16
mar

Exposition « Pissanka » d’Ines Keltchewsky

   Publié par: artcorusse   dans Evenements

Compiègne

Samedi 17 et dimanche 18 mars

Margny lès Compiègne Salle Marcel Guérin

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« Coquilles d’Art » à Colmar

du 5 au 9 avril

Koifhus, 29 Grand’rue, Colmar

Prix du Lions Club 11 mars 2012, Salon à Tours.
16
mar

Concert Balalaïka avec G. Swistounoff

   Publié par: artcorusse   dans archives

15
mar

Resultats de la vente « Collection Serge Lifar »

   Publié par: artcorusse   dans Informations

LA SUCCESSION DE LA COMTESSE AHLEFELDT (1905-1986), LEGATAIRE UNIVERSELLE
DE SERGE LIFAR,  soit vingt-six ans après sa mort à Lausanne, vente que nous avons annoncées il y a quelques semaines sur notre site (CLIQUEZ )

. Vente non seulement mémorable, mais également historique hier soir Mercredi 15 mars 2012 pour l’Hôtel des Ventes de Genève, puisque cette vente s’est envolée pour CHF 7’250’000, soit 7 fois son estimation, constituant un record pour la maison de vente genevoise. Les œuvres des plus grandes artistes du XXe siècle se côtoyaient dans ce remarquable ensemble. Elles bénéficiaient d’une provenance exemplaire de première main, la plupart portées portaient le tampon de Serge Lifar ou encore la dédicace d’ artistes.

Les 46 lots de Jean Cocteau ont créé l’événement en totalisant CHF 2’716’000 alors que l’authentification de ces œuvres avait été confirmée peu avant la vente par le Comité Cocteau. L’exceptionnel ensemble de 48 dessins d’Opium rejoint la collection de Jean- Claude Vrain, libraire à Paris pour plus d’un million de francs suisses (lot 489 à 492A).

Véritable frénésie hier soir à l’Hôtel des Ventes de Genève pour tous les lots liés à la célèbre « Mademoiselle    Chanel »!    Un    lot    d’une    lettre autographe de Coco à Serge Lifar, témoignant de leur longue amitié, accompagnée par deux photographies de Chanel dédicacées « à son frère Serge », a vu son estimation basse multipliée par 1’400 pour atteindre près de CHF 430’000 (lot 435, est. CHF 300-500).

Les lots 468 et 469 composées de deux lettres manuscrites autographes de Cocteau à Coco s’envolent pour CHF 48’600 et CHF 67’000 alors que son petit cendrier en laiton atteint la somme de CHF 8’500 (lot 414) et un lot de 18 photographies de Serge Lifar en compagnie de Coco Chanel change de main pour CHF 34’000.

Fort engouement du côté des enchérisseurs russes pour Pouchkine avec le lot 401 de livres, affiches, programmes et médailles vendu CHF 158’000.

Un enchérisseur présent dans
la salle emporte à lui seul les 7 lots d’Aleksei Mikhailovich Remizov (1877-1957) pour CHF 815’000, établissant que des records mondiaux toutes catégories pour cet artiste.

Les 75 lots de photographies retraçant le parcours, les amitiés et les rencontres du danseur étoile, toutes conservées par Lifar jusqu’à la fin de sa vie tel un précieux trésor, se sont vendus pour une montant total de CHF 380’000.

Les 6 photographies de Man Ray ont suscité l’intérêt des connaisseurs et les enchères sont montées jusqu’à CHF 39’000 alors que les lots 302 et 303 regroupant des photographies de Diaghilev et des Ballets Russes ont atteint la somme de CHF 42’000 et CHF 51’000. Une photographie de Pablo Picasso prise vers 1910, signée de la main du maître au crayon bleu et dédicacée à Serge Lifar a été adjugée CHF 12’000.

La petite composition cubiste par Picasso intitulée Homme à la guitare (14×11,5 cm) s’est vendue hier soir à un enchérisseur au téléphone pour la somme de CHF 206’000 (lot 613, est. CHF 70’000-90’000).

Autre Picasso, une étude de décor au pastel intitulée « Prélude à l’après-midi d’un faune » a atteint CHF 158’000 (618, est. CHF 80’000-120’000).

D’autres décors de ballets complètent la collection Serge Lifar. Le projet de décor du Ballet de Diaghilev « Roméo et Juliette » de 1926 par Max Ernst, intitulé « Soleil » a été adjugé pour CHF 231’000 (lot 561, est. 100’000-150’000) tandis que les 6 décors de Gontcharova ont totalisé CHF 162’000 (lots 568 à 572).

Parité du Franc suisse par rapport à l’Euro: 1 Franc suisse (CHF)= 0,82847 Euro (EUR)

14
mar

La Toison d’Art présente: Chœurs orthodoxes à Paris

   Publié par: artcorusse   dans Evenements

Pâques en Russie

Dimanche 8 avril 2012 à 16h
et Lundi 9 avril à 16h


Liturgie et chœurs orthodoxes de Carême et de Pâques.

Chants populaires russes.

Eglise Saint Louis en l’Île 75004 Paris.

et Jeudi 5 avril 2012 à 20h30

en l’Eglise Réformée des Batignolles 75017 Paris


Organisation La Toison d’Art:

Réservation : 01 44 62 00 55


Concerts en banlieue:

EVRY (91) Jeudi 24 mai à 20h30 Cathédrale d’Evry
Cours Monseigneur Roméro 91000 Evry
Le CHŒUR du MONASTERE SAINT-ALEXANDRE NEVSKY de SAINT-PETERSBOURG
12 voix d’hommes Direction : Boris SATSENKO
Chants des Monastères de Russie
Liturgie, chœurs orthodoxes, chants traditionnels russes.
Tarif : 12 €-9 €

Paris (75) Vendredi 25 mai 2012 à 20h45 Eglise Saint-Germain des Prés
Eglise Saint-Germain-des-Prés 75006 Paris Place et Métro St-Germain-des-Prés
Le CHŒUR du MONASTERE SAINT-ALEXANDRE NEVSKY de SAINT-PETERSBOURG
12 voix d’hommes Direction : Boris SATSENKO
Avec la participation exceptionnelle le 25/05 de :
Maria SENCHUROVA, soprano
Maria KONDRASHKOVA, mezzo-soprano
Chants des Monastères de Russie
Liturgie, chœurs orthodoxes, chants traditionnels russes.
Tarif : 23€-19€-14€

Dimanche 27 mai 2012 à 16h
Eglise Saint-Louis-en-l’Ile 19 bis rue St-Louis-en-l’Ile 75004 Paris Métro : Pont-Marie ou St-Paul
Le CHŒUR du MONASTERE SAINT-ALEXANDRE NEVSKY de SAINT-PETERSBOURG
12 voix d’hommes Direction : Boris SATSENKO
Chants des Monastères de Russie
Liturgie, chœurs orthodoxes, chants traditionnels russes.
Tarif : 23€-19€-14€

Dimanche 3 juin 2012 à 17h
Eglise Notre-Dame des Blancs Manteaux 12 rue des Blancs Manteaux 75004 Paris
ENSEMBLE VOCAL DU MONASTERE KONEVETS
Quatuor de Voix d’Hommes du Monastère Konevets
avec Yulia KHOTAY, soprano solo des Voix de la Néva
et Oleg KOVALEV, basse solo du Chœur du Patriarcat Russe
Chants des grands Monastères de Russie et chants populaires russes.
Tarif : 23€-19€-14€

PROVINCE Mars/Avril 2012

LE CHŒUR DU MONASTERE VYSSOKO-PETROVSKY de MOSCOU
Voix d’hommes. Direction : Pavel SOUTCHKOV
Programme : PAQUES EN RUSSIE
Liturgie et chœurs orthodoxes de Carême et de Pâques. Chants populaires de Russie.

MOLSHEIM (67) Samedi 31/03 20h30 Eglise des Jésuites Rue Notre Dame 67120
Tarif : 19/16/12 € Office du Tourisme Tél. : 03 88 38 11 61

ANNECY (74) Lundi 2/04 20h30 Cathédrale St-Pierre Rue Jean-Jacques Rousseau 74000
Tarif : 19 € / 14 € réduit
Office de Tourisme Tél. : 04 50 45 00 33
Fnac-Carrefour-Géant Tél. : 0892 683 622 (0,34 € T.T.C./mn) et www.fnac.com

TOURNUS (71) Mardi 3/04 20h45 Abbaye St Philibert
Tarif : 19/16/12 € réduit
Office de Tourisme Tél. : 03 85 27 00 20

NANCY (54) Samedi 7/04 20h30 Temple Protestant Place Maginot 54000
Tarif : 16 € / 9 € Réduit
Office de Tourisme Tél. : 03 83 35 22 41
et Fnac-Carrefour-Géant Tél. : 0892 683 622 (0,34 € T.T.C./mn) et www.fnac.com

AUXERRE (89) Mardi 10/04 20h30 Eglise St-Eusèbe Place St-Eusèbe 89000
Avec la participation du CHŒUR D’HOMMES DE L’AUXERROIS Direction : Nicolas MICHEL
Tarif : 16/12/9 €
Office du Tourisme Tél. : 03 86 52 06 19

BELFORT (90) Mercredi 11/04 20h30 Cathédrale Saint-Christophe Place d’Armes 90000
Tarif : 16 € / 12 € réduit
Maison du Tourisme Tél. : 03 84 55 90 90
Fnac – Carrefour – Géant et 08 92 68 36 22 (0,34 € / min.) et www.fnac.com


12
mar

« Et le temps s’arrêta… » de Nadejda Teffi

   Publié par: artcorusse   dans Livres

Ce recueil réunit trente nouvelles dont la première, « Heureuse », raconte l’expérience d’une fillette de six ans et la dernière, « Et le temps s’arrêta », celle d’une femme âgée et malade. Long périple à l’intérieur de la mémoire. On y trouve une kyrielle de génies, bons ou mauvais, on y croise ces éternels vagabonds, ces répétiteurs d’autrefois, ou encore ceux qui cherchent une contrée au nom étrange qui n’existe pas sur terre: Le Pays de Nulle part.

Nadejda Alexandrovna Lokhvitskaä dite TEFFI.

Nadejda Alexandrovna Lokhvitskaä (née en 1872 à Saint Pétersbourg, décédée à Paris en 1952) plus connue sous le pseudonyme de Teffy, fut incontestablement l’auteur le plus lu dans la diaspora russe entre 1920 et 1940, aussi bien à Berlin, Varsovie et Shangaï qu’à Paris où elle fut une des figures centrales de la colonie russe. A cause de la barrière de la langue, cette célébrité ne franchira pas les frontières de l’émigration et il faudra attendre les années 90 pour qu’elle soit de nouveau publiée en Russie.

De cette génération seule Nabokov et Nina Berberova ont joui d’une audience considérable.

 » L’âme russe aime le merveilleux et tout ce qui s’y rapporte: les pressentiments, les signes, les songes « ,affirme nadejda Teffi.

Bon nombre de récits se situent à mi-chemin entre le rêve et la réalité. Elle sait aussi comme personne recréer ce monde l’enfance, continent lointain, jailli du plus profond de ses souvenirs et qui prend forme à travers le prisme d’un regard limpide.

C’est cette facette de son art que ce livre a choisi d’illustrer.

Dédicace de Nadejda Teffi à Alexandre Nicolaevitch Benois.

Traduit du russe et suivi d’une postface et des notes  par Mahaut de Cordon-Prache.

Couverture "La fillette aux pêches" 1887 de Valentin Serov (Galerie Trétiakov, Moscou)

Editions de Fallois

22 rue de la Boétie 75008 Paris

Courriel: fallois@wanadoo.fr

335 pages Prix 18€

10
mar

Pavel Lounguine officier de la Légion d’honneur

   Publié par: artcorusse   dans Informations

Pavel Lounguine promu officier de la Légion d’honneur, l’ambassadeur de France en Russie, Jean de Gliniasty, remettra le 12 mars dans sa résidence à Moscou les insignes d’officier de l’Ordre national de la Légion d’honneur au réalisateur et scénariste de cinéma russe Pavel Lounguine. Il reçu en fevrier dernier la Légion d’honneur .

Il avait était nommé président de l’Académie franco-russe du cinéma créée à la faveur de l’Année croisée France-Russie avec le concours du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand.

Pavel Lounguine est né le 12 juillet 1949 à Moscou, d’un père scénariste et d’une mère traductrice.
De nationalités russe et française.
Il s’établit en France en 1990 et tourne, avec des producteurs français, des films sur la Russie.

9
mar

« Moscou » au 32ème Salon du Livre 16-19 mars 2012

   Publié par: artcorusse   dans archives

32ème Salon du livre de Paris

MOSCOU ville invitée

STAND « Russophonie » E 80

(Centre de Russie pour la Science et la Culture à Paris, Editions des Syrtes, Librairie du Globe)

PROGRAMME

Jeudi 15 mars

17h00 – 21h00 – Inauguration du Salon du livre

Vendredi 16 mars

11h00 – 12h00 – Présentation du livre « Les cosaques russes à Paris en 1814″. Maison d’édition Gueorgy Kutchkov.

13h30 – 14h00 – Présentation du livre « Pourquoi apprendre le russe? » par Inna Merkoulova et Olga Sekletova

14h00 – 15h00 – Tests de langue russe. Par Olga Sekletova et les professeurs des Cours de russe du CRSC

15h00 – 15h30 – Présentation des projets éditoriaux de la région d’Astrakhan

15h30 – 16h00 – dédicaces de Zakhar Prilepine.

16h00 – 17h00 – Présentation du Prix littéraire « Russophonie » par Christine Mestre.

17h00 – 18h00 – Présentation du livre « Nanotechnologies » par Jores Alferov, Prix Nobel de physique.

18h00  – 19h00 – conférence sur Léon et Sofia Tolstoï par Luba Jurgenson.

Samedi 17 mars

11h00 – 12h00 – Présentation des livres et des programmes littéraires à Mikhailovskoye dédiés à Alexandre Pouchkine. Par Alexandre Voliaev.

13h30 – 14h00 – Présentation du livre « Pourquoi apprendre le russe? » par Inna Merkoulova et Olga Sekletova

14h00 – 15h00 – Tests de langue russe. Par Olga Sekletova et les professeurs des Cours de russe du CRSC

15h00 – 16h00 – Présentation du livre « Quand retrouverons-nous la Russie… » par René Guerra.

16h30 – 17h30 – conférence sur Marina Tsvetaeva par Véronique Lossky et Caroline Berenger.

17h00 – 17h30 – dédicaces de Zakhar Prilepine.

18h00 – 18h30 – Nouvelles publication de la Maison d’édition « Littérature artistique », Moscou. Par Gueorgy Priakhine.

18h30 – 19h00 – Présentation du livre de poèmes « Guitare de Galitch et le Belomor » par Igor Shpynov.

Dimanche 18 mars

15h00 – 16h00 – Présentation des projets éditoriaux de la région d’Astrakhan

17h00 – 18h00 – Projet « Les grands classiques de littérature des pays de la CEI » de la Maison d’édition « Littérature artistique », Moscou.

Lundi 19 mars

15h00 – 16h00 – 95e anniversaire de la naissance d’A.J.Greimas. Présentation des ouvrages scientifiques par Inna Merkoulova.

Pour plus d’information, visitez le site du CRSC:

www.russiefrance.org

Centre de Russie pour la Science et la Culture, 61, rue Boissière 75116 Paris. Tél.: 01 44 34 79 79

Programme et invitations au Salon: www.salondulivreparis.com

Salon du livre:

Porte de Versailles

Métro Porte de Versailles (ligne 12)

Horaires d’ouverture:

Jeudi 15 mars: 17h-21h

Vendredi 16 mars: 10h-21h

Samedi 17 mars: 10h-21h

Dimanche 18 mars: 10h – 20h

Lundi 19 mars: 9h – 19h (professionnels: 9h – 13h)

8
mar

« Orchestre National de Russie » Salle Pleyel

   Publié par: artcorusse   dans Evenements

Salle Peyel


lundi 26 mars à 20h

Salle Playel 252 rue du Fbg St Honoré 75008 Paris

L’ Orchestre National de Russie  poursuit son projet de faire découvrir toute la richesse du répertoire symphonique russe. Loin de se cantonner aux œuvres les plus rebattues, Mikhail Pletnev redonnera vie à des pages beaucoup moins connues du répertoire, telles que ces deux œuvres d’Alexandre Glazounov.

Mikhaïl Pletnev chef d’orchestre.

L’Orchestre National de Russie est fondé en 1990 par le pianiste et chef d’orchestre Mikhaïl Pletnev.
Né dans la période qui voit s’effondrer l’Union soviétique, c’est le premier orchestre du pays à être complètement indépendant du pouvoir politique. Son concert inaugural a lieu en novembre 1990 à Moscou.

Accompagné du violoncelliste Gautier Capuçon, l’orchestre célèbrera également un autre grand mélodiste russe avec l’étonnante et enivrante Symphonie concertante que Prokofiev dédia en son temps à Mstislav Rostropovitch.

Gautier Capuçon.

Au programme:

Alexandre Glazounov

Prélude de la Suite du Moyen Âge

Sergueï Prokofiev

Symphonie concertante, pour violoncelle et orchestre

Alexandre Glazounov

Symphonie n° 6

Renseignements et réservations :

Sur le site internet Salle Playel: ( CLIQUEZ )

ou (CLIQUEZ)

Par téléphone: 01 42 56 13 13, du lundi au samedi, de 11h à 19h.( Les frais de réservation par téléphone sont de 2€ par place)

Aux guichets: 252 rue du Fg St Honoré 75008 Paris

ouverts du lundi au samedi, de 12h à 19h

Accés: Métro Place des Ternes (ligne 2)

8
mar

« La nouvelle Poésie russe » au Restaurant russe DA-NIET

   Publié par: artcorusse   dans Evenements

Restaurant russe

La rencontre de la gastronomie et de l’art

Avec la participation exceptionnelle des poètes russes venus  à Paris:

Vitaly Pukhanov (Prix Mandelstam), secrétaire général du Prix Début.

Olga Slavnikova, Romancière a contribuée à la création du Prix Début.

Ekaterina Sokolova (Lauréate Prix Début).

Alexeï Kachtchev (Lauréat du Prix Pokoliénié).

Igor Savelev (Finaliste Prix Début).

Anna Orlitskaïa (Nominé Prix Début).

Christine Zeytounian-Beloüs (Prix Russophonie 2010), leur traductrice, lira la version française.

Le Prix Début a été créé en 2000 en Russie, par le Fond humanitaire Pokoliénié, récompensant des auteurs de moins de 25ans.

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Programme des autres soirées

LE PRINTEMPS RUSSE

une nouvelle génération de poètes …

Lectures et rencontres avec les poètes .

16 mars 13h30 : Salon du livre Paris, Porte de Versailles

20h    Restaurant bistrot russe DA-NIET 5 rue de Lancry, Paris

17 mars 22h     : Club des Poète 30 Rue du Bourgogne, Paris

20-21 mars       : Faculté des Lettres, Université de Lausanne (Suisse)

22 mars 20h     : Maison de la Russie 3 av. Cyrille Besset, Nice

23 mars 19h30 : Librairie du Globe 67 Bd Beaumarchais, Paris

Informations et réservations:

Association France-Oural

140 rue de Saussure 75017 Paris

Tél: (33) 1 46 22 55 18

www.france-oural.org

prix.russophonie@gmail.com



6
mar

Anna Pavlova

   Publié par: artcorusse   dans Articles de fond

Anna Pavlova, Анна Матвеевна (Павловна) Павлова.

Anna Pavlova (Saint Petersbourg 1905) 

Anna Matveïevna (Pavlovna) Pavlova (en russe : Анна Матвеевна (Павловна) Павлова)  ballerine russe, elle est née à Saint-Pétersbourg le 12 février 1881 et elle est décédée à La Haye le 23 janvier 1931.

Née d’une  famille modeste, Anna Pavlova après avoir vu une représentation de La Belle au bois dormant en 1890, décida de se consacrer à la danse. Formée à l’École impériale de danse de Saint-Pétersbourg, elle eu comme professeurs: Pavel Gerdt, Marius Petipa et Enrico Cecchetti, dont elle sera par l’unique élève, de 1906 à 1908, qui lui permettra d’entrer en 1899 au sein du ballet du Théâtre Mariinsky.

Anna Pavlova (Saint Petersbourg 1905)

Lorsqu’en 1906 elle devient danseuse étoile, elle a déjà dansé les plus grands rôles du répertoire classique. Elle reste attachée au Mariinski jusqu’en 1913, bien qu’en 1911 elle se disputa avec Mordkin. Elle a gardé le secret de son mariage avec son manager, Victor Dandré.
Anna a été connu pour avoir eu les pieds très cambrés, ce qui fait qu’il est difficile de danser sur la pointe des orteils. Elle avait découvert qu’en ajoutant un morceau de cuir dur pour les semelles, les chaussures avaient une meilleure prise en charge, son idée a été le précurseur de la chaussure moderne de pointe.

Theâtre Marie (Mariinski) 

Anna Pavlova, cette grande danseuse est passée dans la légende de son vivant, se considérait elle-même comme une « moniale de l’art ». Pendant la guerre, elle parcourt les deux Amériques et tient même
la vedette dans le film « la Muette de  Portici ». Ses admirateurs étaient fous d’elle, les statuettes de la danseuse se vendaient partout et pendant sa tournée aux États-Unis ses portraits ornaient les transports municipaux, fait qui a failli provoquer un procès.

Anna Pavlova 1912.

La paix revenue, Pavlova revient à Londres où elle avait acheté une maison quelques années auparavant ( Ivy House, dans
Hampstead ). Ce devait être son point d’attache toute sa vie durant. C’est là désormais qu’elle ira se reposer entre deux
tournées, en compagnie de son mari Victor Dandré, entourée de ses animaux favoris et de ses chers cygnes, si souvent
photographiés. C’est là sans répit qu’elle conçoit ses projets, répète, donne des leçons.

Anna Pavlova en compagnie de Jack, l'un de ses cygnes apprivoisé.

Pavlova ne manquait pas de se lamenter :  « Pourquoi toujours ces lèvres serrées, ces visages sans expression? Pleurez quand vous avez envie de pleurer et riez quand vous avez envie de rire« . En dépit de ses mouvements d’humeur elle restait trés maternelle avec ses danseuses, à qui elle donna une formation admirable que certaines continueront  de transmettre à leurs propres élèves. N’ayant pas d’enfants, ses instincts maternels se consacraient à sa compagnie et à une maison pour les orphelins réfugiés russes, qu’elle avait fondé à Paris en 1920.

Pourtant, Pavlova préférait vivre en retrait du monde et pouvait passer des heures en observant les cygnes qui nageaient dans l’étang au milieu d’un énorme parc à l’anglaise qui entourait sa propriété d’Ivy House.

Anna pavlova dans sa maison .

Ivy House maison  de la danseuse dans les environs de Londres ou elle a vécu  20 ans après son départ de la Russie, de 1912  à 1931. La maison  célèbre en 2012 son centenaire.

Ivy House 94 à 96 North End Road London

Lorsqu’elle montait sur la scène, elle ressemblait à cet oiseau énigmatique, fier et ardent, – raconte la soliste du Bolchoï Evguenia Obraztsova qui avait pris part au concert de gala:

« Quand on regarde son fameux enregistrement du « Cygne mourant », on voit, certes, que les danseuses d’aujourd’hui affichent une meilleure technique, ont un autre look et sont même plus belles…Pourtant, il leur manque le frémissement qui distinguait Anna Pavlova. Elle a sur traduite dans sa danse l’esprit de l’époque et un état intérieur plein d’exaltation. Je suis certaine que toute danseuse contemporaine qui se compare à elle doit honnêtement avouer qu’il lui manque quelque chose. Ce « quelque chose » est l’élément insaisissable de sa personnalité qui fait sa force, tant et si bien que le ballet du passé possède un charme que, malheureusement, nous ne pouvons plus recouvrer… »

Ana Pavlova dans le Lac des Cygnes 

Elle crée sa propre compagnie, afin de partager sa passion de la danse sur le plan international. Ses duos avec Vaslav Nijinski dans Les Sylphides et Giselle sont restés dans les mémoires.

Anna Pavlova et Nijinski dans le Pavillon d'Armide.

Toutefois, Anna Pavlova est réellement entrée dans la légende grâce à son interprétation de La Mort du cygne, sur un extrait du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns. Michel Fokine créa ce solo à sa demande, lors d’une répétition en 1905, et avouera plus tard avoir été inspiré par la visite que lui avait rendue Isadora Duncan quelques mois auparavant.

Anna Pavlova

Tragédienne expressive aux dons de transformation inégalables, elle fuit la virtuosité. Malgré son manque de sens musical, elle acquiert la célébrité par sa présence éthérée, immatérielle, dans le plus pur des styles classiques.

Anna Pavlova dans sa maison d'Ivy House de Londres.

Elle inspira lors de ces tournées en Nouvelle Zelande et en Australie, un dessert. Les deux pays revendiquent l’invention de la pavlova, ce qui est source de conflit. Le chef-d’œuvre de confiserie qui porte le nom de Pavlova, ne cesse de se perfectionner et est aussi populaire qu’en 1926, quand il venait d’être mis sur le marché. Il s’agit  d’une tarte à la meringue, à la crème battue et décorée de fruits frais. Les confiseurs de la Nouvelle Zélande se sont inspirés du chausson de danse  de Pavlova avec des roses de soie verte.

Gâteau Pavlova.

La compagnie parcourt sans relâche le monde et notamment le continent américain jusqu’en 1925.

Programme du 18 octobre  1923 de l’Opéra de Mahattan.

Elle inspira également différents artistes lors de ses tournées aux Etats Unis.

Caricature d'Anna Pavlova en 1920

La guerre et la révolution russe de 1917  la jeteront d’une certaine manière sur les routes, et il lui sera difficile, voir impossible de retourner en Russie. Elle se mettra alors à sillonner le monde.

Anna Pavlova posant devant sa malle aux costumes.

Les Etats Unis, mais aussi l’Asie du sud est l’Inde, elle est pour beaucoup dans la renaissance de la danse indienne au début du siècle. C’est elle qui encouragera les premiers et courageux danseurs indiens, qui, contre vents et marées, braveront leurs familles et leurs castes, et surtout le gouvernement anglais,  pour monter sur scène et faire renaitre la danse que les anglais avaient interdites : Pavlova encourage trois danseurs et dansera même avec l’un d’eux : Uday Shankar
Mais elle sera aussi l’alliée de Menaka, qui va rescussiter le Kathak et de Rukmini Devi, elle fera beaucoup pour le Baratha natyam.

Uday Shankar avec Anna pavlova et une autre danseuse (?)

Exclusivement tournée vers son art, parfaitement consciente de sa superiorité, elle a toujours été pour elle-même le plus
sévère des critiques. Rien par exemple ne la contrariait plus qu’une ovation qu’elle jugeait n’avoir pas méritée.

Anna Pavlova, par Pavel Chmarov (Huile sur toile 200X128, Musée Berdiansk, Ukraine )

Les voyages
incessants l’épuisaient, et pourtant , de toute sa troupe, c’était elle qui travaillait avec le plus d’acharnement, répétant souvent
seule dans le théâtre, une fois les lumières éteintes, après le départ de ses camarades.

Costume  d'Anna Pavlova dans Le Lac des Cygnes (Musée Nationale du Costume, Moulins)

Anna Pavlova, en 1931, tomba malade pendant les répétitions pour un spectacle en Europe, mais elle a refusé de se reposer. Quelques jours plus tard, elle s’est effondrée avec une pneumonie. Elle s’éteindra dans un hôtel de la Haye, à l’âge de cinquante ans, le 23 janvier 1931 après des années et des années de représentations, de spectacles, parfois dans des conditions parfois  précaires.

Dédicace d'Anna Pavlova.

Et le soir de sa disparition, la musique de La Mort Du Cygne fut jouée alors qu’un projecteur seul fixait son souvenir sur la scène vide…
Ce jour là, l’un de ses cygnes mourut lui aussi, alors que son compagnon s’envola du parc de sa chère maison pour ne plus jamais y revenir…
La dépouille de la danseuse fut ramenée à Londres… Une fois terminées les liturgies de l’Eglise Orthodoxe, Alexander Volinine demanda à son fidèle ami, Piotr Vladimiroff de porter avec lui le cercueil : « Nous allons danser un dernier pas de trois avec notre pauvre chère Anna Pavlovna »… « Et c’est moi qui vous dirigerai« , enchaîna le maître Ivan Clustine. Les trois grands artistes prirent le chemin du columbarium, où la Prima Ballerina fut incinérée.

Urne contenant les cendres d'Anna Pavlova.


Anna Pavlova sur le dôme du Victoria Palace Theatre de Londres


Médaille commémorative russe.

5
mar

Valery Gergiev au Théâtre des Champ-Elysées

   Publié par: artcorusse   dans Evenements

Concerts exceptionnels

« Stravinsky »

mercredi 7 et 8 mars

Valery Gergiev.

L’homme-orchestre est de retour à Paris pour deux soirées consacrées à Stravinsky

Valery Gergiev est depuis 23 ans à la tête du Mariinski de Saint-Pétersbourg.
Dépositaire d’une tradition musicale extraordinaire, l‘Orchestre du Mariinski se situe au niveau technique et artistique des plus grandes phalanges internationales.
La presse loue ses « cordes charnues, puissantes, ses bois suaves et fruités, ses
timbres d’une grande beauté
« .

Orchestre du Mariinski de Saint Petersbourg.

À bientôt 59 ans, cet ossète à l’énergie flamboyante cumule la direction artistique
et administrative de cet ensemble. Chef invité de Londres à New York, en passant
par Vienne ou Paris, il vit quatre mois à Saint-Pétersbourg, huit mois à l’étranger
et dirige plus de deux cents concerts par an.
Nommé à l’âge de 35 ans seulement à la tête du Mariinski, son projet artistique a
permis à l’orchestre de rebâtir d’abord l’ensemble du répertoire russe et d’aller le
présenter lors de tournées à l’étranger. Il a également programmé les chefs- d’œuvre
de l’opéra allemand ou français, commandé des pièces à des compositeurs contemporains ou créé un nouveau label discographique. Il a aussi contribué à faire connaître des artistes comme Anna Netrebko ou Olga Borodina.

Igor Stravinsky.

Caractérisé par le compositeur comme une « suite d’épisodes nuptiaux typiques« ,
Les Noces représentent sans doute le point culminant du nationalisme musical de
Stravinsky, et l’œuvre peut-être la plus parfaite et la plus émouvante de toute sa
production. Comme Renard, dont la composition est contemporaine, Les Noces se
situent, par leur esthétique et leur langage, dans le prolongement direct du
Sacre du Printemps, bien que les trois œuvres aient une physionomie différente,
notamment sous l’angle de l’orchestration.

Œdipus Rex, opéra-oratorio en deux actes, est basé sur un livret de Jean Cocteau
(d’après Sophocle et traduit en latin). L’œuvre dont l’initiative fut prise par les deux
auteurs en vue de célébrer le 20ème anniversaire de l’activité théâtrale de Serge de
Diaghilev, a été composée à Nice en 1926-1927. Elle a été donnée en concert à
Paris en 1927 et la création scénique a eu lieu à Vienne en 1928. L’idée de créer une
grande œuvre sur un mythe antique et un texte latin émane de Stravinsky. C’était
une nouvelle étape dans son évolution vers un classicisme musical affranchi de toute
intrusion d »éléments anecdotiques ou sentimentaux.
Gérard Depardieu sera le récitant dans Œdipus Rex le 7 mars, et Boris Berezovsky
le soliste du concert du 8 mars.

Boris Berezovsky

MERCREDI 7 MARS  20 HEURES

Igor Stravinsky

Les Noces (Scènes chorégraphiques 1923)

Mlada Khudolei soprano / Olga Savova Mezzo soprano
Alexander Timchenko ténor / Andréi Serov basse
Sergei Babayan, Stanislav Kristenko, Dimitri Levkepvitch, Marina, surtitré en français

Concert en russe, surtitré en français

Œdipus Rex
Opéra-Oratorio 1928
Ekaterina Semenchuk  Jocaste   Sergei Semishkur Œdipe
Alexei Markov  Créon, un mesager  Mikhaïl Petrenko  Tiressi
Alexander Timchenko Un berger
Gérard Depardieu  récitant

Concert en français

Valery Gergiev  direction
Orchestre du Théâtre Mariinski
Chœur du Théâtre Mariinski  direction Andrei Petrenko

TARIFS :95€, 74€,  55€,  30€, 10€, 5€

JEUDI 8 MARS 2012 20 HEURES

Igor Stravinsky

Orchestre et Chœur du Théâtre Mariinski
Valery Gergiev   direction
Boris Berezovsky  piano

Petrouchka / Capriccio pour piano et orchestre / Symphonie de psaumes

TARIFS: 85€, 65€, 45€, 30€, 10€, 5€

Concert du Dimanche matin 11 mars à 11h.

Alexander Melnikov  piano

Schubert  Trois pièces pour piano D. 946
Chostakovitch  Sonate pour piano n° 2 op. 61
Liszt  Réminiscences de Don Giovanni d’après Mozart

Tarif: 25€   tarifs réduit: 12€   Gratuité pouir les moins de 9 ans

THEATRE DES CHAMPS-ELYSEES
15 AVENUE MONTAIGNE 75008 PARIS
T. +33 (0)1 49 52 50 62

Rernseignements: Téâtre des Champs Elysées

2
mar

Dispersion de la collection Serge Lifar

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LA SUCCESSION DE LA COMTESSE AHLEFELDT,

LEGATAIRE UNIVERSELLE

DE
SERGE LIFAR

FIGURE ILLUSTRE DE LA DANSE AU XXE SIECLE

sous le marteau en Suisse.

Mise à l’encan : les 12, 13, 14 et 15 mars 2012

Hôtel des Ventes de Genève

PLUS DE 300 DESSINS, GRAVURES ET HUILES DES PLUS GRANDS ARTISTES DU XXE SIECLE: CHAGALL, MAX ERNST, JUAN GRIS, PICABIA, PICASSO…

3000 PHOTOGRAPHIES PAR LES PLUS GRANDS STUDIOS DES BALLETS RUSSES ET DES PERSONNALITES DE L’EPOQUE
DECOUVERTE EXCEPTIONNELLE DE DESSINS ET MANUSCRITS ORIGINAUX DE PLUSIEURS OEUVRES MAJEURES DE JEAN COCTEAU

Exposition publique: du 9 au 11 mars 2012

La collection Serge Lifar: la collection d’une vie et d’une histoire
La vie de Serge Lifar est intimement liée à l’histoire de la danse et à l’histoire du XXe siècle. Grand collectionneur, Lifar conserva des témoignages de son parcours et de ses rencontres: photographies, dessins et documents inédits proposés à l’Hôtel des Ventes de Genève en attestent

Lot 416 incluant l'emblématique ours en peluche, «confident» de Serge Lifar
 ainsi que ses chaussons de danse dédicacés. © Hôtel des Ventes Genève.

Serge Lifar est né à Kiev le 2 avril 1904 (date réelle 1905) et il est mort à Lausanne le 15 décembre 1986. Il consacra sa vie à la danse, il défendit cet art avec ardeur, il est à l’origine de son rayonnement dans le monde. En sa qualité de chorégraphe, de directeur et maître de ballets à l’Opéra de Paris, il sut collaborer avec les meilleurs artistes de son siècle, décorateurs, écrivains ou compositeurs. Grâce à son génie et à son enthousiasme, il parvint à élever la danse au rang des arts les plus nobles de son temps.

Déja en 2002 certainement la dernière compagne de Serge lifar,  se présentant sous le nom de comtesse d’Ahlefeldt-Laurvig, suite à un mariage de courte durée avec un comte danois Christian Carl Ahlefeldt-Laurvig, trois coffres (« lot 92″) contenant des milliers de documents concernant Diaghilev, les Ballets Russes et Lifar furent vendus en un seul lot par  Sotheby’s à Londres, pour 140 000 livres sterling.

La Comtesse Ahlefeldt-Laurvig est décédée à Lausanne le 27 août 2008.  Elle est enterrée au cimetière orthodoxe de Sainte Geneviève des Bois auprès de Serge Lifar.

Tombe de Serge Lifar, cimetière russe de Sainte Geneviève des Bois (Essonne).

Lifar avait dédie son dernier livre, Les Mémoires d’Icare, « à la comtesse Lillan Ahlefeldt-Laurvig, au cœur d’or et à l’âme pure, ma musespirituelle et amie fidèle dans toutes les circonstances ». Après presque 30 ans de vie commune, Lifar meurt en 1986 à Lausanne. La comtesse hérite de ses collections et lui écrit une dernière lettre d’adieu en concluant sur ces mots :

« Trés cher Serge, dans l’ombre et la lumière, tu fus toujours un grand seigneur, Lillan ».

Bernard Piguet, directeur et commissaire priseur de l’Hôtel des Ventes souligne: « Cette collection estimée à  plus d’un million de  francs comprend des oeuvres majeures de la vie artistique du XXème siècle, mais aussi des objets personnels que le danseur a conservés près de lui toute sa vie ». En effet, les collectionneurs et amateurs pourront ainsi miser tant sur des dessins de Picasso à plus de CHF 100’000, que sur un lot de programmes dédicacés (CHF 200.-), sur sa malle de voyage (CHF 300.-) ou sur son petit ours en peluche fétiche (CHF 200.-).

Les œuvres provenant de sa collection et proposées à l’Hôtel des Ventes sont essentiellement liées à ses ballets: décors de scénes, costumes, partitions de musique… Signés: Bakst, Alexandre Benois, Bérard, Boucène, Brayer, Buffet, Chagall, Cocteau, Ernst, Gontcharova, Juan Gris, Léger, Maillol, Picabia, Picasso, Stravinsky, pour ne citer que les plus importants d’entre eux.

Serge Lifar par Boris Dmitrieevitch Grigoriev;

Les œuvres de son ami et grand admirateur Jean Cocteau méritent une attention particulière. Lifar les a reçues directement de Cocteau ou de Coco Chanel avec laquelle il est lié par une forte complicité jusqu’à la fin de sa vie. Parmi ces œuvres figurent des dessins originaux illustrant son livre Opium (CHF 40’000-60’000), des manuscrits autographes d’œuvres majeures telles que Orphée (CHF 10’000-15’000), La Machine Infernale (CHF 10’000-15’000), L’Ange Heurtebise (CHF 6’000-9’000) et un carnet de plus de 40 croquis de son voyage autour du monde avec Marcel Khill (CHF 20’000-30’000). Cocteau lui a aussi confié plusieurs poèmes manuscrits de Raymond Radiguet (CHF 8’000-12’000), jeune prodige de la littérature française, mort à 20 ans de la fièvre typhoïde après un voyage avec Cocteau.

Raymond Radiguet

De nombreux lots de sa collection sont en rapport avec la Russie qu’il affectionnait en raison de ses origines. On y retrouve ainsi des oeuvres de Bakst, Larionov et Gontcharova, Prokofiev, Remizov, Schervachidze, Stravinsky, Tchelitchew. La vente comprend également de l’argenterie, des icônes, des miniatures, des livres et des objets d’art russe.

Un exceptionnel ensemble de 3000 photos de ce danseur et chorégraphe hors du commun sont signées par les plus grands noms, comme Anthony, Doisneau, Man Ray, Anna Maria Heinrich, Serge Lido, les studios Harcourt, Lipnitzki, Piaz, Sasha, Vogue. On y découvre Serge Lifar immortalisé dans son art ou aux côtés des personnalités incontournables de son temps: Ingrid Bergmann, Marc Chagall, Coco Chanel, Charlie Chaplin, Jean Cocteau, Giorgio de Chirico, Aristide Maillol, Francis Poulenc, Jacques Prévert, Picasso, Paul Valéry, le comte de Beaumont, le marquis de Cuevas, Marie-Laure de Noailles… Plusieurs partitions originales manuscrites composées par Georges Auric, Arthur Honegger, Francis Poulenc ou encore Igor Stravinsky seront également mises en vente.

Parmi les objets ayant appartenu à la Comtesse Ahlefedt figure un trés bel ensemble d’argenterie américaine et autrichienne  « Sécession Viennoise » , un service de toilette en or ainsi que des vases Art Nouveau signés Tiffany. Citons par exemple une grande ménagère Gorham à motif de rinceaux et fleurs estimée CHF 7’000-9’000. Egalement en vente, un précieux Katana (sabre japonais) du XIXe siècle, des netsuke, Inro, laques et paravents japonais, une collection de superbes miniatures indiennes provenant de la collection du Marajah de Bikaner ainsi qu’un ensemble de jades chinois.


Hôtel des Ventes, 51 rue Prévost-Martin, 1205 Genève

Présentation de presse : Mercredi 7 mars 2012, de 11h00 à 12h00.
Pour toute information supplèmentaire: +41 22 320 11 77

Bernard Piguet, directeur et commissaire-priseur: bpiguet@hoteldesventes.ch

Fanny Moncorgé;   fmoncorge@hoteldesventes.ch

Exposition publique : Vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 mars de 12h à 19h non-stop.
Calendrier des ventes: Lundi 12 mars au jeudi 15 mars 2012.

1
mar

Décés de Dimitri Nabokov

   Publié par: artcorusse   dans Informations

Décés à Montreux du fils de Vladimir Nabokov

Dimitri Nabokov chez lui à Montreux (devant le protrait de son père),

passionné d’alpinisme, de sports automobiles,

Il a édité des œuvres inédites de son père Vladimir Nabokov, « C’est comme si mon père apparaissait et me disait ‘Publie-le !‘ »

Il lutta dès la fin des années 70 pour  faire publier le dernier manuscrit sur lequel son père, Vladimir Nabokov travaillait durant les deux dernières de sa vie, de 1975 à  1977.« The Original of Laura », se composant de 138 fiches écrites au crayon, i l imaginait le lire à haute voix à un petit auditoire, dans un jardin clos.

Fiches de bristol de « The Original of Laura.

Mais, dans ses carnets, écrit à l’hopital, il ajoutait  une note curieuse à la postérité : « Peut-être en raison de mes quintes de toux, l’histoire de ma pauvre Laura eut moins de succès avec mon auditoire qu’elle en aura, je l’espère, avec des critiques intelligents lorsqu’elle sera convenablement publiée« . Il avait souhaité qu’on les brûle à sa mort s’il n’avait pas achevé son manuscrit. « Fallait-il le brûler, comme l’avait demandé Vladimir Nabokov avant sa mort ? »

Ouvrage que Dimitri, son fils, peut resumer d’une phrase : « Dying can be fun (Mourir peut être amusant)« .

Dimitri Nabokov est né en 1934 de l’union de son père à Berlin avec Véra Slonim  (née àSaint Petersbourg décédée le 5 janvier, 1902 –montreux  7 avril, 1991) , Ils ont quitté l’Allemagne en 1936 pour s’installer à Paris.

Dimitri Nabokov et ses parents à Paris.

Son père Vladimir Nabokov est né à Saint-Pétersbourg le 10 avril du calendrier julien/22 avril 1899, et il est mort à Montreux (Suisse) le 2 juillet 1977 d’un oedème du poumon.

Célèbre ecrivain qui disat: « Je suis un écrivain américain, né en Russie et formé en Angleterre où j’ai étudié la littérature française avant de passer quinze années en Allemagne« .

Maison natale à Saint Petersbourg, rue bolchaia Morckaia N°47

Issu d’une famille aristocratique russe, le jeune Nabokov reçoit une solide éducation. Dès sept ans, il parle l’anglais et le français, aidé par ses gouvernantes étrangères et « le voisinage d’une bibliothèque de dix mille ouvrages ».
Nabokov vit une enfance heureuse. Son père, Vladimir Dmitrievitch Nabokov (1869-1922), est un homme politique libéral, élu à la première Douma russe, puis ministre du gouvernement Kerensky après la chute du tsar en 1917.

La famille Nabokov s’exila à Berlin à la Révolution , rejoignant une  importante communauté de Russes exilés. il est envoyé en Angleterre, de 1919 à 1923, ou il  étudie les lettres françaises et russes à Trinity College, Cambridge. En 1923, diplômé de Cambridge, il s’installe à Berlin.

Il y publie quelques nouvelles et poèmes dans le journal Roul, il effectue divers petits boulots,  donnant des cours d’anglais, de tennis, fait de la traduction, de la figuration, un peu de théâtre, des échecs, compose des mots croisés (en russe). L’assassinat de son père par des monarchistes russes, puis la montée du nazisme, poussent Nabokov (avec son épouse et don fils),  à quitter l’Allemagne en 1936 pour s’installer à Paris, ou il écrit une nouvelle en français : Mademoiselle O. Puis il se rend en Angleterre ou, Nabokov écrit pour la première fois un roman en anglais – un tournant majeur de sa carrière d’écrivain : La Vraie Vie de Sebastian Knight (1941).
Son  roman, Machenka, lui vaut un début de célébrité parmi les émigrés russes d’Angleterre. Les premières œuvres de Nabokov sont toutes écrites en russe, Nabokov n’ayant jamais appris l’allemand. Devenant un écrivain russe reconnu, certains de ses textes sont déjà traduits :Chambre obscure quiparaît en français en 1934.
Son œuvre russe s’achève sur Le Don, c’est certainement un roman majeur sur la création littéraire.

Nabokov part ensuite vivre aux États-Unis, où il enseigne à l’université Cornell. Naturalisé américain en 1945. La publication de Autres Rivages, un récit de ses souvenirs d’enfance, lui vaut une première reconnaissance littéraire.
La consécration vient ensuite avec le succès de Lolita en 1955, description passionnée des États-Unis et un chef-d’œuvre de poésie en prose. Nabokov publie ensuite Feu pâle (1961), autre texte majeur.

Lolita publié pour la première fois à Paris en 1955
dans sa version originale, et en 1959 en français.

En 1959, il s’installe en Suisse, dans un hôtel de Montreux, où il demeure jusqu’à sa mort. Il adapte alors ses premiers romans en russe dans des versions anglaises, souvent avec le soutien de son fils Dimitri.

Le premier amour de Vladimir Nabokov s’appelait Tamara.
La femme avec qui il vécut cinquante-deux ans, qui fut également sa muse,
sa traductrice, sa première lectrice, s’appelait Vera.
Ses filles de papier eurent pour nom Lolita, Ada, Machenka…
et la toute dernière, Laura ….

Vladimir Nobokov et Véra en 1966 à Montreux.

Après trente ans d’hésitation et contre la volonté de son père, qui souhaitait que s’il n’avait pas achevé d’écrire cet ouvrage, on devait le bruler. Dmitri Nabokov, a décidé d’éditer le roman The Original of Laura,. Sorti en novembre 2009 aux États-Unis et au Royaume-Uni, il a été traduit et publié en France chez Gallimard en avril 2010, dans la collection « Du monde entier », sous le titre L’Original de Laura (C’est plutôt drôle de mourir).


Le texte français de Maurice Couturier est surmonté, sur chaque page, de la reproduction en fac-similé de chacune des fiches où apparaît le manuscrit original en anglais, avec une introduction de Dmitri Nabokov.

Tombe des Nabokov à Montreux (Suisse).

28
fév

Concert unique de « Zemfira » à la Cigale

   Publié par: artcorusse   dans archives

Zemfira (en russe : Земфира) est un groupe de rock russe originaire d’Oufa (Bachkirie, Russie) fondé en 1998 par la chanteuse et leader Zemfira Talgatovna Ramazanova (née le 26 août 1976 à Oufa). En 2005, le groupe se sépare après de nombreuses modifications. Certains musiciens partent dans d’autres groupes et Zemfira, la soliste, compositrice et parolière se lance dans une carrière solo. Entrée sous la toute nouvelle appellation « pop – rock ».

Un album sortira en collaboration avec la nouvelle partie russe du journal français « Citizen k, ». La nouveauté consiste en l’absence de l’album des magasins de musique, seuls l’achat du journal permettra l’obtention du nouvel opus. Cette méthode est motivée par la non volonté de dépendre d’un label.

L’album sorti, Zemfira repart en tournée commençant par l’est de la Russie, terminant par Moscou, au stade « Olimpijski » le 1er avril 2008 où elle s’est d’ailleurs déjà produite le même 1er avril 2000. L’Europe est dans la liste des concerts; pour la première fois à Cologne.

Ne manquez pas ce concert exceptionnel.

Salle de la Cigale.

LA CIGALE

120, bld Rochechouart
75018 Paris 75018

Métro Pigalle  (Ligne 12 et 2)

Tournée et réservations:
15/03   Londres HMV Forum: www.redsquarepr.com
18/03 La Cigale Paris: www.fnacspectacles.com
21/03   Almaty DSiK :Baluan Sholak www.tengrifm.kz
23/03   Bakou BUTA PALACE www.butaproduction.com
31/03   de Tbilissi CLUB TRIUMPH: www.commersant.ge

23
fév

« Oncle Vania » Théâtre Nanterre-Amandiers

   Publié par: artcorusse   dans Evenements

Oncle Vania, scènes de vie à la campagne

De Anton Tchekhov
Mise en scène Alain Françon

Avec : Éric Caruso, Catherine Ferran, Jean-Pierre Gos, Guillaume Lévêque, André Marcon, Laurence Montandon, Gilles Privat, Barbara Tobola, Marie Vialle

Après avoir monté La Mouette, La Cerisaie, Ivanov, Platonov et Les Trois Sœurs, Alain Françon poursuit son exploration des pièces maîtresses de Tchekhov. Pièce charnière, Oncle Vania marque le passage des oeuvres de jeunesse à celles de la maturité.

Oncle Vania vit à la campagne, dans la propriété de sa défunte sœur, avec sa mère, sa nièce et quelques amis. L’arrivée de son beau-frère Sérébriakov et de sa jeune épouse Elena va bouleverser la vie quotidienne de chacun…

Durée 2h

Théâtre des Amandiers

7 av. Pablo-Picasso
92022 Nanterre

Location : 01.46.14.70.00

Accés:

Ligne A, arrêt Nanterre-Préfecture

Navettes gratuites jusqu’au théâtre (premier départ une heure avant le début du spectacle,

retour assuré après le spectacle).

La navette vous ramènera après le spectacle jusqu’à la station RER Nanterre-Préfecture

ainsi qu’à la station Charles-de-Gaulle-Étoile.

Pour rejoindre l’arrêt de la navette, depuis le quai, suivre les directions « Sortie Carillon »

puis prendre l’escalier de gauche à la sortie du RER, traverser la rue au passage clouté.
Attendre la navette à la borne  » Nanterre Amandiers ».

Renseignements: (CLIQUEZ)

Sur présentation de la carte Artcorusse vous bénéficiez du tarif de 18€ au lieu de 26€

(dans la limite des places disponibles), en réservant au 01 46 14 70 00 (du mardi au samedi de 12h à 19h)

22
fév

Pavel (Paul) Chmaroff

   Publié par: artcorusse   dans Articles de fond

Paul Chmaroff naît le 22 septembre 1874 à Voronej, grande ville située près du Don, à quelque 500 kilomètres au sud-ouest de Moscou.

Voronej.

On sait peu de choses sur son enfance et sa famille, les archives familiales et les ressources documentaires sur son œuvre ayant été dispersées entre Moscou, Saint-Pétersbourg et Paris.

Rue Molo Smolenskaya à Voronej où est né Paval Chmaroff.

On ne trouve guère d’éléments d’information à Voronej qui fut détruite à 95% pendant la Seconde Guerre Mondiale. Seuls subsistent quelques témoignages d’amis ou de personnalités qui l’ont croisé au cours de son existence.

Paul Chmaroff  ( Павел Дмитриевич Шмаров )Autoportrait.

D’origine paysanne, son père, Dmitri Shmyrov (ou Shmyrev), est un artisan respecté et aisé ; il possède un atelier de charronnerie employant de nombreux apprentis. On lui connaît trois enfants Vassili, Paul (Pavel) et Lioubov. Quand le 16 août 1885, Paul entre à l’école du district, la famille demeure au 5, rue Malaja Smolenskaya. Malheureusement en juin 1890, il est obligé de quitter l’école, probablement à cause de la mort de son père, cet événement booulverse la situation familiale. 

Paysannes (Paul Chmaroff) Mus. I. Brodski, Berdiansk.

Chmaroff le résume dans son journal en 1907 : « La première perte, celle de mon père, m’a peu touché, je ne l’aimais pas. La seconde, notre situation, a affecté durement mon amour propre. Tout a disparu à jamais, tout a été emporté. L’écrire me serre encore la gorge. Quelle humiliation, me sembla-t-il, quand un ami m’a offert un costume. J’ai refusé et je l’ai détesté. Il n’y avait pas d’argent, et j’ai dû abandonner mes études. Une vie insupportable, pleine de désolation a commencé, le froid dans la maison, les repas dont je n’ai pas souvenir. Ma sœur Liouba n’en comprenait pas alors la raison ».

Il est heureux d’obtenir un travail au Consistoire pour un misérable salaire de 4 roubles par mois puis enchaîne des petits boulots pour finir chez un photographe. Un travail de mieux en mieux payé, même s’il en a honte. Son frère, à la fin de ses études techniques, part pour Novorossisk (port sur la mer Noire) où il touche un salaire de 40 roubles, dont il envoie la moitié à leur mère.

Novorossisk.

C’est pendant cette période difficile que Paul rencontre Lev G. Soloviev (c.1837-1919), dessinateur et peintre d’icônes. Ami du philosophe Nikolaï Fedorev (1829-1903) et de Léon Tolstoï, Soloviev joua un rôle important dans le développement artistique de Voronej.

Nikolaï Fedorev  (Федоров, Николай Федорович) (1829-1903)

Paul Chmaroff entre en 1893 à l’école gratuite de dessin de la ville. Il y apprend la rigueur du dessin et l’étude d’après nature. Sous l’influence de son maître, il devient végétarien et adepte des idées de Tolstoï.

Leon Tolstoï ( Лев Толстой 1828-1910)

« L’art seul était jouissance » écrit Chmaroff dans son journal. Ses condisciples sont Mitrofan Fedorov(1870-1942), Aleksandr Boutchkouri (1870-1942), Vassa Epifanova (1875-1942), Elena Kiseleva(1878-1974), Konstantin Rausch-von-Traubenberg (1871-1935), ainsi que d’autres habitants de Voronej avec lesquels il continuera à avoir des relations suivies à différentes périodes de sa vie.

"Fête au village" (Paul Chmaroff).

Le jeune Paul découvre lors d’une exposition pendant cette période d’apprentissage, l’art des Peintres Ambulants. Apparu en Russie en 1863, ce mouvement pictural réaliste s’élève contre l’art académique en vigueur. Les œuvres qui illustrent ce mouvement sont essentiellement des peintures de genre, à caractère social et historique, traitant de la condition du peuple russe. Ces artistes ambulants organisaient des expositions itinérantes dans le but pédagogique de démocratisation de la culture.

"L'inconnue" I. Kramskoï (1883), un des créateurs des Ambulants.

Le futur maître de Chmaroff, Ilya Repine (1878-1955), Vassili Polenov (1844-1927) et Arkhip Kouindji (1842-1910) sont les chefs de file de ce mouvement des artistes ambulants. Il s’inscrira plus tard dans cette mouvance et participera aux expositions de leur Société.

Ilya Répine (autoportrait 1878).

La première exposition de l’Ecole de Dessin de Voronej, se tient du 25 décembre 1893 au 4 janvier 1894 et présente plus de 400 œuvres. Celles de Chmaroff sont remarquées par le Télégraphe de Voronej, notamment un portrait de jeune fille au minois vivant et sage. C’est également la première fois que l’artiste est appelé « Chmaroff » au lieu de Chmyrov.

"Portrait d'une jeune fille" (Paul Chmaroff).

Dès septembre 1894, ils sont 11 artistes à exposer parmi lesquels Chmaroff présente 70 œuvres. Elève brillant, Paul reçoit en 1894 le soutien du comité des mécènes de la ville de Voronej et part étudier comme auditeur libre, à l’Académie des Beaux-arts de Saint-Pétersbourg.

 Académie des Beaux Arts de Saint Petersbourg.

Accompagné par Mitrofan Fedorov, il intègre l’atelier dirigé par Repine, et rencontre les futures grandes figures de l’art russe tels Filipp Maliavine (1869-1939), Boris Koustodiev (1878-1927) ou Anna Ostroumova-Lebedeva (1871-1955).

A l’exposition des travaux d’élèves de 1895, ce jeune étudiant très doué verra son tableau « Le train de bois », réalisé pendant ses vacances à Voronej, récompensé par la somme de 75 roubles. Cependant malgré son talent, il souffre de ses origines modestes. Ses camarades le surnomment « Mitritch », « fils de Dmitri », une façon familière d’appeler les jeunes paysans, soulignant ainsi son côté provincial et bourru.

En 1897, il est officiellement admis comme élève de l’Académie. Remarqué par Kouindji et Répine, ce dernier écrit de lui : « Chmaroff va de l’avant; dans ce garçon, désespérément inculte, il y a un grand peintre… Quelle chaleur, quelle intégrité, quelle souplesse et plasticité dans ses études ! Combien il y a d’impression et de grandiose dans ses esquisses ! Et dans tout cela, des tableaux presque aboutis ».

Arkhipa Ivanovitch Kouindji  (Куинджи Архипа Ивановича, 1869).

En mai 1898, Igor Grabar et Dmitri Kardovski reviennent de Munich, enthousiasmés par l’école fondée par le peintre réaliste slovène, Anton Ažbe (1862-1905). Sans doute influencé par eux, Paul Chmaroff s’y inscrit à son tour en décembre. Il y côtoie le petit cercle russe de Marianne von Werefkin : Alexi von Jawlensky, Vassili Kandisky, ainsi que Igor Grabar et Dmitri Kardovsky. Il  rentre en avril à Saint-Pétersbourg.

Anton Ažbe (1862-1905) Антона Ашбе.

En 1899, il reçoit, pour sa fresque historique « Malheur aux vaincus ! », commande de l’Académie des Beaux-arts de Saint-Pétersbourg, le titre officiel de peintre, la médaille d’or et une bourse d’étude à l’étranger. L’un de ses camarades d’atelier se souvient : «Il peignait à larges touches, comme avec une brosse… Son dessin était par contre tout à fait à l’opposé. Ayant taillé vivement sa mine de plomb, il dessinait très finement et en détail sur le papier lisse presque sans ombres. Son idéal était Ingres. »

Malheur aux vaincus ! Горе побежденным!

Entre 1900 et 1902, grâce à sa bourse, il parcourt l’Europe de Vienne, à Rome, Florence et Venise. A Paris, Chmaroff étudie dans l’atelier du peintre académique Jean-Paul Laurens (1838-1921).

Jean-Paul Laurens (1838-1921)

Il réside dans le quartier du Parc-de-Montsouris, rue de la Tombe-Issoire, quartier à la fois haussmannien et campagnard où beaucoup d’artistes et d’exilés ont trouvé refuge.

Femme au bouquet de violettes (Paul Chmaroff)

En 1904, il découvre l’Espagne en compagnie de Boris Koustodiev. Ces pérégrinations n’empêchent pas Chmaroff de présenter régulièrement ses œuvres aux Salons de Printemps de l’Académie.

Le village en hiver (Paul Chmaroff).

De 1900 à 1910, il exécutera des portraits de la noblesse et de la bourgeoisie intellectuelle, mais aussi du tsar Nicolas II et de la famille impériale, ce qui lui vaut le titre de « peintre du tsar ».

Inna Alexandrovna Domogarova  (Musée des Beaux arts Voronej).

Le caractère de Chmaroff, d’après ce qu’il ressort de son journal, est celui d’un coureur de jupons. Il compte ses aventures comme Don Giovanni : il aura plus de 99 conquêtes avant son départ de Voronej.

Femme en robe du soir (Paul Chmaroff)

En 1906, il a une liaison avec une femme mariée, dont il aurait eu un enfant. Elle porte le nom de sa sœur adorée Liouba, décédée, il lui écrit d’interminables lettres sans pouvoir ni les lui envoyer ni la rencontrer. En 1909, il est à Paris avec une jeune ballerine des Ballets russes, Lidya Mouromskaya.

Lidya Mouromskaya, (Musée du Theâtre de Saint Petersbourg).

Chmaroff peint alors de grands tableaux de genre ou de bataille ainsi que des panneaux décoratifs. Il dessine aussi bien pour des journaux (Vetchernee Vremia, Novoie Vremia et la Revue du Théâtre littéraire et artistique) que pour le théâtre. Il réalise également des illustrations pour les œuvres des poètes et écrivains Nikolaï A. Nekrassov (1821- 1878), Alexandre S. Pouchkine (1799-1837), Mikhaïl Y. Lermontov (1814-1841), comme pour l’historien et archéologue Ivan J. Zabelin (1820-1908).

Sa peinture monumentale « La Bataille de Borodino » (1912)  (dont le lieu de conservation reste inconnu) obtient un vif succès, relaté ainsi par le journal local, Vetchernee Vremia : « Les peintres de batailles talentueux sont rares à présent, chez nous, comme à l’étranger. Une agréable exception est faite par les travaux de Chmaroff réussissant à joindre une large palette savoureuse à la fidélité du dessin, la composition et l’exactitude historique ».

Dessin de Moscou (Paul Chmaroff).

En 1912, à l’instigation des peintres Ilya E. Repine et Vladimir E. Makovsky (1846- 1920), et du sculpteur Vladimir A. Beklemishev, il est proposé comme académicien, mais n’obtient pas la majorité des suffrages.

Pavel Chmarov au cours de Répine à l'Académie 
 des Beaux Arts de Saint Petersbourg.

Il sera élu en 1916 à la seconde présentation de sa candidature. Il préside alors le comité de l’Exposition de Printemps dans les salles de l’Académie de peinture, qui présente l’exposition annuelle des travaux d’élèves.

Réunion de professeurs à l'Académie des Beaux Arts de Saint Petersbourg.

Cette même année 1916, il reçoit commande du plus grand quotidien russe de l’époque Novoïe Vremia (Temps nouveau), par l’intermédiaire de Boris A. Souvorine, fils du célèbre éditeur Alexeï S. Souvorine (1834-1912) et de l’écrivain Anton Tchekhov. Il part alors pour le front oriental (Pologne) et exécute une série de 30 dessins sur le thème de la guerre. Ses travaux sont publiés dans diverses revues.

Novoïe Vremia (Temps nouveau)

En 1917, au tout début de l’ère soviétique, il participe à la première exposition de tableaux, études et esquisses de la Fondation A. I. Kouindji, puis, en 1919, à la première exposition nationale libre d’œuvres d’art.

Début 1923, il part à l’étranger, d’abord à Rome pendant presque deux ans, puis s’installe à Paris en décembre 1924 dans le 14ème arrondissement. Il continue à peindre ses paysages peuplés de roussalki, ces ondines slaves, ou de jeunes paysannes en costumes russes, et de nombreuses natures mortes.

Jeunes paysannes (Paul Chmaroff).

Troïka (Paul Chmaroff- Musée des Beaux Arts Voronej).

"Quatre paysannes russes" (Paul Chmaroff).

Il travaille essentiellement sur commande comme portraitiste et exécute, entre autres, les portraits du chanteur d’opéra et acteur russe, Fédor Chaliapine (1873-1938) et celui du danseur et chorégraphe d’origine ukrainienne, Serge Lifar (1905-1986). Il ne cessera jamais de peindre en parallèle, des paysages peuplés de baigneuses, empreints de la nostalgie de sa terre natale.

Chaliapine dans Boris Godounoff (Paul Chmaroff).

Lors de sa première grande exposition à Paris en 1928, à la Galerie Charpentier, (76, rue du Faubourg Saint-Honoré), il présente des portraits, des natures mortes et des paysages habités.

La femme en bleu (Paul Chmaroff).

Bouquet de lilas (Paul Chmaroff).

Le musée du Luxembourg y acquiert une « Baignade ». Il participe aux expositions d’Art russe à Paris (Galeries d’Alignan en 1931 et La Renaissance en 1932), ainsi qu’en Allemagne, Angleterre, Belgique, Hollande, puis en Argentine et en Yougoslavie.

"Les naïades" (Paul Chmaroff).

Sa femme, Olga Vinogradova est une ancienne costumière du Bolchoï qui a réalisé notamment le costume de Chaliapine pour Boris Godounov. A Paris, ses broderies lui permettent de gagner sa vie. Jusqu’en 1939, il expose au Salon des Artistes français et travaille pour le théâtre, et très probablement pour les Ballets russes. A Paris, il décore l’atelier de danse de Serge Lifar.

Olga Vinogradova, Madame Chmaroff (Paul Chmaroff).

Pourtant, il arrive difficilement à vivre confortablement de son art et, souvent, paie ses loyers en tableaux.

Chmaroff crée parfois des cartons pour ses tapisseries.

Olga peint également à l’aiguille des icônes.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, ils déménagent à Boulogne-Billancourt,

juste après le bombardement des usines Renault

Bâtiment de Renault après le bombardement du 4 avril 1943

Chmaroff parlant à peine le français, ils côtoient essentiellement d’autres émigrés russes mais il travaille surtout pour un riche entrepreneur en bâtiment pour lequel il compose des fresques décoratives, exécute des portraits, des nature mortes ou et des baigneuses.

Trois baigneuses se déshabillant (Paul Chmaroff).

Pendant cette période, il est un intime de l’artiste peintre la plus emblématique des années Art déco, Tamara de Lempika (1898-1980), mais surtout de sa sœur, décoratrice et architecte, Adrienne Gurwick-Gorska (1899- 1969), dite Tamara de Lempicka.

Adrienne Gurwick-Gorska (1899- 1969), dite Tamara de Lempicka.

En 1946, l’Union des patriotes soviétiques organise rue Galliéra, à Paris, l’exposition « Hommage à la Victoire » à laquelle participe Chmaroff avec un portrait de Staline en généralissime. Certes sa mère-patrie lui manque cruellement, mais c’est sans la revoir qu’il meurt le 2 juillet 1950.

Il est enterré dans le cimetière Pierre Grenier de Boulogne-Billancourt. Mais sa tombe a disparu, sa dépouille ayant rejoint les anonymes dans la fosse commune. Chmaroff laisse en France une œuvre abondante liant la tradition russe au style Art Déco.

En 1955, sa femme et ses amis organiseront une exposition rétrospective à la Galerie Charpentier.

Olga meurt un an plus tard ; son fonds d’atelier sera alors dispersé.

Catherine Boncenne, historienne d’art.


Repères biographiques :

1874 : Naissance de Pavel Dmitrievitch Chmaroff à Voronej.

1893-1894 : Etudes à l’école gratuite de dessin de Voronej sous la férule de Lev G. Soloviev.

1894 : Auditeur libre à l’Académie des Beaux-arts de Saint-Pétersbourg dans l’atelier d’Ilya Repine.

1899 : Reçoit le titre de peintre, la médaille d’or et une bourse d’étude à l’étranger, avec « Malheur aux vaincus ».

1900-1902 : Voyages à Vienne, Rome, Florence, Venise, Munich et Paris.

1904 : Découverte de l’Espagne avec Koustodiev.

Reçoit la médaille d’or à l’Exposition Universelle de St Louis, Etats-Unis pour « La Parisienne »

1905 : Récompensé par le Ier prix Alexandre III de la Fondation A.  Kouindji pour « En attendant le train », et le 2ème prix à l’Exposition Universelle de Liège avec « L’Année 1812 »

1900-1910 : Exécute les portraits de la Grande Duchesse Maria Pavlovna, du comte Moussine Pouchkine, du prince Youssoupov-Soumarokoff-Elston, du ministre de la guerre Kouropatkine, de l’éditeur Souvorine, du tsar Nicolas II…

1914 : Travaille à la Commission d’acquisition des tableaux pour les musées de province de la fondation A. I.  Kouindji, fondée en 1909.

1916 : Elu académicien, il préside le comité de l’Exposition de Printemps dans les salles de l’Académie de Peinture. Il part pour le front et exécute 30 dessins sur le thème de la guerre.

1917 : 1ère exposition de tableaux, études et esquisses de la Fondation. A. I. Kouindji.

1919 : 1ère exposition nationale libre d’oeuvres d’art.

1922 : 16ème exposition de l’Union des artistes russes.

1923 : Emigre en Italie, à Rome.

1924 : S’installe à Paris dans le 14ème arrondissement.

1928 : 1ère exposition personnelle à la galerie Charpentier, Paris. Participe à l’Exposition d’Art Russe, à Bruxelles.

1930 : Expositions d’Art Russe à Belgrade et Berlin.

1931 : Expose à la Galerie d’Alignan, Paris.

1932 : à la Galerie de la Renaissance, Paris.

1946 : Exposition « Hommage à la Victoire », Union des patriotes soviétiques, Paris.

1950 : Décède à Boulogne-Billancourt.

1955 : Exposition rétrospective à la Galerie Charpentier, Paris.

2000 : Exposition « Le symbolisme russe », musée des Beaux-arts de Bordeaux

2010 : – Rétrospective Galerie Zurab Tseretelli de Moscou, (Fédération de Russie)

-  Expotion au Musée des Beaux-arts de Voronej, (Fédération de Russie)

- Expostion à l’Académie des Beaux-arts de Russie de Saint-Pétersbourg. Saint Petersbourg,  (Fédération de Russie)

-  Exposition « Les artistes russes hors frontières », Musée du Montparnasse, Paris.

2012: Exposition à l’Espace Cardin, Paris

20
fév

« Maslenitsa » ou la Chandeleur ou Mardi Gras

   Publié par: artcorusse   dans Informations

Traditions anciennes et nouvelles de

« Maslenitsa »

Le nom russe de la fête signifie «la rencontre». Maslenitsa a une double ascendance : païenne et chrétienne.
Du côté païen, Maslenitsa fut une fête héliocentrique, célébrant la fin imminente de l’hiver.

En occident dans la Rome antique, il s’agissait d’une fête en l’honneur du dieu Pan. Toute la nuit, les croyants parcouraient les rues de Rome en agitant des flambeaux.  Chez les chrétiens c’est la fête de la présentation au Temple de l’enfant Jésus.

En Russie cette fête dure huit jours une semaine avant le grand carême, cette année du lundi 20 au 26  février 2012*. Elle est l’équivalent slave de la chandeleur ou du Mardi gras, célébrant la fin de l’hiver. Les éléments indispensables de Maslenitsa sont les blinis, sortes de crêpes épaisses rondes et dorées , symbole païens du soleil. Ils sont faits d’ingrédients autorisés par la tradition orthodoxe pendant le Carême soit: le beurre, les œufs et le lait.

La « mascotte » de Maslenitsa est généralement une effigie habillée de couleurs vives (rouge, orange, jaune,…) qui s’appelle Dame Maslenitsa, autrefois Kostroma.

"L'adieu à l'hiver; Maslenitsa". Toile Simon Kashin.

Les blinis faits à la maison sont servis avec du beurre fondu chaud, de la crème fraîche (smetana), du caviar rouge, du saumon fumé, des anchois …, mangés en  dessert avec du miel. Et comme boisson, bien entendu de la vodka (bien fraîche) .
Un blin (en russe : блин, pluriel блины bliny, blini parfois retranscrit comme blinis. Le mot blin vient du vieux slave mlin, qui signifie « moudre ».

« Maslentsa » vient du mot russe « Maslo« , qui signifie Beurre. la crèpe représente le soleil, le beurre, le symbole de l’aisance.

Quoi qu’il en soit, s’il fait beau temps, dit-on, le jour de la Chandeleur, si le soleil brille, le printemps sera chaud, sans pluies, le vent promet une bonne récolte. D’après la tradition chrétienne actuelle, les bougies sont bénies ce jour pendant la liturgie divine. Le feu le jour de la Chandeleur a une force miraculeuse et protège la maison contre le tonnerre et la foudre, contre tous les maux.

* La date change en fonction de la Fête de Pâques, differante avec
les occidentaux en raison des calendrier:
julien pour les orientaux et
grégorien pour les catholiques et les protestants, calendrier établi 15 octobre 1582.
  Cette année la Pâques orientale est le 15 avril et la Pâques occidentale le 8 avril.
20
fév

« Les images de l’Amour » Soirée

   Publié par: artcorusse   dans archives

Centre de Russie pour la Science

et la Culture

61, Rue Boissière, 75116 Paris

Métro Victor Ugo (2) , Boissiéres (6)

Renseignements : http://www.russiefrance.org/

Une nouvelle vision de la campagne de Russie, au moment ou l’on célèbre ce bicentenaire en Russie .

L’auteur Marie pîerre Rey, professeur d’histoire russe et soviétique à l’Universioté ParisI Sorbonne,

auteur egalement d’une biographie d’Alexandre Ier (Flammarion, 2009) traduite en plusieurs langues.

La campagne de Russie de 1812 fut un épisode effroyable de l’histoire européenne : moins de 20% de la Grande Armée rentra en France, après des combats meurtriers (45 000 tués côté russe et 28 000 tués pour la Grande Armée lors de la bataille de Borodino), des épidémies de typhus qui décimèrent les troupes, et une retraite tragique au coeur de l’hiver, véritable tombeau de l’armée napoléonienne et de nombreux civils.

Les sans-grade, civils ou simples soldats, y tiennent le même rang que les héros de guerre ; la voix du peuple russe s’y mêle à celle des grognards de la Grande Armée, pour éclairer d’un jour nouveau l’affrontement des deux géants qui déchira l’Europe.

Illustration de couverture : Olivier-Marc Nadel © Flammarion

390 pages 24€

18
fév

Réédition du « Raspoutine » de Paul Mourousy

   Publié par: artcorusse   dans Livres

Réédité à la demande de Jeran Castarède et du prince Constantin Mourousy  (fils de l’auteur).

Première éditon aux éditions France-Empire, Paul Mourousy obtint le Prix d’histoire de l’Académie française en 1885

ainsi que le Prix européen Louise-weiss, la même année et en 1988 le prix Renaissance pour sa biographie d’Alexandra Féodorova.

On connaît surtout Raspoutine à travers les légendes du « moine scélérat », du moujik sadique, le despote occulte qui serait la cause de la tragédie impériale et de la révolution russe. Dans ce livre, l’auteur apporte au public une étude – qu’il a souhaitée objective – sur ce que fut réellement cet homme doué d’un pouvoir magique.

278 pages, 22€

Renseignements : http://www.france-empire.com/site/?p=409