Evenements

Exposition

Derniers Regards, le communisme par balles”

25 portraits de condamnés à mort

par Madeleine Melot

Mercredi 19 mai au lundi 22 juin 2020

Librairie Les Éditeurs Réunis, V° Paris

L’artiste peintre, Madeleine Melot, a souhaité renouer avec le portrait et perpétuer la mémoire de ceux qui ont souffert pour qu’on ne les oublie pas. Pour se souvenir des victimes de la terreur que faisait régner Staline dans l’ex-URSS elle a peint Derniers regards.

Madeleine MELOT est diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Métiers d’Art et ancienne élève des Beaux-Arts de Paris.

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Librairie les Éditeurs Réunis & Centre culturel Alexandre Soljénitsyne

11 rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005, Paris

Téléphone : 01 43 54 74 46

Librairie ouverte: du mardi au samedi – de 10 h à 18 h 30

Métro : Maubert-Mutualité.

 

 

12ème Festival Pianos Folies

Du vendredi 14 au jeudi 20 août 2020

Le Touquet – Paris – Plage

 

Comme à son habitude, la saison estivale se terminera de la plus belle des manières au Touquet-Paris-Plage.
Pour la 12ème édition, des artistes et pianistes de renommée internationale démontreront leur talent dans le cadre des Pianos Folies. Cet événement musical, parmi l’un des 4 événements majeurs du Touquet-Paris-Plage, rythmera la station du 14 au 20 août prochain.
Ce festival de Musique Classique, unique en son genre, se veut ouvert à tous les publics. Venez partager des émotions à travers un univers musical exceptionnel avec les plus grands pianistes du moment et dans un esprit festif et de rencontres inoubliables. Les concerts se dérouleront dans des lieux particulièrement originaux qui ajoutent leur note de charme aux « Pianos Folies » et permettent de découvrir le patrimoine de la station.
De quoi passer un agréable été en musique !

 

PROGRAMME

Palais des Congrès

Vendredi 14 août 2020

10h – Palais des Congrès
Scène musicale Brigitte Engerer avec les élèves des Conservatoires des Hauts de France
Gratuit
11h – Eglise Sainte Jeanne d’Arc

Sylvain HEILI, concert d’orgue
10€
15H30 – Théâtre Victor Boucher, Palais des Congrès
Rémi GENIET
Ravel / Chopin / Mussorgsky
10€
20H30 – Salle Ravel, Palais des Congrès
Orchestre PASDELOUP dirigé par Wolfgang DOERNER
Pianiste David BISMUTH
Ludwig Van Beethoven 1er concerto & 4ème symphonie
10€ / 20€ / 30€ / 40€
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Samedi 15 août
10h  – Palais des Congrès
Scène Musicale Brigitte Engerer avec les élèves des Conservatoires des Hauts de France
Gratuit
11h  – La Poste
Harmonie Jazz Band du Touquet-Paris-Plage
Gratuit
15h30 – Théâtre Victor Boucher, Palais des Congrès
Arseny Tarasevich NIKOLAEV
Beethoven / Ravel / Rachmaninov
10€
17h30 – Eglise Sainte Jeanne d’Arc
Claire HUANGCI
10€
20h  – Salle Ravel, Palais des Congrès
Dmitry MASLEEV
10€ / 20€ / 30€ / 40€
22h30 – Jardin d’Ypres
Feu d’artifice
Gratuit
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Dimanche 16 août
10h – Palais des Congrès
Scène musicale Brigitte Engerer avec les élèves des conservatoires de la Région Hauts-de-France
Gratuit
11h – Place du Centenaire
Concert Jeunes Publics avec la Compagnie Ernesto Barytoni
“ Kazi Classik” et son cabaret mobile

Gratuit
11h – Casino Barrière
Née en 1996 à Tbilisi (Géorgie), Irma Gigani intègre à 5 ans l’école de musique Paliashvili. Enfant surdouée, elle remporte le Grand Prix du concours Minerbio (Italie) dès l’âge de 6 ans et étudie . Elle perfectionne ses études à l’Université de Vienne (Autriche) sous la direction de Stefan Arnold.
Chopin / Liszt / Prokofiev / Chopin
Concert Touquet Automobile de Collection dans le cadre de l’exposition de voitures anciennes et de collection (TAC)
Gratuit
15h30 – Théâtre Victor Boucher, Palais des Congrès
Sélim MAZARI
Beethoven / Enesco / Prokofiev
10€
17H30 – Place du Centenaire
Concert Jeunes Publics avec la Compagnie Ernesto Barytoni
“Kazi Classik et son cabaret mobile.
Gratuit
20H30 – Salle Ravel – Palais des Congrès
Khatia et Gvantsa BUNIATISHVILI
10€ / 20€ / 30€ / 40€
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Lundi 17 août
10h – Palais des Congrès
Scène Musicale Brigitte Engerer avec les élèves des conservatoires de la Région Hauts de France
Gratuit
11h  – Place du Palais des Congrès
Concert Jeunes Publics avec la Compagnie Ernesto Barytoni
“Kazi Classik” et son Cabaret Mobile
Gratuit
15h30 – CHAM Rang du Fliers
Julie ALCARAZ
Mozart / Chopin / Rachmaninov / Albeniz
Gratuit
16h  – Musée du Touquet
Evelyne BEREZOVSKY
Gratuit
17h30 – Place du Palais des Congrès
Concert Jeunes Publics avec la Compagnie Ernesto Barytoni
“Kazi Classik” et son cabaret Mobile
Gratuit
20H30 – Salle Ravel Palais des Congrès
Claire HUANGCI et Alexeï VOLODIN
Mozart / Rachmaninov / Ravel
10 € / 20€ / 30€ / 40€
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Mardi 18 août
10h – Palais des Congrès
Scène Musicale Brigitte Engerer avec les élèves des conservatoires de la Région Hauts de France
Gratuit
11h – Montreuil, Eglise Saint Josse au Val
Julie ALCARAZ
Julie Alcaraz, violoncelliste et chanteuse lyrique, fait vibrer les cordes sensibles de sa voix et de son violoncelle dans chaque touche de son piano. Musicienne atypique, elle enrichit sans cesse son jeu pianistique par cette pluralité musicale. Artiste d’origine espagnole, elle est particulièrement attachée à défendre le répertoire d’Albéniz à travers l’oeuvre d’Iberia qui tient une place toute particulière dans son coeur.
Mozart / Chopin / Rachmaninov / Albeniz.
10€
11h – Jardin des Arts
“La Balade du Piano”
Gratuit
15h30 – Théâtre Victor Boucher – Palais des Congrès
Elena TARASOVA
Elle est lauréate de concours internationaux, artiste d’YNOFF Agence Art Consulting (France), auteur de concepts et directrice artistique d’une série de projets musicaux, professeur au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, membre de World Piano Teachers Association et de l’Union internationale des musiciens.
10€
17h – Jardin des Arts
“ La Balade du Piano”
Gratuit
20h30 – Salle Ravel – Palais des Congrès
Plamena MANGOVA, pianiste / Dmitri MAKHTIN, violoniste
Plamena Mangova, née en 1980 en Bulgarie. Elle a été l’élève du célèbre Dmitri Bashkirov à l’Ecole supérieure de musique de la Reine Sofia de Madrid, et travaille avec Abdel-Rahman El Bacha à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth en Belgique. Elle a suivi les master-classes de Leon Fleischer, Krystian Zimerman, Rosalyn Tureck et Alicia de Larrocha. Lauréate des Concours internationaux de piano Paloma O’Shea de Santander et Vittorio Gui de Florence, elle remporte le deuxième prix du Concours Reine Elisabeth de Bruxelles en 2007.

10€ / 20€ / 30€ / 40€
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Mercredi 19 août
10h – Palais des Congrès
Scène Musicale Brigitte Engerer avec les élèves des Conservatoires des Hauts de France
Gratuit
11h – Festival OFF Etaples sur Mer – Chantier de Construction Navale – Bld Bigot Descelers
Elena TARASOVA / Evelyne BEREZOVSKY / Simon ADDA-REYSS
10€
11h – Base Nautique Nord
Piano Flottant
Gratuit
15h30 – Le Manoir Hôtel****
Keigo MUKAWA

Beethoven / Schumann / Prokofiev

10 €
17h  – Base Nautique Nord
Piano Flottant
Gratuit
20H30 – Salle Ravel – Palais des Congrès
David FRAY
10€ / 20€ / 30€ / 40€
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Jeudi 20 août
10h – Palais des Congrès
Scène Musicale Brigitte Engerer avec les élèves des Conservatoires des Hauts de France
Gratuit
11h – Festival OFF – Hesdin – Eglise Notre Dame
Constance TAILLARD au clavecin
10€
11h – Plage
Balade du Piano
Gratuit
11h – Club House du Golf
Anita BALASZ / Simon ADDA-REYSS / Jordan ARBUS
10€
15h30 – Hôtel Barrière “Le Westminster Le Touquet”
Anait et Armine SOGOMONYAN Le duo Darius-Milhaud
Constitué par les deux sœurs Anaït et Armine SOGOMONYAN, issues de la grande « Ecole russe » de piano et du Conservatoire Tchaïkovski de Moscou, le Duo DARIUS MILHAUD a été créé en 2000 à l’initiative de Madeleine Milhaud – épouse du célèbre compositeur – qui lui a permis de porter l’illustre nom, en remerciement de ses excellentes interprétations.
Beethoven / Schumann / Brahms / Liszt
10€
17h  – Centre Equestre
Balade du Piano
Gratuit
20h30  – Soirée de Clôture du Festival – Salle Ravel – Palais des Congrès
Boris BEREZOVSKY
Ravel / Debussy / Hindemith / Prokofiev
10€ / 20€ / 30€ / 40€
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BILLETTERIE :

Ouverture de la billetterie avril

Par internet : ici

À l’Office de Tourisme pour les concerts du soir et les différents pass

Office de Tourisme
Jardin des Arts
62520 Le Touquet-Paris-Plage
Tel.: 03 21 06 72 00
www.letouquet.com

9h-13h / 14h-18h. Sauf dimanche et jours fériés dès 10h

En juillet au bureau du festival pour tous les concerts
Bureau du festival
Tel. : 03 21 05 14 29

 

Nouveau service en ligne

«Reste chez toi avec les Saisons russes»

contribuant à maintenir l’accès au contenu culturel en provenance de la Russie.

 

Le festival «Les Saisons russes» a été initié par le Gouvernement de la Fédération de Russie et électronique par le ministère de la Culture de la Fédération de Russie

Lundi  6 avril 2020 à 19 h de Paris

Théâtre national «Music-hall» de Saint-Pétersbourg,

 


Opéra de Puccini «La Bohème»

Chef d’orchestre: Fabio Mastrangelo.
Réalisateur et metteur en scène: Andreï Sidelnikov.
Orchestre de la jeunesse du théâtre Marie.
Solistes : Stanislav Leontiev (théâtre Marie), Aleksandr Gontsa (troupe d’opéra de la Scène Primorsky du théâtre Marie), Nikita Odaline («Opéra Saint-Pétersbourg»), Denis Sedov, Lev Elgardt (Académie des jeunes chanteurs d’opéra du théâtre Marie), Olga Tcheremnykh (théâtre musical «Zazerkalie»), les solistes du Théâtre national «Music-hall» de Saint-Pétersbourg Anna Vikoulina et Sergueï Kostevitch. Chœur du Théâtre «Music-hall», directrice artistique: Valentina Kopylova-Pantchenko, artiste émérite de la Fédération de Russie.

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Mercredi  8 avril 2020 à 19 h heure de Paris

Spectacle sur glace

 

«Roméo et Juliette» d’Ilia Averboukh

«Roméo et Juliette», c’est non seulement du patinage de très haut niveau et une superbe musique, c’est aussi une scénographie unique et des effets spéciaux modernes. La décoratrice londonienne Nina Kobiachvili a créé une solution conceptuelle inhabituelle de ce récit légendaire de Shakespeare.

Les patineurs artistiques sont présents au côté d’escrimeurs professionnels, de chorégraphes et de professeurs d’art dramatique. Les costumes d’une beauté bouleversante sont le fruit du travail de toute une équipe d’artistes ; en tout, plus de 400 costumes ont été confectionnés. On a utilisé pour cette mise en scène des œuvres de Sergueï Prokofiev, de Mozart, de Bach et de Mendelssoh, et une musique originale créée par le grand compositeur de music-halls russes Roman Ignatiev.

« Roméo et Juliette » a été le premier spectacle sur glace russe présenté sur l’une des scènes les plus prestigieuses d’Europe : les Arènes de Vérone. C’est ce spectacle qui a clôturé la saison théâtrale aux Arènes de Vérone le 6 octobre 2018. Il a été un des évènements les plus importants du festival des « Saisons russes en Italie ».

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Vendredi 10 avril 202 à 19 h heure de Paris
Concert de l’orchestre de chambre
«Les Solistes de Moscou» sous la direction de Iouri Bachmet
Le 7 décembre 2019 à la Philharmonie de l’Elbe, à Hambourg, a eu lieu le concert de l’orchestre de chambre «Les Solistes de Moscou» sous la direction de Iouri Bachmet. Il faisait partie du cycle d’évènements clôturant les « Saisons russes » en Allemagne. «Les Solistes de Moscou» ont exécuté l’œuvre d’Alfred Schnittke «Sonate en trio pour orchestre à cordes», telle qu’interprétée par Iouri Bachmet, ainsi que «Cinq réflexions sur le thème du caprice de Paganini» de Kuzma Bodrov et le sextuor à cordes «Souvenir de Florence» de Piotr Tchaïkovsky.

L’orchestre de chambre « Les Solistes de Moscou » a fait ses début le 19 mai 1992 sur la scène de la Grande salle du Conservatoire de Moscou. Iouri Bachmet, Artiste du peuple de l’URSS et créateur de ce collectif, a invité de nombreux jeunes talents à intégrer son orchestre, dont des anciens diplômés, des étudiants et des doctorants du Conservatoire de Moscou.

L’art des « Solistes de Moscou » a été applaudi par des mélomanes dans plus de 50 pays d’Europe et d’Asie, d’Amérique du Nord et d’Amérique latine, en Australie en Nouvelle-Zélande.

« Les Solistes de Moscou » ont rencontré du succès sur les scènes des salles de concert les plus prestigieuses du monde : le Carnegie Hall à New-York, le Concertgebouw à Amsterdam, le Suntory Hall à Tokyo, le Barbican Centre à Londres, le Tivoli à Copenhague, l’Orchestre philharmonique de Berlin, le Musikverein à Vienne, l’Académie Sainte-Cécile à Rome, l’Opéra de Sydney, et la grande salle du Conservatoire de Moscou.

Le répertoire des « Solistes de Moscou » compte plus de 300 chefs-d’œuvre de la musique classique mondiale. Ce spectacle, donné à l’occasion de la clôture de l’édition allemande des « Saisons russes », marquait également le 85e anniversaire de la naissance de l’illustre compositeur du XXe siècle, Alfred Garrievitch Schnittke.

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Plus de renseignements : CLIQUEZ

 

  SUR le SITE  à 19 h : http://russianseasons.org/

 

 

 

 

FERMETURE  TEMPORAIRE DU THÉÂTRE  DE  L’ATALANTE

SUITE aux RECOMMANDATIONS GOUVERNEMANTALES

ANNULATION de la : 

Semaine de l’Amitié Franco-Russe

Kyrill Terr et le Théâtre de l’Atalante

présentent

XVIème Festival “COSMOS 2020”

du mercredi 22 au samedi 25 avril 2020 à 20 h 30

Théâtre de l’Atalante, 75018 Paris

 

Ce sera, pour la 16ème année, un moment passé en compagnie d’artistes russes et français pour cette fête de la scène avec un programme chaque fois fourmillant de talents, de disciplines diverses et d’énergies toujours renouvelées.

Pour se plonger un temps dans l’ambiance festive de la culture russe…

 

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 Mercredi 22 avril à 20h30
Ouverture du festival.
 «Carnets d’un simple d’esprit», d’Arkadiy Averchenko (1880 – 1930)
(Version russe de la pièce sous-titrée en français).
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Un merveilleux classique de la littérature russe interprété par
une troupe de théâtre – «Artel» (Russie-France)
Une étonnante fusion d’humour, de tristesse et de profondeur, reflétée dans de petites histoires, sera présentée au public parisien, qui aime un vrai théâtre, qui a récemment été curieux et bienveillant envers les productions théâtrales qui se déroulent au théâtre L’ATALANTE de Montmartre.
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Une partie de la troupe Artel.
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L’année dernière, au festival Cosmos, une rétrospective de trois représentations différentes du Théâtre «Za Chernoi Rechkoi»(La rivière noire) de Saint-Pétersbourg, ainsi que trois représentations de «Morphine» inspirées œuvres de Mikhail Bulgakov du «Théâtre dramatique d’Astrakhan», ont eu lieu dans des salles pleines avec beaucoup de succès dans le cadre des jours de l’amitié russo-française.
Le jour de l’ouverture du festival, la représentation se déroulera en russe sous-titrée en français.
Jeudi 23 avril  à 20h30
«Carnets d’un simple d’esprit» d’Arkadiy Averchenko
Miniatures sélectionnées.
Version française de la pièce.
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Le deuxième jour du festival, la troupe Artel présentera une version de la performance en français, qui sera en fait une présentation du travail d’Arkady Averchenko pour un public francophone.
Des artistes, «Artels», qui parlent couramment français, ont préparé ce cadeau pour ceux qui veulent toucher aux origines de la culture russe, mais qui ne parlent pas russe. L’œuvre du classique de la littérature russe du XXe siècle Arkady Averchenko sera d’abord entendue en français.
Vendredi 24 avril à 20h30
Le troisième jour du festival est une journée dédiée à la célébration du 75e anniversaire de la Grande Victoire de la Seconde Guerre mondiale.
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Dans la première section, l’association créative TuVerras (Moscou) présentera la pièce musicale «Andrei Ivanovich Revient à la maison»,  basée sur le poème du même nom de F. Greenberg.
Dans la deuxième section, des artistes russes et français présenteront de la poésie et des chansons dédiées à cette date importante.
Samedi 25 avril à 20h30
Clôture du festival
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Natalia Pallin, Kirill Terr, Anton Aristov et Farida Tadjeno.
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Un concert du projet musical russo-français «Novaia Avstralia» «Mon Monmartre» vous sera présenté.
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Kirill Terr & Natalia Pallin
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La représentation du groupe au théâtre L’ATALANTE est devenue une bonne tradition. Les musiciens se produiront devant le public parisien pour la 20e fois au théâtre L’ATALANTE de Montmartre.
Dimanche 26 avril  à 18h30
Pour les amis du festival Cosmos et les amis de Novaia Avstralia,
au café Chez Ammad, Hôtel Clermont, 18 rue Veron, dans un lieu culte à Montmartre, où Edith Piaf a vécu et joué, également aura lieu traditionnellement la rencontre avec Kirill Terr, Natalia Pallin et Anton Aristov, les musiciens du groupe Novaia Avstralia.
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En 1979, Agathe Alexis et Alain Alexis Barsacq fondent ensemble une compagnie théâtrale, la Compagnie des Matinaux. Très vite les difficultés dues au manque de salle de représentation se font sentir. Ils décident alors de transformer en une salle de spectacle, un local qui leur sert de salle de répétitions Ce lieu situé sous l’administration du Théâtre de l’Atelier appartient à A. A. Barsacq par héritage. L’Atalante ouvre ses portes le 23 novembre 1984. Ils  s’associent en un collectif d’élection avec Christian Schiaretti, avec par la suite Robert Cantarella. En janvier 2013, René Loyon quittant le collectif, c’est Stéphanie Loïk et Grégoire Callies qui viennent rejoindre Agathe Alexis pour continuer avec A.A.Barsacq le collectif de l’Atalante. Avec Grégoire Callies s’ouvre un nouveau champ artistique, celui de la marionnette.
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Théâtre de L’ATALANTE
10 pl Charles Dullin
Informations : 06 78 32 24 92
Métro : Abbesses(12), Anvers(2)
: les 22, 23 et 25 avril : 12€ et 15€
le 24 avril : 12€ et 10€
Réservations : 01 42 23 17 29

VIème Festival du Cinéma Russe de  Niort

6й Фестиваль Русского Кино в Ньоре

 

” ROMANCES RUSSES … “

 

REPORTÉ du mercredi 10

au samedi 13 juin 2020

 

Méga CGR, 79000 Niort

 

Depuis 2015 le paysage culturel de « la capitale des mutuelles d’assurances », comme on appelle souvent Niort, s’est enrichi de nouvelles couleurs. Le projet du festival du film russe, le premier dans les Deux-Sèvres, est né au sein de l’association FCRN- “Festival de Cinéma Russe de Niort”, grâce à ses fondateurs, Aline Efimova et Jean-Marc Batsch, animée aujourd’hui par une quinzaine des membres dont 4 personnes d’origine russe. Nous organisons tous les ans un Festival afin de faire connaitre au public de Niort et de sa région le meilleur du cinéma russe avec deux cycles : des films des décennies passées et des films actuels. Les films sont diffusés en version originale sous-titrée en français.

Thème de cette nouvelle édition :

” Romances de Russie… “

Invité cette année les actrices

Valérie Mairesse et Anna Scherbinina

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Mercredi 10 juin (?)

9 h 30

5 films d’Animation (Tarif : 2€50)

Durée 50 mn

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14 h

Les ailes (Крылья) 1966, réalisatrice Larissa Chepito,

Durée 1 h 47

Scénario : Valentin Ezhov et Natalya Riazantseva

Avec : Maïa Bougakova, Janna Bolotova, Evgueni Evstegneev, Léonid Diatchkov.

” Nadejda était aviatrice pendant la guerre, elle est devenue directrice d’une école d’apprentissage. Chacun la respecte mais sa vie personnelle est solitaire et triste. La guerre a pris fin il y a longtemps, mais pour l’héroïne du film, un ancien aviateur, seules ces années ont été remplies de vrai sens. Elle éprouve profondément la discorde avec la réalité, le manque de contact avec sa fille. Elle n’arrive pas à s’adapter à cette vie paisible et ordinaire, son envie perçante de voler ne s’éteint pas … “

 

La réalisatrice Larissa Chepitko commence sa carrière comme actrice, puis suit les cours de l’Institut du cinéma de Moscou, le VGIK, dans la classe d’Alexandre Dovjenko. Tourné aux studios Kirghizfilm, son premier long métrage, Chaleur torride (Znoï, 1963), est inspiré de la nouvelle de Tchinguiz Aïtmatov dont l’action se déroule en Kirghizie. Elle obtient la consécration avec son dernier film, L’Ascension, couronné d’un Ours d’or à la Berlinale 1977. Prématurément disparue au cours d’un accident de voiture, elle préparait alors un film adapté d’un roman de Valentin Raspoutine, Les Adieux à Matiora qui a été terminé par son époux, le réalisateur Elem Klimov.

 

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17 h 30

Neuf jours et un matin (9 дней и одно утро) 2014, rélisatrice Vera Storojeva

Durée 1 h 27

Scénario : Anna kozlova et Vera Storojeva

Musique : Gary Miller

Avec : Svletana Toma, Anna Scherbinina, Xavier Gallais, Olga Popova, Sergueï Pouskepalis.

Présentation du film en présence d’Anna Scherbinina

Anna, mannequin parisienne, le visage d’une entreprise cosmétique bien connue avec un événement caritatif arrive dans une vieille ville russe. Son enfance s’est passée ici à l’orphelinat, mais il y a de nombreuses années, Anna a été adoptée par un couple marié de France. Il semblerait que la vie de la jeune fille se soit bien déroulée. Mais dans neuf jours, Anna devra découvrir le secret de sa vraie famille et se retrouver …

Vera Storojeva est née le 7 septembre 1958. Diplômée de l’Institut National de la culture de Moscou en 1983 et des Cours Supérieurs de scénaristes et réalisateurs en 1993, elle a réalisé plus de vingt documentaires pour la télévision. Auteur du scénario du court métrage Le divorce. Co-auteur du scénario de Trois histoires de Kira Mouratova “Le film”, “Le ciel” et “L’avion”. ” La jeune fille” est son premier long métrage.

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20 h

Le sacrifice, (Жертвоприношение) 1986, réalisateur Andreï Tarkovski

Durée 2 h 35

Scénario : Andreï Tarkovski

En présence de Valérie Mairesse qui a joué le rôle de Julia.

Que faut-il sacrifier pour sauver le monde d’une catastrophe imminente? Sa propriété, son mode de vie et peut-être sa vie? Que mettra le héros du film sur l’autel du Créateur Tout-Puissant, si ce dernier, bien sûr, existe?!

Andreï Tarkovski  est né le 4 avril 1932 à Zavroje, sur les bords de la Volga, près d’Ivanovo. Après des études de musique, e peinture et d’arabe, Andreï travaille comme géologue en Sibérie de 1932 à 1956 avant d’entrer à l’Institut National de la Cinématographie (VGIK). En 1962, L’enfance d’Ivan a partagé avec Journal intime, de Valério Zurlini, le Lion d’Or du Festival de Venise. En 1969 Andreï Rublev reçoit le Prix de la Critique International de Cannes, et le film le fit connaître dans le monde entier.

 

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Jeudi 11 juin (?)

14 h 30

Romance de bureau (Служебный роман) 1977, réalisateur Eldar Riazanov

Durée 2 h 39

Scénario : Eldar Riazanov, Emile Braguinski

Avec : Alissa Freindikh, Andreî Miagdov, Lia Akhedjakova, Oleg Basilachvili

 

Anatoly Efremovich Novoseltsev, un employé ordinaire d’un bureau de statistique, est une personne timide et timide. Ce serait bien pour lui d’obtenir un poste vacant à la tête. département, mais il ne sait pas comment aborder cette entreprise. Un vieil ami Samokhvalov lui conseille de frapper Lyudmila Prokofievna Kalugina, un cracker en jupe et le directeur de l’établissement …

Classique du cinéma soviétique qui connut un immense succès à sa sortie en 1977 en URSS. Une romance entre un employé timide et sa directrice qui va finalement aboutir à une relation véritablement humaine et une union aussi profonde qu’inattendue.

Eldar Riazanov est né à Samara, ville sur les deux rives de la Volga. Il a fait ses études à la prestigieuses ècoe de cinématographie Guerasimov (VGJK) à Moscou. Il a réalisé plus de 30 films de 1948 à 2006. Après la chute de l’URSS en 1991, Eldar a continué de tourner des films, mais ils n’ont jamais connu le même succès. Ses film ont acquis une popularité telle dans les années 1960 et 1970 qu’aujourd’hui encore la majorité des Russes, mas également les habitants des ex-républiques soviétiques en connaissent par cœur les dialogues ou les chansons….

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17 h 30

L’Amour (Любовь), 1991, de Valeri Todorowski

Durée 1 h 49

Scénario : Valeri Todorowski

Avec : Evgueni Mironov, Natalia Petrova, Via Artmané, Lev Dourov, Inna Slobodskaïa.

Deux amis étudiants rencontrent des filles lors d’une fête. Le premier couple a à la fois une salle de réunion luxueuse et une compréhension visible qui mène au mariage. L’un Vadim est grand et beau plait beaucoup aux filles l’autre Sacha se satisfait des aventures racontées par son ami, il espère rencontrer l’amour. Un jour il tombe amoureux de Macha, mais elle est juive…L’amour des personnages principaux est compliqué par la différence entre les personnages et les attitudes familiales …

Valeri Todorovski est né le 9 mai 1962 à Odes. Réalisateur, acteur, scénariste et producteur, diplômé du VGIK, Institut national de la Cinématographie en 1984 dan le département du scénario. Finaliste au Forum du Cinéma de Yalta de 1994 avec le film L’Amour. Depuis le 5 mai 2000, Valéri occupe le poste de directeur pour la production cinématographique de la chaîne de télévision Télékanal “Russie” (RTR).

 

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20 h 30

Le Journal de sa femme (Дневник его жены) 2000, réalisateur Alekseï Outchitel

Durée 1 h 50

 

Film d’ Alekseï Outchitel

Scénario : Avdotia Sminovaï

Avec : Ecgueni Moronov, Andreï Smirnov, Olga Boudina, Galina Tiounina

 Le récit au sujet de la vie privée compliquée, déroutante du grand écrivain russe Ivan BOUNINE. Des relations amoureuses difficiles entre le célèbre écrivain, sa femme Véra et la jeune poétesse Galina Polotnikova, la chanteuse d’opéra Marga Kovtoun et l’écrivain Léonid Gourov.. Une histoire tragique sur l’amour et la solitude … sur la vie privée inconnue du grand écrivain russe Ivan Bunin. 

Le réalisateur Aleksei Outchitel est né à Léningrad le 31 août 1951. Fils du réalisateur et opérateur Outchitel, il baigne dès l’enfance dns l’ambiance des studions. Diplômé de l’Institut national de la cinématographie en 1975, il tourne ne quinzaine de documentaires pour les Studios Lenfilm. En 1ç!!, son long métrage Rock dressant un portrait des principaux musiciens du genre en Russie et un des films les plus imortants de la perestroïka et il devient un des cinéastes du dégel. Il crée s maison de production Rock Films en 1992.

 

 

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Vendredi  12 juin (?)

14 h 30

L’Étoile d’un merveilleux bonheur (Звезда пленительного счастья) 1975,  réalisateur Vladimir Motyl.

Durée 2 h 57

Scénario : Vladimir Motyl et Marc Zaharov

Avec : Alekseï Batalov, Natalia Bondartchouk, Ikor Kostolevski, Irina Kouptchenko, Eva Shikoulskaïa.

Après le soulèvement sur la place du Sénat, les événements se sont déroulés tragiquement: cinq décembristes ont été exécutés, la plupart ont été envoyés en Sibérie. Et après eux, à travers le gel et les épreuves, leurs femmes sont parties.

Vladimir Motyl est né le 26 juin 1927 à Lepel en Biélorussie. Il a fait ses études à l’Institut du Théâtre de Sverdlov, et a obtenu sonn diplôme d’acteur en 1948. Il a commencé à travailler comme metteur en scène de théâtre et comme acteur. De 1955 à 1960 il est réalisateur dan les Studios de Sverdlovsk. som premier film, Les Enfants du Pamir, sort en 1963. En 1967, les bonnes critiquessont récoltées par la comédie Zhénia, Zhenetchka et Katioucha dont le scénario et co-écrit avec son ami Boulat Okoudjava. Vladimir acquiert une notoriété nationale avec son son ostern Le Soleil blanc du désert en 1969. Il est décédé en 2010.

 

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18 h

Le Journal de sa femme (Дневник его жены) 2000, d’ Alekseï Outchitel

Durée 1 h 50

( Voir jeudi 2 avril scéance 2 avril )

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De longs adieux (Долгие проводы) 1971, réalisatrice Kira Mouratova

Durée 1 h 35

Scénario : Natalya Riazantseva

Avec : Zinaïda Chrko, Oleg Vlaiminski, Youri Kaiourov, Lidia Dranovskaïa.

 

Sacha était le sens de sa vie. Maintenant que son fils a grandi, elle a plus de temps libre et elle a permis à la sensible Nikolaï Sergeïevich de prendre soin d’elle-même. Après le voyage d’été du fils chez son père, elle a commencé à remarquer des changements à Sacha. Lisant secrètement la lettre de son père, elle a découvert que son fils voulait partir.

Kira Mouratova ( nom de jeune fille Koratkova) est née le 5 septembre 1934 à Soroko (actuellement en Moldavie). Après des études de philologie à l’université de Moscou, elle étudie au VIGK. Pendant les 5 années qui ont suivi la réalisation des “Long Adieux”, Kira sera privée de moyens de tournage. Avec la perestroïka, la révélation aux publics soviétiques et étranger des premiers films de Kira Mouratova, fera de la réalisatrice l’une des plus populaires de l’Union sopviétique. Ses films ultérieurs feront souvent l’objet de discussions psionnées et contradictoires. Ils ont souvent déconcertants, parfois provocateurs. Décédée le 6 juin à Odesa des suites d’une longue mala

die.

 

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Samedi  13 juin (?)

11 h

Neuf jours et un matin (9 дней и одно утро) 2014, rélisatrice Vera Storojeva

Durée 1 h 27

( Voir 1er avril scéance 17h30 )

 

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14 h 30

Le légendaire N° 17, (Легенда №17) 2013, réalisateur Nikolaï Lebedev

Durée 2 h 14

Scénario : Mikhaïl Mestetski, Nokolaï Koulkov

Avec : Danila Kozlovski, Oleg Menchikov, Svetlana Ivanova, Boris Cherbakov, Götz Otto

 

2 septembre 1972. Montréal L’équipe de hockey de l’URSS avec un score écrasant de 7: 3 a battu des professionnels canadiens de la LNH lors du match d’ouverture de la super série USSR-Canada. Ce n’était pas seulement un match, c’était une bataille pour leur pays, qui a bouleversé la vision du monde du hockey.
Maintenant, le monde entier le connaissait simplement par le numéro 17. Valery Kharlamov, qui a marqué 2 buts dans ce match, a instantanément décollé au sommet de sa gloire. Son rêve est devenu réalité – la persévérance, le talent sportif et les dures leçons du grand entraîneur Anatoly Tarasov ont fait du «numéro 17» la légende du hockey mondial.

Nikolaï Lebedev, est un réalisateur et sacénariste russe, né le 16 novembre 1966 à Kichinev, en RSS de Moldavie (URSS). Il est diplômé de la faculté de scénariste à l’Institut Fédérale d’État du Cinéma (VIGK), en 1993. Il a réalisé plusieurs films et émissions pour la télévision moldave, et il est coauteur de plusieurs romans policiers.

 

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17 h

La glace (Лед) 2017, réalisateur Oleg Trofim

Durée 1 h 58

Scénario : Oleg Malovitchko, Andreï Zolotarev

Avec : Aglaïa Tarassova, Milos Bikovic, Aleksnder Petrov, Maria Aronova, Ksenia Rappoport.

Dès l’enfance, Nadia croyait aux miracles. Elle s’imaginait sortir sur la glace sous l’ovation du public et danser sa plus belle danse. Et maintenant, grâce à la foi et à la persévérance, Nadia devient une célèbre patineuse artistique. Mais quand ses rêves de grandes victoires, d’une belle vie et d’un beau prince semblent prêts à se réaliser, le destin lui présente un véritable test. Et pour le passer, il faudra à nouveau, comme dans l’enfance, croire en un rêve. Après tout, peut-être que la victoire ne doit pas toujours être bruyante, et le beau prince n’a pas à se déplacer sur un cheval blanc? ..

Ce film a reçu le prix du public du Festival Universciné Russe de Nantes en 2019.

Oleg Trofim est né le 12 octobre 1989 à Naryan-Mar. Diplômé de l’institut de la Culture de Saint Pétersbourg avec un diplôme en réalisation cinématographique et télévisuelle. Oleg a tourné des clips pour des musiciens indépendants, des publicités. En 2013, il a commencé à coopérer avec la société “Hype Production”. Pendant ce temps, il a travaillé avec les plus grandes marques : Coca Cola, Nike, Google, Yandex, Adidas, etc…. Nominé à pklusieurs reprises pour les prestigieux “Berlin Music Vidéo” Awards pour la rélistion et le montage. En 2017,  il fait ses débuts avec le film “Ice“.

 

HORAIRES (sous réserve)

 

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Cinéma CGR

Place de la brèche, 79000 Niort

Tarifs unique : 5€50.

Abonnement 10 films : 25€

Abonnement Tarif membre FCRN : 12€

Réservation billeterie : 08 92 68 85 88

 

 

 

SOIRÉE  TZIGANE

Vendredi 20 mars 20020 de 20h à 06 h du matin

La Bellevilloise, XX° Paris

 

Un voyage magique au cœur des Musiques Tziganes, d’Europe de l’Est, des Balkans, Klezmer …
Le mélange parfait pour faire la fête, taper des mains, des pieds, danser et chanter jusqu’au petit matin. Concerts et dj’s, folklorique et électronique, un vrai moment de bonheur, de partage et de paix qui vous transporte, le temps d’une nuit, dans un univers sans frontières.

 

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O’DJILA


Musique Tzigane de Balkan. C’est toute la richesse et le mystère des Balkans qui s’expriment à travers leur musique. Un mélange subtil de guitares manouche et tzigane, de percussions orientales, d’une voix chaude et colorée et du swing de la contrebasse… Reprenant la tradition de métissage culturel et musical des tziganes, le répertoire d’O’djila s’appuie sur les divers folklores des pays que le peuple Rom a traversé en y apportant sa sensibilité particulière. Le groupe revisite ainsi les chansons populaires léguées par ces voyageurs au gré de leurs pérégrinations en Europe de l’Est. On se sent pris dans un tourbillon qui nous transporte vers l’essence même de l’âme tzigane !

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RONA HARTNER & DJ TAGADA


Depuis la fin du dernier millénaire, la fièvre balkanique contamine joyeusement les dancefloors européens.
Ambassadeurs emblématiques de cette culture explosive, Rona Hartner et Dj Tagada ont scellé un pacte festif et sincère.
Après avoir propagé durant des mois leur Gypsy Therapy, les voici de retour.
Sur un tempo Electro Gypsy Swing, il joue sur les sens du mot et dénonce l’égoïsme (selfish) narcissique (selfie) impulsé par les réseaux sociaux où les données de l’individu sont hameçonnées (phishing)

Rona Hartner et Dj Tagada vous invitent à entrer dans une transe métisse, un bal des Balkans… Electro tsigane, Swing, Cumbia, Gospel, ici on parle toutes les langues. Esperanto musical et drumbeats universels, les dialectes se mélangent pour une fête, un partage. Rona Hartner, comédienne primée de nombreuses fois pour son rôle dans le film de Tony Gatlif « Gadjo Dilo » est aussi chanteuse, danseuse et peintre. Tout en ayant réalisé 3 albums solo, elle a collaboré avec de nombreux artistes dont David Lynch pour l’inoubliable « you’re more than that ».

 

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MOLOTOV BROTHERS


Fruit d’une rencontre entre l’endiablé Dj Balkaliente (World beats w/Trombone) et le talentueux clarinettiste/saxophoniste Samuel Maquin, pointu spécialiste des musiques d’Europe de l’Est, il se murmure que ces deux compères emmènent le public dans des sets virevoltant et bouillonnant d’énergie qui ne sont pas sans le laisser de marbre.
Musiciens de formation passionnés de musique tzigane, ce duo décortique le meilleur des sons de l’Est pour les fusionner avec leurs instruments et proposer un dj set d’une grande intensité viruelle et scénique.

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DJ GYSPY BOX


Originaire du Mexique, Gypsy Box réside en Espagne depuis des années, où il s’est distingué comme l’un des pionniers de la scène balkanique-cumbia en Europe. Voyageur infatigable, il a déjà fait le tour de la moitié du monde en portant ce son caractéristique des Balkans latins et en faisant bouger tout le monde sur la piste de danse.

 

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Fondée en 1877 aux lendemains de la Commune, La Bellevilloise, première coopérative parisienne, avait pour projet de permettre aux gens modestes l’accès à l’éducation politique et à la culture.

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Lieu de résistance, des premiers échanges commerciaux « du producteur au consommateur », commerce équitable avant l’heure, et de spectacle, La Bellevilloise a joué de 1910 à 1949 un rôle de premier plan dans la vie économique et culturelle de l’Est Parisien.

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Depuis 2005, Renaud Barillet, Fabrice Martinez et Philippe Jupin, un trio d’agitateurs venu du spectacle vivant, de la production et des médias ont rouvert aux Parisiens ce lieu de mémoire de l’histoire de Paris avec un projet fort : redonner vie à l’esprit de La Bellevilloise en créant un grand lieu indépendant d’activités artistiques et évènementielles pour le public, les entreprises et les médias, unique à Paris.

 

La Bellevilloise
19-21 rue Boyer, 75020 Paris
M° : Ménilmontant / Gambetta
ENTRÉE : 10€
Réservation : 01 46 36 07 07

Compagnie IVA

Rencontre musicale

“Je porte son anneau avec défi”

d’après Marina Tsvetaïva

Texte : Nathalie Conio
Chant lyrique : Maroussia Thauvin
Violon : Anya Kolosionok
Vendredi 20 mars 2020 à 18 h 15
Médiatèque de Bonneveine, 13008, Marseille
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Un récital poétique et musical d’aprés l’œuvre et le vie de la poétesse russe Marina Tsvetaïeva (1892-1941) : Fin du vingtième siècle, la Russie : elle a donné vie aux poètes Blok, Essenine, Pasternak, Mandelstam, Akhmatova, qu’on nommait aussi ceux du siècle d’argent …Et bien sur parmi ces noms se trouve celui de MarinaTsvétaïéva. L’œuvre et la vie de Marina Tsvétaïéva sont un puits sans fond qu’on ne finit jamais d’explorer. Et chaque personne qui tente de le faire y découvre sans cesse de nouvelles facettes et de nouveaux secrets de cette petite étoile de notre univers.

 

En Tsvétaïéva il y a en même temps le refus de « la Vie telle qu’elle est » et une énorme force vitale, en elle s’opposent toujours vivre et être, la terre et le ciel, Eros et Psyché…« Je désire vous parler de Marina Tsvétaïéva, poète et femme, qui a travers une vie remplie de terribles épreuves a gardé toujours une fidélité et un amour sans limite envers un seul homme : celui pour lequel elle quitta la Russie sur « un cheval blanc », celui avec lequel elle revint en Russie sur « un cheval rouge », et finalement avec qui elle mourut la même année 1941. »

«Я хочу рассказать вам о Марине Цветаевой, Поэте и
женщине, которая на протяжении всей своей жизни
пережила тяжелые испытания от Москвы и до Парижа. Но
она навсегда сохранила безграничную любовь, к одному
единственному человеку: ради него она уехала из России
на «белом коне», это тот ,с кем она вернулась в Россию на
«красном коне», и в конечном итоге,с которым, она умерла
в один год в своем новом убежище,в России»

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La Compagnie IVA, créé en 1985 par la comédienne Irina Vavilova et reprise par
Nathalie Conio, metteur en scène issue formée à l’Ecole Nationale de Chaillot et de
l’Académie Dramatique de Russie a depuis sa création été à la fois une compagnie
de production de spectacles originaux et internationaux axée notamment sur les
échanges culturels entre la France et la Russie.

Iva Company est représentant officiel des « Saisons culturelles russes » en France
pour le projet « Avignon russe » qui aura lieu en 2020 dans le cadre des « Saisons
russes » en France organisé par le Ministère de la Culture de Russie.

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Nathalie Conio, comédienne et metteur en scène, formée à l’Ecole de Chaillot à Paris et à l’Académie d’Art Dramatique de Russie (GITIS) à Moscou. En France elle a été assistante à la mise en scène de Mikhaïl Mokéîév et de Tatiana Stépantchénko (Le Meurtre de Gonzague -2002- au Phénix de Valenciennes). Elle a mis en scène Sans Voix d’Estelle Lépine à la Maison des Comoni, Revest-les-eaux, Théâtre du Hublot à Colombes, la Scène Nationale de Valenciennes, Théâtre Le Sémaphore de Port de bouc, au Théâtre de Vélizy et à Bobigny.

Ensuite Le trio en Mi bémol d’Eric Rohmer au Théâtre du Chaudron et au Théâtre du Renard à Paris, puis en tournée à l’Opéra de ClermontFerrand, et aussi Les Bâtards de Vadim Lévanov au Théâtre du Hublot à Colombes. Elle crée en 2013 « Nos grand-mères » de Laurent Dubost d’après le récit de Jacqueline Auriol et Valentina Vavilova co – production du Centre des monuments nationaux et de la maison Georges Sand de Nohant et en résidence à la Gare Franche à Marseille.

Elle part en tournée en Russie en juillet 2016 avec le soutien de l’Institut Français de Moscou et l’AF de Nijni-Novgorod. Elle collabore avec Philippe Fenwick sur plusieurs spectacles dont « Transsibérien, je suis » co-production du Théâtre national de la Criée et du Théâtre National de Nice, et aussi «Cabaret d’Odessa – la lampe verte » créé en 2015 dans le cadre des journées d’Odessa du MuCEM (Marseille), à la BMVR Alcazar ainsi que : UTOPIK – sirènes et midi net (production Lieux publics), et Back in the USSR co-production de la Criée et des Friches. Et aussi le « Cabaret Nostalgya » créé au Théâtre Toursky en mars 2016. Elle a travaillé longtemps comme comédienne avec le Théâtre de l’Unité : Un Brecht pour Muguette, Térezin, Noce et banquet, BIT, Kapouchniks, ainsi qu’avec le Cosmos Kolej : Alpenstock, Koursk, et joue actuellement dans ses propres créations et celles de Philippe Fenwick.

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Maria Christiany, violoniste russe, Maria Christiany, née Tchouvakhina a fait ses études musicales à l’école Gnessin pour les enfants précoces, puis au Conservatoire Supérieur Tchaïkovski de Moscou. Une fois diplômée, elle mène une carrière de concertiste en Russie et à l’étranger. Installée à Paris depuis 2007 elle a obtenu le Certificat d’Aptitude au CNSM de Paris, ainsi qu’un Master de Musicologie à l’université Paris VIII. Aujourd’hui Maria Tchouvakhina consacre une grande partie de son temps à l’enseignement. Elle dirige une école de musique et des arts franco-russes ArtimA où elle enseigne aux élèves de différents âges et différents niveaux et organise des programmes d’échanges culturels entre la France et la Russie. Elle travaille aujourd’hui également à l’élaboration d’une méthode nouvelle de violon pour les enfants de 3 ans en groupe.

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 Maroussia Thauvin, a étudié la musicilogie à l’université de lettre d’Aix-en-provence. Elle pratique le piano depuis 14 ans et le chant lyrique au conservatoire national à rayonnement régional de Marseille en cycle 2 pour être chanteuse lyrique. Maroussia a une pratique du théâtre grâce à sa mère comédienne et metteur en scène et sa grand mère russe, comédienne et actrice de cinéma. Elle a joué dans des pièces de sa mère plusieurs fois et pratiqué le théâtre en Russie où elle a vécu 5 ans, puis au lycée à Marseille pendant 3 ans et obtenue le bac L théâtre et elle a joué 2 fois au Théâtre National de la Criée à Marseille, elle est billingue français- russe.

 

ENTRÉE GRATUITE

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Médiathèque Bonneveine
Centre Vie de Bonneveine, 13008 Marseille
Téléphone – Réservation : 04 13 94 82 20

“Poèsies russes”

lecture par Hélèna Riva

 Irina Ermakova au piano

Samedi 21 mars 2020 à 14 h 30

Théâtre du Nord-Ouest, IX°, Paris

(durée 50 mn lecture en russe)

 

Lecture musicale évoquant ” l’âge d’argent” de la poésie russe par Hélèna Riva, accompagnée de Irina Ermakova au piano. Représentation en russe.

La nomination Âge d’argent est apparue dans le milieu de l’émigration russe après la seconde guerre mondiale, comme un clin d’oeil à l’époque classique (de Pouchkine) généralement appelée Age d’or.

C’est une manière de nommer rétrospectivement ce deuxième grand essor de la vie culturelle russe, sans oublier la connotation de dégradation, voire de décadence de l’Age d’argent par rapport à l’Age d’or.

L’âge d’argent commence en 1892, l’année de publication du livre de poésies de Merejkovski Symboles, et s’achève en 1921, avec la mort de Blok et de Goumiliov, et le renforcement de la censure et de la répression d’un certain nombre d’artistes.

 

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Dés les années 1930, la salle du théâtre abrite un cabaret réputé qui prend à la libération le nom de “Club des cinq”, cinq anciens de la deuxième division blindée, dont Lucien Roup, l’entraîneur de Marcel Cerdan. Edith Piaf y chante à plusieurs reprises et investit ce lieu qui lui devient cher. La cabaret attire aussi Gabin et Yves Montand. Mais le cabaret s’éteint en 1954 pour devenir un cinéma. Pendant plus de 30 ans, les projections d’œuvres d’auteurs et de films familiaux font recettes.
En 1991, le “Club” se fait “Passage du Nord-Ouest” et rassemble les amateurs de rock. Après un bref passage à vide, la Compagnie de l’Élan réinvestit les locaux en 1997 et en fait un lieu de théâtre, d’échange et de partage, ouvert à tous, sans restrictions.

 

Théâtre Nord-Ouest

13 rue du Faubourg Montmartre, 75009, Paris

Tél : 01.47.70.32.75 de 13h – 19 h

Tarif unique : 8€

Réservation : CLIQUEZ

Métro : Grands Boulevards (8)

 

2ème Édition

” Les musicales Franco – Russes “

Mardi 10 mars au Jeudi 30 avril 2020

31300, TOULOUSE

Cette deuxième édition poursuit le dialogue entre musique française et musique russe. Les interprètes toulousains de l’Orchestre national du Capitole et moscovites de l’Orchestre et du Choeur du Théâtre Bolchoï de Russie sont au rendez-vous, tandis que de nouveaux artistes les rejoignent. Plus que jamais, Toulouse y apparaît comme le lieu privilégié d’une rencontre entre deux peuples également épris de musique.

Le public toulousain aura l’occasion d’investir le territoire : La Cinémathèque de Toulouse – qui présentera trois ciné-concerts et accueillera une rétrospective exceptionnelle consacrée au cinéaste Andreï Konchalovsky – théâtre Garonne, Librairie Ombres Blanches, mais aussi MEMENTO à Auch, l’Abbaye de Lagrasse et les Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse. La Halle de la Machine accueillera les musiciens de l’Orchestre national du Capitole, inaugurant ainsi un partenariat exceptionnel, où l’imaginaire du machinisme et de la modernité soviétiques rencontrent celui des gigantesques machines, de l’Araignée au Minotaure.

© Jordi-Bover

 

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Directeur artistique des Musicales franco-russes, Tugan Sokhiev, chef d’orchestre russe de renommée internationale mais aussi le directeur musical de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse (ONCT) qu’il dirige depuis maintenant 15 ans. Il est également directeur musical et chef d’orchestre du Théâtre du Bolchoï de Moscou.

 

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PROGRAMME

Mardi 10 mars à 18h 

Grand Foyer du Théâtre du Capitole

 

Musiques de France et de Russie : une transmission

D’hier à aujourd’hui, de l’U.R.S.S. à la France, quel enseignement pour la musique classique ? Enjeux pédagogiques, importance de la médiation, engagements politiques, excellence musicale… Laurent Bayle, président des Musicales franco-russes, et Tugan Sokhiev, chef d’orchestre et directeur artistique du projet, croisent leurs expériences, en compagnie de Jodyline Gallavardin, jeune pianiste spécialiste de l’enseignement du piano russe, et de Charlotte Ginot-Slacik, musicologue, conseillère à la programmation des Musicales. Une ouverture sous le signe de la transmission.

Tugan Sokhiev Directeur artistique des Musicales Franco-Russes

Laurent Bayle Directeur de la Philharmonie de Paris

Charlotte Ginot-Slacik Musicologue

Jodyline Gallavardin Pianiste

ENTRÉE LIBRE

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Mercredi 11 mars à 18h

– Grand Foyer du Théâtre du Capitole

 

MUSIQUE ET LITTERATURE DANS L’OPERA RUSSE

De Pouchkine à Akhmatova, de Tchaïkovski au vingtième siècle, les liens entre écrivains et compositeurs sont incessants sur les scènes lyriques russes. Grand connaisseur du répertoire, Christophe Ghristi revient sur ces liaisons artistiques qui donnèrent naissance à d’éblouissants chefs-d’œuvre.

Christophe Ghristi,
Directeur artistique du Théâtre national du Capitole

Charlotte Ginot-Slacik
Musicologue

ENTRÉE LIBRE

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Mercredi 11 mars à 20h

– Halle aux Grains

1, Place Dupuy, Toulouse

 

” Orchestre et cœur du Téhâtre Bolchoï de Russie “

Après la rareté de Mazeppa, place au chef-d’oeuvre lyrique de Tchaïkovski : Eugène Onéguine. Adapté d’un roman en vers de Pouchkine, le parcours de Tatiana, frêle jeune femme fascinée par le bel indifférent devenue l’égérie d’une société mondaine et cultivée, suit la trajectoire opposée d’Eugène, progressivement réduit au désespoir. L’absolu amoureux confronté à la fragilité des rencontres… De ce thème universel, Tchaïkovski tire un chant éperdu, servi par des musiciens russes de premier plan.

TCHAÏKOVSKI, EUGENE ONEGUINE
Opéra version concert

Tugan Sokhiev Direction
Irina Rubtsova Soprano, Alina Chertash Mezzo-Soprano
Svetlana Shilova Mezzo-Soprano, Andrei Potaturin Baryton
Aleksei Nekludov Ténor, Denis Makarov Basse
Ivan Maximeyko Ténor, Yuri Syrov Baryton | Basse
Svetlana Lachina Soprano

Tarifs : de 16 à 120 €

Réservation : 05 61 21 09 00,

www.grandsinterpretes.com

 

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Jeudi 12 mars à 20h30

– Cinémathèque,

69 rue du Taur, Toulouse

 

” LES AVENTURES EXTRAORDINAIRES DE MR.

WEST AU PAYS DES BOLCHEVIKS ”

CINÉ-CONCERT (Neobychainye Priklyucheniya Mistera Vesta V Strane Bolshevikov) de LEV KOULECHOV
1924. URSS. 58 MIN. N&B. DCP. MUET. INTERTITRES RUSSES SOUS-TITRÉS FRANÇAIS.

Un riche cow-boy américain se rend en Union Soviétique et tombe amoureux… d’un pays, d’une culture, d’un régime ! Le thème est fameux. La figure de Lev Koulechov l’est moins : cinéaste révolutionnaire dans sa manière de penser la caméra, le montage, le geste créatif, Lev Koulechov est l’un des grands théoriciens soviétiques. La Cinémathèque de Toulouse lui rend hommage par le biais d’un cinéconcert. Quand la joie et le génie se combinent… pour le plus grand bonheur des amateurs de cinéma et de musique.

Pierre-Michel Sivadier Piano
Jean-Yves Roucan Percussions

Tarifs : de 4 à 10 €

Réservation : 05 62 30 30 10,

www.lacinemathequedetoulouse.com

 

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Vendredi 13 mars  à 17h

– Librairie Ombres Blanches

50 rue Gambetta
31000 Toulouse

ombres-blanches.fr

 

” RENCONTRE AVEC LEONID

GUIRCHOVITCH ET LUBA JURGENSON “

Leonid Guirchovitch, né en 1948, dans une famille de musiciens, a fait des études de violon au Conservatoire de Saint-Pétersbourg. Il a quitté l’URSS dans les années soixante-dix pour Israël et vit en Allemagne depuis près de vingt ans. Premier violon à l’opéra de Hanovre, son oeuvre comprend plusieurs romans et des essais sur la musique.

Luba Jurgenson est née en 1958 à Moscou. Écrivain, traductrice et enseignante, elle codirige, avec Anne Coldefy-Faucard, la collection de littérature russe « Poustiaki » des éditions Verdier. Luba Jurgenson a émigré en France en 1975 à l’âge de dix-sept ans, après avoir appris le français. Elle a publié en 2014 un essai sur le bilinguisme, Au lieu du péril (Verdier, Prix Valery Larbaud). Toujours aux éditions Verdier, elle a traduit des oeuvres de Varlam Chalamov, Léonid Guirchovitch, Sigismund Krzyzanowski, Sergueï Lebedev et de Vladimir Toporov. Son travail de traduction a notamment été récompensé par le Prix Russophonie.

Vendredi 13 mars à 20h

– Théâtre Garonne,

1 avenue du Château d’Eau,  Toulouse

 

” L’INSTANT DONNÉ ”

LES FRANCO RUSSES A GARONNE
À LA DÉCOUVERTE DE LA CRÉATION RUSSE

Edison Denisov, figure majeure du XXe siècle soviétique, et Olga Rayeva, jeune compositrice russe, dialoguent au gré d’un concert emmené par les intrépides interprètes de l’ensemble contemporain L’Instant Donné. Enthousiasmés par l’oeuvre d’Olga Rayeva, les trois musiciens ont souhaité la faire découvrir à Toulouse, terre d’élection de la culture russe. Une soirée aux couleurs du présent.

EDISON DENISOV : Sonate pour flûte et harpe
CLAUDE DEBUSSY : Sonate pour flûte, alto et harpe
OLGA RAYEVA : Trio pour flûte, alto et harpe
Réservation : 05 62 48 54 77,
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Samedi 14 mars à 11h
– Théâtre Garonne,
1 avenue du Château d’Eau, Toulouse

BRUNCH MUSICAL

” LES FRANCO RUSSES A GARONNE ”

11h – Brunch

Brunch organisé dans le cadre du concert de musique de chambre.

13h30 – Concert

Les mélomanes gourmands peuvent croiser leurs deux passions au Théâtre Garonne grâce au Brunch musical ! Quatre musiciens réunis autour de chefs-d’œuvre, le
testamentaire Quatuor n° 8 en do mineur de Chostakovitch et le lumineux Quatuor de Ravel, auxquels succèdent un moment de partage entre les artistes et leur public.

MAURICE RAVEL : Quatuor à cordes en fa majeur
DIMITRI CHOSTAKOVITCH ; Quatuor à cordes n° 8 en do mineur, op. 110
EDISON DENISOV : Quatre pièces pour quatuor à cordes

Musiciens de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse
Kristi Gjezi Violon; Fuki Fujie Violon
Joyce Blanco Alto, Philippe Tribot Violoncelle

Réservations : 05 62 48 54 77
www.theatregaronne.com

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Samedi 14 mars à 20h

– Halle aux Grains,

1, Place Dupuy, Toulouse

 

” LA CARMELITE “

Des personnages historiques pour une intrigue trépidante : La Carmélite met en scène la liaison entre Louise de La Vallière et Louis XIV. Si la figure de cette jeune femme, mère d’enfants illégitimes reconnus par le Roi Soleil est attestée – elle fut, semble-t-il, le premier amour du jeune monarque, son destin est tout aussi historique : Mme de La Vallière prit le voile chez les Carmélites. De cette destinée hors du commun, Reynaldo Hahn et Catulle Mendès tirent un opéra enlevé,qui fit écho, lors de sa création en 1902, aux tensions nées de la séparation entre l’Église et l’État.

Léo Hussain Direction Orchestre national du Capitole de Toulouse
Alfonso Caiani Direction Choeur du Capitole

Hélène Guilmette Louise de La Vallière, Jennifer Holloway Athénaïs
Yann Beuron Le Roi, Patrick Bolleire L’Évêque
Anaïs Constans Ardélise / 1re Femme, Axelle Fanyo Acté / L’écolier / L’Abbesse
Carine Séchaye Églé, Marie Gautrot Hélys
Eléonore Pancrazi Olympe / 2e Femme; Ève-Maud Hubeaux La Reine / La Sorcière
Sahy Ratia Le Musicien / le Loueur de chaises, Sébastien Droy Le Maître à danser / 2e bourgeois
Jérôme Boutillier Le Poète / Le Sacrilège, Jean-Sébastien Bou Le Comte / 2e Soldat
Valerio Contaldo Le Duc / 1er Bourgeois / 1er Soldat, Artavazd Sargsyan Le Marquis / le Page / le Maître des cérémonies

Tarifs : de 18 à 60 €

Réservation : 05 61 63 13 13
www.onct.toulouse.fr.com

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Dimanche 15 mars à 16h

 

– L’abbaye publique de Lagrasse,

6 Rive Gauche, 11220 Lagrasse

 

” LA MUSIQUE CONTRE L’OUBLI “

CONCERT DE MUSIQUE DE CHAMBRE

Après leur concert à Toulouse, les musiciens sont en région pour défendre les oeuvres de Maurice Ravel et de Dimitri Chostakovitch. Le Quatuor n° 8 du musicien soviétique est bouleversant, traversé par les souvenirs de Lady Macbeth – opéra du compositeur ostracisé par le régime – et de ses premières symphonies.

Musiciens de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse
Kristi Gjezi Violon, Joyce Blanco Alto
Fuki Fujie Violon, Philippe Tribot Violoncelle

MAURICE RAVEL : Quatuor à cordes en fa majeur
DIMITRI CHOSTAKOVITCH : Quatuor à cordes n° 8 en do mineur, op. 110
EDISON DENISOV : Quatre pièces pour quatuor à cordes

Avec le concours des Amis de l’orgue

Tarifs : de 15 à 25 € / Gratuit pour les -16 ans

Réservation : www.festival-lagrasse.fr

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Mardi 17 mars à 20h30

– Cinémathèque

” TROIS DANS UN SOUS-SOL “

CINÉ-CONCERT (Tret’ja Mescanskaja) de ABRAM ROOM
1927. URSS. 95 MIN. N&B. DCP. MUET. INTERTITRES RUSSES SOUS-TITRÉS FRANÇAIS.

Une comédie de moeurs où défilent allègrement un ménage à trois, un (voire deux divorces !), une réflexion sur la maternité et une émancipation féminine ! Plongée dans le Moscou des années 1920 qu’Abram Room filme dans ses moindres détails, Trois dans un sous-sol raconte sous couvert de comédie l’évolution des moeurs en Union Soviétique.

Grégory Daltin Accordéon, Denis Badault Piano

Vendredi 6 mars à 20h

– Saint-Pierre-des-Cuisines,

12 Place Saint-Pierre, Toulouse

 

” CORDES ET ÂMES “

CONCERT DE MUSIQUE DE CHAMBRE

L’un s’est imposé à la direction d’orchestre autant qu’au piano. L’autre a gagné le Concours International Reine-Élisabeth au violoncelle en 2017. Maxim Emelyanychev et Victor Julien-Laferrière se connaissent bien. Ils incarnent tous deux la jeune garde des interprètes, navigant avec aisance du baroque au contemporain, des oeuvres majeures aux figures à découvrir. Entre ces deux jeunes gens, un duo franco-russe est né.

Maxim Emelyanychev : Piano
Victor Julien Laferriere : Violoncelle

CLAUDE DEBUSSY :  Sonate pour violoncelle et piano, CD144
EDISON DENISOV :  Trois pièces pour violoncelle et piano
FRANCIS POULENC :  Sonate pour violoncelle et piano, FP 143
SERGUEÏ RACHMANINOV :  Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur, op. 19

Jeudi 19 mars à 20h

– Halle aux Grains, 

1 Place Dupuy, Toulouse

 

” LA FABULEUSE HISTOIRE DE

MICHEL STROGOFF “

De Moscou à Irkoutsk, la fabuleuse histoire de Michel Strogoff, courrier du tsar de Russie Alexandre II, racontée et mise en musique par Jean-François Zygel et ses invités. Le célèbre roman d’aventure de Jules Verne adapté par le plus aventurier des pianistes français…

Jean-François Zygel et ses invités

Réservations : 05 61 63 13 13
www.onct.toulouse.fr.com

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Samedi 21 mars à 18h

– Halle aux Grains,

1 Place Dupuy, Toulouse

 

HAPPY HOUR « À L’HEURE RUSSE »

Les musicales franco-russes méritaient bien un rendez-vous Happy Hour : une heure, consacrée aux chefs-d’oeuvre du répertoire, afin de découvrir l’orchestre. C’est désormais un rendez-vous incontournable le samedi à Toulouse ; Bertrand Chamayou et Maxim Emelyanychev mettent la modernité soviétique à l’honneur. De la page saisissante de Schnittke à l’élan effréné du Concerto pour piano, trompette et cordes de Chostakovitch, les concerts Happy Hour ont leur place au sein des Musicales.

Maxim Emelyanychev : Direction
Bertrand Chamayou : Piano

ALFRED SCHNITTKE, Concerto pour piano et cordes

DIMITRI CHOSTAKOVITCH, Concerto pour piano, trompette et cordes en do mineur, op. 35

Réservations :  05 61 63 13 13
www.onct.toulouse.fr.com

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Dimanche 22 mars à 10h45

– Halle aux Grains,

1 Place Dupuy, Toulouse

 

” LITURGIES D’EST ET D’OUEST “

CONCERT EN FAMILLE

Deux maîtres du lyrisme dialoguent. Bouleversantes, les Litanies à la Vierge noire marquent le retour de Poulenc à la foi. Hommage à la Vierge de Rocamadour, l’une des étapes du pèlerinage de Compostelle, l’oeuvre est une prière émouvante, « humble et assez saisissante », selon les mots du compositeur. Leur ton recueilli fait écho à la simplicité de La Piste des chants (2018).

Maxim Emelyanychev Direction
Mark Opstad Direction – Maîtrise
Maîtrise de Toulouse/ Conservatoire de Toulouse

CAROLINE MARÇOT :  Œuvres françaises (création)
SERGUEÏ RACHMANINOV :  Liturgies de Saint-Jean Chrysostome (extraits)
THIERRY ESCAICH :  La piste des chants, cinq chansons amérindiennes
FRANCIS POULENC :  Litanies à la Vierge noire

Vendredi 3 avril 2020 à 20h

– Halle aux Grains,

1 Place Dupuy, Toulouse

 

LE CUIRASSE POTEMKINE

CINÉ-CONCERT
Le Cuirassé Potemkine (Bronenosez Potemkine) de SERGUEÏ M. EISENSTEIN
1925. URSS. 68 mn. N&B. numérique, muet, intertitres russes sous-titrés français . Provenance copie : Stiftung deusche kinemathek, Berln
Musique : copyrigth 2005 by Ries & Erler, Berlin
Score by Edmund Meisel/helmut Imig.

Les Musicales franco-russes s’achèvent par un film mythique, grandiose, qui résume à lui seul le siècle soviétique : Le Cuirassé Potemkine de Sergueï Eisenstein. Récit de la révolte des marins d’Odessa, il change, en 1925, l’histoire du cinéma. Le jeune chef Duncan Ward, découvert l’an dernier à Toulouse, dirige l’ONCT dans la partition originale d’Edmund Meisel. Un ciné-concert, en partenariat avec la Cinémathèque de Toulouse, où fusionnent musique et cinéma, les deux arts du siècle soviétique.

Duncan Ward Direction

 

 

SALON ANNULÉ

Par crainte de CORONAVIRUS

Dans le cadre de l’Année

«LES SAISONS RUSSES»

“Catherine La Grande”

La plus grande comédie musicale russe

Jeudi 4 et vendredi 5 juin 2020 à 20 h

Casino de Paris, Paris

 

RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT

 

CATHERINE LA GRANDE

Musique : Sergueï Dreznine, Mise en scène : Nina Tchussova, Livret : Alexandre Anno, Mikhaïl Rochtchine, Chef d’orchestre : Boris Normann, Scénographie : Anastasia Glebova, Vladimir Martirossov, Création costumes : Pavel Kaplevitch, Chorégraphie : Tatiana Baganova, Producteur : Mikhaïl Safronov.

100 artistes sur le scène. Les costumes sont créés par Pavel Kaplevitch, un célèbre artiste théâtral moscovite. Les matériels utilisés sont des « tissus naturels de demain », dont le secret n’est connu que par les créateurs.

Le directeur artistique est Vladimir Martirosov. Pour réaliser une maquette du Palais d’Hiver, il est inspiré par un effet de présence cinématographique avec des artistes présents sur la scène.

Spectacle en quelques chiffres :
39 solistes, plus de 40 artistes de ballet et de chœur et un grand orchestre. Pour le spectacle, ont été  créé plus de 600 costumes, plus de 400 chapeaux et 250 paires de chaussures. Une réalisation d’une maquette du Palais d’Hiver de Saint-Pétersbourg de 7 mètres en hauteur et de 8 mètres de large.

Les Chroniques musicales de l’époque du règne de Catherine la Grande nous renvoient vers la période la plus marquante dans l’histoire de Russie. La personnalité de Catherine la Grande est une vraie énigme. Sophie Auguste Friederike von Anhalt-Zerbst-Dornburg, baptisée en orthodoxie Catherine Alexeïevna, a gouverné la Russie de 1762 à 1796.

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Princesse Sophie (qui deviendra Catherine la Grande) est l’héroïne principale de notre comédie musicale. Le rôle est interprété par l’actrice Maria Minevskaya.

L’actrice Maria Minevskaya.

Maria a fait ses études à la Faculté théâtrale de l’Université d’Ekaterinbourg. Depuis 2006, elle est actrice du théâtre académique d’état de la comedie musicale d’Ekaterinbourg. Elle est lauréate des concours russes et internationaux.

En particulier, elle a obtenu le prix du Festival de théâtre russe “Le Masque d’Or” dans la nomination “Le meilleur rôle féminin dans la comédie musicale”.

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Comment c’est possible qu’une princesse allemande accède au trône de Russie ? Comment cette jeune fille est-elle devenue « la Grande » et, d’ailleurs, comment devient-on impératrice ?

Le XVIII siècle est une époque de Catherine la Grande. C’est un âge d’or marqué par l’épanouissement de la culture russe. Passionnée d’histoire et de philosophie, la souveraine éclairée donne naissance à de nombreuses initiatives progressistes. Admiratrice des Lumières françaises, elle entretient une relation épistolaire avec les disciples de Voltaire, D’Alembert ou de Grimm. L’époque de Catherine la Grande est un pivot dans l’histoire millénaire de Russie.

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La Comédie musicale « Catherine la Grande » est une histoire à la première personne. Elle est présentée à Ekaterinbourg, la ville nommée en l’honneur de l’impératrice. Le spectacle devient une véritable carte de visite théâtrale et un rêve d’autres théâtres russes. De nombreux styles musicaux sont réunis dans cette performance : des chants traditionnels, de la musique moderne, du folk allemand, du rap, des hymnes solennels et des danses populaires.

 

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Située rue de Clichy dans le 9e arrondissement de Paris, le Casino de Paris (à ne pas confondre avec le Théâtre de Paris) est un lieu historique du divertissement dont les origines datent de 1730. Rénovée en profondeur en 2008, la salle propose environ 1500 places assises, et 1800 en configuration assis / debout.
Initialement implanté à l’emplacement de l’actuelle Église de la Trinité, le Baron Haussmann fait construire en 1811 le hall de loisirs qui sera à l’origine de la salle. Ce hall accueille à l’époque une patinoire à roulette, très populaire à la Belle Epoque. La patinoire sera ensuite démolie et divisée en deux parties, donnant naissance au Casino de Paris (sous le nom de Palace-théâtre) puis au futur Théâtre de Paris.
Cette scène parisienne va accueillir un cinéma, remplacé ensuite par un music-hall qui programme les revues de Mistinguett et Maurice Chevalier, puis Tino Rossi s’y fait un nom dans les années 30. Après la guerre la programmation de la salle continue d’être axée autour des revues mais ces soirées onéreuses auront raison des finances de la salle.
Au début des années 80, Annie Girardot redonne vie à cette belle salle avec son nouveau spectacle « Revue et corrigée ». En 1982, Tino Rossi, la légende du music hall y fait ses adieux à la chanson. Puis Jacques Higelin remet l’adresse de la rue de Clichy au gout du jour qui va désormais voir défiler concerts, one-man shows, puis les dernières comédies musicales à la mode.

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Casino de Paris,
16 Rue de Clichy, 75009 Paris

Tarifs : Cat or : 69€, Cat 1 : 59€, Cat 2 : 49€, Cat 3 : 45€, Cat 4 : 39€, Cat 5 : 29€

Réservations : CLIQUEZ

Tél : 08 926 98 926  /  06 16 12 63 55

 

 

(  Romanes Le Dernier Cirque Tzigane  (

 

Les Nomades Arrivent !”

Samedi  14  mars  2020 à 16 h et 20 h 30 

Dimanche  15  mars à 16 h

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Artistes : Alexandra Romanès, Rose Romanès, Sorin Romanès, Florina Romanès,Maria Romanès, Irina Romanès, Audenka Romanès, Alin Romanès, Délia Romanès


Metteur en scène : Alexandre et Délia Romanès.

Pour le nouveau spectacle de la Tribu Romanès, le dépaysement est total… !
Il ne pouvait pas en être autrement avec une famille Nomade qui montre le plus beau de sa Culture Tzigane !

Sous le chapiteau des Romanès, il y a des chants et des danses Tziganes et des numéros que vous ne verrez nulle part …

C’est notre façon de réenchanter le monde qui en a bien besoin…

Vous serez promené dans un univers surprenant et beau…

Le tout accompagné d’un ensemble de musique Tzigane des Balkans et au chant Délia la Terrible.

Dans la littérature française, les trois femmes les plus fortes, les plus belles ce sont trois gitanes : Esméralda, Carmen et Délia.

Bientôt, il n’y aura plus qu’un fonds de dessins, films, peintures, photos et musiques qui apporterons la preuve qu’il y avait en Europe un Peuple Nomade, épris de liberté qu’on appelait : Les TZIGANES !

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Restauration possible sur place , il faut arriver sur place une heure et demie avant la représentation.

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Chapiteau du Cirque Romanès
Au Square Parodi, face au 35 Boulevard de l’Amiral-Bruix,
75016, PARIS à la Porte Maillot

Métro : Porte Maillot (Sortie 5), Ligne 1 fonctionnant durant les grèves
Réservations : 01 40 09 24 20 ou 06 99 19 49 59

Réservations en ligne avec Billetreduc : CLIQUEZ

avec FNAC : CLIQUEZ

Danse

Gatomaquia

(La bataille des chats)

Israel Galván,

(danseur de flamenco)

&

la Famille Romanes

Jeudi 19 mars au dimanche 5 avril 2020

Espace Chapiteau, La Villette, Paris 

 

La star du flamenco Israel Galván et le cirque tzigane Romanès de Paris ont beaucoup en commun : le sens de la fête, de l’accueil, de l’autodérision, de l’irrévérence.

Alors, quand Galván crée un solo au cirque Romanès, il ne danse pas tout à fait seul. Outre son génial et historique acolyte, le guitariste Caracafé, toute la famille danse et chante avec lui, tandis que les numéros de cirque se succèdent et que les chats rôdent, défient, ignorent ou observent. Dans cette famille spontanément recomposée, dans cette chaleur complice, Galván excelle avec simplicité, juché sur des socques japonais ou des talons. Sur le métal ou sur le bois, il joue, frappe, percute ou griffe, résonne, frôle puis suspend le silence.

Israel Galván dansant avec Daria Romanes.

(Cirque Romanes 2018)

Fils des danseurs José Galván et Eugenia de los Reyes, Israel Galván, né en en 1973 à Séville, grandit dans l’atmosphère, des tablaos, des académies de danse amenco et des fêtes. En 1994, il intègre la Compañía Andaluza de Danza de Mario Maya. En 1998, il crée son premier spectacle, ¡Mira! / Los zapatos rojos, immédiatement salué par la critique spécialisée.

Suivent notamment La Metamorfosis (2000), Arena (2004), La Edad de oro (2005), El Final de este estado de cosas (présenté au Festival d’Avignon en 2009), La Curva (2010), Lo Real/Le Réel/ The Real (2012), FLA.CO.MEN (2013), La Fiesta(2017 – présenté dans la Cour d’honneur du Festival d’Avignon), Coplas Mecánica (2018) avec Niño de Elche, Gatomaquia avec la Famille Romanès (2018), El Amor Brujo de De Falla. Il se forge une stature internationale grâce à des créations audacieuses nées d’une parfaite maîtrise de la culture chorégraphique flamenca, composées à partir de ses états intérieurs. Ouvert à toutes les audaces stylistiques, le chorégraphe alterne formes intimistes, grands spectacles et collaborations avec des artistes contemporains tels qu’Enrique Morente, Pat Metheny, Sylvie Courvoisier, et Akram Khan (TOROBAKA, 2015). De nombreux prix honorent son travail dont le Prix national de Danse (Espagne), le New York Bessie Performance Award, le National Dance Award for Exceptional Artistry (UK). En 2016, il est promu chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres en France. Israel Galván est artiste associé au Théâtre de la Ville, Paris, et au Teatros del Canal, Madrid.

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Dès 1990, l’espace Chapiteaux (4200 m²) a été l’un des premiers lieux de diffusion du cirque contemporain à Paris. Il a, dès ses débuts, accueilli la compagnie Archaos et le Cirque Plume.
Il encourage le renouveau des arts de la piste en programmant toute l’année des compagnies émergentes ou confirmées.

 

Espace Chapiteaux
211 avenue Jean-Jaurès Parc de La Villette – 75019 Paris 19e
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Métro : Porte de Pantin (5), Porte de la Vilette (7)
En bus :
Porte de Pantin (Grande Halle) : ligne 75, 151, PC 2 et 3
Porte de la Villette (Cité des Sciences) : 75, 139, 150, 152, PC2 et PC3, Station Porte de la Villette
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10 à 26 €
Réservation : 01 40 03 75 75

Du mercredi au vendredi à 20h, Samedi à 19h
Dimanche à 16h, Relâche lundi et mardi

Exposition

Le chemin de la victoire : les Juifs soviétiques

pendant la Seconde Guerre mondiale”

Jusqu’au vendredi 10 avril 2020

Centre russe des sciences et de la culture, XVI° Paris

 

Une exposition intéractive exceptionnelle.

 Le projet est élaboré par la Fondation « Blavatnik Archive » (New-York Etats-Unis) et l’Agence Rossotrudnichestvo avec le soutien de mécènes à l’occasion du 75ème anniversaire de la Grande Victoire sur le fascisme. La Fondation « Blavatnik Archive » est une organisation à but non lucratif fondée en 2005 par L.Blavatnik, philanthrope et industriel américano-britannique.

Léonid Valentinovitch Blavatnik (Леонид Валентинович Блаватник), dit Len Blavatnik.

L’activité de la fondation vise à rassembler, préserver et disséminer un large éventail de documents et de mémoires destinés au grand public. Ils recouvrent des aspects divers de l’histoire juive et mondiale du XXème siècle où la période de la Seconde guerre mondiale occupe une place particulièrement importante.


Des histoires personnelles inoubliables d’anciens combattants sont présentées dans des entretiens vidéo, des photographies, des lettres et des journaux intimes issus de la collection des « Archive Blavatnik ».

Unité d’artillerie avec des hommes et des femmes, 1942.

Au cours des dernières décennies, un grand nombre de projets sur le thème de la Seconde guerre mondiale et de la Shoah ont vu le jour. La catastrophe des Juifs européens dans les territoires occupés a fait l’objet de longs métrages et d’ouvrages ; des preuves documentaires font partie des collections au sein de nombreuses organisations culturelles. Toutefois, la participation des Juifs dans la lutte commune contre le nazisme est moins connue. Cette réflexion a servi de base pour le projet conçu par ses organisateurs dans une perspective d’exposition à long terme.

Repos de soldat 1945

Eugene Isaakovich Kogan (1906–1983) 

Des faits peu connus de la vie des Juifs de l’Armée rouge qui ont lutté contre le fascisme sur le front et dans les détachements des partisans seront présentés par les anciens combattants à la première personne. Toutefois, la spécificité principale de l’exposition réside dans les entretiens vidéo et les souvenirs vivants des vétérans qui seront projetés en permanence sur les supports interactifs.

Le public se verra proposer un volume important des copies digitales de documents de front, de lettres, de journaux intimes, des clichés de guerre, ainsi que les entretiens avec des vétérans soviétiques vivant aujourd’hui dans 11 pays du monde.

Musée central de la Grande guerre patriotique à Moscou

Précédemment, l’exposition s’est déjà déroulée en Russie. Elle a eu un grand succès au Musée central de la Grande guerre patriotique à Moscou, ainsi qu’aux musées de Saint-Pétersbourg et de Ekaterinbourg. L’année du 75ème anniversaire de la Grande Victoire, l’exposition se tiendra à l’étranger. Les témoignages documentaires rassemblés par la Fondation seront ainsi exposés pour la première fois en Europe Occidentale.

L’exposition est présentée en anglais, en français et en russe.

ENTRÉE LIBRE

 

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Centre russe des sciences et de la culture

61 rue Boissière , 750016  Paris

Téléphone : 01 44 34 79 79

Métro : Boissière (6), Victor Hugo (2)

Bus : 22, 30, 52, 82

Parking : Victor Hugo, Kléber, Longchamp

Horaires : lundi–jeudi 9 h – 19 h, vendredi 9 h – 18 h, samedi 9 h – 16 h

Les Nocturnes de laude

” L’Âme Russe “

 

ATTENTION ANNULATION

Par civisme, nous n’avons pas d’autre choix que celui d’

annuler tous les concerts prévus entre la mi-mars et la fin avril.

Nous avons décidé de reprogrammer la quinzaine de concerts concernés sous la forme d’un festival : le festival de la liberté retrouvée qui se tiendra du 22 juin au 11 juillet. En tenant compte des concerts déjà programmés , nous vous proposerons une vingtaine de concerts sur ces trois semaines.

Les concerts prévus en mai sont maintenus et vous en trouverez le détail fin mars.

 

 

Interprètes :

Ionella Marinutsa, harpe; Anara Khassenova, soprano; Lucia Bistritskaya, violoncelle;  Artem Naumenko, flûte.

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Ionella Marinutsa, harpe,(23 ans), a terminé le collège musical Moussorgski de Saint-Pétersbourg (classe de l’artiste émérite de Russie Irina Tichtchenko). Actuellement étudiante du Conservatoire Cortot à Paris (classe du professeur Isabelle Perrin). Elle est lauréat du Concours international des harpistes «Clé en cristal» (Saint-Pétersbourg, 2012), gagnante du Concours international Léopold Bellan (Paris, 2015).

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Anara Khassenova, d’origine kazakhe, commence dès l’âge de 5 ans une formation artistique comprenant le piano le chant et la danse. Elle est arrivée en France en octobre 2012, elle intègre le conservatoir régional de Boumogne-Billancourt et obtient le Prix de chant en 2014 dans la classe d’Anne Constantin. Depuis elle se produit en solo à la chapelle Royale de Versailles, à la cathédrale Américaine, au Théâtre de l’Ouest Parisien à l’auditorium de la Bibliothèque Marmottan …. Elle est lauréate en 2015 du Concours International d’Interprétation “Musique du dernier siècle“, Anara aborde des répertoires tr§s variés, de la musique ancienne à la musique contemoraine. La jeune soprano kazakhe aime particulièrement partager la musique avec les autres et ainsi chante en duo avec le pianiste Pierre-Yves Hodique, crée le trio Aethra avec la harpiste Ionella Marinutsa et la violoncelliste Lucia Bistrickaya ainsi qu’un duo avec la théorbiste Kseniya Ilicheva.
En janvier 2019, Anara a partagé avec le pianiste Vincent Mussat un florilège de Lieder de Strauss au Centre de musique de chambre de Paris.
Dans les mois à venir, Anara interprétera Galatea dans Acis and Galatea de Handel dans la mise en scène de Claus Guth.

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Lucia Bistritskaya  violoncelliste d’origine moldave. Elle commence le violoncelle à l’âge de 6 ans dans un lycée spécialisé en musique Serguei Rachmaninov. Lauréate des nombreux concours internationaux en Roumanie, Ukraine, France. A 16 ans, elle vient à Paris pour entrer dans la classe de Dominique de Williencourt au Conservatoire de Rayonnement Régional de Paris. Depuis l’année 2011, elle participe à l’ensemble de violoncelles  » Jean-Louis Florentz « , direction Marcel Bardon, et enregistre pour EA Records « Slava Valentin » de D. de Williencourt. En 2013, elle obtient le 2éme prix du Concours International Léopold Bellan en musique de chambre avec le trio Lorienne et le 3éme prix en violoncelle. Elle a organisé deux récitals, dont un en Russie pour des enfants malvoyants musiciens. En 2O14, elle entre dans le cycle concertiste au Conservatoire de Rayonnement Régional de Paris. En 2015, elle fait un récital à l’occasion de la découverte du patrimoine dans le département Indre, et participe à la 6e édition du festival Les Nuits d’été au Cloître en musique de chambre avec Akiko Kawakubo. En 2016 elle obtient le Diplôme de Concertiste à L’Unanimité et Félicitations du Jury. En 2016 elle obtient le prix récital au concours des Jeunes Solistes de l’Université Paris Sorbonne.

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 Artem Naoumenko, flûtiste et improvisateur, il est formé à la musique classique, son éventail s’étend au jazz, samba, funk, et à la musique contemporaine. Il est diplômé des deux conservtoires de Moscou et de paris. Artem remporte plusieurs prix lors de concours musicaux internationaux et se se produit dan les salles renommées, comme la Lincoln Center (NY), le Suntory Hall (Tokyo), la salle Tchaïkovsky (Moscou), la Cathédrale de St Jacques de Compostelle, l(Hôtel des Invalides (Paris).

 

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Programme :

Glinka, Stravinsky, Prokofiev, Tishchenko, Rachmaninov, Tchaikovsky, Glazounov.

 

RÉSERVATION OBLIGATOIRE

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Résidence privée, 75014, Paris

Métro : Alésia

Tarifs : 15€, 10€ (réduit)

Plus d’informations et réservations : lesnocturnesdelaude@gmail.com

” Passagères “

de Daniel Besnehard

Du mercredi 29 janvier au dimanche 22 mars

mardi au samedi à 21h, dimanche à 17h

Au Lucernaire, VI° Paris

 

 

”  Passagères “

 

De Daniel Besnehard

Accompagné des poèmes de Anna Akhmatova (Requiem)

Adaptation, traduction et mise en scène de Tatiana Spivakova

Avec Catherine Gandois, Sarah Jane Sauvegrain, Vincent Bramoullé

Sur un brise-glace marchand réquisitionné par le pouvoir militaire soviétique, quelques cabines sont réservées aux passagers. Dans une coursive, Anna, une ancienne actrice réduite à s’occuper de l’entretien du bateau, rencontre Katia, une jeune ouvrière en route vers le Théâtre d’Art de Moscou pour y réaliser son rêve de comédienne. Au gré des traversées, leur amitié se tisse entre les mailles du filet de la Terreur soviétique et fait naître une ambition qui voudrait faire trembler les murs… mais les murs ont des oreilles.
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Ces poèmes qui forment le Requiem et dont on lira ici la traduction, s’échelonnent entre les années 1930 et 1957. À l’exception du poème  Le Verdict  (publié sans titre en 1961), ils n’ont jamais été jusqu’à présent édités en U.R.S.S. Le Requiem a parue en langue russe, en décembre 1963, à Munich, par les soins de Tovarichtchestvo Zaroubiejnick Pissatielieï.
Tarif préférentiel pour ARTCORUSSE:
18€ du mardi au vendredi et 24 €,
le samedi et dimanche au lieu de 28€.
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Le Lucernaire possède un riche passé.
Créé en 1968, impasse d’Odessa, à Montparnasse, par Christian Le Guillochet et Luce Berthommé. C’est en 1975 que Le Lucernaire s’installe dans les 1 300 m2 d’une ancienne usine de chalumeaux, rue Notre Dame des Champs dans le 6ème arrondissement.

En 2004, alors que le lieu est privé de subventions, ce sont les éditions l’Harmattan qui rachètent ce lieu. Sous l’impulsion d’une nouvelle équipe l’ensemble est totalement rénové et modernisé. Ce Centre National d’art et d’essai a pour vocation de favoriser la rencontre entre les arts, et de soutenir la création artistique, qu’elle soit théâtrale, cinématographique, ou encore photographique.


Théâtre Lucernaire

53, Rue Notre Dame Des Champs
75006 Paris

www.lucernaire.fr

Métro: Notre Dame des Champs (ligne 12), Vavin (ligne 4)

Bus: 58, 68, 82, 91, 94, 96

Réservation :

Tél: 01 45 44 57 34

Ticketac: CLIQUEZ

 

6ème Édition

Festival du Film Russe de Paris

” Quand les Russes nous étonnent “

Когда Русские нас удивлают

Du lundi 2 mars au lundi 9 mars 2020

Cinéma Le Balzac, Studio 28, Max linder, Christine 21

et Centre Cultuel et Сulturel Кusse (quai Branly)

La 6e édition du Festival du Film Russe de Paris : Ile-de-France aura lieu cette année dans 5 lieux parisiens : le Balzac, le Max Linder, le Studio 29, le Christine 21 et le Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe Russe. Elle se décentralisera également en région parisienne et en province.

« Quand les Russes nous étonnent » 

Thème retenu pour cette nouvelle édition, vous permettra de découvrir plus de 30 films d’hier et aujourd’hui, avec des avant-premières, des rencontres, des soirées festives…

“Quand les Russes nous étonnent”

             Les Russes nous étonnent… Dans étonner il y a le tonnerre, le roulement des tambours, le claquement des sabots de chevaux,  le fracas des bombes, les percussions de Stravinski, les balaIaïkas à l’unisson et le crépitement des talons des danseuses folkloriques…

 Les Russes nous ont étonnés tout au long de leur histoire et de leurs arts. Par leur fougue, leur ferveur et leur courage militaire. Par leur imagination, leur mysticisme et leur audace. Tous les ingrédients pour faire un cinéma inoubliable, noble héritier d’une grande littérature et d’une grande musique.

             Cette année encore, nous allons vous éblouir avec les œuvres décapante de ces diables de Russes qui ne cessent de nous étonner ! !

             Bon festival 2020 !    Macha Méril

Au programme :

Une compétition longs métrages, avec un jury présidé par Emmanuel Carrère

Une compétition courts métrages. Un panorama de films sur le thème « Quand les Russes nous étonnent »

  • Compétition longs métrages, jury présidé par Emmanuel Carrère

  • Panorama de films sur le thème « Quand les Russes nous étonnent »
  • L’univers Sokourov (en présence d’Alexandre Sokourov) : une sélection de films réalisés par lui-même ou ses élèves
  • Hommages à Serguei Bodrov et Alisa Freindlich
  • Carte blanche à Mosfilm : chefs-œuvre du cinéma russe en versions restaurées
  • Ciné-concert : Octobre, de Serguei Eisenstein
  • Soirée L’écologie et la Russie

Une soirée avec Macha Méril, à l’occasion de la sortie de son nouveau roman Vania, Vassia et la fille de Vassia.

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LES  GRANDS  RENDEZ-VOUS

Lundi 2 mars 20h

Cinéma Le Balzac

Ouverture du Festival Accueil pétillant avec Bouvet-Ladubay

Concert en première partie de séance
avec Vadim Sher et Dimitri Artemenko.


En présence de Larissa Sadilova, Christina Schneider et Sergueï Bodrov.

 

“Il était une fois dans l’Est” (Однажды в Трубчевске), de Larissa Sadilova

Russie . 2019 . Couleur . 1h20, production ChiM-film, Arsi film
Réalisation : Larissa Sadilova
Scénario : Larissa Sadilova
Image : Anatoli Petriga
Avec : Egor Barinov, Christina Schneider, Youri Kisselev,
Maria Semenova…

De nos jours, dans la ville de Troubtchevsk. Qui n’aurait pas envie de s’échapper d’un endroit au nom impossible ? D’oublier le passé douloureux de la Deuxième Guerre mondiale, de fuir les cancans et le train-train étriqué de la vie provinciale ? Egor (aux faux-air de Tarantino buté) a trouvé : il est routier au long cours et fait la navette avec Rostov. Et Anna, une Emma Bovary potelée férue de tricot,
choisit de s’aérer parfois à Moscou. Mais les passions sont là, prêtes à exploser”.

Pour ses débuts en 1998, Larissa Sadilova avait signé une fiction aux allures de documentaire. Distribué en France sous le titre grotesque de Happy Birthday !, le film racontait le quotidien d’une maternité. Sadilova montre ici la même empathie pour ses personnages qu’elle traite avec douceur et discrétion. Sans effets spectaculaires ni scènes tapageuses, cette chronique élégante sait garder ses distances. Une sobriété étonnante et rare dans le paysage sentimental russe.
Film sélectionné pour Un Certain Regard à Cannes 2019.

 

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Mardi 3 mars 18 h

Centre spirituel et culturel orthodoxe

de Russie

“Rencontre avec Sergueï Vladimirovitch Bodrov”.

Né en 1948 à Khabarovsk, Sergueï Bodrov commence sa carrière comme journaliste à la plume satirique acérée (il écrit dans Krokodil). Il entre ensuite au VGIK, l’école de cinéma de Moscou, pour devenir scénariste. Diplômé en 1974, c’est un professionnel reconnu, auteur d’une vingtaine de scénarios : entre autres, La Bien-aimée du mécanicien Gavri- lov (1981) de Piotr Todorovski ou Est-Ouest (1999) de Régis Warnier. Rapidement devenu aussi réalisateur, il signe pour lui-même des histoires originales. Aucun genre ne lui est étranger. La meilleure définition de son œuvre a été prononcée quand on lui a remis en 2016, au Festival Cinétaure de Sotchi, un prix spécial pour son apport au cinéma russe et mondial : «Un metteur en scène qui, de manière étonnante, a su concilier son individualité d’auteur, un talent de narrateur, le désir de toucher le grand public et l’absence de tout compromis dans chacun de ses films.» Depuis le début des années 1990, il vit aux USA et travaille comme acteur, scénariste ou réalisateur aux États- Unis, au Kazakhstan et en Russie.

En 1997, le Festival de La Rochelle l’a distingué par une rétrospective de huit films allant de 1984 à 1996.

Animée par Kiril Razlogov, docteur en sciences de l’art, critique du cinéma.
Inscription obligatoire sur:
ambrusbranly@mail.ru
Entrée gratuite.

 

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Mardi 3 mars 21 h

Studio 28

“Bolchoï”, de Valeri Todorovski.

Scénario : Anastassia Paltchikova et Ilya Tikine sur une idée de Valéri Todorovski
Image : Sergueï Mikhaltchouk
Musique : Anna Droubitch et Pavel Karmanov
Avec : Alissa Freindlich, Valentina Telitchkina, Alexandre Domoga- rov, Margarita Simonova, Anna Issaeva, Nicolas Le Riche…

Bolchoï,  ton univers impitoyable. Ne vous fiez pas à leurs silhouettes éthérées et à leurs tutus vaporeux : les ballerines sont des tueuses. Derrière la grâce et la beauté, un monde sombre s’agite. La concurrence est féroce pour arriver dans la lumière. Tant d’espoir et si peu d’élues. Travail acharné et sacrifices ne suffisent pas toujours. En coulisses, coups bas et remarques perfides sont de mise. Pas de pitié pour les faibles. Toute rivale potentielle devra être écartée.
Nous suivons ici le parcours des futures étoiles Youlia et Karina, de l’école du ballet jusqu’à la scène suprême. Trois périodes s’entremêlent : apprentissage, préparation du spectacle diplômant et la suite. Deux destins pour deux filles que tout oppose : province reculée, origine prolo et corps robuste pour l’une ; Moscou la grandе ville, famille aisée et grâce féline pour l’autre. Et en danseuse de légende devenue maître de ballet crainte et respecté, Alissa Freindlich arbitre ce pas-de-deux violent et réaliste. Et pour ceux que la gloire quitte, les doutes et les regrets.

 

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Mercredi 4 mars à 14 h

Cinéma Le Balzac

“La Salle n°6”, Палата N° 6,

de Karen Chakhnazarov (2009, 1h23) MOSFILM
scénario Alexandre Borodianski et Karen Chakhnazarov
image Alexandre Kouznetsov
musique Evguéni Kadimski
avec : Vladimir Iline, Alexeï Vertkov, Alexandre Pankratov- Tcherny, Anna Siniakina, Alexeï Jarkov, Albina Evtouchenskaïa…

À la nouvelle éponyme de Tchekhov (1892), le récit ajoute une touche contemporaine. Andreï Raguine, médecin-chef d’un hôpital psychiatrique, vit et travaille avec les gens dits « dérangé ». Il découvre en l’un de ses patients un original qui s’est bricolé sa propre philosophie. Au cours de leurs conversations à bâtons rompus, Raguine découvre dans les propos de l’autre une autre réalité et prend conscience de la perversité du monde. Petit à petit, il perd pied. Sombrer est si tentant ou bien est-ce se sau- ver ? Et qui peut déterminer où s’arrête la sagesse et où commence la folie ?
Le film mélange habilement la fiction littéraire et le style documentaire. Son réalisateur, l’éclectique Karen Chakhna- zarov, creuse une veine familière, lui qui a déjà été tenté par la marginalité (Le Garçon de courses, 1986) ou l’absurde fantastique (La Ville Zéro, 1988).

 

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Mercredi 4 mars 16 h

Cinéma Le Balzac

“Katia Ismaïlova”,  (Подмосковные вечера).

Russie . 1994 . Couleur . 1h28, production Studio Gorki
Réalisation Valéri Todorovski, scénario Stanislav Govoroukhine, Marina Cheptounova, Alla Krinitsyna, François Guérif, image : Sergueï Kozlov, musique : Léonide Dessiatkinov
Avec : Ingeborga Dapnukaite, Alissa Freindlich, Vladimir Machkov, Alexandre Feklistov, Youri Kouznetsov, Avangard Léontiev, Natalia Chtchoukina…

Une grande maison un peu décatie dans les environs de Moscou. Une écrivaine à poigne tyrannise et humilie sa bru, réduite à la fonction de secrétaire. Et dans ce huis-clos étouffant, l’irruption d’un homme bouscule les équilibres. La lionne Freindlich rugit, la souris Dapnukaite se rebiffe et Machkov, homme-trophée, croit maîtriser le jeu”. Katya Izmaylova, 30 ans, pour la première fois ayant appris la vraie passion, est prête à détruire tous ceux qui peuvent interférer avec son bonheur. Une dactylo timide se transforme en tueur.

Mépris, envie, pulsions et jalousie embrouillent les esprits. Un moment d’égarement, un corps encombrant, un manuscrit égaré, voilà les ingrédients d’un film noir réussi. Cette histoire s’inspire librement du récit de Nicolas Leskov « Lady Macbeth du district de Mtsensk » (1864) transposé de nos jours. Cette même trame a aussi inspiré, en 1932, Dimitri Chostakovitch pour son opéra, rebaptisé par la censure «Katerina Ismaïlova» et l’adaptation anglaise de William Oldroyd The Young Lady (2016).
Les amants maudits, on adore les voir se déchirer.

 

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Mercredi 4 mars à 18 h

Cinéma Le Balzac

“Le Territoire”, (Территория) d’Alexandre Sourine

(1978 1h38) MOSFILM

Scénario : Oleg Kouvaev,  image: Youri Nevski, musique : Edouard Artemev
Avec : Donatas Banionis, Vladimir Letenkov, Youri Cherstnev, Evgueni Guerassimov, Nina Zassoukhina, Mikhaïl Glouzski…

“1955. Une vaste zone du Grand Nord, appelée «le territoire», ne fournit que de l’étain. Mais Tchinkov est sûr qu’il y a aussi de l’or. Seul contre tous, ou presque, il s’obstine dans sa quête du gisement ultime. Des paysages grandioses et rugueux, des passions humaines, un souffle épique : c’est ça, le Territoire.
Le film adapte le livre culte d’Oleg Kouvaev, sans cesse réédité depuis 1975. Ce roman prolonge la tradition littéraire initiée au XIXe siècle par D. Mamine-Sibiriak et continuée par l’officier topographe V. Arsenev avec ses souvenirs sur Dersou Ouzala. S’il avait été russe, Jack London aurait aussi chanté les explorateurs intrépides des lointains sibériens. Ici il s’agit de géologues, des êtres libres et non- conformistes affrontant la nature hostile. Des aventuriers, en somme. Dans les années 60 et 70, c’était la profession la plus romantique. Rappelez-vous Vyssotski dans Brèves rencontres de Kira Mouratova. Et Donatas Banionis, le Chris Kelvin du Solaris de Tarkovski, apporte au héros principal sa rassurante solidité d’optimiste qui doute”.

 

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Mercredi 4 mars 19 h

Christine cinéma club

“Mère et Fils”,(Мать и сын), réalisateur A. Sokourov

production Zero Film, Severny Fond, Roskomkino et Lenfilm
Scénario : Youri Arabov
Image : Alexeï Fedorov
Musique : Otmar Nussio, Mikhaïl Glinka, Tomaso Albinoni, Guiseppe Verdi
Avec : Gudrun Geyer, Alexeï Ananichinov

Un fils aimant et sa mère qui agonise sur son lit de douleurs. Il la peigne, la nourrit, la couvre d’un manteau. Elle dépend de lui comme, tout petit, il a dépendu d’elle. La naissance et la mort se rejoignent et forment un anneau soudé par l’amour et la tendresse. Il la porte à bout de bras et c’est comme une Pietà inversée dans une dimension onirique. Les paysages brumeux et déformés, la bande- son bruissant du vent et du ressac, l’utilisation du matte painting créent un monde élégiaque unique“.
L’acteur jouant le médecin des Jours de l’éclipse est ici le fils. La mère est interprétée par une Allemande, doublée en russe.
Première partie d’une dilogie complétée en 2003 par Père et fils. À chaque fois, il s’agit d’un tête-à-tête entre un fils et un parent. Il devait y avoir aussi Deux frères et une sœur car Sokourov voulait explorer les relations familiales. D’une certaine manière, Alexandra (2007) appartient à ce même cycle.
Grâce à ce film, Sokourov est entré sur la scène internationale.

 

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Mercredi 4 mars 20 h 30

Cinéma Le Balzac

“Dans ce pays là”, (В той стране),  réalisation L. Bobrova,

Russie . 1997 . Couleur . 1h25
production Lenfilm et Narodny film

Scénario : Lidia Bobrova, d’après divers récits d’Efim Ekimov,

Image : Sergueï Astakhov
Musique : Guennadi Zabolokine
Avec : Dimitri Klopov, Vladimir Bortchaninov, Alexandre Stakheev, Anna Ovsiannikov, Andreï Dounaev, Youri Bobrov…

“Un petit village, à l’écart de tout. Les gens vivotent en essayant de survivre à la fin des kolkhozes et l’alcool fait des ravages. Le modeste vacher Nikolaï reçoit un bon de séjour pour une maison de repos. Il va enfin souffler un peu. C’est sans compter sur la jalousie des voisins et la crainte de sa femme qu’il ne parte en goguette”.

“Si vous voulez être étonnés, ne ratez pas ce film de Lidia Bobrova !
C’est un film si culotté, si grinçant qu’il a valu à la cinéaste les critiques et le boycottage d’un certain public russe. On lui disait qu’elle dénigrait la Russie, et exploitait la misère des villageois pour faire rire. Or je pense que la description de ce petit village est réaliste et bouleversante. L’archaïsme et l’immobilisme des campagnes russes, dès qu’on s’éloigne des grandes villes, nous ramènent dans la grande tradition de la Russie immuable et certainement désespérée. Mais l’honnêteté de Lidia Bobrova force le respect. Elle ne manque pas de tendresse pour ces personnages hauts en couleur, qu’elle dépeint avec humour et poésie. J’ai adoré ce film que j’ai choisi pour la soirée au Balzac au cours de laquelle je vous présenterai en avant-première mon nouveau roman « Vania, Vassia et la fille de Vassia » qui sort le 5 mars 2020 en librairie.

Un livre qui vous surprendra, ainsi que mes héros, des cosaques émigrés en France après la Révolution d’Octobre dont on sait peu de choses.
Décidément les Russes nous étonneront toujours…”( Macha Méril)

 

Soirée de fête avec Macha Méril à l’occasion de la parution de son roman «Vania, Vassia et la fille de Vassia» Dans ce pays-là, de Lidia Bobrova.

Macha Méril lors de cette soirée.

Signature, vodka, pirojki et balalaïka

avec Pétia Jacquet-Pritkoff  et André Chestopaloff à la guitare.

 

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Jeudi 5 mars 13 h 30 h

Cinéma Le Balzac

“La Liberté, c’est le Paradis”, (СЭР Свобода – это рай)

URSS . 1989 . Couleur . 1h30, production Mosfilm
Réalisation : Sergueï Bodrov
Scénario : Sergueï Bodrov
Image : Youri Skhirtladzé
Musique : Alexandre Raskatov
Avec : Volodia Kozyrev, Alexandre Boureev, Svetlana Gaïtan, Vitautas Tomcus, Sergueï Chkalikov, Kim Ho Nam…

“Le jeune Sacha se morfond dans une maison de redressement. Orphelin de mère, il rêve de rejoindre son père qui purge une peine de longue durée près d’Arkhangelsk. Il va donc fuguer. Depuis le Kazakhstan, long est le chemin qui l’attend. Long et périlleux. Mais c’est déjà un ado endurci. «Ne pas croire, ne pas craindre, ne pas demander », tel est son viatique. Mais cette cavale, est-ce vraiment la liberté ? On trimbale toujours son passé et sa solitude. La prison est parfois intérieure”.

Avec un récit sec et maîtrisé, le film évite tout sentimen- talisme. Bodrov tient à distance ses personnages, les enfants comme les adultes. L’humanité des deux côtés des barreaux est plutôt moche et le tableau terrible ici dressé pourrait en désespérer plus d’un. Le réalisateur, aussi scénariste, dépasse cependant le drame social grâce à quelques rayons de lumière dans ces ténèbres.

En 1991, les éditions Actes Sud ont publié le livre de S. Bodrov «Liberté=Paradis» qui raconte quasiment la même histoire.

 

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Jeudi 5 mars 15 h  30

Cinéma Le Balzac

“Le Taureau”, (Бык) Russie, 201,8 Couleur . 1 h4 0
production Producer Center VGIK – Début, Stella Studio

Réalisation : Boris Akopov
Scénario : Boris Akopov
Image : Gleb Filatov
Musique : Anton Bulle, Boris Akopov
Avec : Youri Borissov, Stassia Miloslavskaïa, Sergueï Dvornikov, Anfissa Kondrachova, Alexeï Filimonov, Egor Kenjametov, Roman Kolotoukhine…

“Années 90. L’URSS s’est effondrée, la Russie n’est plus que ruines et chaos. La société a perdu tous ses repères avec, en prime, une grave situation économique. Pour beaucoup, le présent est désespérant et les familles se délitent. Comme dans n’importe quelle banlieue à la dérive, la drogue et le racket fleurissent car c’est de l’argent facile. Devenu chef de gang, Anton Bykov dit Byk (le taureau) essaie de protéger sa mère et son jeune frère. Pour notre affranchi, chaque jour est une épreuve où l’amour a bien du mal à se faufiler. Et le problème de chacun est de déterminer à qui va sa loyauté”.
Boris Akopov est né en 1985. Diplômé en 2003 d’une École de danse, il commence une carrière au plus haut niveau ; il intègre des troupes prestigieuses et multiplie les tournées. Puis il se tourne vers le cinéma et termine le VGIK en 2017. Le Taureau est son premier film.

 

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Jeudi 5 mars 17 h  30

Cinéma Le Balzac

” Fidélité”,(Верность) de Niguina Saïfoullaeva

production Kinokompania Droug Drouga
Scénario : Lioubov Moulmenko
Image : Marc Zisselson
Musique : Andreï Dergatchev
Avec : Alexandre Pal, Evguenia Gromova, Alexeï Agranovitch, Pavel Vorojtsov, Marina Vassileva, Anna Kotova-Deriabina, Vassili Richter…

“La fidélité ? Un défi pour n’importe quel couple. Léna, gynéco-obstétricienne, et son mari Sérioja, acteur de théâtre, habitent en province et leur quotidien semble pai- sible et harmonieux. Mais un beau (!) jour, Léna soupçonne Sérioja de la tromper pour une femme plus fougueuse. Digne et magnanime, elle souffre en silence et cache sa jalousie. Et puis, bravache, elle décide de se lancer dans des aventures sans lendemain avec des amants de passage. Mais il n’est pas si facile de mener deux vies parallèles sans que l’une ne déborde sur l’autre”.
Née en 1985 au Tadjikistan, Niguina Saïfoullaeva fait des études d’histoire à Moscou et termine en 2010 les Cours Supérieurs de scénario et mise en scène. Elle a réalisé deux séries et quatre films. Son deuxième long métrage Comment je m’appelle (2014) fut sélectionné au festival de San Sebastian, section «Nouveaux réalisateurs», ce qui n’était pas arrivé depuis onze ans à un film russe.

 

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Jeudi 5 mars 19 h 

Cinéma Christine

“Une grande fille” (Дылда) réalisateur Kantémir Balakov

production Non Stop Production
Scénario : Kantémir Balagov, Alexandre Terekhov image Xénia Sereda

Musique : Evguéni Galpérine
Avec : Victoria Mirochnitchenko, Vassilissa Perelyguina, Constantin Balakirev, Andreï Bykov, Timofeï Glazkov, Igor Chirikov, Xénia Koutepova…

“En 1945, l’URSS émerge lentement de quatre années de guerre cauchemardesques. À Léningrad, Ilya, une espèce de grande perche, travaille dans un hôpital où on tente de «réparer» les gueules et les âmes cassées. Elle aussi a été blessée au combat. Son traumatisme s’exprime par des crises de tétanie. Son amie Macha rentre du front. Tant bien que mal, elles essaient de reprendre une vie normale. Mais quand on a vécu et subi des horreurs, est-ce possible ?”

Né en 1991 à Naltchik (capitale de la république de Kabardino-Balkarie dans le Caucase), Kantémir Balagov est depuis toujours un fou de cinéma. À 18 ans, il se lance dans la réalisation d’une web-série. Puis il écrit à Alexandre Sokourov qui, justement, a ouvert une école de cinéma auprès de l’Université de Nalt- chik, si loin de son cher Saint-Pétersbourg (ex-Léningrad). Il est admis directement en troisième année. Sans attendre, il fait des étincelles. Dès 2014, ses courts-métrages sont montrés au festival de Locarno. Ses deux premiers longs métrages sont sélectionnés à Cannes dans la section «Un certain regard» : en 2017, avec Tesnota, Une vie à l’étroit et en 2019 avec Une grande fille où il reçoit le prix de la mise en scène. En 2019, le festival avait montré le film d’un autre élève, Une jeunesse russe (2017) d’Alexandre Zolotoukhine.

 

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Jeudi 5 mars 21 h 

Cinéma Le Balzac

 

“Octobre, de Sergueï Eisenstein, 1927, 1 h 45 copie restaurée, MOSFILM

Scénario : Sergueï Eisenstein et Grigori Alexandrov, image : Edouard Tissé
Avec : Nikolaï Popov, Boris Livanov, Vassili Nikandrov, Edouard Tissé, soldats et marins, ouvriers…

À tout seigneur tout honneur. L’hommage au cinéma soviétique se doit de commencer par le Maestro du cinéma de propagande, celui qui lui a donné ses lettres de noblesse. D’ailleurs, la première du film eut lieu le 7 novembre 1927 au Bolchoï de Moscou devant l’aréopage bolchevique au complet. Mais l’adoubement officiel n’enlève rien à la force et à la beauté convulsive de ce chef-d’œuvre. Et comme le dira plus tard l’Américain Ford : « Entre la vérité et la légende, imprimez la légende ». Après avoir magnifié la révolution de 1905 dans Le Cuirassé Potemkine, Eisenstein s’attaque ici aux «10 jours qui ébranlèrent le monde ». De la chute du tsarisme en février à la prise du Palais d’Hiver en octobre, Eisenstein forge les images définitives de cette terrible année 1917. C’est désormais par ses yeux que nous voyons Petrograd, appréhendons Lénine et compagnie, comprenons les événements qui vont hanter le XX siècle.

Ciné-concert avec Pierre-Michel Sivadier (piano) et Jean-Yves Toucan (percussions).

Pierre-Michel Sivadier se situe dans un univers croisant la chanson, le jazz et les musiques improvisées. Son dernier album Si a paru en 2019. Ce compositeur publie également de la poésie et accompagne régulièrement des films muets. Il a notamment tra- vaillé avec Jane Birkin, Lambert Wilson, Christian Vander, James Ivory. Jean-Yves Roucan mène une carrière de musicien de jazz et de composi- teur-percussionniste avec, entre autres, son projet Lemon Far East. Son travail d’improvisateur et d’accompagnateur s’enrichit de son insatiable curiosité pour la musique orientale et le jazz. Les deux artistes envisagent l’accompagnement d’un film muet comme un spectacle vivant, unique et puissant. Il s’agit de faire dialoguer les musiciens d’aujourd’hui avec le créateur d’hier, pour projeter au sens propre le film dans notre époque.

 

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Vendredi 6 mars à 11 h

Cinéma Le Balzac

“Je m’balade dans Moscou”, (Я шагаю по Москве)

Réalisateur : Guéorgui Daniéla (1963, 1h20)

Scénario: Guennadi Chpalikov, image : Vadim Youssov, musique : Andreï Petrov,

Avec : Alexeï Loktev, Nikita Mikhalkov, Galina Polskikh, Evguéni Steblov, Vladimir Bassov, Roland Bykov…

“Unité de temps (un jour et une nuit), unité de lieu (la capitale), unité d’action (un provincial débarque). Alors quoi, un drame ? Pas du tout ! C’est une comédie primesau- tière, une déambulation enjouée dans une ville bouillon- nante au son d’une irrésistible ritournelle. Les aventures du héros – un ingénieur qui se pique d’écriture – sont un merveilleux prétexte pour présenter une galerie de per- sonnages attachants ou frivoles. Cette balade dans Moscou a parfois des allures de fantaisie italienne”.

Le scénariste Chpalikov propose ici une version solaire de son récit plus fouillé La Barrière d’Ilitch qui deviendra, après moult souffrances, J’ai vingt ans (1964) de Marlen Khoutsiev. De même, l’opérateur V. Youssov, associé au grave Tarkovski sur ses premières œuvres (dont Andreï Roublev), éclaire cette journée estivale. Sans parler du casting de rêve : Nikita Mikhalkov en grand dadais, Inna Tchourikova en godiche, Roland Bykov en petit nerveux, Steblov en fiancé susceptible…
Bref, le rayon de soleil de cet hommage au grand studio.

 

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Vendredi 6 mars à partir de 13 h 30

Cinéma Le Balzac

“L’homme amphibie” (Человек-амфибия),

Russie . 1961 . Couleur . 1h37, production Lenfilm

Réalisation Guennadi Kazanski et Vladimir Tchebotarev, scénario : Akiba Goldburt, Alexandre Xenofontov et Alexeï Kapler, image : Edouard Rozovski
musique : Andreï Petrov
Avec : Vladimir Korenev, Anastassia Vertinskaïa,
Mikhaïl Kozakov, Nikolaï Simonov, Vladlen Davydov,
Alexandre Smiranine…

“Dans un pays exotique ensoleillé, quelque part en Amérique du Sud, un diable marin affole les pêcheurs. Il s’agit d’un certain Ichtyandre, aussi à l’aise sur terre que sous l’eau. Créature fabuleuse de son père, un savant idéaliste et donc fou, il vit des aventures aquatiques et amoureuses en renversant l’histoire de la petite sirène puisque c’est lui qui sauve de la noyade sa belle en bikini affriolant.” Sombreros, méchant à la fine moustache et méduses bleutées sont évidemment de la partie. Si vous aimez le kitsch et la science-fiction d’autrefois, ce film est pour vous. Bien entendu, la critique de l’époque se gaussa de cette adaptation du roman du très populaire Alexandre Beliaev (1884-1942), le Jules Verne russe, mais le grand public adora et lui fit un triomphe : première place au box-office avec 65,5 millions de spectateurs en 1962. Et depuis les lointaines années 60, son succès ne s’est jamais démenti. Véritable madeleine (trempée dans l’onde salée), l’homme- poisson continue de séduire, toutes générations confon- dues. Le livre culte de 1927 est devenu un film culte, toujours aussi apprécié.

 

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Vendredi 6 mars à partir de 15 h 30

Cinéma Le Balzac

La grande poésie, (Большая поэзия)

Russie . 2019 . Couleur . 1h40
production Adress Film
Réalisation : Alexandre Lounguine
Scénario : Alexandre Lounguine, Sergueï Ossipian image Vsevolod Kaptour

Musique : Stanislav Smirnov
Avec : Alexandre Kouznetsov, Alexeï Filimonov, Fedor Lavrov, Evgueni Syty, Elena Makhova, Sebastian Bougaev, Alexandre Topouria…

Deux anciens copains d’armée, Victor et Léon vivent dans une petite ville, revenus de la guerre dans le Donbass, sont devenus convoyeurs de fonds. Célibataires et banlieusards, leur horizon est assez limité. Les combats de coq et la fréquentation du club poésie à la Maison de la Culture ne suffisent pas à donner du sens à leur existence. Comment alors enchanter la vie, injecter une dose de poésie dans ce monde de brutes ? Bon sang, mais c’est bien sûr : en faisant un braquage ! Le projet les emballe aussitôt. Mais rêver et passer à l’acte sont deux choses différentes”.
Dans la famille Lounguine, je demande le fils. Né en 1971, il a fait des études d’histoire et travaillé à la télévision. Depuis 2003, il a écrit ou coécrit une quinzaine de scé- narios pour des séries et des films dont celui de Leaving Afghanistan (2019) de son père Pavel Lounguine. En 2010, il réalise avec Sergueï Ossipian Un phénomène naturel. Le thriller De la grande poésie est son premier film en solo.

 

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Vendredi 6 mars à 17 h 30

Cinéma Le Balzac

“La mort nous va si bien”, (Смерть нам к лицу)

2019 . Couleur . 1h17, production MIGPictures
Réalisation : Boris Guts
Scénario : Boris Guts
Image : Daria Likhatcheva
Avec : Alexandra Bystrzycka, Daniil Pougaev, Ekaterina Volkova, Natalia Pavlenkova, Anna Glaoubé, Polina Aoug, Kirill Kovbas

Macha, jeune étudiante, apprend qu’il lui reste peu de temps à vivre. Résignée, elle se prépare à mou- rir : choisir un cercueil, acheter la robe ultime, retenir une concession au cimetière et faire ses adieux à ses proches. Mais son mari, un simple coursier, ne l’entend pas de cette oreille. En cachette, il essaie de trouver l’argent pour envoyer Macha se faire soigner à l’étranger. Il a quatre jours pour réunir quatre millions. Avec des parents indifférents et un meilleur ami crétin, ce n’est pas gagné. Quelles solutions a-t-il ? Emprunter (à qui ?), vendre (quoi ?), jouer dans un porno…”
Une mélo-comédie tonique, filmée sur portables.
Né en 1980, Boris Guts est un touche-à-tout : réalisa- teur, scénariste, producteur, monteur, peintre et vidéaste compulsif… En 2012, il termine les Cours Supérieurs de scénario et mise en scène. Il n’a tourné que trois films mais c’est le deuxième sur portable après Le Basson en 2018.

 

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Vendredi 6 mars à 19 h

Christine Cinéma Club

 “Francofonia, d’Alexandre Sokourov (2015, 1 h 30)

Scénario : Alexandre Sokourov, image : Bruno Delbonnel
Musique : Mourat Kabardokov
Avec : Louis-Do de Lencquesaing, Vincent Nemeth, Benjamin Utzerath, Johanna Korthals Altes, Léolo Victor-Pujebet…

“Deux temporalités s’entremêlent et s’affrontent. Dans la France occupée de 1940, le directeur du Louvre négocie avec l’Allemand chargé de récupérer les trésors du musée évacués en province. De nos jours, un narrateur invisible (Sokourov aux manettes) discute via internet avec le capitaine d’un bateau transportant des containers remplis d’œuvres d’art et aux prises avec une effroyable tempête. La culture est toujours menacée, par la barbarie humaine ou la nature déchaînée. Sokourov interpelle le spectateur. Comment protéger la culture ? Par la persuasion mais dans l’humiliation quand Paris, déclaré ville ouverte, s’offre sans combat. Ou par l’héroïsme : Léningrad assiégé pendant 900 jours a su, malgré un million de morts, sauver l’Ermitage. Dans L’Arche russe, un ouvrier interdit au Français Custine l’entrée d’une pièce remplie de cercueils. La réponse est dans l’homme”.

Pour son dernier opus en date, Sokourov propose la quin- tessence de son style : un montage complexe de documen- taires, de scènes jouées, de passages vidéos, de travail à la palette graphique et la non concordance d’images et de sons ou dialogues.

 

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Vendredi 6 mars à partir de 19 h 30

Cinéma Le Balzac

“Nuit”, Sergueï Bodrov en sa présence

et deux films :

“Le Prisonnier du Caucase”,Russie . 1996 . Couleur . 1h36
production Caravane, BG Production
Réalisation Sergueï Bodrov

Scénario : Arif Aliev, Sergueï Bodrov, Boris Hiller
Image : Pavel Lebechev
Musique : Léonide Dessiatnikov
Avec : Oleg Menchikov, Sergueï Bodrov fils, Soussana Merkhralieva, Djemal Sikharoulidzé, Alexandre Boureev, Valentina Fedotova, Alexeï Jarkov…

“Au cours d’une patrouille, deux Russes sont capturés pardesTchétchènes.Débuteunecaptivitépéniblependant que le chef du village négocie pour les échanger contre son fils, détenu par les Russes. Nos deux héros forment un tandem mal assorti, très bien rendu par les acteurs. Oleg Menchikov, acteur chevronné, est un sous-off de carrière tandis que le fils Bodrov, pour son premier grand rôle, joue avec naturel l’appelé maladroit.
Le film s’inspire d’un récit de Tolstoï (1872) qui traite un thème récurrent de la littérature russe, lancé en 1821 par Pouchkine et repris depuis par beaucoup d’autres. Dès 1911, le cinéma s’en empare. Russie et Caucase, une his- toire sans fin. Il faut dire que, au XIXe siècle, la conquête du Caucase dura plus de 50 ans. Alexandre Dumas, de passage en 1858, témoignera de la férocité de ce conflit. Après la parenthèse soviétique (qui permet une version souriante et parodique, La Prisonnière du Caucase de Léonide Gaïdaï en 1966), tout recommence. Au départ, les auteurs voulaient proposer une réflexion sur la guerre en général. D’ailleurs, les références musicales renvoient à des conflits antérieurs de la Russie. Mais commencé en temps de paix, le film a été rattrapé par la réalité”.

 

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Scéance à 22h

 “Mongol”, 2007 . 2h production Kinocompania STV, Andreevski flag, Kinofabrika, X-Filme Creative Pool, Netfex
Réalisation de Sergueï Bodrov

Scénario : Arif Alief, Sergueï Bodrov
Image : Sergueï Trofimov, Roger Storfers
Musique : Tuomas Kantelinen
Avec : Tadanobu Asano, Khulan Tchoulouhoun,
Batdorjiin Baassandjav, Alia, Amadou Mamadakov, He Tsi…

“Le fabuleux destin du légendaire Gengis Khan qui, vers 1197, unifia les tribus turques et mongoles pour les lancer à la conquête du monde. Jeune, il connaît d’abord souffrances et privations. Mais il prend sa revanche et se montre impitoyable en mettant la steppe à feu et à sang. «Il ne faut jamais humilier un enfant chétif, c’est peut- être le fils du tigre.» Mêlant aventures, action et amour, la fresque historique se déploie, bannières au vent et cavaliers prêts à en découdre”.
Cette superproduction flamboyante parle d’un temps reculé et d’un lieu lointain mais aussi du passé russe. Si l’empire fondé par Gengis Khan s’épanouit en Chine, la Horde d’Or, menée par son fils aîné, envahit la Russie au XIIIe siècle (rappelez-vous le début d’Alexandre Nevski) et la met en coupe réglée pendant des siècles avant d’entrer en déca- dence. Ce dont parle Urga de Nikita Mikhalkov. Mais les liens noués autrefois perdurent. Grattez le Russe et vous aurez l’Asiate : un ancêtre daghestanais pour Tarkovski, une grand-mère tatare pour la poétesse Akhmatova, kalmouke pour Lénine et bouriate pour Bodrov…

Entracte avec vodka et spécialités russes.

 

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Samedi 7 mars à 11 h

Max Linder

Courts métrages

Noir sur blanc, (Белым по чёрному)

Russie . 2019 . Couleur . 15 min production Studio Svobodnoe Kino réalisation Anton Mamykine

Sergueï travaille dans les mines et la suie ne lui fait pas peur. Dans son monde, la suie est symbole de l’intégrité morale et sociale. Rongé par la culpabilité depuis qu’il a trompé sa femme, Sergueï décide de tout lui avouer. Dès lors, la suie ne s’accroche plus à sa peau”.

1

Maman, (Мама)

Russie . 2019 . Couleur . 12 min
production Extreme North, Moscow Film School réalisation Anastasia Borissova

Une jeune femme de la campagne tente de faire sa vie à Moscou avec son bébé. Pour joindre les deux bouts, elle court après l’argent et un travail, n’importe lequel”.

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Le Congé, (Отпуск)

Russie . 2019 . Couleur . 12 min production After Hours Films réalisation Anton Sazonov

“Artiom travaille aux abattoirs de Moscou mais son salaire ne suffit pas pour subvenir aux besoins de sa famille. Pour s’en sortir, il va saisir la seule opportunité que l’état russe peut lui offrir en ce moment”.

1

Complex Subject, (Сложноподчиненное)
Russie . 2019 . Couleur . 26 min
production St. Petersburg State University of Film and Television
réalisation Olessia Yakovleva
“Un jeune professeur arrive dans une ville de province afin d’y enseigner. Son apparence et ses idées contrastent largement avec les habitudes locales. Toutefois, tout le monde semble l’apprécier. Peut-être même
plus qu’il ne le pense”.

1

Une erreur historique, (Одна историческая ошибка)
Russie . 2019 . Couleur . 7 min
production Droog Drooga Films
réalisation Mikhaïl Mestetski
“Tant de rumeurs circulent que nous ne sommes
pas à l’abri des anachronismes. Quand le passé envahit
le présent”.

1

Il ne peut pas vivre sans l’espace, (Он не может жить без космоса)
Russie . 2019 . Couleur . 16 min . Animation
production Melnitsa Animation Studio
réalisation Constantin Bronzit
“Une mère, un fils et un rêve. Une histoire qui
évoque l’amour et le destin”.

1

La Recrue, (Рекрут)
Russie . 2019 . Couleur . 22 min
production Moscow School of the New Cinema
réalisation Igor Tsoï
Sous l’influence de la subculture criminelle qui sévit dans la province russe un adolescent s’éloigne de plus en plus de son foyer familial. Voulant faire comme
les autres, il devra faire preuve d’allégeance au code d’honneur criminel.”

 

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Samedi 7 mars 11 h

Cinéma Le Balzac

L’Homme qui a surpris tout le monde, (Человек, который удивил всех)

Russie-Estonie-France . 2018 . Couleur . 1h44
production Homeless Bob Production, Arizona Production, Pan-Atlantic Studio, Non Stop Production
Réalisation : Natacha Merkoulova et Alexeï Tchoupov
Scénario : Natacha Merkoulova et Alexeï Tchoupov
Image : Mart Taniel
Musique : Andreï Kourtchenko
Avec : Evgueni Tsyganov, Natalia Koudriachova, Youri Kouznetsov, Vassili Popov, Pavel Maïkov, Maxime Vitorgan…

“Le garde-forestier Egor, gardien de la taïga, père de famille exemplaire et une personne respectée dans son village. Lui et sa femme Natalia attendent un deuxième enfant. Soudain, Yegor apprend qu’il est condamné à court terme par un mal incurable. Il enchaîne alors les traitements et les remèdes. Prêt à tout pour rester vivant, il écoute même les légendes de la forêt. Comme par exemple, la bizarre histoire du canard que psalmodie la vieille chamane. Et si ça marchait ? Défier la mort, voire la berner, autorise tous les risques ; quitte à peiner sa famille, scandaliser ses voisins et choquer le village entier. Yegor décide de faire un pas désespéré – il essaie de changer complètement sa personnalité afin de tromper la mort imminente, comme l’a fait le légendaire drake Zhamba, le héros de l’ancienne épopée sibérienne. On peut dire qu’ici l’acteur Tsyganov sort de sa zone de confort”.
Le film nous plonge dans le monde des contes populaires où l’humour macabre et les paroles crues se parent parfois d’un voile poétique. Et où l’instinct de vie rafle la mise. Cette fable sur le lien séculaire entre l’homme, la nature et la mort propose néanmoins un regard contemporain sur des pratiques magiques.
De la terre au ciel, le chemin n’est pas si long : le tandem des auteurs a aussi écrit le scénario du blockbuster Saliout-7 (2017) de Klim Chipenko sur d’héroïques cosmonautes.

 

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Samedi 7 mars 13 h 30

Cinéma Le Balzac

“La Ballade du soldat”, (Бaллада о соддате) de Grigori Tchoukhraï (1959, 1h30)

Scénario : Valentin Ejov et Grigori Tchoukhraï,  image : Vladimir Nikolaev et Era Saveleva, musique : Milhaïl Ziv

Avec : Vladimir Ivachov, Jeanna Prokho-renko, Antonina Maximova, NikolaÏ Krioutchkov, Valentina Teleguina…

“En récompense de son exploit, un soldat obtient huit jours de permission pour embrasser sa mère. La route longue et compliquée, voire périlleuse, offre son lot de ren- contres contrastées avec les gens de l’arrière. Et peut-être l’ébauche d’un premier amour. Les deux acteurs principaux, deux débutants de 19 ans, apportent leur fraîcheur et leur gaucherie en contrepoint.
Un des films emblématiques du Dégel qui voulaient parler de la guerre autrement, loin des fresques pompeuses, à hauteur d’homme. Tchoukhraï fait partie de cette généra- tion dite « des lieutenants ». Il le dit ainsi : «J’ai été soldat. C’est comme soldat que j’ai parcouru le chemin de Stalingrad à Vienne”. Il a perdu des camarades et connu l’enfer des combats. Cette ballade lyrique prolonge sa réflexion sur l’homme et la violence, entamée avec Le Quarante-et- unième (1956) sur la Guerre civile et poursuivie avec Ciel pur (1961) sur le stalinisme”.

Du grand cinéma humaniste.

PS : Le film restituait la dureté de l’époque mais la censure en gomma certaines aspérités. Pour le détail des scènes coupées, cf. L’Avant-scène n°42 de novembre 1964.

 

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Samedi 7 mars 15 h 30

Cinéma Le Balzac

Le Français, (Француз)

Russie . 2019 . N&B . 2h08, production Marmot-Film
Réalisation : Andreï Smirnov
Scénario : Andreï Smirnov
Image : Youri Chaïgardanov
Avec : Antoine Rival, Evguenia Obraztsova, Alexandre Balouev, Evgueni Tkatchouk, Mikhaïl Efremov, Nina Drobycheva, Natalia Teniakova, Roman Madianov…

Le jazz n’est plus interdit mais pas encore autorisé. Tout le paradoxe du Dégel en URSS est exprimé là par le photographe Valéri, apprenti dissident. Le normalien Pierre Durand va en en faire la douloureuse expérience quand il vient à Moscou en 1957 pour un stage à l’Uni- versité. Partagé entre la réalité officielle et le monde des artistes underground, il découvre une société complexe où s’empilent les strates temporelles : tragique passé stalinien, présent tiraillé entre ouverture et répression, futur très incertain. il rencontre la ballerine du Théâtre du Bolchoï Kira Galkina et la photographe Valera Uspensky. Grâce à ces connaissances, Pierre est plongé dans la vie culturelle de Moscou, non seulement officielle, mais aussi souterraine. Pendant un an, Pierre a vécu à Moscou pendant toute sa vie, complètement différent de tout ce qu’il savait. Mais le stage et la connaissance des différents aspects de la vie du peuple soviétique ne sont pas le seul objectif de Pierre. Il cherche son père, un officier blanc Tatishchev, qui a été arrêté à la fin des années 30“.

Ce film est le portrait d’une époque pleine d’espérances et un vibrant hommage à cette courageuse génération de peintres, poètes et écrivains, pionniers intrépides de la liberté artistique et intellectuelle. Il salue aussi la poignée de slavisants français qui fit tant pour la diffusion de leurs œuvres.
On ne présente plus le vétéran Andreï Smirnov, auteur des immortels Gare de Biélorussie (1971) et Automne (1974). Mais c’est aussi un scénariste talentueux et un grand ac- teur : souvenez-vous d’Elena (2011) d’Andreï Zviaguintsev.

 

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Samedi 7 mars 16 h

Christine Cinéma Club

L’Univers  Sokourov

La voix solitaire de l’homme, (Одинокий голос человека)

URSS . 1978-1987 . Couleur-N&B . 1h17, production Lenfilm
Réalisation : Alexandre Sokourov
Scénario : Youri Arabov (librement inspiré de l’œuvre d’Andreï Platonov / 1899-1951)

Image : Sergueï Yourizditski
Musique : Krzysztof Penderecki, Otmar Nussio et Anatoli Bourdov

Avec : Andreï Gradov, Tatiana Goriatcheva, Vladimir Degtarev, Nikolaï Kotchegarov, Sergueï Choukaïlo, Vladimir Gladychev…

“Nikita, soldat de l’Armée rouge démobilisé après la fin de la Guerre Civile, retourne à la vie normale dans un pays en ruines. Il tombe amoureux de Liouba, étudiante en médecine. Le bonheur est là, à portée de main. Mais traumatisé par les horreurs vues, subies et accomplies, Nikita peine à redevenir un simple homme”.
Ce devait être son diplôme de fin d’études. Mais le résultat mit la direction du VGIK dans un tel état de rage qu’elle donna ordre de le détruire. Heureusement, l’opérateur réussit à subtiliser les bobines et à les cacher. Dix ans plus tard, la Pérestroïka l’exhuma et permit de comprendre que tout était déjà en place chez Sokourov pour faire entendre la voix singulière de cet homme : la complicité avec le scé- nariste Arabov et l’opérateur Yourizditski, une atmosphère mystérieuse, l’image en clair-obscur, la narration fragmen- taire… Et lui-même en voix off dans le rôle d’un pêcheur subissant une expérimentation, une absence très présente. Un procédé repris dans L’Arche russe et Francofonia.

 

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Samedi 7 mars 18 h 

Cinéma Le Balzac

Table-ronde

« Les mondes polaires et l’avenir de la planète »
animée par Jean Radvanyi,


avec Christian de Marliave et Mikaa Mered, en partenariat avec le Dialogue de Trianon Cocktail

 

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Samedi 7 mars 18 h

Christine Cinéma Club

L’Univers  Sokourov

“L’Arche russe”, (Russie-Allemagne . 2002 . Couleur . 1 h 39)
Production The Hermitage Bridge Studio, Egoli Tossell Film AG, Fora-Film
Réalisation Alexandre Sokourov
Scénario : Alexandre Sokourov, Boris Khamski, Anatoli Nikiforov, Svetlana Proskourina
Image : Tilman Bütner
Musique : Sergueï Evtouchenko
Avec : Sergueï Dreïden, Anna Alexakhina, Vladimir Baranov, David Guiorgobiani, Maria Kouznetsova, Youlian Makarov, Léonide Mozgovoï…

“Dans le Palais d’Hiver, transformé dès 1917 en musée de l’Ermitage, deux hommes dialoguent : le marquis de Custine, célèbre pour son livre-réquisitoire contre la Russie (1843), et un Russe contemporain invisible (voix off de Sokourov). Le Français est caustique et dédaigneux, l’autre un ardent patriote. Au hasard de leur déambulation dans l’espace et le temps, ils croisent les tsars et les intellectuels qui ont fait l’histoire et la culture de la Russie (Pierre le Grand, Nicolas II et sa famille, l’ambassadeur de Perse fort contrit par l’assassinat à Téhéran du diplomate et écrivain Alexandre Griboïedov en 1829, Catherine II, Pouchkine, etc.) ou de simples visiteurs. Trois siècles mouvementés se bousculent”.

Mais tel un Noé moderne, Sokourov embarque et sauve tout le monde. Quelque part, ce film est une réponse à Octobre d’Eisenstein qui faisait le tri dans le passé. C’est également un exploit technique puisqu’il s’agit d’un unique plan-séquence de 96 mn, avec une caméra numérique haute définition et enregistré directement sur un disque dur, tourné le 23 décembre 2001, après des mois de répétitions avec les 850 acteurs, plus de 1 000 figurants et même le chef d’orchestre du Mariinsky, Valery Gergiev.
Dans le rôle du petit marquis déplaisant, on retrouve Sergueï Dontsov-Dreïden qui, dans Délit de fuites (1988) de Y. Mamine, s’escrimait à sauver ses voisins.

 

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Samedi 7 mars 20 h

Christine Cinéma Club

L’Univers  Sokourov

“Moloch”, d’Alexandre Sokourov (1999, 1 h 48)

Scénario : Youri Arabov
Image : Alexeï Fedorov et Anatoli Rodianov
Musique : Wagner, Beethoven, Mahler
Avec : Elena Roufanova, Léonide Mozgovoï, Léonide Sokol (Irina Sokolova), Elena Spiridonova, Vladimir Bogdanov, Lev Elisseev, Anatoli Chverderski…

Prix du scénario au festival de Cannes (1999)

“Au printemps 1942, dans le fameux Nid d’aigle des Alpes bavaroises, la fidèle Eva Braun tue le temps en jouant les nymphes évaporées. Elle attend Hitler. Il arrive, flanqué de ses acolytes, Martin Bormann et les Goebbels. Tout ce petit monde s’affaire, s’épie, se jalouse et délire, persuadé de dominer le monde. Mais dans quelques mois, la bataille de Stalingrad commencera… Plus dure sera la chute”.

Moloch inaugure la série de films consacrés au pouvoir et à ses dérives, une tétralogie sur le crépuscule des faux dieux. Taurus (2001) ou Lénine en 23, transformé en légume suite à un AVC ; Le Soleil (2005) ou Hiro-Hito en 45, planqué dans son bunker impérial avant l’humiliante reddition au géné- ral MacArthur; Faust (2011) ou la tragédie de l’homme avide (ne manquent que Staline et Mao dans cette galerie de dictateurs). Pour souligner la réalité distordue, Goebbels est joué par une femme, future mère de Lénine dans Taurus où l’interprète d’Hitler incarne Lénine.
Tous les acteurs russes sont doublés en allemand.

 

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Samedi 7 mars à 21 h

Cinéma Le Balzac

L’Univers  Sokourov

 

Comment j’ai passé l’été,(Как я провел этим летом)

Russie . 2010 . Couleur . 2h04
production Société Koktebel, Rossia-1 et StartFilms

Réalisation : Alexeï Popogrebski
Scénario : AlexeÏ Popogrebski
Image : Pavel Kostomarov
Musique : Dimitri Katkhanov
Avec : Grigori Dobryguine, Sergueï Pouskepalis ; et les voix d’Igor Tchernevitch, Ilya Sobolev et Artem Tsoukanov.

Tu parles d’un été ! Sur cette île perdue de l’Océan Gla- cial Arctique, il fait à peine 5 degrés et le soleil de minuit tape sur le système. C’est beau mais c’est loin. Seul signe de vie, en dehors des ours et autres animaux locaux, une station météorologique gérée par l’expérimenté Sergueï et son stagiaire Pavel. Les vacations régulières à la radio sont l’unique lien avec le continent. L’été tire à sa fin et bientôt ils rentreront. Sergueï a hâte de retrouver sa femme et son fils, Pavel attend avec impatience le retour à la civilisation. Mais si tu veux faire rire Dieu, parle–lui de tes projets. Car pire que la confrontation avec la nature rude et sauvage, il y a l’affrontement impitoyable et absurde entre les hommes“.
Après le prometteur Koktebel (2003), tendre road movie entre un père paumé et son fils rêveur, Alexeï Popogrebski confirme ici son talent à montrer des rapports humains complexes.
Ours d’Argent à Berlin-2010 pour les deux acteurs et l’opérateur dont le travail remarquable à la caméra numérique rend toute l’âpreté du grand nord.

 

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Dimanche 8 mars 11 h

Cinéma Le Balzac

Le Miroir, (Зеркало) d’Andreï Tarkovski (1974, 1h48) MOSFILM

Scénario : Alexandre Micharine et Andreï Tarkovski, image : Guéorgui Rerberg, musique : Edouard Artemev
avec :  Margarita Terekhova, Anatoli Solonitsyne, Nikolaï Grinko, Alla Demidova, Oleg Yankovski, Larissa Tarkovskaïa, Youri Nazarov…

“Au mitan de sa vie, un intellectuel se pose des ques- tions sur son existence et son travail. On ne le voit pas mais c’est un double du réalisateur qui y a mis beaucoup de son enfance et de ses interrogations. Parole libérée et flot de souvenirs l’assaillent en un va-et-vient entre passé et présent. L’auteur convoque son propre père, le poète Arséni Tarkovski lisant ses vers, et sa mère quand il repro- duit la photo de l’attente (une femme fumant, assise sur une barrière) et lui fait jouer la grand-mère des enfants. Attention, la même actrice jouant la mère et l’épouse du héros, il faut être attentif pour distinguer les strates temporelles”.

Andreï T. médite aussi sur son identité russe et son pays. À l’autobiographie éclatée s’ajoute la grande histoire. La lecture de la lettre que Pouchkine écrivit en 1829 au philosophe Pierre Tchaadaev (original en français) vaut manifeste personnel : la Russie a une mission sacrée, être le rempart de l’Occident chrétien contre le péril jaune. C’est donc le miroir intime de l’homme et du penseur que nous tend Tarkovski.

 

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Dimanche 8 mars 11 h

Cinéma Le Balzac

Le Retour, (Возвращение)

Russie . 2003 . Couleur . 1h45
production REN TV
Réalisation : Andreï Zviaguintsev
Scénario : Vladimir Moïsseenko, Alexandre Novototski

Image : Mikhaïl Kritchman

Musique : Andreï Dergatchev
Avec : Constantin Lavronenko, Ivan Dobronravov, Vladimir Garine, Natalia Vdovina, Galina Popova…

Deux frères adolescents, l’aîné Andreï et le cadet Ivan, ont grandi sans père. Un beau jour, le voilà qui débarque sans crier gare. Pour faire plus ample connaissance et essayer de tisser des liens, le père décide d’emmener ses fils pour un grand week-end d’intégration. Au programme, partie de pêche et camping dans la nature. Les deux garçons réagissent différemment. Autant Andreï accepte cet inconnu bourru et taciturne, autant Ivan le rejette violem- ment. Le voyage tourne à l’empoignade. Car au fond, qui est cet homme ? Et pourquoi est-il revenu ?
Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître. Grâce à ce premier long métrage, Zviaguintsev remporte d’emblée le Lion d’Or à Venise en 2003. Il inaugure une carrière exi- geante avec 5 films en 18 ans, rien que des œuvres personnelles le plus souvent primées ici ou ailleurs. Et en 2007, Le Bannissement permettra à Constantin Lavronenko, le père du Retour, de décrocher le prix d’interprétation masculine à Cannes. Un exploit unique à ce jour pour un Russe.

 

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Dimanche 8 mars à 14 h

Christine Cinéma Club

Courts-métrages des élèves de Sokourov (sous-titrés en anglais):

“Pâques”, d’Igor Olchanski.

Saint-Pétersbourg. 2013 . 30’ . Couleur  En russe avec sous-

titres anglais . Réalisateur : Igor Olchanski

“Au sortir de la Révolution et de la Guerre civile, dans une campagne russe ensauvagée, un garçon de ferme orphelin essaie de survivre”.

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“Antigone”, d’Oleg Khamokov

Naltchik, 2015, 26’ . N&B . En langue kabarde avec sous-titres

anglais . Réalisateur : Oleg Khamokov (diplôme)

“L’histoire bien connue d’Antigone, la fille d’Œdipe, à qui le roi de Thèbes Créon interdit d’enterrer son frère Polynice ou l’éternel conflit entre le devoir et la loi”.

1

“Une faute légère”, de Malika Moussaeva

Naltchik 2015, 22’ . Couleur . En langue tchétchène avec

sous-titres anglais . Réalisateur :Malika Moussaeva (diplôme)

“Après son divorce, une femme retourne au village dans sa famille mais elle peine à retrouver ses marques”.

1

“Une famille heureuse”, de Tina Mastafova

Naltchik 2015, 22’ . Couleur . En langue kabarde avec sous-

titres anglais . Réalisateur Tina Mastafova (diplôme)

“Une famille au grand complet se réunit pour fêter le patriarche. C’est la meilleure occasion pour vider son sac”.

 

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Dimanche 8 mars 16 h

Cinéma Le Balzac

La Croisière tigrée, (Полосатый рейс)

URSS . 1961 . Couleur . 1h23
production Lenfilm
Réalisation : Vladimir Fétine
Scénario : Alexeï Kapler et Victor Konetski image Dimitri Meskhiev

Musique : Véniamine Besner
Avec : Ivan Dmitriev, Margarita Nazarova,
Alexeï Gribov, Evgueni Léonov, Alexandre Beniaminov, Alexeï Smirnov…

“Une cargaison dangereuse de tigres et de lions a été chargée sur un navire soviétique, et un barman a été escorté … Pendant le voyage, un petit singe, présenté au capitaine, ouvre les cages. Les prédateurs sont libérés, toute l’équipe court d’horreur. Et seule la nièce du capitaine peut sauver la situation en apprivoisant les animaux sauvages …. Chouleïkine, un simple cuisinier russe coincé à l’étran- ger, veut absolument rentrer au pays. Seule solution : se faire passer pour un dresseur expérimenté sur un cargo qui transporte comme fret dix tigres et deux lions, destination Odessa. Il se garde bien de dire à l’équipage qu’il ne connaît rien aux animaux. Ce qui d’ailleurs l’inquiète vaguement. Ses appréhensions vont se réaliser au centuple à cause d’un singulier passager clandestin farceur qui ouvre les cages. Aussitôt panique à bord, de la poupe à la proue, du pont supérieur à la cale, de la cambuse à la cabine du capitaine. Tout le monde galope dans les coursives. Qui sera dévoré tout cru ? C’est sûr, le voyage n’a plus rien d’une croisière tranquille”.

Et ça n’amuse personne. Sauf les spectateurs.
Dans le rôle de Marianna, la timide cantinière, l’extraordinaire dompteuse Nazarova (vedette du cirque de Moscou pour qui le rôle avait été spécialement conçu) transforme les fauves en gros chats dociles. Et l’inénarrable Léonov joue avec son génie habituel le cuisinier imprudent. Une comédie excentrique et burlesque particulièrement enlevée.

 

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Dimanche 8 mars à 16 h

Christine Cinéma Club

“Alexandra, d’Alexandre Sokourov (2007, 1 h 30)

Scénario : Alexandre Sokourov, image : Alexandre Bourov musique Alfred Schnittke

Avec : Galina Vichnevskaïa, Vassili Chvetsov, Raïssa Guitchaeva, Evgueni Tkatchouk, Andreï Bogdanov, Roustam Chakhguireev, Alexeï Neïmychev…

“Une grand-mère vient rendre visite à son petit-fils, officier dans un camp retranché en pleine Tchétchénie. Elle se familiarise avec le quotidien des soldats, leur environ- nement austère, la menace sourde qui plane toujours dans un pays occupé, le temps suspendu avant l’affrontement inéluctable. Rapidement, elle s’aventure hors du périmètre sécurisé et fait un tour au village voisin où elle brave les regards méfiants des gens du coin. Elle s’efforce de nouer des liens amicaux, par exemple avec Malika, une ancienne enseignante devenue marchande au bazar, ou avec des enfants que la guerre a traumatisés. Mais est-ce que la bonne volonté suffit ?”

Par petites touches, Sokourov réussit à rendre palpable la tension d’une zone de conflit armé mais aussi l’affection d’une grand-mère et de son petit-fils et, peut-être, le vain appel à la raison et à la simple humanité.

 

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Dimanche 8 mars 18 h

Cinéma le Balzac

L’Italien, (Итальянец)

Russie . 2005 . Couleur . 1h37
production Lenfilm
Réalisation : Andreï Kravtchouk
Scénario : Andreï Romanov
Image : Alexandre Bourov
Musique : Alexandre Knaifel
Avec : Nikolaï Spiridonov, Maria Kouznetsova, Nikolaï Réoutov, Youri Itskov, Denis Moïsseenko, Andreï Elizarov, Alexandre Sirotkine…

Le petit Vania, six ans à peine, vient de décrocher le gros lot. En effet, un couple italien veut l’adopter. Aussitôt l’orphelinat, avec une pointe d’envie, le surnomme l’Italien. Bonheur inespéré, promesse d’une vie de cocagne. Mais rien n’est simple en Russie. À ce lendemain qui chante, le gamin renonce et se lance dans une aventure périlleuse : retrouver sa mère qui l’a abandonné. Le voilà qui prend la route, sans craindre les difficultés ni les possibles déceptions”.  Préparez vos mouchoirs”.
Grâce à Alexeï Guerman, Andreï Kravtchouk abandonne les mathématiques appliquées et bifurque vers le cinéma. Il se forme auprès du grand documentariste et réalisateur Semion Aranovitch (1934-1996). D’ailleurs, L’Italien est dans la veine dramatique de son maître. Mais pour avoir aussi travaillé sur des séries très populaires, A. Kravtchouk passe aux blockbusters en 2008 avec L’Amiral et en 2016 avec Le Viking qui narre la conversion au forceps de la Russie au christianisme à la fin du Xe siècle. Un retour aux origines, en somme.

 

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Dimanche 8 mars à 16 h

Christine Cinéma Club

L’Univers  Sokourov

“Faust”, d’Alexandre Sokourov (2011, 2 h 14)

Scénario: Youri Arabov, Alexandre Sokourov (d’après la pièce de Goethe / 1808), image : Bruno Delbonnel
Musique : Andreï Sigle
Avec : Johannes Zeiler, Anton Adassinski, Isolda Dychauk,
Hanna Schygulla, Antje Lewald, Florian Brückner, Georg Friedrich, Vincent Nemeth…

Lion d’or à la 68e Mostra de Venise (2011)

“Il y a bien longtemps, dans une ville allemande gemütlich, vivait un homme en proie à une inquiétude existentielle, herr Doktor Faust. Secondé par son dévoué disciple, il éviscère les cadavres à la recherche de l’âme. Or il a besoin d’argent pour continuer. Hélas, il n’essuie que des rebuffades. Seul le répugnant usurier accepte de l’aider. Tout savant qu’il est, Faust n’a pas reconnu le diable et il conclut avec lui un pacte fatal. La rencontre avec la jolie Marguerite précipite les événements. Cupidité et luxure vont, bien sûr, causer la perte de l’orgueilleux. Bienvenue en enfer”.

Tout ce qui rapproche l’homme de l’animal est ici convoqué, des plus bas instincts aux plus fortes pulsions. Références littéraires et picturales abondent pour figurer le vil et le visqueux, homoncules et créatures diaboliques s’agitent. À Venise, le président du jury Darren Aranofsky déclara : «Certains films vous font pleurer, d’autres vous font rire et d’autres encore vous changent pour toujours après les avoir vus. Faust fait partie de ceux-là“.

 

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Dimanche 8 mars 20 h

Cinéma le Balzac

Délit de fuites, (Фонтан)

URSS . 1988 . Couleur . 1h44, production Lenfilm
Réalisation : Youri Mamine
Scénario : Vladimir Vardunas
Image : Anatoli Lapchov
Musique : Alexeï Zalivalov
Avec : Assankoul Kouttoubaev, Sergueï Dontsov, Jeanna Kerimtaeva,
Victor Mikhaïlov, Alexeï Zalivalov, Nina Oussatova…

Dans une banlieue maussade à la périphérie de Leningrad, un banal immeuble grisâtre. L’arrivée d’un vieil Ouzbek, ennemi du gaspillage, chamboule la vie des locataires qui jusque-là vaquaient à leurs petites affaires. Chaque étage
a son lot d’originaux : un horticulteur en appartement, les fans d’un obscur écrivaillon décédé, un musicien perché, quelques poivrots, des ménagères débordées, beaucoup de citoyens indifférents… Et un Don Quichotte.
Moderne Pot-bouille soviétique, le lieu et ses habitants sont une métaphore du pays et de son système. La Maison Russie se déglingue à tous les niveaux, de la cave au grenier. Tableau véridique et savoureux d’un quotidien délabré, cette comédie grinçante et bouffonne est conçue comme une pièce musicale en sept mouvements, de l’andante allègre au grandioso final. Elle dresse à chaud le
constat d’une société à la veille de son implosion. Tournée en pleine Pérestroïka, la satire de Youri Mamine offre une vision prémonitoire. Mais on le sait, un artiste est aussi un visionnaire”.

Le film a été tourné dans le genre d’une blague, la “malgré la journée” qui n’est pas encore dépassée. L’action se déroule dans une maison ordinaire de Saint-Pétersbourg, qui a besoin de réparations pendant longtemps. Sur l’exemple des dysfonctionnements de cette maison et du désir aussi sincère que vain des locataires de les éliminer, les auteurs créent une illustration tragicomique de la douloureuse «ruine dans nos têtes» douloureusement familière à nous tous.

 

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Lundi 9 mars 13 h 30

Cinéma le Balzac

“Je m’balade dans Moscou”, Я ШАГАЮ ПО МОСКВЕ

de Guéorgui Daniéla (1963, 1h20)   MOSFILM

(Voir vendredi 6 mars scéance de 11h)

 

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Lundi 9 mars à 15 h 10

Cinéma Le Balzac

“La Salle n°6”, (Палата N° 6),

de Karen Chakhnazarov (2009, 1h23) MOSFILM

(Voir mercredi 6 mars scéance de 14h)

 

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Lundi 9 mars à 17 h

Cinéma Le Balzac

La Ballade du Soldat, (Баллада о солдате), de Grigori Tchoukhraï (1959, 1h30)

(Voir samedi 7 scéance de 13 h 30)

 

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Lundi 9 mars à 18 h 50

Cinéma Le Balzac

“Le Miroir”, d’Andreï Tarkovski (1974, 1h48)  MOSFILM

(Voir dimanche 8 mars scéance de 11h)

 

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Lundi 9 mars  18 h

Max Linder

Remise des prix des compétitions courts et longs métrages

 

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Lundi 9 mars 19 h

Max linder

“Les Jours de l’éclipse”, (Дни затменияь)

Réalisateur : Alexandre Sokourov (1988, 2 h 13)

URSS . 1988 . Couleur . 2h13, production Lenfilm et Troïtski Most
Scénario : Youri Arabov, Piotr Kadotchnikov, Arkadi Strougatsli et
Boris Strougatski (d’après leur roman « Un milliard d’années
avant la fin du monde » / 1977)
Image : Sergueï Yourizditski
Musique : Youri Khanon
Avec : Alexeï Ananichkov, Vladimir Zamanski, Irina Sokolova,
Eskander Oumarov, Victor Belovolski, Sérioja Krylov…

“Un jeune pédiatre, en poste dans un bled d’Asie Centrale, tente vaille que vaille de soigner les enfants malades et de s’adonner à l’écriture. Un géologue et un ingénieur militaire dérangent parfois sa solitude. Il vit et travaille dans un milieu désolé, fait de collines pelées, de masures en argile, de sentiers poussiéreux et de gens vaguement hostiles, sans parler du voisinage d’aliénés. La modernité,
en se heurtant aux traditions ancestrales, brouille les rapports entre humains et peut même engendrer des hallucinations. Le héros est en fait confronté à l’interrogation suprême, le sens de la vie”.

Sokourov a tourné ce film à Krasnovodsk, un port sur la Caspienne, et dans les environs. Une ville du Turkménistan qu’il connaît bien pour y avoir vécu dans sa jeunesse.
D’ailleurs, le recours à des non-professionnels ancre localement l’action. L’image passe du sépia à l’ocre puis à des tons mordorés, et la bande-son est un personnage à part entière. Elle mêle de manière savante bribes de radio,
musique symphonique, conversations dans de multiples langues, bruits insolites…

 

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Lundi 9 mars à 21 h

Cinéma Le Balzac

L’Homme qui a surpris tout le monde, (Человек, который удивил всех)

(Voir samedi 7 mars scéance de 11h)

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Lundi 9 mars  minuit

Max Linder

 

Soirée de Clôture

 

 

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HORAIRES

 

Billets aux caisses des cinémas.

 

CINÉMA PARTENAIRES

Récital du pianiste

Vadym Kholodenko

Mardi 3 mars 2020 à 20 h 30

Salle Gaveau, VIII° Paris

Vadym Kholodenko né à Kiev en 1986, a commence à étudier le piano en 1994 à l’Ecole spéciale de musique Mykola Lysenko à Kiev, dans la classe de Natalia Grydneva et Borys Fedorov. A 13 ans, il se produit en tournée aux Etats-Unis, Chine, Hongrie et en Croatie.

Lauréat du Prix national pour les jeunes « Triomphe » en Russie, il s’installe à Moscou, où il continue ses études au Conservatoire Tchaïkovski dans la classe de Vera Gornostaeva.
Parallèlement à sa carrière de soliste, Vadym Kholodenko est un chambriste recherché : il a été primé pour son interprétation du Quintet pour piano de César Franck au Concours Van Cliburn 2013, il a reçu le premier prix. Il a collaboré et a enregistré le repertoire de chambre avec la violoniste Alena Baeva au Japan.
Vadym Kholodenko est également compositeur et arrangeur et travaille régulièrement avec le pianiste Andrey Gugnin, avec lequel il a fondé l’ iDuo. Parmi ses enregistrements figurent ceux réalisés avec Gugnin, mais également les enregistrements des récitals consacrés à Schubert, Chopin, Rachmaninov, Medtner et à d’autres compositeurs plus contemporains.

Il s’est produit en récital ou avec orchestre en Ukraine, en Russie, aux Etats-Unis, en Chine, au Japon, dans plusieurs pays européens et en Israël. Il a collaboré avec des chefs de premier plan : Yuri Bashmet, Vladimir Spivakov, Mark Gorenstein, Alexander Rudin, Dmitry Liss, Eugeny Bushkov ou Alexander Sladkovskiy. Sa récompense au Concours Van Cliburn l’a lancé sur une tournée internationale de plus de cinquante concerts en Europe, en Asie et aux Etats-Unis. Il est artiste en résidence au prestigieux Mariinsky Concert Hall et a été nommé « artiste du mois » par Valery Gergiev.

PROGRAMME :

Wolgang Amadéus Mozart : Sonate N° 14 KV 457

Franz Schubert : Sonate N° 13 D 664

Kaija Saariaho : Ballade

Alexandre Scriabine : Préludes

Sergueï Rachmaninov : Sonate N°2

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Tarifs préférentiels pour les membres d’Artcorusse

30% sur le tarif des billets

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En quelque 110 ans, la salle Gaveau s’est imposée dans le paysage musical parisien comme un salon de musique incontournable. Le terrain sur lequel est bâti l’immeuble Gaveau a été acquis en 1905. Les plans de la salle ont été dressés avec un soin particulier pour l’acoustique, à la fin de 1905 par l’architecte Jacques Hermant. L’immeuble a été construit en 1906-1907 et la salle Gaveau fut tout de suite la salle de prestige de Paris.

Sa destination essentielle a toujours été le piano et la musique de chambre mais des orchestres y étaient souvent entendus. Le nombre de places a légèrement évolué dans le temps autour de 1000 places. Le nombre actuel est de 1020.

 

SALLE GAVEAU

45-47 Rue la Boétie  75008 PARIS
Métro: Mirosmenil

Tarifs: Catg. 1 = 55€, Catg 2 = 38€, Catg 3 = 22€

RÉSERVATION: En téléphonant au 01 48 24 16 97 du lundi au vendredi de 10h à 18h.
Frais de réservation : 2,60 € par place.   Fnac   et  www.sallegaveau.com

Tel :01 48 24 16 97
Code promotionnel pour les membres d’Artcorusse:  (sur demande à Artcorusse), à mettre en fin de commande

 

 

Femmes Artistes – Femmes d’action

Week-end chez George Sand

Samedi russe autour de Marina Tsvetaïeva

Dimanche Paroles et musiques de femmes

Samedi 7 et dimanche 8 mars 2020

Domaine de George Sand, 36400 Nohant-Vic

 

Culture et Musique de femmes pour la Journée Internationale des Droits des femmes

  • A Nohant, chez Georges SAND, pionnière dans la lutte pour la place de la femme dans la société.
  • Françoise CHANDERNAGOR (de l’Académie Goncourt) et Anny DUPEREY garantes respectivement de la qualité culturelle et de la popularité
  • Découverte d’un pan de culture méconnu parce qu’initialement porté par des femmes dans les trois arts présents à Nohant chez George SAND avec ses illustres invités : littérature et poésie, musique et arts plastiques,

C’est à présent le rendez-vous annuel

“FEMMES ARTISTES, FEMMES D’ACTION – UN WEEK-END CHEZ GEORGE SAND”

En 2019, succès de la 1ère édition avec ses spectacles inédits : la découverte de poétesses oubliées par Françoise CHANDERNAGOR et Anny DUPEREY avec Sarah LAVAUD en illustration musicale, héroïnes de romans avec le TRIO GEORGE SAND, Lydia JARDON et la compositrice Florentine MULSANT, la peinture avec Nina VIDROVITCH….

L’accent est mis sur la découverte d’artistes russes méconnues ou oubliées avec le 7 mars :                              

UN SAMEDI RUSSE  (à partir de 14h)

  • Une exposition Ida KARSKAYA, amie de Soutine, 2ème École de Paris : 30 œuvres pour le 30ème anniversaire de sa disparition.

  • Photos d’Anny DUPERREY
  • Irène FRAIN (“Je te suivrai en Sibérie”)

  • “Sur les pas de Lise”, le voyage en Sibérie de Lise CRISTIANI, violoncelliste célèbre du XIXè par le DUO GRISENTI/VITANTONIO

  • Point fort du week-end : “TRAGIQUE TSVETAÏEVA” ou “VIVRE DANS LE FEU”, son destin et son immense poésie (spectacle inédit).

                Narration par ses deux derniers biographes : Vénus KHOURY GHATA (Prix Goncourt de la   poésie) et Frédéric PAJAK (Prix Goncourt de la biographie)

 

Sa poésie par Marina VLADY

                Illustration musicale : musique russe pour violoncelle et piano (Prokofiev, Miaskovsky et Chostakovitch) par le DUO GRISENTI/VITANTONIO

                Les rarissimes “Six Poèmes de Marina TSVETAÏEVA” mis en musique par Chostakovitch opus 143 par Irina KATAEVA (après son introuvable version référence de 1982 avec Natalia ROZANOVA) et Marielou JACQUARD et son timbre charnu et rare pour exprimer le tragique

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Soirée sous chapiteau en présence des artistes

Soirée « diner/buffet » possible, avec clin d’œil à la Russie

Tarif par personne : 45€

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DiMANCHE  (à partir de 11h)

PAROLES de FEMMES , ” Femmes et mères”

 

  •  Annie DUPERREY, naratrice et le duo Anne-Lise Gastaldi.
  •  David Saudubray au piano.

PAROLES et MUSIQUE de FEMMES :

  •  Marie-Paule BELLE, récital pour son retour à la scène avec ses meilleurs titres et ses grands succès. Programme : Françooise Maillet-Joris; barbara, Marie-Paul Belle.

 

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Construite à la fin du XVIIIe siècle, cette maison de maître et ses dépendances sont acquises par Madame Dupin de Francueil, grand-mère paternelle de George Sand.
Née Aurore Dupin en 1804, George Sand vit de sa plume et conquiert son indépendance. Séparée de son mari, elle défend les droits des femmes dans ses ouvrages et s’investit dans la révolution de 1848. Elle y reçut nombre d’hôtes illustres : Liszt et Marie d’Agoult, Balzac, Chopin, Flaubert, Delacroix qui y eut son atelier… L’intérieur de la maison a conservé le décor que l’écrivain connut jusqu’à sa mort : salle à manger, chambre bleue, petit théâtre et théâtre de marionnettes.

Domaine de George Sand

Place Sainte Anne, 36400 Nohant-Vic

Tarifs : Pass 25€ pour la journée (samedi ou dimanche),

Pass 40€ pour les 2 jours  (le pass donne droits aux exposition et aux concerts).

Renseignements et Billeterie : Office du Tourisme de la Châtre: 02 54 48 22 64

 

Journée Internationale des Femmes

Международный женский день

Concert avec 

Véronika Bulychava

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Poesie de Marina Tsvetaeva

par Aleksandra Svinina

Dimanche 8 mars 2020 à 15 h

La Place Rouge, 42300 Roanne

Le 8 mars est une Journée Internationale des Femmes “mettant en avant la lutte pour les droits des femmes et notamment pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes.” Quant à Véronika , issu de l’Union Soviétique a vécu tout à fait autrement : fabrication de cadeaux pour sa mère depuis la maternelle et plus tard elle eu l’occasion de recevoir des fleurs et des mots gentils de la part des hommes.

Cette année je chanterai à ce jour, parce que j’ai le droit au travail autant que les hommes !  Avant, j’écouterai avec beaucoup d’intérêt la poésie de Marina Tsvetaeva interprété par Aleksandra Svinina. Bienvenue à toutes et tous !” Déclare Véronika Bulycheva.

Plus de renseignement sur V. Bulycheva : CLIQUEZ

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Marina Tsvetaeva et sa fille Ariadna © Getty

Aleksandra Svinina, présidente de l’ Association Marina-Tsvetaeva ,  “ Étoiles-Averses”    réalisatrice de l’unique documentaire consacré à Marina Tsvetaeva, en 2010 avec  des photos inédites d’Ariadna Efron, durée  52″. Aleksandra déclamera des poèmes de Marina Tsvetaeva.

Plus de renseignements sur Marina Tsvetaeva : CLIQUEZ

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LA PLACE ROUGE

2 Place du Marché, 42300 Roanne

Tél : 04 77 71 39 76

Tarif : 12€ (collation et spectacle).