et plus encore un Manuel Pansélinos en Grèce (un représentant de la grande tradition byzantine, dont le style est cependant reconnaissable entre tous). Cet ouvrage – qui fait depuis longtemps autorité en matière d’iconologie et a déjà été traduit en cinq langues – présente une synthèse de sa compréhension et de son expérience.
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Il ne se propose pas seulement comme un manuel permettant aux iconographes d’apprendre ou de perfectionner leur art, mais comme le moyen pour tous ceux qui s’intéressent à l’icône de comprendre en profondeur la façon dont sont élaborées les icônes pour réaliser au mieux les buts qu’elles poursuivent, dans une perspective où l’art est au service de la spiritualité. La publication de ce livre original et fort, qui permet de comprendre en profondeur – non dans la simple constatation d’un état mais dans le dynamisme d’une pratique – la composition passée et actuelle des icônes en rapport avec leur fonction spirituelle, est un événement de première importance dans un domaine où rien d’équivalent n’avait encore été publié. Jean-Claude Larchet (extrait de la préface)
  • Éditeur : SYRTES
  • ISBN : 9782940523474
  • Date de parution : 04/11/16
  • Hauteur : 22.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.20 kg
  • Langage original : GREC
  • Prix : 19€

SORTIE le 27 octobre

Edition des Syrtes

Annenkov ed Syrtes

Iouri ANNENKOV

“Journal de mes rencontres”, un cycle de tragédies.

Traduit du russe par Marianne Gourg, Odile Melnik-Ardin et Irène Sokologorsky

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Georges Annenkov dit Iouri Annenkov( auto portrait)

Iouri Annenkov (1889-1974), (en russe : Юрий Павлович Анненков, Iouri Pavlovitch Annenkov) est un peintre, décorateur de cinéma et costumier français, né le 18 juillet 1889 à Petropavlovsk dans le Kamtchatka, Russie, il est décédé le 12 juillet 1974 à l’âge de 84 ans à Paris. Il eut une vie longue, riche et intense. Son père était révolutionnaire proche de l’organisation terroriste La Volonté du peuple qui connut la prison, le bagne et la relégation, fréquenta Lénine, accéda ensuite à une certaine aisance puis tomba en disgrâce. Pour sa part, Annenkov se fait renvoyer du gymnase pour avoir commis en 1905-1906 des caricatures antigouvernementales dans une revue prorévolutionnaire illégale.

En 1911 il part pour Paris. Il y fréquente l’atelier de Félix Vallotton  et retrouve Chagall et  Jean Pougny. En Bretagne à Roscoff, il effectue un stage avec sa sœur Nadejda, biologiste, il étudie les anémones de mer en se servant d’un microscope. Il y crée aussi plusieurs œuvres, des huiles sur toile dont les sujets sont des personnages bretons, des villages. De 1913 à 1924 il retourne en Russie. Il expose pour les associations l’Union de la Jeunesse et Mir Iskousstva.

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De droite à gauche, Annenkov, Lischitz, Tchoukovski et Mandelstamen en 1914

Contraint de s’exiler en France en 1924, Annenkov fait revivre dans son ouvrage le souvenir des personnages qu’il a fréquentés : Gorki, Blok, Akhmatova, Essenine, Lénine, Maïakovski, Pasternak, Trotski et tant d’autres. À chaque souvenir correspond un portrait, dessiné d’un trait épuré, faisant écho à la réminiscence idéalisée de ces artistes et penseurs.

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Dans son atelier rue Campagne-Première à Paris en 1950

Cycle de tragédies, tel est le sous-titre qu’Annenkov donne au Journal de mes rencontres et pour cause : suicide d’Essenine, de Maïakovski, de Piast ; Gorki est empoisonné ; Goumiliev, Pilniak, Babel, Meyerhold sont fusillés ; Blok, Zochtchenko et Pasternak meurent de chagrin et d’épuisement. Zamiatine fait l’objet d’une chasse à l’homme avant d’obtenir le droit d’émigrer. Victimes de tracasseries sans nombre, mis au ban de la vie publique, d’autres courbent l’échine ou se réfugient dans le silence (Akhmatova, Malevitch, Poudovkine). D’autres choisissent l’émigration avec toutes les difficultés qu’implique l’exil.

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Projets de costumes pour Madame de et Lola Montès de Max Ophüls

Ici, Annenkov dresse des listes de noms, de lieux, de dates, de nourritures. Ce goût du catalogue était répandu dans la première émigration. C’était une façon de faire revivre les absents, de préserver la mémoire. Annenkov rappelle à la vie ceux qui ont jalonné sa longue existence, revisite les lieux qu’il a aimés, et surtout Saint-Pétersbourg. Il ne se lasse pas d’en nommer les rues, les avenues, les restaurants, de citer les vers d’Akhmatova, de Blok. Livre-témoin, empli de tendresse à l’égard de ces bâtisseurs damnés, enfants d’un siècle tragique, Journal de mes souvenirs est une œuvre unique, faisant revivre au fil des phrases et des esquisses une époque oubliée et pourtant génitrice du XXème siècle.

Edition des Syrtes

800 pages – 28€

code EAN: 9782940523467

 

Aleko

Etude très complète de l’opéra de jeunesse de Rachmaninoff,  la première parue dans une langue autre que le russe, seule traduction du livret respectant les textes de Vladimir Nemirovitch-Dantchenko d’après le poème de Pouchkine Цыганы (Les Tziganes) publié en 1824. Aleko composé de la dernière semaine de mars 1892 au 13 avril de la même année et créé à Moscou au Théâtre Bolchoï le 27 avril / 9 mai 1893 avec Bogomir Korsov (Aleko), Maria Deicha Sionitzkaïa (Zemfira), Stepan Vlassov (le vieux tzigane), Lev Mikhaïlovitch Klementiev (le jeune tzigane) et Elizaveta Choubina (la vieille tzigane) sous la direction d’Ippolite Altani.

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Sergueï Vassilievitch Rachmaninov en 1892.

 Rachmaninov a conservé toute sa vie un intéret pour les tziganes et leur musique remontant  à une période précédant la composition d’Aleko. Or, à l’époque de l’opéra, il tombe sous le charme d’une femme mariée d’origine tzigane, Anna Alexandrovna Ladyjenskaïa, son aînée de cinq ans, dont le mari,  Piotr Viktorovitch Lodyjenski, se voit tout d’abord dédier le Capriccio opus 12 sur des thèmes tziganes (1892-1894) avant que Rachmaninov n’ose, sans la nommer expressément, dédier à « A. L. » elle-même sa romance « Oh non, je t’en supplie, ne me quitte pas » puis sa première symphonie. On sait par ailleurs, que Rachmaninov ne se lassait pas d’entendre la sœur d’Anna, Nadejda, une chanteuse bien connue chanter des romances tziganes.

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Extrait du manuscrit des Tziganes de Pouchkine dont est tiré le livret de l’opéra Aleko de Rachmaninov.

Extrait musical de l’opera Aleko. Fragment. Final.
Armenian National Opera Theater.
Stage director – Irkin Gabitov (St.Petersburg)

(CLIQUEZ)

François Buhler l’auteur de l’ouvrage:

Ancien virtuose de clarinette et professeur de conservatoire dans sept disciplines différentes, François Buhler est aussi musicologue et auteur de diverses publications spécialisées, de français pour étudiants de langue étrangère, traducteur d’anglais, d’italien, d’espagnol et de russe, correcteur, relecteur, rewriter, graphologue et conférencier.

Edition Connaissances et Savoirs

Essai – 152 pages – 145×210

ISBN : 978-2-7539-0320-3

Prix: 19€ 95.

Photo couverture © M. Renaud Musique en cœur

Théâtre du Passage, Neuchâtel, Mai 2015

Présentations des trois derniers ouvrages

de Pierre Rosniansky

Samedi 25 juin 2016 à 18h

Centre de l’Espérance à Genève.

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Pierre Rosniansky

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 – Le terrorisme sous Stolypine ( complément aux Mémoires du Gl Kourloff)

(CLIQUEZ)

  • Molière ou la Cabale des dévots ( Mikhaïl Boulgakov)    (CLIQUEZ)
  • Rosée claire sur Bise noire, Светлая роза на выжженной траве (CLIQUEZ)

Soirée de lecture, déclamation de vers poétiques , danses et chant.

Entrée minimum CHF 5.-

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Centre de l’Espérance

Salle B, rue de la Chapelle 8,

1207 Genève,    Suisse

Arrêt de tram: entre Terrassière et Villereuse

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Le traitement systématiquement négatif de la Russie dans les médias français et occidentaux est indiscutable : corruption, guerres dans le Caucase, atteinte aux droits de l’homme, opposition politique interdite, attentats à Moscou, discothèques qui brûlent, démographie qui s’effondre, minorités sexuelles menacées… Même lorsque la Russie mène seule une guerre juste en Syrie contre ce danger pour la France qu’est l’Émirat islamique, comme les derniers attentats nous l’ont démontré, les médias s’en prennent au Kremlin qui serait une menace pour la paix et la sécurité.

Ce traitement médiatique n’est pas le fruit du hasard. Il est en réalité l’une des facettes de la guerre totale menée contre la Russie renaissante. Une guerre qui monte en intensité au même rythme que le réveil russe bouscule l’agenda voulu par des élites occidentales souhaitant imposer à la Russie, comme à l’Afrique ou l’Amérique du Sud, une occidentalisation forcée sous domination morale, politique, économique et spirituelle américaine. Une guerre qui traduit l’emprise quasi totale sur le monde médiatique, politique et intellectuel français d’une nouvelle idéologie, l’atlantisme, cette variante européenne du néoconservatisme américain.

Pour Alexandre Latsa, la France doit briser cette dynamique qui l’engage sur une trajectoire extrêmement risquée pouvant mettre en péril sa sécurité et même son existence. La France doit ressurgir par une nouvelle trajectoire stratégique et historique qui lui permette d’initier son retour dans l’histoire. Elle pourrait pour cela prendre modèle sur la Russie dont chacun pensait, au cœur de cet hiver 1999, qu’elle était au bord de la disparition, alors que le pays allait, au contraire, connaître une incroyable renaissance, que l’on peut qualifier de printemps russe.

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Alexandre Latsa lors de la présentation de son livre à l’Association Dialogue Franco-Russe le 22 juin 2016.

Alexandre Latsa est un français qui réside et travaille en Russie comme chef d’entreprise, blogueur, commentateur, auteur également de livres en anglais et en russe. Dans cet ouvrage, son premier en langue française, il témoigne, chiffres à l’appui, sur la réalité de la Russie d’aujourd’hui, bien éloignée des clichés habituels véhiculés par les médias français.

Et s’il insiste sur une meilleure compréhension de la Russie, c’est pour en appeler surtout à la réconciliation continentale et au renouveau de l’amitié franco-russe : “La France et la Russie sont deux pays qui, par-delà les aléas de l’histoire, sont éternellement liés. Liés par leur position géographique stratégique, qui fait d’eux les façades du continent eurasien. Liés sur le plan spirituel, car la fille aînée de l’Église et la Troisième Rome représentent les deux formes de la grande tradition de l’Église, l’orientale et l’occidentale. La France et la Russie sont par conséquent les deux poumons d’un seul et même organisme. Liés aussi car la France et la Russie sont des géants culturels, illustrant à merveille le génie de la civilisation paneuropéenne. Liés enfin car nos deux pays sont, par leur statut de géants économiques et de puissances nucléaires, les garants de la paix sur le continent et les pierres angulaires d’un potentiel nouvel ordre mondial, multipolaire et pacifique dont les contours restent, en cette année 2016, encore à définir.”

 “Un printemps russe” est de ce point de vue un livre salutaire proposant, pour la France et l’Europe, un nouveau modèle de civilisation. Site de l’auteur: (CLIQUEZ)

Éditions des Syrtes
Quai Bezanson-Hugues 14
CH – 1204 Genève

ISBN 9782940523429 (mai 2016)

305 pages, tarif: 20€

Editions des Syrtes: (CLIQUEZ)